T.-C.-96 : La bouilloire qui siffle

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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 2015

T.-C.-96 : La bouilloire qui siffle

16 novembre 2020 – Vous comprenez que, dans les circonstances actuelles et lorsqu’il s’agit de présenter, de temps en temps, une “situation instantanée” de la situation, eh bien, littéralement, on marche sur des œufs et j’ai plutôt la sensation assez déplaisante de marcher dans un champ de mines. Les nouvelles défilent, dont vous connaissez la fragilité et la vulnérabilité a priori : que valent les sources ? Que vaut ma lecture de mes sources ? Dans quel sens envisager les infirmations qu’on reçoit ? Quel rôle dans une tentative de jugement objectif joue l’inévitable subjectivité de mon jugement ? Que faut-il retenir, que faut-il passer outre, que faut-il confier à la poubelle, dans cet océan sans fin de nouvelles ? Et d’autres, bien d’autres remarques, avec ce point d’interrogation qui vous nargue et vous enferme dans votre prison d’incertitude.

Alors, au bout d’un certain temps, vous décidez d’accorder une certaine confiance destinée à devenir une confiance décisive à une sensation générale, que vous espérez nourrie d’une bienveillante et puissante intuition, sur les courants généraux qui dessinent les contours de la tendance fondamentale des événements ; qui colorent nécessairement le jugement ; qui vous poussent finalement à un engagement. Il s’agit au fond de rendre compte des variations quasi-météorologiques de “l’air du temps”, mais dans un temps sous le feu de la terrible querelle de la “crise climatique” qui nous déchire entre nos extrêmes.

C’est pourquoi à l’expression de “crise climatique” qui porte sur le climat avec ses répondantes très vite extrémistes et idéologiques et donc le blocage de tout jugement pondéré, je préfère l’expression de “crise environnementaliste” ou même “crise du monde”. Ces expressions ont résonance une anthropologique et ontologique qui, aussitôt, nous projette et nous lie à l’essentiel, ce qu’on surnomme dans ces colonnes Grande Crise d’Effondrement du Système [GCES].

La “crise du monde” est bien mieux suivie par le suivi de l’“air du temps” que par les informations, les analyses et les réflexions, tout cela plongé en apnée dans la rationalité-tabou, rationalité-totem et rationalité-poubelle. Or, l’“air du temps” est redoutablement instable, ces derniers temps, par les temps qui courent si vite, si vite.... En rendre compte tout de même, et donc rendre compte de ses soubresauts et de ses écarts, de son activité opérationnelle si l’on veut bien qu’il ne s’agisse nullement d’un opérateur selon nos normes rationnelles mais épuisées, c’est rendre compte de l’évolution de la Grande Crise. On se doute qu’il faut lui accorder toute notre attention, et jeter aux ordures ces analyses soi-disant minutieuses et toujours prétentieuses, et emprisonnées dans un singulier conformisme, des ZélitesZombie, ou ZZ (*). Les ZZ sont complètement plongées par leur corruption dans cette même rationalité-délirante (joli concept oxymorique), et dans tous les cas naufragée à force de prendre l’eau comme fit le Titanic dans un moment délicat.

Il se trouve, et cela justifie ce propos, que l’air du temps parvient, à mon estime, comme un navire apparemment épuisé mais sûr de sa Mission, à un tournant. Il s’agit par conséquent d’un tournant dans l’évolution de notre chère GCES, mais toujours dans le même sens, c’est-à-dire vers le bas puisqu’il s’agit d’effondrement. Ce tournant de l’air du temps, qui revient par conséquent, dans la présentation que j’en fais toujours pour ce propos, à affirmer un tournant dans la GCES, s’impose dans les deux pans fondamentaux actuels de cette même GCES : Covid19 (Covid-France pour mon compte) et USA2020. Je vais donc procéder selon la structure que me suggère ce constat, pour une meilleure compréhension de la chose, et pour tenir la bride resserrée, selon les conseils primos-ministériels, à mes capacités légendaires de “phrases trop longues” et d’explications “trop compliquées”.

(Malheureusement, cette bonne résolution, je le crains, ne tiendra guère que le temps d’une structure basique qui ne fait que structurer la complication. On le verra dès la première phrase.)

• Covid-France

Je mets notre glorieux pays en évidence parce qu’il est à la fois la patrie de l’intelligence, la pépinière si pas la matrice des ZZ et la gloire du phénomène de l’“ultra-réfraction” d’une réaction hostile de désordre, phénomène très-adapté sinon trafiqué, et appliqué à la psychologie du “Gaulois réfractaire” ; et en plus de tout cela, ce choix de la France est justifié par le rôle de ‘mère putative’ que je donne métahistoriquement à la France royaliste-de-droit-divin, pour aider sinon accomplir la conception dès l’origine de la Grande République démocratique de l’Amérique, matrice de la GCES.

Or, il se trouve qu’il me semble que la France, dans le chef de sa population et dans la crise du Covid, est en train d’entrer en rébellion, – sans savoir où la mène cette rébellion, ce qui est le signe des vraies rébellions. Leur “deuxième vague”, leur nouveau “reconfinement”, certaines mesures intenables dans un climat d’incohérence contradictoire, la perception générale de l’incompétence des directions politiques qui ne peuvent pourtant faire autrement que ce qu’elles font, les agitations de folles des ZZ en folie, etc. ; tout cela crée un climat collectif singulier. Je jurerais, d’ailleurs entendant certains avis de psychiatres à cet égard, qu’on y trouve la marche forcée vers la plus grave pandémie psychiatrique, dépressive et hystérique à la fois, que l’on ait rencontrée dans ce pays, – comme dans les autres, mais plus que dans les autres je pense, parce que c’est la France.

On ajoute là-dessus, les échevèlements à propos de la liberté de parole et de critique, du complotisme, – en être ou n’en être pas, – bien illustrés par l’intervention échevelés à propos du documentaire ‘Hold-Up’ d’une députée LREM, spécialiste sans doute diplômée de la “liberté d’expression”. L’anthropologue suisse Jean-Dominique Michel, qui est une excellente source critique et constante de la crise, en parle dans un long article consacré à cette affaire, sur son site ‘Antropo-logique’ plein de commentaires excellents sur la crise-Covid. Michel est interviewé dans ‘Hold-Up’,  ce film où il trouve d’excellentes choses et d’autres avec lesquelles il est en désaccord, sans s’évanouir devant l’horreur du complotisme.

« On a vu sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision des choses passionnantes. Comme la réaction furibarde d’une députée LREM sur LCI, reprochant aux journalistes d’avoir parlé du film tout en assénant sa qualité de “spécialiste de la liberté d’expression”. Je ne résiste pas au plaisir de vous indiquer le lien : il s’agit d’un des meilleurs sketches qu’il m’ait été donné de voir (à cela près que ce n’en est pas un… mais c’est vraiment hilarant). [...]
» Inutile de dire par ailleurs que l’ensemble des participants (comme experts interviewés) du film en prennent pour leur grade : les plis de dénigrement et de disqualification de la presse établie (dont le point commun réside dans les subsides touchés par l’état et pour nombre d’entre eux par Bill Gates – sorry guys, it’s a fact !?) sont systématiquement les mêmes et rappellent la presse des pays totalitaires : “douteux”, “prétendu”, “contesté’, “déviant”, “autoproclamé”, “dénoncé par la communauté scientifique”.
» Un Conseiller d’État genevois s’est même permis de me qualifier d’“anthropologue autoproclamé” (selon la diffamation à mon endroit d’un groupe sectaire), alors qu’il m’a entendu intervenir lors de la séance inaugurale du Congrès européen de psychiatrie sociale (où il était venu prononcer une allocution de circonstance) au cours de laquelle j’avais nommé la corruption systémique du domaine de la santé ! [...]
» Ce qui rappelle vraiment les pays totalitaires : vous êtes quelqu’un de respectable, puis tout-à-coup, par fait de dissidence d’opinions, vous devenez le dernier des gredins… avant éventuellement d’être réhabilité et de redevenir quelqu’un de respectable, parfois même auréolé de la mésaventure subie !... »

Ainsi trouve-t-on dans cet espèce d’éparpillements permanents et polémiques des conséquences directes et indirectes de la crise, tous les ingrédients d’une explosion crisique, rajoutant la crise à la crise dans une suite sans fin, – sinon la fin du Système. Ce qu’il y a dans ce cas de plus significatif et évidemment de plus intéressant, comme un véritable cas d’école, c’est que cet agrégat terrifiant de tensions se forme à propos d’une crise sans solution, – sinon la solution de l’effondrement du Système. Lorsqu’un premier ministre à la dégaine de chef de gare du temps des locomotives à vapeur vous dit qu’« Il ne faut pas se tromper d’ennemi... L’ennemi, c’est le virus », évidemment il met avec une pesante justesse le doigt sur le nœud de la crise ; et il s’agit d’un nœud gordien, et il est évident qu’il est impossible de le trancher, et il est assuré qu’il n’y a plus de personnel pour cette besogne. Ainsi mesure-t-on que cette crise du type quadrature du cercle crisique se confirme à chaque vague encore plus insoluble que pour la précédente.

Eh bien, l’air du temps nous dit qu’on est passé de l’autre côté, « du côté de la Force », là où veile la prochaine ‘vague’ qui pourrait bien ressembler à un tsunami pour les psychologies exacerbées des gens. Car c’est bien ceci : Covbid19, avec tout le Diable et son train, est une crise qui infecte sans qu’on s’en avise, beaucoup plus les psychologies que les corps.

• Fraude-USA

Quant aux USA... Après un moment incertain où a semblé futile la riposte de Trump et des trumpistes suivant la proclamation incontestable et démocratique de l’élection de Joe Biden par les médias pourris et corrompus du monde américaniste-occidentalistes, effectivement l’air du temps a changé ces derniers jours. Trump rassemble ses troupes, ses soutiens populaires, comme à Washington D.C. samedi, aussi bien que ses divers soutiens institutionnalisés et spécialisés dans les extraordinaires labyrinthes juridiques de la machinerie américaniste, et il réaffirme qu’il s’agit bien d’une lutte à mort. Certains articles d’analyse et de commentaires commencent à en convenir...

« Pourtant, rarement la situation n'aura été aussi incertaine dans la foulée d'une élection. Dénonçant des fraudes massives lors du scrutin, Donald Trump n’a pas admis sa défaite et son équipe juridique multiplie les procédures judiciaires dans les Etats clés. Il convient dès lors de rappeler quelques points importants, qui pour une raison ou une autre ne sont pas – ou peu – évoqués dans la presse : le «bureau du président élu» n’existe pas, pas plus que la fonction de président élu. Surtout, il ne revient pas aux médias de décréter le vainqueur de l'élection. Ces derniers se contentent de faire des projections sur les résultats, qui ne sont à l'heure actuelle que provisoires, puisque chaque Etat doit encore les certifier. Une fois que cela sera fait, le Collège électoral se réunira et ses grands électeurs voteront pour un candidat, nommant officiellement le prochain président. »

Ainsi change l’air du temps, et même la perspective des votes des Grands Électeurs n’est pas tenue comme décisive... « One country, two presidents », remarque (à peine) ironiquement un commentateur TV, tandis que Tamara Harris lance un appel pressant à des donations pour permettre au “président-élu” de poursuivre la bataille qui s’annonce longue. En effet tout se passe à partir du “bureau du président-élu” et autour du “président-élu”, comme si cet organisme et cette fonction pouvaient avoir la moindre justification officielle ; signe, au contraire, de ce que les démocrates de Biden commence à accepter une nouvelle vérité-de-situation, et qu’ils ont besoin du nerf de la guerre pour y subsister, et l’emporter au bout du compte, sans le moindre doute.

« Alors que l’élection n’a toujours pas rendu son verdict définitif, le camp démocrate semble prendre au sérieux les nombreuses procédures lancées par le président sortant Donald Trump, qui assure que des fraudes ont été constatées durant le scrutin et que la loi électorale a été violée dans plusieurs États.
» Preuve en est le message posté le 15 novembre 2020 par la colistière de l'ancien vice-président Joe Biden sur Twitter. “Trump et les républicains tentent de remettre en cause notre victoire décisive avec des poursuites judiciaires sans fondement. Nous avons besoin de votre aide pour financer le travail juridique nécessaire pour protéger chaque vote. Si vous en avez les moyens, contribuez dès aujourd'hui au Biden Fight Fund”, a expliqué Kamala Harris sur le réseau social.

Donc, les temps changent, et avec eux l’air qu’ils dispensent dans nos esprits. La question des fraudes électorales, de prétexte-bidon qu’elle paraissait au départ à tous nos jugements qui ont depuis longtemps pris la mesure du bonhomme, le Trump-bouffe, commence à intéresser les spécialistes, les œnologues de la fraude, comme pouvant être à la fois réelles, et peut-être d’un des plus grands crus que la démocratie triomphante n’ait jamais connus.

Du coup, tout le monde s’y met à cœur joie et certains des tableaux qui nous sont présentés sont à la fois extravagants et extraordinairement sinistres. On prendra le cas le plus extrême, mais venant d’un analyste célèbre sinon réputé, notamment pour ses travaux prévisionnistes sur les cycles économiques et géostratégiques, par le biais de programmes informatiques personnels. Les prévisions de Martin Armstrong sont du genre à enflammer plus encore les psychologies d’affrontement et de guerre... Là aussi, comme il le dit lui-même à propos des prévisions de son ordinateur, je dirais à propos des propos de Martin Armstrong : « [Armstrong] ne me demande pas mon avis, ni celui de personne d’autre, il se contente de suivre les chiffres [de son ordinateur] ... Les gens doivent comprendre, ce n’est pas mon opinion. »

... Ils doivent surtout comprendre que l’on ne peut se trouver dans ces lignes pour débusquer des prévisions et juger de l’avenir dans le cadre imposé, qui est celui du Système, mais plutôt pour s’intéresser à tous les effets que suscitent ces dynamiques de communication, dans ce cadre crisique d’une pression à l’intensité rarement sinon jamais atteinte.

« Armstrong explique : “L’ordinateur ne me demande pas mon avis, ni celui de personne d'autre, il se contente de suivre les chiffres des données économiques.  Il ne s’est jamais trompé...”
» “En dehors de 2016 [victoire de Trump] et pour celle-ci, il [l’ordinateur] a dit que ce serait l’élection la plus corrompue de l'histoire américaine.  J'ai publié cela il y a au moins deux ans.  Les gens doivent comprendre, ce n’est pas mon opinion.  Cela va bien au-delà de ce que j'aurais pu prévoir. À chaque élection, on fait voter des morts.  C’est assez standard, et ce n’est pas quelque chose de nouveau.... Mais là, il s’agit de quelque chose de complètement hors norme. Il s’agit de la gauche, ils sont si désespérés de prendre le contrôle des États-Unis.”
» Si la tricherie est “hors normes”, alors quelle est la gravité de la fraude, comprises celles de Joe Biden et u président Trump ? Armstrong affirme que « la tricherie se chiffre en millions, certainement en millions, et peut-être même jusqu’à 38 millions [de votes]. Ces chiffres viennent de quelques informations de sources secrètes”.
» Martin Armstrong met également en garde : “Ils [les démocrates/communistes] veulent éliminer la Cour Suprême.  Ce qu’ils font est scandaleux...”
» “Ce n’est pas une simple élection entre républicains et démocrates.  C'est quelque chose de beaucoup plus sinistre... Vous ne posséderez rien, et vous serez heureux.  Leur idée est de dépouiller tout le monde de toute propriété.  C'est ça, le communisme.  Alors vous allez donner un revenu de base garanti.  Si vous ne faites pas ce que le gouvernement vous dit de faire, comme vous faire vacciner, alors, oh, votre revenu de base garanti sera suspendu.  Alors comment allez-vous manger ?  C’est ce qu’ils font. Dans le communisme, ils enlèvent tous les biens de tout le monde.” »

Conclusion ?

Rien à dire de plus, sinon on risquerait de se faire prendre dans un infernal labyrinthe. Ce qu’il m’importe de souligne à propos de cette mosaïque de chose si inhabituelles c’est que l’évolution en parallèle des deux crises se poursuit, s’accentuent, avec nécessairement des effets impossibles à prévoir entre l’une et l’autre, avec un aspect de l’inéluctabilité et de l’emprisonnement dans la logique crisique pour toutes les deux.

Bref, tout se déroule selon le plan prévu, comme ils nous diront sans doute à Davos, non certainement bien plus que “sans doute” ils nous le diront... Reset, certes, mais trompeur et trompeuse, et qui sait pour quelle tambouille infâme. Les Masters of the Universe s’y connaissent un peu trop en Masters, et vraiment trop peu concernant the Universe.

 

 

Note sur ZZ

(*) Cette façon de faire est donc celle des ZZ (*) comme je les ai baptisées avec ce qu’on perçoit, j’espère, comme un mépris tout entier baigné dans la dérision que méritent ces ZélitesZombie bouffées comme la rouille bouffe l’acier, dans la corruption, le simulacre, le Politiquement-Correct (PC, – dira-t-on ZZ-PC, notamment grâce à l’emploi de la langue de bois-PC ?).

Les choses allant si vite, j’ignore quand j’ai décidé d’user de ce non-acronyme méprisant de ZZ, qui est un raccourci d’un désordre orthographique significatif indiquant le groupe catastrophique et dérisoire des “élites-Système” complètement noyées dans la zombification, devenues Zombie enfin. Le premier ‘Z’ de “Zélites” est une déformation méprisante de la liaison parlée lorsqu’on dit “les élites”, qui implique qu’on parle des “Zélites” ; quant à Zombie, cela va de soi. Ainsi ZZ désigne-t-il les “ZélitesZombie”, avec toute la charge méprisante de mon chef à leur égard.

J’estime qu’il faut rechercher ces systèmes et trucs de langage qui expriment d’une façon emportée et audacieuse, quelques-uns des faits fondamentaux de la Grande Crise. L’arme sémantique est essentielle dans un conflit où la puissance d’abord par la communication.

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