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Article : Du pessimisme apocalyptique

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Quelques mots sur Bernard Perret

jc

  20/01/2021

"Polytechnicien, ENSAE, directeur de l’INSEE, en poste au ministère de l’Économie" : le règne de la quantité;
"mais aussi catholique d’une foi ardente, et de ce point de vue, selon le Wiki : « enseignant à l'Institut catholique de Paris, et chroniqueur au journal La Croix dont il dirige le service économique et social entre 1985 et 1987. Il est membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Ses thèmes de recherche portent sur (...) l'épistémologie, les questions spirituelles et religieuses. »
Auteur de nombreux livres. Ses deux derniers : en 2018, ‘Penser la foi chrétienne après René Girard"  : Signes des temps.

Comment peut-on penser le changement avec les seuls nombres ? La contiguïté n'est pas et ne sera jamais la continuité. Penser la foi chrétienne avec René Girard c'est sans doute bien. Penser les changements catastrophiques du monde avec René Thom c'est pour moi incontestablement mieux.





 

Deux choses me stupéfient ici.

Didier Favre

  21/01/2021

L’élévation de la science de la Covid au niveau de dogme indiscutable. Comparé au niveau de foi exigée en la « science », les dogmes de l’Eglise catholique romaine font figure d’aimables blagues émises par des théologiens ivres. Toute remise en question est prise comme un blasphème si répugnant que l’impétrant est condamné par le tribunal des « sachants » avec une sévérité pire que celle subie par les tueurs en série. Curieusement, ce phénomène a disparu. Est-il devenu naturel comme le problème de la consommation de drogue, également au champ des disparus ?
La haine anti-Trump est d’une telle intensité que même celle subie par Adolf Hitler pâlit quand je les compare. Cela me stupéfie. Trump n’est certainement pas un saint. Je le vois plutôt comme un blasphémateur en série d’une religion intolérante et excluant (cancelling) dont les dogmes premiers sont la tolérance et l’inclusivité.
Cela permet de le mettre dans la case intolérance et exclusivité tout en pratiquant ces deux tares allègrement. Toute discordance avec le Système devient la preuve que son auteur est un adepte de tous les -ismes et -phobies dénoncées par ce dernier. Il doit donc disparaître et toute personne le considérant positivement doit le suivre ou être reprogrammé. Il doit rejoindre les tueurs en série et la drogue dans les maux inexistants de l’humanité.

J’ai besoin de comprendre ce qui se passe.

Trump n’a pas joué selon les règles du Système. Tous ses adeptes, de près ou de loin, le voient comme un individu abominable pour cette raison. Cette condamnation menace toute personne doutant de la vertu des règles édictées par le Système pour défaire la Covid. Elle « tue la grand-mère » sauf si elle part manifester avec les bannières BLM. Cette contradiction se résout d’elle-même dans le cadre du Système. Les mutations du virus en deviennent terrifiantes car il doit vaincre totalement cette maladie ou admettre son impuissance. Cela serait sa fin. Il a prouvé sa puissance face à Trump en le battant de manière douteuse dans les élections où il sa soutenu ouvertement son opposant. Mon doute se nourrit du refus total et obstiné des adeptes du Système de discuter les accusations de fraude. Il se nourrit de la protection dont Biden jouit dans les affaires de corruption en Ukraine, le contenu de l’ordinateur de son fils, les guerres qu’il a déclenchées avec le bizarre « Saint » Obama et j’en passe. Sur ce point de doute, je me sens en compagnie de beaucoup de gens très mal vus par tout bien-pensant. Cela m’explique, en partie au moins, la censure en cours dans les réseaux sociaux. L’échec du Système à maîtriser la Covid 19 fait naître d’autres doutes sur le Système et par d’autres personnes dont la vie de tous les jours est détruite par ses édits dont la valeur est de plus en plus discutable. Les mutations tuent les promesses de leur valeur. Le virus ne joue pas non plus selon les règles du Système. Ce dernier se sent menacé et va donc réagir de plus en plus violemment avec de moins en moins de logique. Il se bat pour sa survie et comme un humoriste allemand le notait au sujet de la crise économique en Grèce: « Berlin est près à se battre jusqu’au dernier Grec. »

Qu’est-ce que je peux faire de toute cela ? C’est la question la plus intéressante à mon avis.

Je retiens de mes considérations ci-dessus que le Système décide souverainement de ce qui existe et de ce qui n’existe pas (postmodernisme en action?). Tout ce qui vient le perturber doit être combattu comme une émanation du mal à côté de laquelle le Nazisme fait figure de nain. Le mot anglais « cancel culture » prend un sens absolu ici, si absolu que je ne vois pas comment le traduire en français.
Je retiens la satisfaction du Système quand un problème disparaît de sa vision. Il lui suffit de nier l’existence d’un problème pour qu’il considère en avoir triomphé.
Faisant partie de ces gens croyant sérieusement qu’il existe un univers hors de l’esprit humain, je crois que les tueurs en série, la drogue, le réchauffement climatique (sujet d’un fascinant déni) et le trumpisme (cela se nommait populisme dans les temps préhistoriques, ceux d’avant l’an 2000) et quelques autres existent toujours, empirent dans leur état d’invisibilité et finiront bien par se faire remarquer par leur présence.
Pour tout tenant du Système, que ce soit de loin ou de près, cela sera un choc si absolu que la catatonie (je la comprends comme un état de mort mentale) sera la règle. Il se battra avec la dernière violence pour rester dans son déni vital. Il est, pour l’instant en colère. Le désespoir le guette et il le sait ou le sent. Les mieux informés en sont à créer le « Grand Reset » pour se dire qu’ils peuvent faire avec la nouvelle situation et sauver leur Système.
Le Système est mort. Il est l’enfant des Lumières. Il est l’enfant de la folie humaine et démoniaque de la croyance que le monde peut être soumis à la volonté humaine. Nous n’en sommes qu’une partie et nous devons faire avec.
Nous entrons dans le temps des découvertes. Il est temps de relire le livre de l’Apocalypse. Il est temps de relire tous les penseurs dont la présupposée est que le monde existe en dehors de nous. Il est temps d’accepter que la réalité est toujours plus complexe que nos esprits. Au travail!