Sondage: “Obama devrait-il être tué?”

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Emotion à la suite d’un sondage mis en ligne sur Facebook et aussitôt l’objet d’une enquête du Secret Service, chargé de la sécurité du président des USA. Le sondage, mis en ligne samedi, portait sur la question “Should Obama be killed?” (“Obama devrait-il être tué?”). Lorsque le Secret Service est intervenu et que le sondage a été bloqué et retiré, dès hier matin semble-t-il, 731 personnes avaient répondu. Le pourcentage des réponses n’est pas connu.

Hier soir, le 28 septembre 2009, Huffington.Post reprenait Associated Press pour présenter la nouvelle.

«The poll, posted Saturday on Facebook, was taken off the popular social networking site quickly after company officials were alerted to its existence. But, like any threat against the president, Secret Service agents are taking no chances.

»"We are aware of it and we will take the appropriate investigative steps,” said Darrin Blackford, a Secret Service spokesman. “We take of these things seriously.” The poll asked respondents “Should Obama be killed?” The choices: No, Maybe, Yes, and Yes if he cuts my health care. The question was not created by Facebook, but by an independent person using an add-on application that has been suspended from the site.

»“The third-party application that enabled an individual user to create the offensive poll was brought to our attention this morning,” said Barry Schnitt, Facebook's spokesman for policy. Because the application was disabled, the responses to the nonscientific polls are not available. “We're working with the U.S. Secret Service, but they'll need to provide any details of their investigation,” Schnitt said.»

Certes, en raison des facilités d’accès, de manipulation, etc., de cette sorte d’intervention, le cas présenté ici ne diffère sans doute guère, en importance d’organisation, d’une démarche de menace anonyme comme il y en parfois contre les présidents US en général et contre Obama en particulier, et cela particulièrement dans la période de crise et de tension actuelle. Mais il y a ici un aspect psychologique particulièrement remarquable, outre le cas de l’emploi des techniques du réseau pour cette sorte de démarche. Psychologiquement, il s’agit bien de l’expression publique d’une idée qu’on est incliné d’habitude à tenir cachée, ou à dissimuler, et dont on chercherait plutôt dans ce cas à faire la publicité, y compris par la provocation. Il s’agit d’une expression qu’on qualifierait de “publique” au sens que permettent aujourd’hui les moyens de communication, d’un climat de très grande tension, de très grande colère et de très grande frustration, d’une conviction que ces sentiments doivent être partagés et d’une volonté de ne pas dissimuler cette conviction. C’est un indice de plus, spectaculaire certes, de l’état de tension régnant aujourd’hui aux USA, et s’exprimant notamment mais puissamment contre la personne même du président.

Les réactions individuelles ont été extrêmement nombreuses. En 12 heures, depuis que Huffington.Post a mis la nouvelle en ligne, 4.731 commentaires de lecteurs étaient enregistrés. Là aussi, une indication de la sensibilité du public à la possibilité d’événements violents aux USA.


Mis eb ligne le 29 septembre 2009 à 06H06

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