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Turkish Constitutional Court Opening The AKP File

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stassen

  28/07/2008

TURQUIE / Le sort du parti au pouvoir se joue devant la justice
La parole est à la Cour

DELPHINE NERBOLLIER

lundi 28 juillet 2008, 06:57

ONZE juges ouvrent le dossier de l’AKP. Le parti risque la dissolution. Verdict incertain pour un procès très politique. 
MANIFESTATION du camp laïque à Istanbul , sous le portrait de Mustafa Kemal Atatürk : un procès très politique… © KILIC/ AFP.
ISTANBUL

DE NOTRE CORRESPONDANTE

Il y a tout juste un an, le 22 juillet 2007, le Parti de la Justice et du Développement (AKP) sortait triomphant des élections législatives, avec près de 46 % des suffrages exprimés. Douze mois plus tard, la Cour constitutionnelle s’apprête à trancher le sort de cette formation, accusée par le procureur de la Cour de cassation d’être devenue un « foyer d’activités antilaïques » depuis son arrivée au pouvoir en 2002. Les 11 juges se réunissent ce lundi et devraient prendre plusieurs jours avant de rendre leur décision.

« Trois, cinq ou dix jours », le président de la Cour lui-même n’a pas pu fournir de détails sur la durée des délibérations dont les conséquences pourraient être des plus sérieuses. Trois possibilités s’offrent aux juges : relaxer l’AKP, le dissoudre et interdire de toute activité politique durant cinq ans 71 de ses membres, dont l’actuel président de la République Abdullah Gül et le Premier ministre Recep Tayip Erdogan, ou encore sanctionner le parti financièrement.

A la veille de cette décision fatidique, tous les observateurs s’interrogent davantage sur l’intérêt d’une dissolution et nul n’ose émettre le moindre pronostic. Car l’incertitude est totale face à une Cour qui a pris des décisions parfois surprenantes depuis un an et qui se veut la garante d’un système laïque très critique envers le parti au pouvoir. Ainsi Hakan Aygün, chroniqueur au quotidien de droite Bugün, espère que la dissolution sera évitée mais sans y croire. Pour lui, « la Cour va interdire le parti » car « le système souhaite intimider l’AKP ». Comme lui, nombreux sont ceux qui analysent ce procès comme la dernière étape d’une confrontation entre l’establishment kémaliste et une nouvelle élite, conservatrice et religieuse, représentée par l’AKP et potentiellement désireuse d’abattre le régime en place. Le procès ouvert contre le parti, un an à peine après sa réélection, serait l’arme ultime de cet establishment représenté par la bureaucratie, l’armée et la magistrature.

Pourtant, ces derniers temps, certains voient se multiplier les signes d’une issue favorable au gouvernement. En juin, la Cour constitutionnelle a annulé la réforme qui autorisait le port du foulard islamique dans les universités. « L’argument principal du procureur contre l’AKP est éliminé. Juridiquement, cela devrait jouer en faveur de l’AKP », estime le constitutionnaliste Ibrahim Kaboglu. Mais, illustration de l’incertitude de la situation, d’autres y voient, au contraire, une raison supplémentaire de dissoudre le parti. Dans la même veine, le rapporteur de la Cour constitutionnelle a rendu un avis favorable à l’AKP. Pour lui, rien ne permet de l’interdire. Seule une incitation à la violence justifierait une telle décision. Cet avis est toutefois à prendre avec précaution car il n’est pas contraignant.

Les juges de la Cour constitutionnelle ont de leur côté tenté de raisonner les commentateurs sur les risques de déstabilisation politique et économique du pays. « Quelle que soit notre décision, la Turquie s’en sortira », a lancé Osman Paksut. Le parti au pouvoir se montre quant à lui discret, évitant de jeter de l’huile sur le feu. Recep Tayip Erdogan, qui a gardé son sang-froid malgré son caractère de feu, a reconnu vendredi dans les colonnes du quotidien d’opposition Hürriyet, avoir « commis des erreurs ». « S’il y a faute, s’il y a tension, nous devons rétablir la paix sociale, a-t-il déclaré en faisant appel à l’unité du peuple. Je ne sais pas ce que sera la décision (des juges) mais si Dieu le veut, elle sera juste. Je peux en tout cas vous dire une chose, je ne pourrai jamais me comporter avec haine et rancune contre mon peuple. »

L’une des craintes émises par certains groupes est en effet que l’AKP désire prendre sa revanche en cas de dissolution. Le récent démantèlement d’un réseau ultranationaliste qui aurait planifié la chute du gouvernement est d’ores et déjà perçu comme une réponse de l’AKP aux juges. Se pose aussi la question de l’attitude de Recep Tayip Erdogan. Car, ironie du droit turc, même interdit de politique, l’actuel Premier ministre pourrait être réélu en tant que député indépendant et reconduit à la tête du gouvernement. Selon les sondages d’opinion, l’AKP dispose d’ailleurs encore d’une large confiance de la population.« Qui peut garantir que l’AKP et Erdogan, sortant d’une bataille et de nouveau au pouvoir, ne se comporteront pas avec davantage d’ambition ? », se demande le chroniqueur Mehmet Ali Birand qui imagine l’arrivée de députés plus « fanatiques ». « N’oublions pas qu’une dissolution de parti ressemble à une bombe atomique. Vous ne pouvez l’utiliser qu’une fois. »

Hasan Cemal dans les colonnes du journal Milliyet souhaite se montrer optimiste. « Si l’on veut une Turquie stable, non polarisée et une baisse de la tension, la Cour n’a pas d’autre choix que de refuser la dissolution. Cela sera un tournant dans la démocratie turque. » Cette décision cruciale est du ressort des 11 juges de la Cour. Ils devront être au moins sept pour statuer en faveur de l’interdiction de l’AKP.

http://www.lesoir.be/actualite/monde/turquie-le-sort-du-parti-au-2008-07-28-620848.shtml

Alleged Ultra-nationalist Gang 'Ergenekon' Indicted : Sought To Topple The Gov. By Staging A Coup In 2009

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stassen

  27/07/2008

Ergenekon indictment accepted
Saturday, July 26, 2008
 
ISTANBUL – TDN with wire dispatches

  The long-awaited and highly debated indictment in the case against alleged members of the Ergenekon gang was accepted by the 13th branch of the Istanbul Court for Serious Crimes Friday.

  It was believed that the gang planned to murder the Chief of General Staff Yaşar Büyükanıt in 2005. The gang also prepared to murder Nobel prize winning author Orhan Pamuk, columnist Fehmi Koru, Diyarbakır Mayor Osman Baydemir, and pro-Kurdish Democratic Society Party, or DTP, deputies Ahmet Türk and Sabahat Tuncel, the indictment stated. The gang also planned an attack on NATO facilities in Turkey. The attack on the Council of State and the murder of Judge Mustaf Yüzel Özbilgin, who is referred to as the first aggrieved party in the indictment, are the accused actions of the Ergenekon gang, along with the attack on the daily Cumhuriyet building. The Ergenekon gang has no relation with Turkish Armed Forces, or the TSK, and the National Intelligence Organization, or MİT, the indictment stated. Among the suspects who were charged with founding and organizing an armed terrorist organization are retired Major Gen. Veli Küçük, concessionaire and chief columnist of daily Cumhuriyet İlhan Selçuk, Workers’ Party leader Doğu Perinçek, former Rector of Istanbul University Kemal Alemdaroğlu and head of the Kuvayi Milliye Association Mehmet Karadağ. Küçük is also charged with inciting a pre-meditated murder and throwing explosive material in a way that would create panic.  The case, which includes more than 80 suspects, will be reviewed in a special hall at Istanbul’s Silivri prison and will hear testimony from as many as 20 secret witnesses, private CNN-Türk news channel reported. The indictment was submitted to the court on July 14. More than 80 suspects were charged with crimes, including organizing an armed terrorist organization in order to overthrow the government.

  “All the debates about the investigation should be left aside. The judgment starts now,” said Tufan Türenç, a columnist at daily Hürriyet, speaking on a live program on CNN-Türk. “The political side of that case is much more important to me,” said Oral Çalışlar, a columnist at daily Radikal. “This case can be a start. Turkey should not be a state anymore where some powers within the state runs after murders,” he said. The public should decide whether to go over these events or not, Çalışlar added.

  The fact that the court accepted the indictment means it has satisfied the requirements of the relevant law, said retired prosecutor Mete Göktürk. There is nothing in Turkish law that allows the court to reject an indictment, Göktürk said, but a court might give back an indictment to be completed if any elements were lacking. 

  The investigation into the gang started 13 months ago after the discovery on June 12, 2007 of 27 hand grenades in a shanty in Istanbul’s Ümraniye district that belonged to a retired noncommissioned officer. The grenades were found to be the same ones used in the attacks on Cumhuriyet daily’s Istanbul offices in 2006.

  The findings led to scores of detentions, putting more than 100 journalists, writers, gang leaders and politicians under interrogation in what turned into a terror investigation that seeks to crack down on an alleged ultra-nationalist gang named Ergenekon, which sought to topple the government by staging a coup in 2009 by initially spreading chaos and mayhem. “Ergenekon” was originally a pre-Islamic Turkish saga that tells of the Turks’ re-emergence from defeat by trickery of their enemies under the guidance of a gray wolf. 

  Earlier bombings of daily Cumhuriyet, the murder of Hrant Dink, the murder of the top judge of the Council of State and alleged plans for the assassination of high-profile figures in Turkish politics are sometimes associated with the case. 

  Police likewise raided the houses of 11 people on March 21 in a previous wave of detentions, including Cumhuriyet’s chief columnist and licensee, İlhan Selçuk, 83; Workers’ Party, or İP, leader Doğu Perinçek; and Istanbul University’s former rector. The list of detainees includes retired generals Şener Eruygur and Hürşid Tolon and retired Major Gen. Veli Küçük. 

  Many detainees are retired officials who gathered in associations linked to the ultra-nationalist Kuvayi Milliye (National Forces)—a reference to irregular forces that led the Turkish War of Independence in the early 1920s.

http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=110913

Clair et limpide

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Francis

  27/07/2008

“La ligne politique russe est claire et limpide ... promoton de la multipolarité, la souveraineté ” ... j’imagine que vous parlez de la Tchétchénie, l’Ukraine, les pays baltes (parmis d’autres)  et du respect de la plupart des minorités russophones ou non ... ne fut ce qu’en favorisant leur retour des goulags ... ne parlons même pas de projet de réhabilitation (ne fut ce que projet). Le peuple russe lui-même périclite, et profondément, dans sa natalité : “clair et limpide” aussi.

J’ai travaillé en russie, la population est adorable, le cadre légal est resté épouvantable comme une partie de l’administration : le peuple russe est le premier à le refuser, sa natalité désespérante est le vote de son âme et la conséquence de la peste politique historique. Mais c’est sûrement “une erreur d’analyse” de la population.

La Russie est une Grande Nation : la définition même du malheur des peuples féodalisés dans le bal funèbre et séculaire des Grandes Nations d’europe.

Quand verrons nous une “ligne politique claire” des Grandes Nations, les tentatives de structuration européennes sont les premières combatues au nom des “valeurs historiques” et du “génie des Nations” qui se mesure d’abord par l’étendue globale de leurs massacres et pillages.

La Georgie est une maffia nationaliste politico-financière manipulée par les Grandes Nations : dans ce panier de crabes on ne peut compter que leurs victimes : le mensonge, la violence et la corruption sont la constitution réelle des Grandes Nations.

Depuis toujours ces Grandes Nations d’europe sabotent les tentatives de politique européenne concertée, et bien sûr vis à vis de la Russie. Les Grandes Nations d’europe continueront séculairement leurs politiques de divisions, de nationalismes d’exclusion, de pillages concurrentiels(entendu parler des océans, parmis les ressources mondiales) et de renouvellement des cimetières.

Parmis les victimes de la drogue afghane (favorisée et recréée) par l’intervention des “shock & awe” anglo-saxons et de leurs “Grands Dominions d’europe” il y a l’Iran (où les exclus n’ont rien d’autre comme paradis) avant la Russie.

Singer leurs pires est la politique glorifiée par les Grandes Nations. Elles le revendiquent imperturbablement. Votre discussion en souligne les avatars répétés.

Mais c’est navrant de voir cette collaboration incessamment répétée avec les Grandes Nations en s’évadant dans l’établissement des responsabilités comparées de ces hyènes.

Redéploiement russe ET US ∫

Article lié : Plutôt que des bombardiers russes à Cuba, pourquoi pas une station d’écoute?

Périclès

  27/07/2008

En réponse à un article de Dedefensa.org sur la guerre de quatrième génération menée par les cartels de la drogue mexicains au sud des US, voici à déguster, cet article du Figaro intitulé Le Mexique est menacé
par le narcoterrorisme
. J’aime bien le Figaro parce qu’y tracer les intentions longtemps à l’avance est relativement facile.

On y apprend, par la bouche d’un fonctionnaire US du Département d’Etat (c’est quand même curieux que le Figaro n’ait pas préféré interroger des mexicains… Mais j’oubliais, ces latinos sont si cons et inefficaces… ) que “ce sont les mêmes bombes qu’utilise effectivement al-Qaida en Irak. Des hommes de main des cartels du Golfe et de Sinaloa, affirme la même source, ont également été envoyés en Iran, via le Venezuela, afin de se perfectionner dans le maniement d’explosifs.”

Il s’agit donc bien d’une guerre. Et évidemment, elle implique l’Ennemi, Al Qaeda qui a vu ses rangs grossis de ceux des iraniens et des venezueliens.

L’article éclaire sur les intentions de ceux qui, aux US, trouvent des similitudes entre la guerre en Irak et la lutte contre les narco-trafiquants.  (voir l’article de Dedefensa.org ) .

Ces derniers n’ont pas seulement des techniques similaires à celle de Al Qaeda : ils travaillent pour Al Qaeda (et l’Iran, et le Venezuela, et la Corée du nord etc… ). Ce n’est pas encore dit mais ça viendra. Puisqu’on vous dit qu’il n’y a qu’un ennemi global !

Un article complémentaire précise l’origine probable de ces sous-marins : des chantiers dans la jungle colombienne ! Bizarre.
La réactivation de la IV ième flotte US, chargée de patrouiller dans les Caraïbes et le long de la côte nord-est de l’Amérique du Sud et la soudaine mise en scène de ce “surge” dans l’activité des cartels de la drogue (trafic pourtant routinier depuis plus de 40 ans, et on dirait presque “structurant” pour l’Amérique d’aujourd’hui, à un tel point que certains le disent chapeauté par la CIA),  semble montrer qu’aux US, certains doivent (avec ce prétexte) en appeler à cesser de s’occuper du Moyen-Orient (ou déléguer la responsabilité de son occupation) pour se recentrer sur le pré carré US où la menace bolivarienne devient de plus en plus tangible.

Ceci ressemble donc plus à une propagande interne destinée à servir le camp d’une remise en cause de la doctrine Bush/Cheney avec l’argument que l’armée US est à l’autre bout du monde alors que l’ennemi est déjà en train de saper les murailles de la Cité... Avec des moyens présentés comme effrayants.( Parcourez le net en partant du mot-clef “mini-submersible” et vous aboutirez rapidement à des liens évoquant l’emploi de ces batiments en association avec des missiles, - pourquoi pas nucléaires ? - des commandos et des terroristes prêts au sacrifice suprême. )

Quoi qu’il en soit, voilà qui pourra simplifier les choses pour un Obama qui une fois élu, déciderait de lâcher l’Irak. On se demande même si tout ceci n’est pas qu’une façon de planter le décor pour une telle décision.

Pour répondre à Pascal.

Article lié :

Périclès

  27/07/2008

” La ligne politique russe est claire et limpide, aussi bien dans les discours que en pratique : promotion de la multi-polarité dans le monde, la souveraineté.”

Ce sera la première fois que la politique d’un pays sera “claire et limpide”.

Sans trop jeter la pierre aux russes, je crois que le choix de “soutenir la souveraineté et un monde multipolaire” n’est qu’un choix auquel les russes sont contraints. S’ils veulent un monde multipolaire, pourquoi cherchent-ils à adhérer à l’ensemble “de défense” occidental ?

Il faut se garder de succomber à la tentation de regarder la Russie comme certains regardaient hier la Patrie du Socialisme et même si on a aujourd’hui un urgent besoin d’un “champion des souverainetés nationales”, il ne faut pas oublier que la Russie a aussi ses gamelles et ses intentions géopolitiques.

La réalité est rarement conforme à nos désirs

“ceci est une pure invention :“allant même jusqu’à proposer leur aide pour soutenir l’occupation de l’Afghanistan.””

C’est pourtant ainsi, presque mot pour mot, que les russes ont officiellement présenté leur proposition d’aide pour la lutte contre “Al Qaeda” en Afghanistan, reprenant donc pour leur compte la phraséologie en usage pour justifier les guerres impériales US. La même phraséologie était d’ailleurs largement utilisée lors de la constitution du groupe de coopération de Shangaï, lui aussi destiné à “lutter contre le terrorisme” et à “promouvoir la Paix en Asie centrale”.

Voir ici : http://www.senat.fr/rap/r03-317/r03-31711.html

où on lit : “La Russie a ainsi annoncé qu’elle participerait, avec trois bâtiments, à l’opération navale de l’OTAN en Méditerranée « Active endeavour » destinée à surveiller le trafic maritime dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Par ailleurs, comme cela avait été indiqué à la délégation par des responsables du ministère de la défense, la Russie a proposé de fournir un soutien indirect à la FIAS en Afghanistan. Il pourrait prendre la forme de facilités de survol, de transit ou de soutien en matière de transport aérien.”

Il s’agit de soutien logistique, une formulation des plus vagues qui ouvre la porte à n’importe quoi. En clair, la Russie ouvre son ciel et ses aéroports à l’OTAN. Même si on est fortement tenté de croire que ce pays cherche à pousser les US à s’engager dans des guerres coûteuses pour précipiter leur chute, il faut se garder de tenir cette hypothèse pour vérifiée.

Voir aussi ici : http://www.armenews.com/article.php3?id_article=39847

Article lié : La non-escale de Bruxelles

Francis

  26/07/2008

“diverses et proliférantes institutions européennes”, proliférantes donc ...

Avis d’expert français, il suffit de voir la seule ville de Paris. Ou encore l’administration française : le modèle de la frugalité administrative.

Ah si l’UE pouvait avoir un budget correspondant aux seuls intérêts de la dette française sur quatre ans. A propos de prolifération.

à Péricles

Article lié :

Pascal

  26/07/2008

La ligne politique russe est claire et limpide, aussi bien dans les discours que en pratique : promotion de la multi-polarité dans le monde, la souveraineté.

Cuba et la Russie entretiennent de bonnes relations ,voir chez les russes un désir de changement de régime est non seulement une erreur d’analyse mais est de plus totalement insensé dans le cas de Cuba.
En ce qui concerne l’Abkazie, au delà des questions de “revanche” vis à vis du Kosovo et de l’entrée probable de Géorgie dans l’OTAN, il est extrêmement important de voir deux choses :

-La Géorgie viole constamment le traité de Moscou(cessez-feu) par des provocations et depuis l’an dernier masse des troupes (ce qu’elle parfaitement le droit de faire) à la “frontière” avec l’Abkazie, sûrement en vue d’une invasion.
La peu nombreuse force de maintient de la paix russe présente dans cette république cessession n’est là que pour dissuader une invasion sanglante de la part de la Géorgie

-Saakachvili sombrant dans impopularité la plus totale a besoin d’une guerre où du moins de très fortes tensions qui s’expriment pour pouvoir pointer du doigt un commode bouc-émissaire.

ceci est une pure invention : “allant même jusqu’à proposer leur aide pour soutenir l’occupation de l’Afghanistan.” les encourager à se disperser, s’embourber : oui mais pas avec eux.
De plus l’Afghanistan n’est pas un bon candidat car trop proche de la Russie.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, après l’Afghanistan, la deuxième victime de l’occupation US et autres est la Russie : son “marché” absorbe une bonne partie de la production locale de pavot.

Après Cuba, le Venezuela...

Article lié : Comme au bon vieux temps…

Périclès

  26/07/2008

L’affaire des avions russes se corse.

Chavez, qui décidément joue avec finesse mais dangereusement, fait mine de vouloir aussi une base russe. Et le Brésil s’en mêle aussi… On peut se demander si ce n’est pas la raison pour laquelle tente d’impliquer les russes dans la région.

Il est vrai que le Figaro est aussi un tantinet alarmiste dès que l’icône Us est attaquée. Allez savoir ce qu’il en est vraiment.

“Après les protestations du président Luiz Inacio Lula da Silva, le Sénat brésilien a envoyé des émissaires auprès de l’ambassadeur américain pour lui dire que les navires de la IVe Flotte n’étaient pas les bienvenus dans les eaux brésiliennes. Le diplomate a protesté, dans une tribune publiée par la presse brésilienne, que les intentions de la marine américaine étaient seulement «humanitaires».”

Les américains prévoient-ils une catastrophe humanitaire dans la région ?

"scarily authoritarian"

Article lié : Obama est-il un “Fuhrer”, ou un Juan Peron, … ou un FDR?

Périclès

  25/07/2008

“But 75,000 people screaming at an outdoor arena, that’s just too much. It’s just—it’s scarily authoritarian.”

Complètement idiot. Et tout l’échange, sélectionné par Dedefensa est surprenant.

Sans être un supporter d’Obama, je me demande en quoi l’existence d’une foule en délire peut permettre d’en conclure “it’s scarily authoritarian” ou d’en tirer des conclusions sur la personnalité du candidat.

On dirait un commentaire-mayonnaise à la BHL.

J’admire au passage la formulation : “c’est” autoritaire . Qu’est ce qui est autoritaire ?
( on pourrait presque dire, vu le contexte “autoritarien” sorte de nouvelle doctrine forgée pour la circonstance juste en réaction aux cris de cette foule… On est clairement dans la réaction affective… Mais est-ce qu’on en est jamais sorti aux US ?)

De plus on mesure ici toute la distance prise vis à vis d’un exercice éclairé du commentaire politique puisqu’on juge non le contenu d’un discours ou d’un programme politique (qui est du reste flou) mais seulement d’une ambiance en tentant de trouver des équivalent dans l’Histoire pour se faire une opinion.

Je ne peux m’empêcher de penser que cette approche terrorisée ne peut s’expliquer que par la conscience qu’ont ces commentateurs du fait que personne dans l’establishment d’ajourd’hui (et surtout pas Mac Cain) ne peut espérer un tel accueil.

J’imagine ces commentateurs s’attendant à tout instant à voir un Obama transfiguré, “hitlerisé” par les cris de cette foule se tourner vers eux et dire : “bon, maintenant les p’tits gars, va falloir changer et vite !”

A moins que l’explication soit différente et qu’en fait ce que ces commentateurs craignent, c’est plutôt que ce candidat soit populaire donc peut-être “populiste” c’est à dire de nos jours, conduit à remettre en cause un certain nombre de choses considérées comme acquises comme la sacro-sainte globalisation ou poussé à sortir du sillon tracé par ses prédecesseurs, ce qui a pourtant peu de chances d’arriver…

J’ai aussi noté au passage la curieuse (vu le contexte économique) mise sur un pied d’égalité de Roosevelt et de Hitler : “’ FDR, Hitler, all these guys, they basically said, ‘All your problems can be solved.’”»

Cette phrase en dit long sur les arrières pensées et les craintes réelles de celui qui l’a dite, surtout en ces temps de crise économique.

Bis repetita

Article lié : Comme au bon vieux temps…

Stephane

  25/07/2008

Je crois que le deploiement de missiles Russes a Cuba en 1962 faisait suite a la mise en place de missiles US en Turquie. Les Russes avaient alors repondu par des missiles installes a Cuba.

Contrairement a hier ou ils faisaient les choses en cachette, aujourd’hui, ils annoncent les choses qu’ils pourraient (ne pas) faire.

C’est beaucoup plus fin.

On les applaudi d’autant pour cette passe si bien jouee.

Pure guerre psycholoque

Article lié : Comme au bon vieux temps…

Ando

  25/07/2008

C’est un ballon d’essai de guerre psychologique d’autant plus réussi qu’il est surprenant venant des Russes, longtemps désarmés aprés 1991 dans ce domaine essentiel aujourd’hui et où le régime étasunien excelle (on se rappelle la réussite de “l’opération Kosovo” de 1999 et la trés efficace opération de désinformation et de diabolisation de la Serbie sous Milosevic). Sur un plan stratégique la menace de baser des bombardiers stratégiques à Cuba est un non sens militaire puisque la vertu et la force de ces armes high-tech est justement leur mobilité et leur rayon d’action, toutes choses qui seraient annihilées par un stationnement à Cuba. Ces bombardiers russes sont régulièrement et trés efficacement modernisés (ils lancent des missiles de croisière à têtes nucléaires ayant une portée de 3500 km), trés diffciles à contrer par la quincaillerie du Pentagone.

Pour vous qui vous interessez tant aux avions

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DedefGM

  25/07/2008

Farnborough-2008: vingt ans après
20:17 16/ 07/ 2008
http://fr.rian.ru/analysis/20080716/114122863.html

Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

Le 46e Salon international aérospatial de Farnborough s’est ouvert le 14 juillet 2008 en Grande-Bretagne. Cette réunion, l’une des plus grandes du genre, a une importance particulière pour l’aviation russe: en 1988, pour la première fois après une interruption de cinquante ans, des avions de combat russes furent présentés à l’Occident. C’étaient des MiG-29, qui firent sensation au salon.

etc…Bien que ce soient habituellement les nouveaux avions occidentaux qui se vendent le mieux à Farnborough, cette fois-ci les avionneurs russes peuvent raisonnablement compter sur une part significative du gâteau. Le prix exorbitant des nouveaux chasseurs occidentaux, combiné avec les caractéristiques et la fiabilité insatisfaisantes des avions déjà exploités, obligent les pays d’Europe de l’Est à prolonger le service de leurs MiG-29 et autres avions de fabrication soviétique. Cette voie a été choisie par la Bulgarie et la Slovaquie, et il serait étonnant que ces pays soient les derniers à le faire. etc…

It's Always Darkest Before the Dawn...of a Depression

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miquet

  25/07/2008

It’s Always Darkest Before the Dawn…of a Depression

—Posted Thursday, 24 July 2008 | Digg This ArticleDigg It! | Source: GoldSeek.com

By Kurt Kasun

(...)

In a commentary just written by Ron Paul, titled “The Crisis is Upon Us,” he writes, “There are reasons to believe this coming crisis is different and bigger than any the world has ever experienced.” He is largely dismissed as a quack by the mainstream for being “Chicken-Little” and for not being as polished as our current crop of focus-group-driven politicians. He subscribes o an economic philosophy not taught in our American schools called Austrian economics. But after the final crisis plays itself out, the mantra “We are all Keynesians now,” will be replaced by “We are all Austrians now.” Referring to the chart below, also provided by Barry Bannister, we see the effects of 35 years of ultra-expansionary monetary policies:

Congressman Paul makes two points in his commentary. One, each financial crisis over the past 35 years has not been actually been solved in a final, sustainable manner; rather, they have been papered over which have created the conditions for a bigger crisis that will have to be dealt with in the future. And, two, the crisis will be magnified because it is globalized in nature and “Instead of using globalism in a positive fashion, it’s been used to globalize all the mistakes of the politicians, bureaucrats, and central bankers.”

If your eyes are glazing over all of these numbers then perhaps you might understand a reference to inflation in all of the Austin Powers movies. In the movies, the characters of Austin Powers and Dr. Evil, both played by Michael Myers, travel back and forth between the late 1960s and the late 1990s. In the first movie, not understanding the power of inflation, Dr. Evil, still caught in the 1990s, demands a ransom for threat of destroying the world in the amount of $100 billion for a world in the 1960s. The 1960s world leaders explain to him that $100 billion is more than all of the money in the world. Today, $100 billion would barely qualify as a bailout or stimulus package.

Now the lesson here is that the unthinkable has occurred. We have expanded the money supply (and commensurate debt) more than 1000-fold in less than 40 years, yet no one really thinks that we have expanded economic growth and real wealth to anything near that level.

Rather, the excess money has resulted in a series of rotating inflationary bubbles. Bubbles in commodities, consumer prices, and wages are seen as bad, while inflation in stock and real estate assets are seen as good. But both are symptomatic of an unsustainable system doomed to failure, as Congressman Paul explains:

“Ironically, in the past 35 years, we have benefitted from this very flawed system. Because the world accepted dollars as if they were gold, we only had to counterfeit more dollars, spend them overseas…and enjoy our unearned prosperity. Those who took our dollars and gave us goods and services were only two anxious to loan those dollars back to us. This allowed us to export our inflation and delay the consequences we are now starting to see. But it was never destined to last, and we now have to pay the piper….Printing dollars over long periods of time may not immediately push prices up—yet in time it always does. Now we’re seeing catch-up for past inflating of the money supply. As bad as it is today with $4 a gallon gasoline, this is just the beginning”.

The days of highly-leveraged, borrowed investment speculation (especially if you want to short a government-protected asset) and” living la vita leveraged” for consumers are over. The credit contraction and deleveraging process is going to at the very least serve as a torturous economic headwind as the effects of 35 years of irresponsible financial behavior are unwound.

While Treasury Secretary Paulson and most in Congress are desperately looking to employ measures that prevent a systemic collapse of world financial markets, such tools will only serve to feed the beast and make the day of reckoning that much more devastating. Another development which distinguishes this crisis from others in years past is the lack of support shown by some free marketer Congressional leaders. I side with them and believe that we should be trying to starve the beast. This is going to get a lot worse. Kill this beast now. In the film The Sixth Day, clones are created to bring people back to life so they never die, but each time they come back with a congenital mutation that causes the contraction of each successive life span before cloning is required again. Toward the end of the movie the wife of the character played by Robert Duvall begs to be left to rest and not be reincarnated as a clone of herself. Likewise, some of these financial monstrosities should just be left to die.

Last week, Richard Fisher, head of the Dallas Federal Reserve Bank, “speaking solely in [his] own capacity,” alerts us that “the unfunded liabilities from Medicare and Social Security…comes to $99.2 trillion over the infinite horizon. ” Fisher goes on to warn:

This comes to $1.3 million per family of four - over 25 times the average household’s income….No combination of tax hikes and spending cuts, though, will change the total borne by current and future generations….We know from centuries of evidence in countless economies, from ancient Rome to today’s Zimbabwe, that running the printing press to pay off today’s bills leads to much worse problems later on. The inflation that results from the flood of money into the economy turns out to be far worse than the fiscal pain those countries hoped to avoid.

Congressman Paul is a Republican and Richard Fisher was appointed by a Democrat. But both appear to be drinking from the same Texas tap water, however regarding the nefarious and inevitable effects of money printing and inflation. Maybe one day they will be able to bottle it up and persuade others to drink it. It appears that Fisher could be auditioning to team up with former Comptroller, David Walker, another “economic Paul Revere”, to serve on Pete Peterson’s team in an effort to save the Republic from economic disaster before it is too late.

(...)

So things are bad, but how bad? Nouriel Roubini, Chairman of RGE Monitor and Professor of Economics at the NYU Stern School of Business, is now being recognized by the financial media for having correctly predicted many of the afflictions which currently ails our economy. He believes that:

“This is not just a subprime mortgage crisis; this is the crisis of an entire subprime financial system: losses are spreading from subprime to near prime and prime mortgages; to commercial real estate; to unsecured consumer credit (credit cards, student loans, auto loans); to leveraged loans that financed reckless debt-laden LBOs; to muni bonds that will go bust as hundred of municipalities will go bust; to industrial and commercial loans; to corporate bonds whose default rate will jump from close to 0% to over 10%; to CDSs where $62 trillion of nominal protection sits on top an outstanding stock of only $6 trillion of bonds and where counterparty risk - and the collapse of many counterparties - will lead to a systemic collapse of this market”.

(...)

While I expect the Keynesians to win out and for us to receive the biggest fiscal expansion of government, coupled with continued loose monetary policy, in the history of the world in order to limit the fallout of the economic collapse Roubini outlines above, I expect it to blow the budget through the roof to crash the dollar. There will be no starving of any beasts. There will only be the creation of bigger wealth-sucking leviathan bureaucracies. Other governments will reject our paper, painful as it might be for them initially, and the US dollar will lose its status as the world’s reserve currency. Yields on US treasuries will soar. Other governments are inflating their currencies as well, so gold be the only real winner in this race to the bottom for fiat money.

Sadly, we will reject willfully accepting the consequences as paying the piper today in return for a road that will lead us down the path of unrecoverable ruin that will permanently harm our place in the world. The time to heed the warnings of Ron Paul is growing short:

“I have for the past 35 years, expressed my grave concern for the future of America. The course we have taken over the past century has threatened our liberties, security, and prosperity. In spite of these long held concerns, I have days - growing more frequent all the time - when I’m convinced that time is now upon that some Big Events are about to occur. These fast approaching events will not go unnoticed. They will affect all of us. They will not be limited to just some areas of our country. The world economy and political system will share in the chaos about to be unleashed”.

A propos des bombardiers russes.

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Périclès

  25/07/2008

Il n’est pas certain que les cubains soient ravis à l’annonce de leur implication dans le conflit qui oppose les russes aux US. Ils savent que l’un des objectifs majeurs des US et de reprendre le contrôle du Venezuela en l’impliquant comme allié de Cuba donc ennemi potentiel. Depuis la fin de l’URSS ils n’ont rien fait qui puisse donner une occasion aux US de les attaquer.

Jusqu’à présent les américains ont manqué d’un prétexte crédible pour attaquer le Venezuela et Cuba et d’un autre côté ces deux pays échappent à l’influence de la Russie et des US pour se rapprocher de la position des non-alignés en revendiquant la construction d’une économie “du sud” indépendante des deux grands et de la Chine.

L’idée de l’émergence d’un bloc sud est aussi mal perçue par les occidentaux que par les russes.

Les russes auraient donc des raisons de donner aux américains une occasion d’envahir Cuba ou de provoquer un changement de régime en présentant ce pays comme une position stratégique pour la sécurité des US à condition d’avoir le droit en retour de contrôler par exemple l’Abkhazie.

Une autre remarque : on a vu que les russes ont tout fait pour encourager les aventures militaires US, allant même jusqu’à proposer leur aide pour soutenir l’occupation de l’Afghanistan. La raison semble évidente : ils savent que si les US continuent sur cette lancée, il ne restera bientôt plus grand chose de leur cohésion, ni de leur ancien statut d’hyper-puissance et se proposent donc de soutenir de façon indirecte et par petite touches les factions bellicistes et expansionnistes, qui sont les plus exposées au “virtualisme”, afin que ces dernières ne perdent pas totalement le contrôle avec l’arrivée du successeur de Bush et que la descente des US se poursuive.

En plus, pour eux une tension a Cuba a l’avantage d’amener ce pays à de meilleurs sentiments envers la Russie tout en éloignant les menaces militaires de ses frontières.

Que n'y ont ils pensé avant ∫

Article lié : Comme au bon vieux temps…

Fred., de L.

  25/07/2008

Bon sang, c’est génial.

Et 20 ans plus tard, les russes vont parvenir à pousser le système américaniste à bout en lui imposant un réarmement stratégique qu’il n’a plus les moyens de s’offrir, eu égard à la G4G et à ses si dispendieuses dépenses…

Ca donne envie d’en rire… si ce n’était si pitoyable.