RapSit-USA2020 : Joe, la ‘surprenante surprise’

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RapSit-USA2020 : Joe, la ‘surprenante surprise’

Non seulement Biden est tout ce que l’on sait, – vieux-gâteux, inexistant, sans la moindre idée politique propre, destiné à être éliminé pour raisons médicales et compoertementales dans les mois suivant une éventuelle élection, – mais il nous présente également un cas de corruption oligarchique du type népotique qui est tout simplement exemplaire. Le très-souriant Joe (48 dents ? 64 ?) qui réussit des discours plein de fougue devant une foule minutieusement absente et un téléprompteur géant, réussit également à apparaître comme une des surprises de cette élection en se découvrant comme l’organisateur népotique d’un groupe prodigieusement corrompu, notamment avec l’aide de son fils Hunter. Les principaux terrains de chasse des Biden, outre les champs d’honneur intérieurs habituels de l’Amérique, sont l’Ukraine et la Chine.

Les révélations se multiplient après que la digue ait cédé sous la poussée de l’article du New York Post, aussitôt censuré par nos petits-‘Masters of Universe’, Tweeter et Facebook, et provoquant le fameux ‘effet-Streisand’ qui implique qu’un document censuré avec éclat et spectaculairement bénéficie d’une publicité extraordinaire et d’une diffusion à mesure, par les innombrables canaux doublant ceux qui ont été interdits par la susdite censure ; bref, nous parlons pour ainsi dire de ‘la censure censurée’, conduisant à la formule algébrique [moins + moins = plus].

Depuis mercredi, donc, et la notoriété publique du fait de censure d’une affaire pourtant connue dans ses moindres détails depuis des mois, c’est un torrent ininterrompu d’une boue bien grasse et bien épaisse éclaboussant la famille Biden. L’un des principaux artilleurs tapant sur les Biden, c’est l’avocat Giuliani, un proche de Trump et un maître-connaisseur des coups fourrés ukrainiens, qui dispose d’un formidable dossier  sur les Biden, à écouler d’ici le 2 novembre.

Ce cas-Biden est finalement une des surprises les plus inattendues de cette campagne qui semblerait devoir nous gâter jusqu’au bout. (Il y a en effet dans cette époque étrange des ‘surprises attendues’, ou ‘surprises sans surprise’, et des ‘surprises inattendues‘, ou ‘surprises surprenantes’ ; le cas Biden tel qu’il a évolué est de la seconde option.)

La candidature Biden était pliée d’avance : candidat médiocre, vieux routier corrompu mais pas plus que les autres, toussant et débitant des phrases sans queue ni quoi que ce soit, que personne n’écoutait pae conséquent... Biden était sans importance, l’ombre de son ombre dont la seule vertu était tout simplement qu’il n’était pas Trump, et donc que, s’il gagnait, il exploserait l’insupportable Trump. C’est tout ce qu’on lui demandait, dans une époque où voir les choses à plus de trois semaines de distance représente un effort absolument surhumain, qui vous envoie ‘en réa’ façon-Covid19. De toutes les façons, entre deux toux sinistres, Biden s’en serait allé pour cause d’incontinence verbale et autres, – qu’importe.

Soudain, les choses changent.

Le vieux Joe s’avère être un roué, un toursiveu (« homme fallacieux, insinuant, captieux, [qui] trompe avec art et méthode »), dont même son fils Hunter, exécutant de toutes les sales coups, se plaint dans un courriel à sa sœur que son père lui ponctionne la moitié des commissions et pots de vin qu’il ramasse ici et là, de Kiev à Pékin. Le vieux Joe s’avère un ‘homme scandaleux’ dans un milieu où il fait y aller à fond pour parvenir à faire scandale. Le nombre de caserolles qu’il traîne semble tout à fait impressionnant, au point où certains chez les démocrates-qui-ne-doutent-de-rien se demandent si les problèmes de Joe ne risquent pas de compromettre son mandat de président dès le début (ce sont effectivement des démocrates qui-ne-doutent-de-rien puisqu’ils ne doutent pas une seconde de la victoire de Joe, alors que les ‘scandales’ pourraient bien s’avérer être un redoutable champ de mines pour le 3 novembre).

La partie reste donc remarquablement ouverte, entre deux candidats qui illustrent si bien à propos la situation du système de l’américanisme, qui se résume assez curieusement par cette formule à l’emporte-pièce, traduite approximativement et avec prudence de notre part, venue d’un commentateur assez peu dans les normes de la décence américaniste et résolu à ne pas voter le 3 novembre… « Qui prendra le bâton merdeux ? »

A ce propos justement et finalement, sans doute est-ce Helen Buyniski qui n’a pas tort, écrivant pour RT.com dont les pauvres petits censeurs chargés de conteneurs de $milliards continuent à vous avertir, par exemple du côté de Tweeter que le susdit RT.com est bien, mais oui mais oui, un ‘média d’Etat’. (Quand vous mesurez les performances vertueuses des ‘médias privés’, vous êtres terriblement rassurés, camarades Corporate Socialists.) Pour Buyniski, finement psychologue, il se pourrait bien que chacun des deux candidats nourrisse secrètement le désir, après tout pourquoi pas, de n’être pas élu, – c’est-à-dire, lorsqu’on réalise en vérité le marigot de matières fétides en décomposition de ce que seront USA2021 et la suite. (« Et si ni les démocrates ni les républicains ne voulaient pas gagner en 2020 ? interroge Buyniski dans le titre de son texte. Personne ne veut avoir à changer la couche affreusement souillée de l’Empire américain... »)

Ce qui nous vaut cette triste conclusion, se rapportant à l’intéressant emploi, décidément fort couru, de la gestion de l’emplacement des chaises-longues sur le pont en forte déclivité du Titanic :

« À l'approche du 3 novembre, les deux candidats semblent faire campagne pour leur adversaire. Biden a exhorté les électeurs qui pensaient qu'ils étaient mieux sous Trump à le réélire tandis que Trump a récemment menacé de prendre en otage l’aide Covid-19 des Américains à court d’argent jusqu’à la fin de l’élection, avant de faire marche-arrière devant les protestations du public. Quiconque détient la patate chaude du pouvoir dont on entend le tic-tac avant l’explosion, celui-là ne trouve plus grand’chose d’exaltant dans son travail de déplacer les chaises-longues sur le pont du Titanic en train de couler vite fait, pour permettre une meilleure immersion quand on sera au bout du voyage... »

 

Mis en ligne le 19 octobre 2020 à 13H10

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