Psychologie suicidaire de la GCES

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Psychologie suicidaire de la GCES

1er septembre 2020 – Dans la série paroxystique de crises que connaît l’année 2020, sur un terrain crisique déjà très fortement affirmé et dynamique, il nous a toujours apparu évident que le facteur psychologique, aux niveaux individuel et collectif, pesait d’un poids considérable et qu’il était extrêmement affecté sinon dévasté. Ce constat est général, mais particulièrement marqué pour les USA qui est le pays le plus profondément touché par ce tourbillon crisique sans précédent.

C’est ce que détaille l’excellent, expérimenté et méthodique commentateur Glenn Greenwald, à partir notamment d’une étude statistique de l’organisme central US de santé (CDC), extrêmement actuelle puisque portant sur un aspect psychologique brutal au cours du mois de juin : l’intention suicidaire. On emprunte ici la partie statistique de ce texte, avec ses commentaires immédiats, pour fixer le problème dans ses aspects les plus scientifiquement concrets et en ayant à l’esprit que dans le cas de la psychologie, l’aspect “scientifiquement concret” est vraiment la toute-toute-petite “partie immergée de l’iceberg”.

« L’année 2020 est d’ores et déjà l’une des plus tumultueuses de l'histoire moderne des Etats-Unis d’Amérique. Pour trouver des événements à la fois aussi déstabilisateurs et aussi déstructurants, il faut remonter à la crise financière de 2008 et à l’année 2001, avec les attentats du 11 septembre suivis de la crise de l’anthrax ; mais ces chocs systémiques, aussi profonds soient-ils, ont été isolés (l’un étant une crise financière, l’autre une crise de sécurité nationale) et donc d’une portée plus limitée que l’instabilité multi-crise qui façonne actuellement la politique et la culture américaines.
» Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la seule période équivalente à cette année 2020 est l’agitation multiforme des années 1960-1975 : assassinats en série de dirigeants politiques, protestations massives en faveur des droits civiques, émeutes soutenues et très graves dans des grandes villes, fureur contre une guerre odieuse en Indochine et démission d’un président gangrené par la corruption.
» Mais ces événements se sont déroulés et se sont construits les uns sur les autres au cours d’une décennie. Par contraste, les crises actuelles qui se développent, chacune d’une importance historique en soi, – une pandémie mondiale, un confinement économique et social à double tour, un chômage de masse, un mouvement de protestation durable provoquant des niveaux croissants de violence et de volatilité, et une élection présidentielle centrée sur l’une des personnalités politiques les plus clivantes que les États-Unis aient connues, – se produisent simultanément, ayant éclaté les unes parallèlement aux autres en quelques mois.
» Sous les gros titres consacrés à juste titre à ces grands événements de 2020, se cachent des données très troublantes qui reflètent l'intensification des pathologies dans la population américaine ; – non pas affections morales ou allégoriques, mais pathologies émotionnelles et psychologiques scientifiquement prouvées. De nombreuses personnes ayant survécu à cette pandémie en conservant leur santé physique savent d’expérience personnelle, – en observant les autres et en s’observant elles-mêmes, – que ces crises politiques et sociales ont engendré des difficultés émotionnelles et des calvaires psychologiques.
» Mais plus encore, les données statistiques elles-mêmes sont étonnantes, tant par la profondeur des crises sociales et de santé mentale qu’elles montrent que par leur omniprésence. L’étude la plus illustrative et révélatrice est peut-être celle publiée par le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) au début de ce mois [d’août], basée sur une vaste enquête sur la santé mentale des Américains à la fin juin.
» L’une des questions posées par les chercheurs était de savoir si la personne interrogée avait “sérieusement envisagé le suicide au cours des 30 derniers jours”, c’est-à-dire en ne l’ayant pas considéré comme un fantasme momentané et de peu d’importance, ni en ayant cette tendance habituellement, mais ayant sérieusement envisagé le suicide au moins une fois au cours des 30 derniers jours. Les résultats sont stupéfiants.
» Pour les Américains âgés de 18 à 24 ans, 25,5%, – un peu plus d’un jeune sur quatre, – ont déclaré l’avoir envisagé. Pour le groupe beaucoup plus important d’Américains âgés de 25 à 44 ans, le pourcentage était un peu plus faible mais toujours extrêmement alarmant : 16%. Au total, 18,6% des Hispano-Américains et 15% des Afro-Américains ont déclaré avoir sérieusement envisagé le suicide au cours du mois dernier. Les deux groupes ayant le pourcentage le plus élevé de réponses positives sont les Américains n’ayant pas terminé leurs études secondaires et les aides familiales non rémunérées, dont 30%, – soit près d’un sur trois, – ont répondu par l’affirmative. En général, 10 % de la population américaine a sérieusement envisagé le suicide au mois de juin.
» Dans une société équilibrée et saine, qui répond aux besoins émotionnels de base de sa population, le suicide et les idées suicidaires graves sont des événements rares. C’est un anathème pour l’instinct humain le plus fondamental : la volonté de vivre. Une société dans laquelle une si grande partie de la population envisage sérieusement cette option est tout sauf saine ; c’est une société qui ne parvient manifestement pas à fournir à ses citoyens les éléments de base nécessaires à une vie satisfaisante.
» Les données alarmantes du CDC vont bien au-delà des graves désirs suicidaires. Il a également été constaté que “40,9% des personnes interrogées ont déclaré avoir au moins un problème de santé mentale ou comportementale, – y compris des symptômes de troubles anxieux ou dépressifs (30,9%), des symptômes d’un trouble lié à un traumatisme ou à un facteur de stress (TSRD) ayant un rapport avec la pandémie (26,3%), – et avoir commencé ou augmenté leur consommation de substances pour faire face au stress ou aux émotions liées à la COVID-19 (13,3%)”.
» Pour la partie la plus jeune de la population adulte, les 18-24 ans, nettement plus de la moitié (62,9%) ont déclaré souffrir de troubles dépressifs ou anxieux. »

C’est sans réelle surprise, suivant le texte de Greenwald, qu’on apprend, ou qu’on voit confirmé le constat intuitif et de bon sens à la fois selon lequel cette situation n’est évidemment ni une surprise ni un accident brutal mais bien une accélération exponentielle, correspondant à l’accélération fulgurante du tourbillon crisique-2020, d’une tendance pathologique de la psychologie extrêmement puissante depuis l’année 2001. (Tout cela se développe dans un environnement de globalisation mercantile et antagoniste de toutes les souverainetés, extrêmement anxiogène sinon désespérant, où les inégalités sont colossales, où l’individualisme isole complètement l’individu de toute aide ou solidarité, etc.)

« En 2019, l’American Psychological Association a publié une étude documentant une augmentation de 30% “du taux de mortalité par suicide aux États-Unis entre 2000 et 2016, de 10,4 à 13,5 pour 100 000 personnes” et une augmentation de 50% “des suicides chez les filles et les femmes entre 2000 et 2016”. Il a noté : “Le suicide était la 10e cause de décès aux États-Unis en 2016. Il était la deuxième cause de décès chez les personnes âgées de 10 à 34 ans et la quatrième chez les personnes âgées de 35 à 54 ans”. »

Les USA constituent effectivement la collectivité nationale la plus touchée psychologiquement par ce qu’on a coutume de désigner comme “la crise” (GCES aujourd’hui), et déjà dans un état d’accélération géométrique à cet égard depuis 2015-2016 et l’entrée en piste, le bouleversement quasiment psychologique en plus d’être politique de l’élément-Trump.

A cet égard, notre conviction est que Trump est ainsi, plus que jamais, une sorte d’‘Objet Crisique Non Identifié’, – et toujours de moins en moins identifié, cela ne cessant d’aggraver la situation psychologique, comme si la pathologie causée par Trump se heurtait à un mur empêchant ne serait-ce que son traitement. D’où, à notre sens, l’absurdité, mais aussi absurdité en désespoir de cause sinon de compréhension, d’en faire un dictateur préparant son coup, voire un “Hitler perçant sous la Trump Tower”. Quand donc admettra-t-on que le narcissisme de l’apparence, l’illégalité confuse, l’absence de stratégie et une vision réduite au plus court terme, le désordre psychologique de l’homme et l’absence d’organisation paramilitaire pour le soutenir n’ont absolument rien à voir avec l’obsession pathologique, à prétention ésotérique, mythifiée dans une idéologie extrémiste d’élimination et extrêmement détaillée, rangée dans un ordre militarisé et symbolique, d’un Hitler ? Au contraire de Trump, Hitler était, lui, un ‘Objet Crisique Complètement Identifié’, bien avant qu’il se soit révélé dans toute sa signification et sa pathologie.

Dans le même ordre d’idée, on observera que la pathologie trumpiste correspond parfaitement aux USA eux-mêmes, et à l’impossibilité de faire de cette entité, comme on en agite souvent le spectre, une dictature, policière ou autre, au sens européen du terme. Les USA sont une organisation-simulacre née de la communication, c’est-à-dire qui implique du citoyen sa participation active, sa ‘collaboration’ en un sens, au phantasme proposée. Il s’agit de l’américanisme sous sa forme d’American Dream, qui affecte la psychologie bien plus que l’intellect, soit la perception, les réflexes, etc., structurant un simulacre commun grâce à ces caractères collectifs que nous désignons comme l’“inculpabilité” (absence de perception de la possibilité de sa propre culpabilité) et de l’“indéfectibilité” (absence de la perception de la possibilité de sa propre infériorité et/ou défaite).

... Nous avons beaucoup écrit sur ces deux traits de la psychologie de l’américanisme qui, à notre avis, touchent autant les citoyens (à divers degrés) que les dirigeants (à divers degrés). Nous rassemblons ici quelques extraits d’un texte écrit en 2011 (le 7 mai 2011) pour mieux faire entendre ce que nous-mêmes entendons à propos de l’inculpabilité et de l’indéfectibilité, et le rôle que ces traits et la psychologie jouent dans le destin des USA :

« Ces deux caractères psychologiques essentiels forment le soubassement du sentiment américaniste général qui fait prendre à cet esprit la vision subjective du monde par l’Amérique pour la vision objective du monde en soi, par le reste du monde autant que par l’Amérique. Il s’en déduit que rien de ce que fait l’Amérique dans le reste du monde ne peut être objectivement mauvais pour le reste du monde. [...]
» Cette sorte de raisonnement est si répandu, si profondément admise dans les esprits des serviteurs du Système, que cela doit nous arrêter comme une des marques essentielles de l’infection de la psychologie humaine par le Système. Que les Américains en soient les principales victimes, et les victimes si complètement parfaites à cet égard, ne peut étonner celui qui connaît l’histoire de ce pays construit à partir d’une démarche profondément déstructurante (la destruction des souveraineté des États au profit d’un “centre” bâti sur la puissance [“idéal de puissance”] et non sur la légitimité que donne l'adoubement de la continuité historique, et dépourvu de dimension régalienne) ; ce pays formé au moment où se nouent les conditions présidant au “déchaînement de la matière” et au début de la “contre-civilisation”, à la fin du XVIIIème siècle ; ce pays offrant lui-même une des trois “révolutions” (avec la Révolution Française et la révolution du choix de la thermodynamique pour la production d’énergie), qui permet cette rupture du “déchaînement de la matière” et du début de la “contre-civilisation”.
» Par conséquent, il nous apparaît très probable que ces caractères monstrueux de la psychologie américaniste (inculpabilité et indéfectibilité) sont en réalité des caractères directement issus du Système, et imposés au sapiens par le Système. Ils ont été instillés dans la psychologie américaniste avec d’autant plus de succès que cette psychologie ne disposait d’aucune défense sérieuse, notamment contre le “persiflage” qui permit l’ouverture de la psychologie à son invasion par les travers du dehors. Notre appréciation de plus en plus renforcée est que ces traits psychologiques ne sont pas la dégénérescence ou une évolution maligne de traits normaux, mais des traits psychologiques spécifiques formés à partir du Système, qu’il est impossible de modifier. Ni l’expérience ni, bien entendu, la réalité n’ont aucune espèce d’effet sur eux ; ils restent et resteront ce qu’ils sont, induisant de plus en plus dans l’erreur ceux qui en sont affectés, les dirigeants américanistes, à mesure que la puissance US s’effondrera et rendra à son tour, dans une sorte de cercle vicieux, ces mêmes traits d’autant plus insupportables et producteurs d’erreurs catastrophiques. Ils sont la garantie que l’effacement et l’effondrement américanistes ne peuvent en aucun cas se dérouler dans un certain ordre, un certain rangement, mais qu’ils seront au contraire un ébranlement majeur et catastrophique, et peut-être décisif pour l’ensemble du Système. »

Le suicide, ou la purge cosmique

C’est bien entendu sur les dernières phrases de l’extrait cité ci-dessus que nous voulons nous attacher (« induisant de plus en plus dans l’erreur », « ces mêmes traits d’autant plus insupportables et producteurs d’erreurs catastrophiques », « l’effacement et l’effondrement américanistes [...] seront au contraire un ébranlement majeur et catastrophique, et peut-être décisif pour l’ensemble du Système »). L’évolution psychologique aux USA, telle qu’en rend compte Greenwald, accompagne et rythme en un sens, voire accélère l’effondrement catastrophique de l’américanisme tel que nous le décrivions hier et le percevons aujourd’hui. Il nous paraît évident que cette évolution catastrophique de la psychologie tient un rôle essentiel dans la cause des événements en-cours aux USA.

Cette évidence nous semble éclatante depuis au moins 2015-2016, comme précisé plus haut, avec une montée exponentielle de l’hystérie durant ces deux années, à mesure de la présence de Trump, de la persistance de sa présence, de sa montée dans la hiérarchie des candidats républicains à la désignation jusqu’à être effectivement désigné, puis enfin, comble du cauchemar ou de l’incompréhensible simulacre, jusqu’à son élection. Bien entendu, cela est dire que l’hystérie est essentiellement visible et manifestée du côté, disons démocrate et progressiste-sociétal, puisque cela a tout à voir avec Trump qui fait l’objet d’une détestation effectivement hystérique. Ce n’est pourtant pas dire que ce côté progressiste-sociétal est le seul touché par cette hystérisation, et le seul ‘coupable’ disons ; c’est observer simplement que la cause centrale mais apparente de cette hystérisation, c’est Trump, et Trump progressant comme il l’a fait dans les années 2015-2016.

...Mais là-dessus, comme nous nous en sommes souvent expliqués, nous ne chargeons nullement Trump de capacités telles, – même des capacités maléfiques, – qu’il porte en lui-même la puissance de déclencher une telle colère. S’il est une “cause centrale” dans ces événements, sa centralité n’est qu’“apparente” car il reste un outil bien plus qu’un diabolus ex machina lui-même. Le mystère reste entier de savoir pourquoi ce personnage déclenche autour de lui, par rapport à lui, etc., de telles tensions et de telles passions qui sont capables de conduire les USA à leur effondrement ; c’est dire si l’on est porté à croire que la responsabilité du malaise est pour une bonne part du côté de l’excès des réactions déclenchées par Trump.

Quoi qu’il en soit, ce que nous voulons effectivement signifier se trouve dans ce constat du rôle absolument primordial de la psychologie. C’est elle qui exprime l’hystérisation dont ,nous parlons, laquelle prend les aspects qu’on lui voit prendre à cause des caractères de la psychologie de l’américanisme. Il est évident pour nous que si la psychologie n’avait pas la place et la dynamique colossales que lui allouent les moyens extraordinaires du système de la communication, avec effets immédiats, – non seulement “en temps réel” mais ‘en temps immédiat’, – les événements auraient pris une tournure radicalement différents. Il est tout à fait possible que Trump n’aurait pas produit les effets qu’il a produits, qu’il ne serait peut-être pas là où il se trouve, que la vie publique aux USA serait beaucoup plus apaisée, que le Système continuerait à ronronner aimablement en continuant à mener le bal sans avoir à élaborer des tactiques très complexes, à manipuler des situations très dangereuses par leur imprévisibilité et ainsi de suite.

Tout aussi évident, également, nous paraît la nécessité d’établir un lien entre cette évolution politique, de la situation interne des USA en pleine crise déconstructrice et ontologique, et les effrayantes situations pathologiques de la psychologie que rapporte Greenwald. Le surgissement des foules des types BLM et Antifas, la constance des troubles, des violences, des pillages, les comportements divers tous marqués par l’emportement déraisonnable et les constructions fictionnelles et paranoïaques, la désintégration de l’autorité à tous les niveaux et dans tous les sens, tout cela renvoie à cet état psychologique caractérisé par des pathologies gravissimes, jusqu’à cette effrayante pulsion suicidaire.

Il y a un lien évident entre les états psychologiques individuels et les courants collectifs qui secouent ce grand corps miné, gangrené par la décadence et le véritable besoin d’ effondrement qui habite son cerveau malade. La voix grave et tourmentée de Lincoln ne cesse de le répéter : « Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant . »

Même l’armée, cette puissance qui a la charge écrasante d’affirmer l’imperium jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au terme de l’effondrement, même l’armée ne serait pas épargnée par cette folie, selon l’interprétation de quelques connaisseurs. Se référant à l’étrange affirmation du président du comité des chefs d’état-major, le général Milley, selon lequel l’armée ne se chargerait pas du ‘sale boulot’ de faire sortir Trump manu militari si une des possibilités d’‘issue’ (!) des présidentielles le nécessitait, le pourtant prudent (mais bien informé) ‘Walrusécrit hier dans Sic Semper Tyrannis :

« Sur le mode de l’avertissement, je dirais que je ne vois pas comment l'Amérique pourrait maintenir sa domination économique et militaire actuelle sur le terme si les tensions qui se manifestent actuellement ne sont pas résolues. Je soupçonne que la note du général Milley manifestait peut-être la reconnaissance que de telles tensions existent d’ores et déjà dans certaines services et unités des forces armées et que si elles ne sont pas contrôlées ou contenues, elles affecteront gravement l’efficacité de ces forces. » Et ‘Walrus’ termine ce paragraphe en constatant « Il n’y a pas de menace existentielle pour nous unir dans une défense commune à l'heure actuelle... », en omettant simplement de préciser, – mais cela va de soi si l’on tient compte de l’état ‘suicidaire’ de la psychologie, – l’évidence contenue dans la phrase de Lincoln, qu’il faut répéter à cette lumière :

« Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans... [...] mourir en nous suicidant  »

Bien sûr, serait-on tenté de dire, tout cela vaut pour les USA, bien moins si pas du tout pour le reste du monde. Il y a du vrai dans une telle remarque, au niveau de la psychologie. Mais l’Amérique est notre locomotive, notre rêve de modernité (American Dream) et l’objet de notre fascination comme les moutons qui suivent et vont à leur chute suicidaire. Notre civilisation est devenue ‘sa’ civilisation. Son effondrement est celui du Système et de sa contre-civilisation, donc le nôtre. Il est d’ailleurs entendu que nous ne pouvons pas nous passer d’un tel paroxysme, de cette purge cosmique, si nous voulons nous sortir du carcan étouffant, mortifère et entropique de la Grande Crise-GCES qui nous tient dans ses griffes.

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