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Article : Furieux comme Dieu en France

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LCI et la liberté d'informer

Morbihan

  28/12/2019

Tout comme vous, il m'arrive d'écouter LCI de 18h00 à 20h00. Ensuite je vais me rafraîchir l'esprit sur RT France. Je fais ainsi ce que mon père m'indiquait, qui lisait alors l'Aurore, l'humanité et Le Monde, pour se faire une opininon un temps soit peu objective des affaires du monde.

Il ne vous aura pas échappé que les représentations de la population française sont quelque peu biaisées: notez la surreprésentation à cette émission de la gauche bien pensante, celle qui a ouvert en grand les vannes de la libération dès 1983, puis de la "mondialisation" en 1998, rappelant ainsi le comportement de la gauche à la fin du XIXème siècle, accompagnant la première mondialisation, qui aboutit à la boucherie de 1914, ceci au prétexte "humanitaire" d'universalisme. Et qui représente à présent 5% des électeurs qui votent, pas ceux qui sont inscrits.

Les voix mal pensantes ont disparu (cf Robert Ménard). Quoi que l'on puisse penser des thèses de la droite - pas celle, bourgeoise, qui a rejoint Macron, préférant la protection de son portefeuille à celle de la Nation - il est profondément outrancier que ni le FN, ni Debout la France ne soient jamais représentés dans cette émission.

Le comportement du meneur de jeu, Pujadas, qui n'hésite pas à remettre dans la bonne voie du politiquement correct tel intervenant qui aurait proféré une aberration incorrecte, ne vous aura pas échappé non plus.
Qu'attendre de ces privilégiés baignant dans l'aisance de l'élite parisienne, surtout lorsqu'elles ont comme patron le propriétaire d'entreprises qui dépendent, pour l'essentiel, de contrats publics?

Autre sujet de réflexion: la victoire sans appel au Royaume Uni - pour combien de temps? - celle de Boris Johnson, qui fut tant décrié, voire méprisé dans cette émission, comme dans tant d'autres, n'a droit qu'à un silence radio. Impressionnant, non?

Amen

Furieux comme le peuple en France

jc

  29/12/2019

À l'item "Vox populi" de Wikipédia on trouve:

" Au XVIe siècle, l'opinion de Machiavel est bien différente : « Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les événements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux.» "

D'où le titre de mon commentaire.

Margaret Thatcher a lâché un jour lors d'une entrevue: "And, you know, there's no such thing as society. There are individual men and women and there are families."

Je pense qu'en situation normale Miss Maggie a raison, chacun vaquant individuellement (ou en famille) à ses propres occupations (chacun veillant à ses propres intérêts, aurait certainement dit l'ultra-libérale MT). Mais il y a des moments exceptionnels pendant lesquels la société prend conscience d'elle-même, et il se pourrait bien que nous entrions dans un tel moment, moment que même les élites-zombies sentent confusément. Confusément, et seulement confusément, parce que les élites-Système, pragmatistes, positivistes et néo-darwiniennes¹, se privent des moyens intellectuels leur permettant de voir les choses autrement.

Ainsi, alors que Darwin ne repoussait pas toutes les idées lamarckiennes -sa théorie des gemmules en témoigne-, les néo-darwiniens "biologiques" ont fait leur le dogme de la barrière de Weismann (pas d'action du soma sur le germen), dogme repris -sans doute avec empressement- par les néo-darwiniens "sociaux", ultra-majoritaires dans l'élite politique occidentale actuelle, heureux d'avoir ainsi un argument "scientifique" leur permettant de s'opposer au pouvoir du peuple (par les analogies soma/peuple et germen/élite) -ce dont ne se privent pas nos autistes dirigeants contemporains-. Mais depuis maintenant  quelques années le dogme "biologique" a de plus en plus du plomb dans l'aile, et peut-être l'actuelle fureur démocratique exprime-t-elle inconsciemment le refus de son analogue "social".