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• Des attaques en Russie de drones fabriqués pour l’Ukraine par certains pays européens, essentiellement les ‘usual suspects’ (les pays baltes) ? le ministère russe de la défense a mal pris la chose. • On parle d’une attaque russe, notamment Zelenski, contre certaines usines (dans les pays baltes) qui fabriquent ces drones. • Mais les Baltes démentent d’une façon inhabituelle. • Donc, toujours cette brume autour de Poutine et du reste tandis que la folie secouant la Maison-Blanche ne cesse de s’étendre, notamment grâce au ministre Hegseth.
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En effet, s’interroge-t-on, que va faire Poutine ? On se rappelle qu’il y a peu, fin février 2026, quatre jours après l’attaque contre l’Iran, nous rapportions les observations du professeur Gilbert Roctorow sur la situation d’un Poutine décrit comme indolent et trop arrangeant, et subissant la colère d’une partie importante, voire peut-être majoritaire, de la direction russe impatiente devant cette situation.
En fait, Doctorow ne faisait que relayer des observations et papotages entendus à Moscou, dans les salons, les bureaux et les plateaux de télévision, mais avec une satisfaction d’autant plus vive qu’il s’agissait clairement de beaucoup plus que des “papotages”... Il confiait alors à Diesen :
« Très bien. Tout d'abord, si l'on revient au tout début de cette entretien, comme je l'ai mentionné plus tôt dans des entretiens récents et dans mes écrit, les attaques américaines et israéliennes contre l'Iran ont bouleversé à un point extrême l'establishment de la politique étrangère russe. Ils ont été si choqués qu'ils ont commencé à comprendre que la méthode utilisée par le gouvernement Poutine, la lente-lente guerre d'usure, n'est pas adaptée à l'environnement sécuritaire actuel et ils ont commencé à en parler ouvertement. Cela s'est produit dans l'une des émissions de Soloviev [fameux animateur d’un talk-show politique très populaire] à un degré stupéfiant. Ils ont presque dénoncé Poutine sous toutes les formes possibles, sauf en le nommant. »
Doctorow critiquait également Poutine (et les Chinois) pour ne pas aider l’Iran, donnant pour preuve que les USA ne dénonçaient pas l’action de ces deux puissances et annonçant la fin avant d’avoir servi des BRICS et de l’OCS. Pourtant, nous avons clairement entendu, à la même époque, alors qu’il était tout de même question d’informations de renseignement et de géolocalisation données par les Russes aux Iraniens, Trump répondre dans ses flots habituels de paroles, ceci qui n’avait pas été relevé (nous le rapportons en substance) :
« Écoutez, c’est normal. Les Russes donnent des renseignements à l’Iran comme nous donnons des renseignements à l’Ukraine... »
Quoi qu’il en soit, effectivement il est difficile de savoir quelque chose d’assuré sur cet aspect des choses. On laisse là cette querelle et on en vient à une autre facette de la GrandeCrise.
On passe de l’Iran à l’Ukraine, et nous voilà le 18 avril, pour lire cet extrait d’une chronique tapageuse de ‘WhatDoesItMeans’ :
« Mercredi [15 avril], poursuit ce rapport, le ministère de la Défense a publié une liste d'installations de production militaire liées à l'Ukraine dans le monde et a déclaré : ‘La mise en œuvre de scénarios d'attaques terroristes contre la Russie à l'aide de drones prétendument ukrainiens fabriqués en Europe entraîne des conséquences imprévisibles… Au lieu de renforcer la sécurité des États européens, les actions des dirigeants européens les entraînent rapidement dans une guerre contre la Russie.”
» Le secrétaire général du Conseil de sécurité, Sergueï Choïgou, a ensuite averti : “Récemment, on a constaté une augmentation des frappes de drones ukrainiens contre la Russie via la Finlande, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie… Soit les défenses aériennes occidentales se révèlent inefficaces, soit ces quatre pays cèdent délibérément leur espace aérien, devenant ainsi complices d'une agression contre la Russie… Dans ce dernier cas, Moscou a le droit de se défendre en réponse à une attaque armée en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies.”
» Le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a quant à lui conseillé aux puissances européennes de l'OTAN : “La déclaration du ministère russe de la Défense doit être prise au pied de la lettre : la liste des installations européennes qui fabriquent des drones et d'autres équipements est une liste de cibles potentielles pour… les forces armées russes… Quand les frappes deviendront réalité, cela dépendra de la suite… Dormez bien, partenaires européens !” »
Scott Ritter, un de ceux qui a le plus vivement dénoncé les visions critiques de Doctorow, – sinon celui qui fut le plus vif, à la limite de la diffamation, – répond, ce même 18 avril aux questions de Glenn Diesen sur sa chaîne. C’était justement sur la chaîne de Diesen, le 27 février, qu’on avait entendu Doctorow, car Diesen et le seul avec le Juge Politano parmi la cohorte habituelle des chroniqueurs indépendants occidentaux, tous pro-Poutine, à inviter régulièrement Doctorow.
Quoi qu’il en soit, c’est au tour de Ritter, ce 18 avril, de parler à Glenn Diesen, justement à propos de ce fameux communiqué du ministère russe de la défense. Cette fois-ci, bien sûr, il ne dit mot de Doctorow, ce n’est pas le propos.
Glenn Diesen : « Nous voyons maintenant que les Européens parlent assez fort et fièrement. J'ajouterai de tous les drones qu'ils envoient en Ukraine pour combattre la Russie. Mais en même temps, il y a aussi des rapports comme nous le savons tous selon lesquels certains des drones frappant la côte baltique russe proviennent d'Ukraine, des États-Baltes et ou de la Finlande. Et nous voyons maintenant que le ministère russe de la défense a publié une liste d'installations européennes qui sont des cibles potentielles de rappes russes car elles produisent des drones utilisés pour attaquer la Russie. J'ai même vu le secrétaire du Conseil de sécurité russe Serge Shoigu affirmer que la Russie a le droit à la légitime défense étant donné qu'il s'agit d'attaques provenant de territoires européens.
Je me demandais ce que vous pensez de tout cela. Est-ce du vent ou pensez-vous qu'ils vont réellement commencer à intensifier leurs efforts pour rétablir leur dissuasion ? »
Scott Ritter : « Je pense que la Russie cherche à mettre fin à ce conflit cette année. Je crois qu'elle a des plans prévus pour cet été. Vous savez, l'approche russe a toujours consisté à éviter l'escalade et à se concentrer sur l'accomplissement de la mission. Ils ont permis que certaines soi-disant lignes rouges soient franchies car d'un point de vue stratégique, on perdrait davantage à être perçu comme réagissantde manière excessive. Cela pourrait mobiliser ou renforcer un soutien à l'Ukraine qui autrement s'affaiblirait. Je pense que cette fois cependant c'est différent. Nous voyons que ce qui se faisait dans l'ombre est désormais une politique officielle. Nous voyons des nations à Ramstein se vanter du rôle qu'elles jouent, que cela soit devenu un conflit par procuration de facto. Et quand nous parlons de drones, il ne s'agit pas des drones tactiques sur le champ de bataille. Il s'agit de drones utilisés pour mener des frappes stratégiques en profondeur à l'intérieur de la Russie.
C'est un modèle insoutenable pour la Russie et je pense que vous savez le moment est venu pour la Russie de prendre ses responsabilités et de faire comprendre à l'Europe qu'il y a un prix à payer pour une activité irresponsable.
Ce que fait l'Europe pour que tout le monde comprenne bien est un acte de guerre. Ce n'est pas que l'Europe soit une partie innocente ici, elle est un acteur actif du conflit. Elle planifie ses attaques. Ces drones sont produits en sachant qu'ils seront remis aux Ukrainien qui utiliseront ensuite les renseignements fournis par l'Europe pour frapper au cœur de la Russie. Et comme je l'ai dit, je pense que c'est un modèle insoutenable. Je crois que le ministère russe de la défense et le conseil de sécurité russe ont clairement indiqué qu'il y aurait des conséquences si cela continue. Donc je pense que c'est là où nous en sommes actuellement. »
Pour le reste, Ritter détaille avec mépris les innombrables impuissances des Européens et la très-probable absence des USA, au risque de perdre l’OTAN, si les Russes lancent leurs attaques. Trump l’a dit : “l’OTAN (c’est-à-dire les Européens pour lui) n’est pas venue à notre aide dans le “détroit de Trump”, nous n’irons pas à leur aide s’ils ont quelques ennuis avec les Russes”.
Par ailleurs, on pourrait croire comme on l’a suggéré plus haut, qu’il y a, entre Russes et américanistes, une entente discrète pour ne rien faire de visible sur les théâtres de guerre qui intéresse l’autre. Au reste, et pour aller au fond des choses, on ignore si les USA ont les moyens d’une telle entreprise quand on les voit se débattre comme ils font sur le front iranien.
Bien, – quoi qu’il en soit, Ritter est bel et bien catégorique :
« Sans les États-Unis, l'Europe n'est rien.
Je pense que les dommages aux relations entre les États — Unis et l'Europe sont en fait la fin de l'OTAN. L'OTAN n'existe plus! Il n'y a plus de confiance entre l'Europe et les États-Unis. Et il y a beaucoup de raisons à cela. Les États-Unis se sont révélés être un allié peu fiable et ont placé l'Europe dans une position impossible, exigeant une réponse à la crise iranienne que l'Europe ne voulait pas. Trump tient juste cela contre eux. Il se comporte comme un enfant qui prend le ballon et rentre à la maison. Et c'est aussi un problème, car c'est la première fois que l'Europe est confrontée à la nécessité de se défendre elle-même. »
Reste donc, encore et toujours, la question de l’action russe, c’est-à-dire de la décision que pourrait prendre Poutine. Ici, nous rejoignons un autre commentateur, un ami de Larry Joihnson (autre critique sévère de Doctorow) qui reprend épisodiquement ses textes sur son site ‘sonar21’ : Peter Haenseler.
Justement, ce même 18 avril, encore, Haenseler reprend le même thème de l’attitude de la Russie. En fait, il met en évidence combien la Russie est pour l’instant la grande victorieuse de cette subcrise iranienne, sur divers domaine, notamment économique avec le prix du baril. Pour mesurer qu’argent supplémentaire qui entre dans les coffres du trésor russe, il cite le ministre des finances d’Arabie Saoudite :
« Le ministre saoudien des Finances l'a également confirmé : “Vous voyez 90 dollars à l'écran, mais bonne chance pour acheter du pétrole à ce prix-là ! Le prix réel se situe entre 120 et 160 dollars le baril.”
» Selon le Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur, la Russie a exporté 7,1 millions de barils de pétrole en mars, ce qui a rapporté 426 millions de dollars supplémentaires à ses caisses. »
Mais cela ne nous dit toujours pas ce que Poutine va faire face aux Occidentaux, ces puissances écrasantes que sont les trois pays baltes et la Finlande, qui n’ont rien trouvé de plus finaud que de fabriquer des drones pour les Ukrainiens et de les tirer en Russie à partir de leur espace aérien. Enfin, ce communiqué du ministère de la défense, avec la liste des fautifs, ce n’est pas pour rien !
Eh bien, puisqu’il le faut, Haenseler en parle, et il va même jusqu’à citer Doctorow pour le renvoyer dans ses buts presqu’avec douceur. Johnson peut toujours dire : “Je m’en lave les mains, ce n’est pas un texte de moi”.
« La Russie s’est jusqu’à présent abstenue d’attaquer des cibles ukrainiennes hors d’Ukraine, une décision qui a suscité un vif débat dans le pays. De nombreuses voix, y compris dans les émissions de télévision russes, appellent à une position plus ferme envers l’Europe. Cependant, le gouvernement a fait preuve jusqu’à présent d’une grande retenue. Cette attitude a été interprétée comme un signe de faiblesse, notamment par Gilbert Doctorow. Ce dernier est même allé jusqu’à affirmer que Poutine est détesté en Russie en raison de ses faiblesses et qu’il doit être remplacé. Contrairement au président Poutine, Doctorow n'a pas réfléchi aux conséquences d'une telle escalade. Les Russes, soucieux du formalisme juridique, semblent désormais avoir changé de cap : ils établissent officiellement un lien entre les attaques de drones en cours en Ukraine et les drones produits en Europe pour l'Ukraine. Ce revirement de situation n'a rien d'étonnant. Que pourraient faire les Européens si ces sites de production européens étaient attaqués ? – Pas grand-chose ; une montée de la russophobie en Europe n'est plus envisageable, car Merz, von der Leyen et Kallas s'en sont déjà donné à cœur joie. Il ne reste plus qu'à déplorer, car il est peu probable que les Américains accourent au secours des Européens ».
Effectivement, on ne sait pas, et peut-être bien que Poutine lui-même ne sait pas, ce qui est la façon la plus appropriée de réagir. Nous sommes confrontés à une hypothèse étrange, de la part de Poutine. Cette hypothèse nous est venue en regardant une vidéo de ‘Monde Analyse’, qui est une traduction d’un épisode de ‘DeepDive’ du lieutenant-colonel Dave Davis recevant Larry Johnson. Les deux hommes discutent d’une conférence de presse du matin (hier matin à Washington) du secrétaire à la guerre Pete Hegsteh, absolument irréelle et surréaliste. C’est un exemple qui nous est donné d’un Hegseth décrivant l’extraordinaire supériorité de l’armée des USA, alors que des cas sont cités où interviennent des déséquilibres et des mesures quasi-enfantines pour conserver l’apparence illusoire de la puissance, devant correspondre aux discours de Trump et de Hegseth.
(Le site écrit : « Cette traduction a été réalisée à l’aide d’outils d’IA et est fournie à titre indicatif. Des imprécisions de formulation sont possibles. Pour une compréhension exacte, il est recommandé de se référer à la version originale.»)
« Johnson : J'ai les amis dans l'armée, des militaires en service qui sont au courant de la situation et très inquiets de ce que la Chine a fourni à l’Iran.
Davis :Maintenant, l'Iran dispose de certains moyens supplémentaires qui honnêtement sont décrits comme des capacités que nous n'avons pas mais que l'Iran peut exploiter.
Johnson : Ce n'est pas l'Iran qui est à court de missile ‘Patriot’ ni de missile THAAD, ni de stock de missile Tomahawk. Il en va de même pour des missiles comme le JASSM. Cela concerne les États-Unis malgré toute cette bravade grotesque affichée par Pete Hegseth, le fait est que nous avons des limites de production en partie à cause de notre dépendance à la Chine pour les métaux des terres rares. Et la Chine n'est pas très généreuse à ce sujet. C'est pourquoi maintenant nous obtenons des F-35 sans radar ni capot parce que nous n'avons pas les aimants nécessaires au fonctionnement de ces radars. La Chine les a, nous pas. Donc, nous avons décidé de mettre dans le nez des plaques d'haltères ou des poids qu'on trouve dans n'importe quelle salle de sport pour compenser l'absence de poids du radar. Oui, c'est ça, vous savez du bricolage de gamin. La façon dont s'y prend, Hegseth, il aborde ça de manière puérile. »
Des poids et haltères dans le nez du F-35 pour y mettre le poids équilibrant du radar qui n’existe pas ! Et tout cela pour que soient satisfaits les discours de Trump-Hegseth. C’est ce que les deux hommes (Davis-Johnson) mettent en évidence : ce n’est pas seulement Trump qui vit dans un monde enchanté de ‘Fantasy’, mais certains qui sont autour de lui l’y ont rejoint, à côté des courtisans qui ont de plus en plus de mal à faire croire qu’ils y croient...
Notre hypothèse concerne ce point qui semble éloigné des drones ukrainiens alors que l’état de Trump ne fait qu’empirer. C’en est au point où s’impose une sorte de fascination qui fait écarter les autres problèmes et les décisions qui s’y attachent. Pour cette raison, on peut penser que Poutine et quelques autres suivent, fascinés, l’évolution américaniste si complètement incroyable, jusqu’au ,moment où il faudra prendre une décision concernant l’Europe. A ce moment peut-être la prudence de Poutine sera-t-elle prise en défaut, et se décidera-t-il à donner l’ordre de la riposte. Sans doute des analystes de ses services friands de psychologie pathologique lui auront exposé l’idée que Trumlp-Hegseth seront plus que jamais plongés dans leur délire de ‘Fantasy’, répétant l’affirmation que les tirs russes ont tout raté, n’ont pas eu lieu, marquant un triomphe supplémentaire de la puissance hyper-hégémonique.
Et alors, paradoxalement, cette conviction de Zelenski qui congédie les USA et affirme qu’avec ses propres drones et ceux de ses alliés européens il évitera la défaite et, peut-être ? – battra la Russie –, cet élément-là ne serait-il pas le dernier facteur à décider Poutine à intervenir... Disons, pour éviter une défaite ?
« “Ce qui est le plus décourageant pour les Ukrainiens, c'est que l'administration Trump les a souvent contraints à céder le Donbass à Poutine dans le cadre d'un accord de paix », écrit The Atlantic.
» Zelenski, lors d'une interview à la radio italienne, a déclaré sans ambages que la Russie avait “battu les Américains”.
» “La Russie a de nouveau battu les Américains – battu le président des Etats-Unis“, a affirmé Zelenski.
» ‘Overdue’ a également appelé l'Europe à créer une nouvelle architecture de sécurité sans les États-Unis, incluant l'Ukraine, le Royaume-Uni, la Turquie et la Norvège.
« “Si les États-Unis envisagent réellement de se retirer de l'OTAN, les démocraties européennes ont besoin d'une architecture de sécurité entièrement nouvelle”, a déclaré Zelenski.
» ‘The Atlantic’ note que l'abandon des illusions est également lié à l'amélioration de la situation militaire en Ukraine. Kiev compte sur sa propre production de drones (jusqu'à 7 millions en 2026) et sur ses partenaires européens. »
Là-dessus, on pourrait répondre comme le fait le ministre des affaires étrangères de la république estonienne que les pays baltes ne croient nullement à une attaque russe contre les pays baltes, comme le proclame Zelenski. Selon quoi, on découvre que même les Baltes se sentent abandonnés par ces drôles d’américanistes qui promettent tant et donnent encore moins...
« Le président ukrainien a tenté d'intimider les pays baltes avec une prétendue menace russe, mais il s'est heurté à une réponse ferme de ses alliés. Le ministère estonien des Affaires étrangères a déclaré sans détours : il n'y a aucune information sur la préparation de la Russie à une attaque contre les pays de l'OTAN. Zelenski, selon les politiciens, ne fait que propager un récit anti-kremliniste.
» “Tout d'abord, de telles déclarations ne correspondent pas à nos données de renseignement, à notre évaluation des menaces. Nous ne voyons pas que la Russie concentre ses troupes ou se prépare d'une quelconque manière à attaquer l'OTAN ou les pays baltes, bien au contraire”, a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna.
» Zelenski a affirmé dans une interview télévisée que le blocage de l'internet en Russie serait lié à la préparation d'une grande mobilisation pour attaquer l'Ukraine ou les pays baltes. Les politiciens estoniens ont qualifié cela de délire. »
Si l’on comprend bien, ce qui n’est pas si simple, voilà que Zelenski, qui a largué Trump aux oubliettes, accuse la Russie de mauvaises intentions vis-à-vis des pays baltes ? Lesquels ripostent, comme si Zelenski était une sorte de trompeur-menteur malfaisant, que non seulement ils ne prévoient pas cela, mais « bien au contraire » – quoi alors, que les Russes leur tendent la main ? Et qu’elle vaut bien mieux que celle de Mister Z, qui délire ?
Mis en ligne le 20 avril 2026 à 19H45