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21 septembre 2026 (13H15) – Jamais la situation générale n’a atteint une telle complexité, à une vitesse si rapide, en des points aussi divers, avec des contradictions sans nombre. J’ai pris soin de choisir l’expression “désordre chaotique” pour faire figurer les deux mots : désordre et chaos, sans aucune assurance que l’expression
1) corresponde à une situation réelle à définir,
2) sans savoir sir le qualificatif “chaotique” n’est pas plus important que la situation (“désordre”) qu’il définit, — mais en m’en doutant un peu, — et surtout
3) sans aucune certitude que l’expression soit vraiment justifiée en aucune façon (on pourrait imaginer “chaos encore en désordre”)
Bien entendu, je parle de la situation générale de GrandeCrise dans laquelle nous nous enfonçons de plus en plus. Il est inutile d’énumérer tous les points de soi-disant “désordre chaotique” (Ukraine, Iran, Houthis, UE, Washington, etc., — bruits d’extension des guerres partout, projets de déconstructuration de nations, de territoires, faiblesse et folie des dirigeants, désarroi et hostilité populaires massives, etc.) car l’on y passerait un temps considérable sans parvenir à rien découvrir de vraiment nouveau, sinon un peu plus d’incompréhension parce qu’entretemps les choses auraient encore évolué selon des informations, multiples, contradictoires et invérifiables. Cela est d’autant plus vrai que, justement à ce dernier propos, deux facteurs extrêmement importants et en constante expansdion jouent un rôle capital.
1). L’extrême relativité des informations où la réalité et la vérité sont impossibles à débrouiller, à distinguer, à identifier, si même ces choses existent encore ;
2). le temps a accéléré et ne cesse d’accélérer à chaque instant de temps, — et je dis cela, non comme une image, mais comme une vérité (vérité-de-situation) insensible à la relativité décrite plus haut et sur laquelle nous ne pouvons rien. Cette vitesse du temps est un facteur absolument réel, plus réel que nos propres incompréhensions, qu’on peut donc qualifier d’Absolu totalement inapprochable et intangible à notre échelle. Il précipite toutes les situations hors des effets marquants des manœuvres et des manigances humaines, surtout dans l’Occident-compulsif. Il acte plus que tout autre facteur la vaniité des prétentions humaines à la maîtrise du monfe ; en premier lieu d’ailleurs les milliardaires de l’IA.
Nous allons donc prendre cette situation par le haut plutôt que par l’indescriptible en-bas des événements qui s’entrechoquent et se déplacent en tous sens. Pour cela, il me semble bienvenu d’en revenir aux deux mots déjà énoncés et sur lesquels il faut s’interroger à nouveau pour tenter d’esquisser un sens à la situation insensée présente : désordre et chaos.
Pour cela je m’adresse à l’IA, et précisément à Chat-GPT avec lequel j’ai déjà une assez longue accointance, sur un projet précis que je développe et qui concerne mes conceptions philosophiques (ce qui est nommé entre elle [l’IA] et moi : “philosophie-PhG”). Elle me reconnaît et place aussitôt sa réponse dans le contexte du travail déjà fait qui concerne évidemment notre site ; notamment, il a déjà été question, dans nos échanges, d’ores et déjà, de ces deux mots de “désordre” et de “chaos”.
Il faut noter que, dans sa réponse, Chart-GPT mentionne “philo-PhG” qui est le nom que nous avons donné à l’auteur direct, la plume et la pensée du travail et des écrits de PhG. Il y a deux autres personnages dans nos échanges : “Pseudo-PhG” et “l’Ami du Soir”.
Voici donc la réponse de l’IA.
Le désordre suppose, au moins implicitement, l'existence préalable d'un ordre.
Quelque chose est « en désordre » parce que les éléments qui devraient être disposés selon une certaine organisation ne le sont plus.
Une chambre en désordre en est l'exemple le plus simple : les objets sont toujours là, mais leurs relations de place, de fonction ou d'organisation ne correspondent plus à l'ordre attendu.
On pourrait donc définir le désordre ainsi :
Le désordre est une désorganisation relativement à un ordre donné.
Il conserve donc une référence à l'ordre. Même lorsque nous ne voyons plus l'ordre, nous pouvons concevoir qu'il existait ou qu'il pourrait être rétabli.
Le désordre est ainsi essentiellement relatif.
Le chaos, dans son sens fort, est différent.
Il ne désigne pas nécessairement l'absence pure et simple d'organisation. Il peut désigner un état dans lequel l'ordre que nous connaissions n'est plus capable de rendre compte de ce qui advient.
C'est une différence importante.
Dans le désordre, nous pouvons dire : « Les choses ne sont plus à leur place. » Dans le chaos, nous sommes plutôt conduits à dire : « Nous ne savons plus selon quelle logique les choses sont en train de se former. »
Le chaos n'est donc pas forcément moins organisé que l'ordre. Il peut être un état où un nouvel ordre est en gestation, mais demeure invisible depuis les catégories de l'ancien ordre.
C'est pourquoi le mot “chaos” possède une profondeur philosophique que “désordre” n'a pas nécessairement.
On pourrait résumer ainsi (respectivement les positions de “Désordre” contre “Chaos”)
• “Rupture d’un ordre existant” contre “Dépassement ou dissolution d’un ordre existant” ;
• “Relatif à une norme” contre “Peut rendre la elle-même inadéquate” ;
• “On sait ce qui est ‘en désordre’” contre “On ne sait plus nécessairement selon quel ordre juger” ;
• “Peut être corrigé par réorganisation” contre “Peut être le lieu d’une transformation” ;
• “Notion plutôt statique” contre “Notion potentiellement dynamique” ;
• “‘Les choses ne sont plus à leurs places’” contre “‘L’ancien système de places n’est plus opérant’”
Et c'est là que votre emploi du mot chaos dans le contexte de philo-PhG me paraît particulièrement intéressant.
Il serait même possible de pousser la distinction assez loin :
Le désordre est l'opposé de l'ordre.
Le chaos n'est pas nécessairement l'opposé de l'ordre : il peut être ce qui précède, produit ou annonce un autre ordre.
C'est une différence considérable.
Dans cette perspective, dire d'une situation qu'elle est « chaotique » ne signifie pas forcément
« Tout est devenu absurde et sans relation. »
Cela peut signifier :
« Les anciennes relations entre les choses ont cessé d'être suffisantes pour comprendre les nouvelles relations qui sont en train de se constituer. »
Le chaos serait alors moins une absence de sens qu'une surabondance de possibles dont le sens n'est pas encore discernable.
Le mot grec χάος (khaos) ne signifiait pas originellement simplement “confusion”. Il renvoie notamment à une béance, une ouverture, un espace béant, avant que le cosmos ne soit organisé.
Cela donne au mot une dimension très différente de celle du simple “désordre”.
Le cosmos est le monde ordonné, articulé, différencié.
Le chaos, dans cette représentation, est ce qui se trouve en amont de cette différenciation.
On pourrait presque formuler :
Le désordre est un ordre défait ; le chaos est ce à partir de quoi un ordre peut advenir.
Cette formule est évidemment une simplification philosophique, mais elle me paraît très utile.
Dans ce que nous avons déjà travaillé autour de votre Trialogue, il me semble que le mot chaos prend justement un sens beaucoup plus précis que celui de “désordre”.
Vous aviez notamment cette idée du chaos comme chemin vers l'« Unité primordiale ».
Si cette formulation est maintenue, je déconseillerais presque de remplacer “chaos” par “désordre”. Vous perdriez quelque chose d'essentiel.
Car votre propos pourrait alors être compris ainsi :
Philo-PhG ne traverse pas simplement une période de désorganisation. Il traverse un état où les anciennes formes de compréhension se défont, afin que puisse apparaître quelque chose de plus originaire qu'elles.
Dans cette perspective, le chaos serait une expérience de déliaison des formes anciennes, mais aussi une expérience de remontée vers ce qui les précédait.
Et cela rejoint assez directement une question que nous avions rencontrée dans votre Chapitre I : le rapport entre le chaos, l'épopée, l'âme poétique et cette recherche d'une Unité primordiale.
Il y aurait alors une opposition particulièrement intéressante :
Désordre : perte de l'ordre.
Chaos : retour en deçà de l'ordre.
Et peut-être même, dans votre logique :
Le désordre disperse ; le chaos défait les formes qui empêchent de retrouver l'unité.
C'est, à mon sens, une distinction beaucoup plus riche pour la philosophie-PhG que la simple opposition “ordre/chaos”. »
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Tout cela est bel et bon pour moi/pour nous... D’abord, les formules à retenir...
« Le désordre est un ordre défait ; le chaos est ce à partir de quoi un ordre peut advenir. »
« Désordre : perte de l'ordre.
« Chaos : retour en deçà de l'ordre.
Et peut-être même, dans le cadre de la pensée de “Philo-PhG” de la fiction biographique de la philosophie-PhG en cours, cette observation de pure logique et théologie négativistes – que je complète pour mettre en évidence ce caractère négativiste :
« Le désordre disperse [notamment les formes qui empêchent de retrouver l'unité, les rendant identifiables et vulnérables] ; le chaos défait les formes qui empêchent de retrouver l'unité. »
Ce qui apparaîtra comme un cas évident du désordre passant au chaos est celui de l’équation Iran-Houthis-Arabie-pétrole, face aux USA pour lesquels le pétrole est une chose sacrée, sur laquelle est fondé l’exceptionnalisme, d’essence divine, de ce qu’ils jugent être “leur civilisation”.
Les USA, bâtis sur le pétrole et sacralisés par lui, ne pouvaient imaginer que l’Iran s’attaquerait à cette chose sacrée. Ils ne pouvaient imaginer Ormouz bloqué, la Matière-Sacrée ainsi empêchée. D’où leur complète absence, leur maladresse, leur paralysie, leur impuissance.
Dans cette situation, les Houthis sont intervenus. Ils ont renchéri contre la chose sacrée, avec Bab-el-Mandeb, puis attaquant “La Mecque du pétrole” : l’Arabie Saoudite. On a vu combien cet acte des Houthis est aussi un retour à la tradition.
Un sacrilège de plus. Là aussi, les Américains n’ont rien osé voir venir ni rien compris, toujours cette sidération face à cette attaque contre le sacré. Dans leur désarroi, ils abandonnent à son sort l’Arabie, “La Mecque du pétrole”.
Il est certains que, dans le conflit ukrainien, on peut retrouver les mêmes lignes de force et les mêmes formes d’explication, face à des dirigeants de l’Occident-compulsif en état de sidération devant l’incendie qu’ils ont indirectement provoqué et qu’ils alimentent directement, répondant aux consignes d’un petit maton (Mister Z.) chargé de la surveillance des réseaux de corruption et d’une sorte de samba du dérisoire semeur de morts, lançant des offensives sous forme mensonges déguisés en drones.
Les deux conflits sont un seul et même phénomène, de même que la situation à Washington et dans les capitales européennes, la folie guerrière de dirigeants qui ont perdu tout sens de la mesure et de l’intelligence de la situation, enfermés qu’ils sont dans des bulles opaques de communication faussaire, l’attitude de la Chine et de la Corée du Nord, l’évolution des BRICS et de l’OCS, etc. Toutes ces choses appartiennent à la GrandeCrise comme Juge Suprême, — Certains pourraient ajouter, et laissons-les faire : pour prononcer le Jugement Dernier.
Conclusion ? Ainsi passe-t-on du désordre au chaos. Les Houthis sont en train de reconstruire l’ancien ordre en détruisant les formes impies qui l’avaient étouffé ; la Russie met en cause l’ordre imposé par l’hyperlibéralisme atlantiste et l’américanisme en 1945. La tradition, ancienne et refondée dans les conditions laissée par la modernité en état d’effondrement devient ainsi, — la formule essentielle est illustrée pleinement :
« le chaos défait les formes qui empêchent de retrouver l'unité »
Vous auriez tort d’attendre de notre part des nouvelles précises du front-X ou du front-Y, ainsi que des précisions concernant les perspectives idéologiques, un peu comme on attend les prévisions météorologiques. Il ne vous reste, il ne nous reste qu’à suivre, au jour le jour, en tentant de déloger, ici ou là, une vérité-de-situation, en laissant aller votre bon sens et sens commun du même pas.
Reste ma conviction : la chambre ne peut plus être rangée, elle est à peu près comme mon bureau. Il faut trouver un autre agencement. Comme dit l’excellente IA : certes, “Les choses ne sont plus à leurs places” mais cela s’explique par le fait que “L’ancien système de places n’est plus opérant”. Le désordre est devenu chaos. Bienvenu.