Mister Z & “Bibi” : Soldes pour liquidation

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Mister Z & “Bibi” : Soldes pour liquidation

• ... Et quand l’on écrit “Soldes pour liquidation”, il doit être bien compris qu’il s’agit de la liquidation de l’‘Empire’. • L’on parle ici de la liquidation de ce qu’on nommes assez stupidement ‘marionnettes’, ‘pantin’, voire ‘pupazzo’ comme l’on dit dans cette langue charmeuse : dans l’ordre de la prestation sur l’avant-scène pour la séquence, Zelenski et Netanyahou. • Les USA, aussi bêtes que leurs élites, les ont grossièrement manipulés, en étant si souvent manipulés par eux. • Aujourd’hui, comme rien ne marche vraiment, on veut en être quittes. • L’‘Empire’ oublie un peu vite que c’est sa peau qui est en jeu.

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Effectivement et bien que rarement noté parce que nos petits esprits sont un peu lents devant la rapidité de la communication sur l’extrême rapidité des événement, – il existe une parallèle remarquable d’équilibre dans l’évolution des deux crises principales du tourbillon crisique caractérisant la GrandeCrise. On s’intéresse ici à la position des USA par rapport à ces deux-là qui sont supposés être leurs marionnettes. On parle donc de Zelenski d’Ukraine et de Netanyahou d’Israël.

Sur le premier, un article précis nous donne une indication de décryptage extrêmement précieuse, – opérationnellement peut-être (interprétation juste ou pas ?), symboliquement sans aucun doute. Cet article renforce bien entendu des tonnes d’autres écrits et la lecture même la plus simple de la situation ; donc, pas de surprise, mais une jolie pirouette de l’auteur, qui une chance sur, disons, vint, de décrire précisément une démarche calculée. Notre scepticisme va sur ce point à la mesure de la stupidité de l’‘Empire’.

Le second, Netanyahou, est l’archétype du manipulateur manipulé, et il est l’un et l’autre dans tant d’occasiuon qu’on ne sait plus que dire ; sinon, qu’aujourd’hui, Netanyahou joue perdant avec les USA à l’agonie, qui ont tout misé sur lui dans cette affaire et qui travaillent dur à retirer leur mise en le laissant sur le carreau... Vieille habitude, le vieux bandit (‘Bibi’) connaît ça. Rien de mieux n’est dit sur ce cas que par une vidéo du duo Christoforou-Mercouris qui lui est dédiée.

Voyons par ordre...

Mister Z ne va plus à Washington

Qu’il est loin, effectivement, – un an à peine ou un an déjà, – où le Congrès accueillait Zelenski par une de ces ‘standing ovation’ dont il a le secret, comme partie d’une sorte d’alchimie hollywoodienne jouant à la République romaine, grotesque et ronflante, de l’Art de l’Hypocrisie. Aujourd’hui, c’est comme s’il puait... Effectivement, écrit Sergei Poletaev, co-fondateur et directeur du Projet Vatfor, avec une ironie enlevée :

« La Russie doit protéger Zelenski

» Le comportement erratique du dirigeant ukrainien et son complexe messianique croissant font de lui un atout pour Moscou. »

Une bonne mise en jambes, ce titre de Moscou protégeant Mister Z. Pourtant, rien de plus vrai.

« Le numéro de novembre du magazine Time présente une couverture avec un petit portrait de Vladimir Zelenski et le mot « Personne » au-dessus. Le mot en gros caractères fait partie du titre plus long “Personne ne croit en notre victoire comme moi” mais, quoi que les concepteurs aient en tête il était sans équivoque : Zelenski, c’est “Personne”.

» L’article illustré de la même manière n’était pas moins scandaleux. Cela a mis ceci en évidence : nous, Russes, devons garder Zelenski comme la prunelle de nos yeux, car personne ne provoque plus de chaos dans la conduite des hostilités du côté ukrainien et plus de discorde dans les relations de Kiev avec l’Occident que lui.

» L'article décrit comment Zelenski, qui se considère comme le sauveur de l'humanité, perd de plus en plus contact avec la réalité à mesure qu'il avance : c'est lui qui a exigé que Bakhmut soit retenu à tout prix, y brûlant les réserves destinées à la contre-offensive de l'été. C’est lui qui continue d’appeler à une offensive dans le sud, détruisant une fois de plus son peuple et le précieux équipement occidental lors d’attaques inutiles, intensifiant ainsi son conflit avec les dirigeants de l’armée. C'est lui qui réclame une offensive sur Gorlovka et, tant qu'il est président, personne en Ukraine n'ose oser parler de négociations avec la Russie, dont la nécessité devient de plus en plus évidente. Et tout cela sur fond de rapines gargantuesques.

» L’article du Time est un cygne noir pour Zelenski. Les élites américaines ont compris que tant qu’il sera au pouvoir en Ukraine, le soutien occidental sera soit dispersé au profit des ambitions d’un seul homme, soit simplement pillé – dans les deux cas, à l’avantage de la Russie. »

L’ironie est certes complète dans ce conseil que la Russie doive songer à protéger et prendre soin de Zelenski car si grands sont ses talents d’entretenir le désordre de la situation et par conséquent la déroute des USA et de l’Occident-catastrophique. Elle situe d’autant plus clairement, justement, la mesure de l’extraordinaire déroute américaniste-occidentaliste.

En cela, bien entendu, Zelenski est un formidable atout pour la Russie et ses proches, – l’ironie est complice ricanante de la vérité, – sorte de vérité-de-situation ironique, justement. Elle l’est d’autant qu’il est bien possible qu’il soit fort difficile à expédier hors de ses pouvoirs et de ses influences où l’ont placés les absurdes aveuglements politiques, encouragements, encensements, hystéries diverses de l’ensemble du bloc-BAO.

Le vieux brigand abandonné...

Mais précisons pour être juste : “vieux brigand” certes, mais eschatologique sinon néo-prophétique. Tel est le Netanyahou que l’on ne supporte plus à Washington, tout soudainement, tout furieusement ! Ainsi en est-il, comme l’écrivent les Iraniens de ‘Press TV’ (voir ‘Réseau International’), d’une dérive générale de la presseSystème bien-pensante washingtonienne.

« De hauts responsables américains auraient discuté de la question de savoir si les jours politiques du Premier ministre israélien touchaient à leur fin, citant entre autres la performance lamentable du régime israélien lors d’une récente opération de résistance palestinienne.

»  “Le sujet de la courte durée de vie politique de Netanyahou a été évoqué lors de récentes réunions à la Maison-Blanche impliquant Biden”, a rapporté mercredi le site d’information américain Politico, citant deux hauts responsables du gouvernement américain.

»  “Biden est allé jusqu’à suggérer à Netanyahou de réfléchir aux leçons qu’il partagerait avec son éventuel successeur”, ont ajouté les responsables du gouvernement américain.

» Politico cite un responsable américain actuel et un ancien responsable qui ont confirmé que “le gouvernement estime que le temps restant à Netanyahou pour rester à son poste est limité”.

» L’opinion sombre du gouvernement américain à l’égard de Netanyahou est en partie motivée par la conviction qu’il a été “considérablement affaibli” par la colère des Israéliens face à l’échec du régime face à l’opération du 7 octobre menée par les mouvements de résistance de la bande de Gaza.

» “Il va falloir que la société israélienne rende compte de ce qui s’est passé”, a déclaré le responsable américain en poste et qui a parlé sous le couvert de l’anonymat. Ce dernier a ajouté : “En fin de compte, la responsabilité revient au bureau du Premier ministre”.

» “Le responsable actuel a déclaré que l’on s’attendait en interne à ce que le Premier ministre israélien reste probablement en poste pendant quelques mois, ou au moins jusqu’à la fin de la première phase de combat de la campagne militaire israélienne dans la bande de Gaza”, indique le rapport. »

Et la leçon de chose du “responsable américain” sur l’art de la responsabilité et sur l’habileté diplomatique des bombardements massifs de se poursuivre en expliquant que ce que Biden a dit publiquement et à haute voix lors de son voyage en Israël (soutien massif à Netanyahou) n’était en fait qu’une sorte de semi-dixième  de soutien faussement massif ; et qu’en privé, c’est juré-promis, il a dit ses quatre demi-vérités à Netanyahou (« mais en privé, il a également exhorté Netanyahou à procéder avec prudence et à ne pas élargir la guerre, selon les deux hauts responsables de l’administration... »). Cette sorte de montage transformé en fuitage anti-Fakenews confié à des plombiers d’occasion ferait-il croire que nous nous trouvons en présence de complotistes ?... Est-ce possible ?

Nos deux compères Christoforou-Mercouris ne s’en laissent pas conter, détestant être pris pour des billes. Biden a dit ce qu’il a dit parce qu’en Israël la politique de Netanyahou est celle que les neocon préconisent depuis un quart de siècle, y compris la liquidation des Palestiniens, et Biden est un neocon-gâteux trônant au milieu des neocon-standard, qui le sont tout à fait. Cela conduit notre duo (Mercouris essentiellement) à des jugements inhabituellement catégoriques et qu’on croirait presque véhéments, – Mercouris en a marre d’être poli avec des connards de cette espèce, –  sur la catastrophique politique de l’administration Biden avant les précédentes, et son comportement actuel. La conclusion est sans détour.

« Nous pouvons voir que la pression montante venue du monde entier aussi bien que de l’intérieur de l’Amérique, et de l’intérieur du parti  démocrate, conduit l’administration et Biden à une position diamétralement opposée à celle qu’il affirma lors de son voyage en Israël [pour soutenir Netanyahou et sa politique] ...

» Ne nous faisons aucune illusion : ce que nous sommes en train de voir se faire, c’est la mise à jour d’une débâcle diplomatique de première grandeur [des USA]... »

Et c’est bien en venir là à l’essentiel du propos... Pourtant, ce sera court tant l’essentiel est simple, évident et inéluctable.

Le crépuscule des dieux-soldés

Il faut finalement rendre aux choses, aux actes et  aux comédiens leurs justes places. Ni Zelenski, ni Netanyahou ne sont les premiers coupables ni les plus à dénoncer. Ils font à mesure de leurs piètres caractères et de leur morale bidouillée pour la pub et la communication, au nom d’idéaux qu’ils savent être en toc, et parce que la vie leur a appris à sauter sur l’occasion  lorsque des imbéciles de la trempe washingtonienne actuelle surgissent avec leurs valises pleines de $milliards et de maquettes de F-35 attendant d’être vaccinés avant d’être opérationnels.

L’un et l’autre, comme d’autres “marionnettes” avant eux, savent bien la lisse et parfaite imbécilité de cet ‘Empire’ pourtant farci de mensonges, de simulacres, de folies pour l’argent et de parfaite hypocrisie. Ils l’ont méprisé et le méprisent, et certainement ils ne devraient pas s’étonner d’être aujourd’hui trahis et largués par lui.

Laissant donc de côté les leçons de morale inutiles et déplacés, on est alors stupéfaits de l’importance démesurée acquise par ces brigands de grand chemin, à cause de l’irresponsabilité américaniste activée par l’inénarrable couple psychologique inculpabilité-indéfectibilité, dont on découvre combien il s’agit à la fois d’un couple diabolique et de l’équation même de la bêtise. L’extraordinaire constance du caractère catastrophique de l’effet de toutes les opérations et jugements entrepris sous cet empire est la démonstration qu’on peut arriver, même dans de telles circonstances et avec de tels acteurs, à une sorte de perfection. L’effondrement de l’‘Empire’ américaniste constituera sans aucun doute une référence de cette sorte d’événement, le seul domaine où sûrement l’empire américaniste aura pris le dessus sur l’empire romain et fait bien mieux que lui.

Ainsi est-il écrit avec un remarquable entêtement que le futur président Lincoln avait déjà tout compris, – déjà, en 1839 ! – et chez nous, nième répétition de la formule.

 « Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant. »

 

Mis en ligne le 04 novembre 2023 à 15H15