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Il se trouve que dans 3,5 millions de documents (plus 180 000 photos, vidéos, etc.) se trouveront mentionnés divers noms des grands du cinéma et d’Hollywood. Avec la magie Epstein, c’était inévitable. Eh bien ! L’affaire a embrasé Hollywood comme un incendie d’une forêt californienne privée de pluie depuis une décennie.
Les “personnalités”, c’est du beau monde : Robert De Niro en tête de liste, George Clooney, Jane Fonda, Tom Hanks, Michael Jackson, le rapeur Jay-Z. Qu’ont-ils fait ? Cela dépend et reste dans l’ombre du mystère. Peut-être une simple poignée de main couronnée d’une balade dans l’“Epstein island” (officiellement Saint James Island) où se passaient donc des choses avouables et d’autres pas. Mais pour Hollywood sur des charbons ardents, il suffit d’une citation dans un courriel et d’une apparition sur la vidéo d’un innocent cocktail...
Voyez, par exemple, venu d’un des réseaux alternatifs sur Hollywood, que nous avons peu l’habitude de consulter (WokeWatch’ le 4 février 2026 ), – l’inusable De Niro, Prince de toutes les Belles Causes, cité ou vu donc dans le fond-Epstein et sommé de s’expliquer dans une émission de la CBS, chaîne avec laquelle il a de beaux et grands projets.
« Hollywood est en plein chaos, et Robert De Niro vient d'en rajouter une couche. Après la publication de plus de 3 millions de documents Epstein, De Niro a affronté une foule en colère dans la rue [à la sortie des studios CBS où il avait tenté de répondre à des questions sur le ‘fond-Epstein’], criant, sur la défensive et visiblement furieux, déclenchant une véritable tempête sur les réseaux sociaux et les plateaux des émissions de fin de soirée.
» Pourquoi c'est important :
» Il ne s'agit pas seulement de Robert De Niro, mais d'un establishment hollywoodien pris au dépourvu, essayant de manipuler l'opinion publique tandis que les fans exigent des comptes. Les réseaux sociaux sont en ébullition, les émissions de fin de soirée se préparent, et les révélations sur l'affaire Epstein mettent au jour des failles qu'il est impossible d'ignorer. »
… De quelles failles s’agit-il ? En fait de “failles”, nous parlerions plutôt de la vision trop voyante de l’abîme sans fond de l’hypocrisie-absolue qui a toujours habité la gauche hollywoodienne. Cette gauche “deniresque” hurle à la mort de Trump pour ce qui concerne diverses affaires où l’administration Trump est crucifiée pour refus de publication et d’expression (Transparence ! Transparence !) ; par exemple pour les activités des ICE à Cincinnati, ou même, – surprise surprise, – pour les papiers-Epstein non publiés pendant des années (sous Biden, pas un mot ?) et pendant des mois (sous Trump-l’immonde). Soudain, l’on reçoit dans les augustes figures plus de trois millions de documents avec des noms cités, et les noms hollywoodiens en question, De Niro en premier, protestent contre les violations de la vie privée qu’il réclamait de Trump et que les foules de fans en colère réclament de lui (“Que faisiez-vous avec Epstein ?” “Quelles sensations avez-vous ressenties en serrant sa main de pédo-criminel et de super-mac du gratin ?”, etc.). Transparence-maxi ? Hypocrisie-hypermaxi, répond le Sphinx flegmatique.
• Mais ne croyez pas que ce soit mieux de l’autre côté : que nenni ! Jimmy Dore, pourtant pas ami du tout de la GaucheSystème de Hollywood, reprend une analyse qu’il a déjà faite en juillet dernier, lors d’une précédente apparition de Mr. Blanche, l’adjoint à la Procureure Générale (ministre de la Justice) Pat Mondi. Mais cette fois, aujourd’hui, il a les pièces en main monsieur Blanche, les trois millions et demi de documents, – il montre tout, absolument tout, – sauf qu’il ne montre pas tout... Il précise qu’il n’y a pour l’instant personne ni d’identifié, ni d’inculpé ; et Dore s’exclame : “Bien sûr qu’il n’y a personne d’identifié et d’inculpé d’actes de violence et de torture, puisqu’il ne publie pas les images montrant ces tortures et ces violences, même avec une protection quelconque de confidentialité”...
« Tout le monde est-il bourré dans cette administration tout le temps ? Non, c'est le sous-secrétaire, l’adjoint de la procureure générale. Je veux dire, donc euh voilà. Il vient d'admettre... Alors écoutez ce qu'il admet ici. Il admet que le ministère de la Justice a exclu les images montrant des décès, des violences physiques ou des blessures du dossier Epstein rendu public.
» Écoutons. Alors il a simplement dit : “Nous ne savons rien de rien. Il n'y a rien, nous ne savons rien de tous ces types. Sauf que si. Sauf que si nous savons”. Euh, mais écoutez ce qu'il dit. “Toute représentation de tortures, de violence ou de pornographie infantile a évidemment été exclue. Tout ce qui pourrait compromettre...” Ils ont donc exclu toutes les horreurs de la pornographie. Ils les ont exclues. »
Alors, Jimmy Dore se déchaîne. Il dénonce cette exceptionnelle hypocrisie qui est de publier les documents en vous disant “Tout y est, personne n’est inculpé”, et en précisant aussitôt, “sauf les documents montrant des choses horribles et qui appellent des inculpations,, on ne peut montrer ça au public, ni à vous journalistes, etc., donc il n’y en a pas et personne n’est inculpé”.
« Eh bien, dites-nous les noms de ceux qui étaient dans ces images. Quelqu'un était là. Et qui a pris les photos alors ? Qui a pris la vidéo ou les photos ? Attendez. Voilà... “Je ne veux pas voir de tortures et le reste mais j'aimerais savoir qui faisait ça ?” Enquête fédérale en cours. Et enfin, tout ce qui représente ou contient des images de mort, de violence physique ou de blessures, n'a pas non plus été produit.
» Donc, il vous dit que les choses les plus horribles que tout le monde veut connaître, nous ne les avons pas publiées. Nous les avons censurées. Toutes les horreurs, nous ne vous les montrons pas. Les choses qui prouveraient l'existence de ce réseau, nous n'allons pas vous les montrer. Et c'est assez stupéfiant. Mais voici le genre de chose... Regardez. Jeffrey Epstein. Ceci vient de Jeffrey Epstein et est adressé à quelqu'un dont le nom est masqué. Je me demande qui est ce type. Peut-être que c'est quelqu'un que nous aimerions connaître... »
Tout le monde sait bien, par ailleurs dans ce chaos extraordinaire, que Mondi détient encore un beau paquet qui est le restant du fond-Epstein. Pas loin de 50% du total, donc encore 2,5-3 millions de documents. Pourquoi pas les publier, sinon parce qu’elles risquent d’être dommageables pour le président ? “On y travaille” répondent-ils tous en chœur, et certains peuvent aussi bien imaginer que c’est pour éliminer des documents trop ennuyeux pour Trump, et d’autres pour éviter qu’une liste de noms de jeunes victimes d’Epstein soient diffusée accidentellement, comme ce fut le cas, rattrapée d’extrême urgence mais pas assez vite, pour le premier paquet...
Vous comprenez que, de quelque côté que vous vous tourniez, vous tombez sur les mêmes murs construits en langue de bêton, plus costaud que le bois, que Chris Hedges nomme « a cover-up bipartisan ». Conviée au ‘Karl Iversen show’, Marjorie Taylor Greene (MTG) dont on a rappelé hier l’action essentielle, plante le dernier clou dans le cercueil en langue de bêton de MAGA...
« Je crois que tout le monde réalise maintenant que MAGA est un mensonge, un énorme mensonge pour les gens du peuple... MAGA sert vraiment, dans cette administration, les gros donateurs, tous ces gens qui reçoivent des privilèges, des contrats du gouvernement, des pardons pour eux et leurs amis, et puis aussi les pays étrangers qui mènent la danse ici... »
Revenant au monde hollywoodien qui nous a attirés, et qui constitue une formidable plate-forme de communication et d’influence politiques aux USA, – voilà donc ce que nous amenés la “libération” des acteurs et autres “artistes”, tenus par la main de fer et l’esprit étroit des tycoons juifs ultra-conservateurs et de leurs studios jusque dans ;les années 1950. Il se fait que, pour l’instant, la “machine politico moralinesque” de Hollywood se trouve tentant de naviguer dans les eaux troubles et agitées des contradictions de simulacres, de ‘narrative’, de conformismes hyper-révolutionnaires.
C’est à ce moment qu’apparaît un “chevalier blanc”, un dur de dur qui n’a pas la langue dans sa poche, un type hyper-catholique de l’extrême qui a déjà livré des batailles humanitaires dans des positions pas très confortables mais avec un grand cœur (avec ses amis Denzel Washington et Jodie Foster, pourtant pas de son bord mais amis pour la vie). Il s’agit de l’acteur Mel Gibson, que l’on n’aime pas trop à Hollywood, qui sent un peu trop la poussière et la boue des brousses australiennes aussi bien que des moines-soldats qui méprisent la richesse et le faste des évêques de Rome.
« Depuis que le ministère de la Justice a publié plus de 3 millions de documents concernant l'affaire Epstein, de nombreuses célébrités d'Hollywood et des personnalités des médias réclament l'arrêt de toute nouvelle publication de ces documents, surtout après la découverte de nombreuses autres photos de Bill Clinton avec Epstein et la mention de nombreuses autres personnalités comme Robert De Niro, George Clooney, Jane Fonda, Tom Hanks, etc.
» Un développement majeur est actuellement en cours : Mel Gibson dénonce les nombreuses célébrités qui se rétractent concernant l'affaire Epstein, après que Donald Trump et Pam Bondi ont annoncé que d'autres documents seraient publiés en plus des 3 millions déjà rendus publics. »
Mais voilà où Gibson devient “chevalier blanc” : en annonçant qu’après tout, écœuré par l’hypocrisie de Hollywood, il tenterait bien sa chance pour le poste de gouverneur de la Californie (élections en 2027). On sait qu’il y a longtemps qu’on ne rit plus des démarches politiques des acteurs : deux d’entre eux, Reagan entre 1967 et 1975, Schwarzenegger entre 2003 et 2011, ont été gouverneurs. C’est même l’un des rares domaines où les républicains parvinrent à reprendre la main sur les démocrates en Californie depuis les années 1950. Reagan et Schwarzenegger étaient de la droite républicaine, comme Gibson si l’on veut quoique l’identification devient de plus en plus difficile ces temps-ci.
Nous allons plutôt comparer les temps de crise, c’est-à-dire des temps où un candidat hors des normes briguait le poste de gouverneur. Ce ne fut ni le cas de Reagan, ni celui de Schwarzenegger, tous deux appuyés par l’appareil républicain. Au fond, si Gibson arrivait à mettre sur pied une campagne, elle serait semblable, quoique de l’autre extrême, à la campagne dite ‘EPIC’ (pour ‘End Poverty In California’) de l’écrivain Upton Sinclair en 1933-1934.
Les crises sont assez proches, pour les USA : rien ne se rapproche plus de la GrandeCrise d’aujourd’hui que la crise de la Grande Dépression, la seconde étant un galop d’essai pour la première. Sinclair fut politiquement liquidé malgré une énorme popularité par une belle alliance, recourant à la violence physique systématique : les ‘tycoons’ de Hollywood, le crime organisé (‘Cosa Nostra’), les industriels de l’État, et au final, une trahison du président Franklin D. Roosevelt, le bien-aimé des progressistes, qui avait promis son soutien à Sinclair et le retira au dernier moment. On peut dire que le DeepState d’alors liquida Sinclair en politique ; la seule chose que Gibson devrait craindre s’il arrivait à une perspective acceptable, c’est l’élimination par le DeepState d’aujourd’hui. D’autre part, diront les pessimistes-optimistes, une bonne campagne de Gibson (sans parler d’élection) contribuerait à contrarier gravement le DeepState en Californie, qui tient à conserver la pression sociétale-progressiste que Hollywood entretient depuis bien plus d’une décennie.
Dans tous les cas, et certainement avec cette crise-Epstein qui affole absolument tous les recoins, des extrêmes aux opportunistes, des élitesSystème, la Californie où se trouvent à la fois des fortunes et des foyers intenses d’agitation est appelée à jouer un rôle important dans la crise américaniste. Ce sera surtout le cas si la crise d’“images” et de “communication” s’aggrave à Hollywood. Mel Gibson est le type même du nouveau-venu, appelé à disparaître aussi vite qu’il est venu en approfondissant la querelle des rouges contre les bleus, ou au contraire à jouer un rôle sérieux et susciter une tension supplémentaire dans cet État jusqu’à lui considéré comme totalement acquis à la gauche extrême des démocrates.
Décidément dirons-nous enfin, Epstein mort est un homme précieux. Il parvient à réveiller tous les centres des élitesSystème, à les plonger tous dans la même GrandeCrise similaire, bref à rapprocher de son terme autodestructeur la politique surpuissante lancée follement par les forces diaboliques. Cet homme ne pouvant être un élu de Dieu, il apparaît sans aucun doute comme le choix le plus parfait du Diable parvenu au faite de sa surpuissance, ignorant l’adage populaire du juste-penser : “Plus dure sera la chute”, c’est-à-dire l’autodestruction.
Avec Epstein, le Diable s’est aventuré dans la métahistoire, convaincu de la conquérante vaillance d’un Epstein bon à tout faire, retournant un Lord du Trône en slip dans son appartement de l’avenue Foch, pervertissant un Prince sans divertissement (Edward) et troublant une Princesse Héritière de Norvège (Mette Marit) ; convainquant une Rothschild de faire affaire avec lui en Ukraine post-Maidan ou un Bill Gates de fabriquer des vaccins en chocolat ; baladant des Clinton, un Trump et sa future femme jaillie du cheptel, quelques cheikhs trébuchant sous leurs provisions ; affolant un Jack Lang jusqu’à lui faire se charcuter un nouveau visage toujours aussi avenant ; abonné à la CIA, au Mossad et au MI6 jusqu’à rendre le KGB jaloux d’outre-tombe, – tout cela n’est pas rien ! Il s’agit bel et bien d’un effort ultime jusqu’à tenter de sauver l’histoire manipulée par lui (le Diable) par la métaphysique.
Pourtant, pourtant, Guénon s’est rarement trompé et, dans son jugement sur le Diable, il a condamné d’avance son choix catastrophique (« [laissant] échapper toujours quelque [bêtise], qui est comme sa signature... »)... Pensez donc, un agent quintuple possédant le monde entier dans ses mains suprêmement habiles et pourtant, pourtant, – laissant tous ses secrets dans des millions de documents d’où il ressort qu’il n’était qu’un maquereau pédophile et globaliste rêvant que l’on conservât son cerveau et son pénis « par cryogénie » pour les générations futures. Le Diable n’a jamais compris combien, vraiment, une bite ne suffit pas à faire un Nouveau-Monde dans les profondeurs sinistres et furieuses de l’enfer ; combien, vraiment, l’autodestruction est sœur jumelle de la surpuissance.
Mis en ligne le 5 février 2026 à 21H15