L’Université et son double

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L’Université et son double

Une des très-multiples questions que suscite la Grande Crise de l’Effondrement du Système, avec ses composants opérationnels (virus, USA2020, etc.) concerne rien de moins que la question de l’utilité, donc de l’existence même de l’Université, et au-delà et par conséquent, de l’éducation intellectuelle et morale des enfants et des adolescents de notre civilisation, par notre civilisation. Ces questions se posent à la lumière de l’état où se trouve aujourd’hui le système éducatif occidental, reflet de notre civilisation cela va de soi (certainement en France et aux USA, exemples en pointe). Mais nous dirions également que ces questions inquiètes sinon désespérées se posent à l’occasion de Covid19, précipitées par Covid19, mais qu’elles existaient potentiellement d’une façon catastrophique et qu’en ce sens, si l’on peut dire et dans l’espoir de survivre pour tirer profit de cette révélation, “à quelque chose malheur est bon” puisqu’il nous révèle ce qui était un peu dissimulé, suffisamment tout de même pour qu’on continue à laisser aller...

“Ces questions inquiètes sinon désespérées” se posent aujourd’hui, après une annus horibilis qui est une borne historique de la crise de la civilisation, dans le carcan des comportements asociaux et anti-sociaux avec conséquences individuelles imposés au nom de la survie par l’“urgence sanitaire”, c’est-à-dire selon les conceptions des élites scientifico-politiques et, sans leur imputer nécessairement une responsabilité dans cela, ni même peut-être la conscience du rôle que jouent ces élites ; ces élitesSystème irrésistiblement poussées à mettre leur intelligence et leurs privilèges au service de l’aveugle bêtise destructrice du Système. En d’autres mots qui font bref et cherchent à frapper : sacrifier la vie telle qu’elle est, ou qu’elle était, au nom de la survie...

Là aussi, ne voyez pas, ou ne voyez pas encore, une mise en cause, sinon une accusation, parce que d’une part se pose et se presse la question de savoir ce que vaut la promesse de ceux qui ont la gestion de cette “urgence sanitaire” qu’après l’alerte, nous reviendrons à la vie telle qu’elle est ou telle qu’elle était ; et que, d’autre part, se pose et se presse également et tout aussi gravement la question de savoir ce que vaut “la vie telle qu’elle est ou telle qu’elle était” .

Ci-dessous, l’on trouve un texte de Ugo Bardi, sur CassandraLegacy dans sa version originale, traduit et repris en français par Le Sakerfrancophone. Nous dirions que ce texte prêche un converti, ou dans tous les cas l’informe dans un sens qui ne peut le surprendre en aucune façon. Elle montre les jeunes filles et les jeunes gens de plus en plus détachées de l’enseignement d’humain à humain, ou de maîtres à élèves, notamment et principalement à cause de l’automatisation et de la déshumanisation que suscitent les capacités technologiques permettant le “savoir ( !) à distance”, – et toutes ces capacités pompeusement déployées à l’occasion et sous la pression de Covid19.

C’est un vieux-nouveau débat, que suscite depuis des années, sinon des décennies, l’avancement au galop du progrès devenu fou. C’est un parcours connu, dans d’autres activités plus radicales : c’est le progrès déjà devenu fou bien plus que la soi-disant sottise des généraux qui, il y a plus d’un siècle, imposa la guerre déshumanisante et l’abattoir industriel que fut la Grande Guerre attendue au départ pour durer quelques mois. Les progrès technologiquesdes canons et des mitrailleuses firent bon marché de cette courtitude, et nous passâmes à la comptabilité en millions de morts et en massacre psychologique sans exemple pour caractériser le bilan humain de “la guerre devenue moderne”, ou guerre industrielle. L’évolution de l’éducation telle que décrite ici nous offre la même perspective dans l’esprit de la chose, avec la suggestion que l’on transforme ainsi les générations nouvelles en vagues robotisées. C’est une conclusion qui vient à l’esprit, en conclusion du texte : un cadeau du progrès, bien plus qu’un cadeau de la crise Covid19.

Mais, dès cette conclusion tirée, apparaissent des arguments tirés d’autres arguments de situation d’ores et déjà réalisées et développées avec zèle ; un cadeau du progrès, cette fois des esprits et des comportements que ces esprits développent... Car enfin, que valent précisément ces générations de jeunes filles et jeunes gens qui se trouvent ainsi en danger de déshumanisation et de robotisation ? Ne sont-elles pas déjà déshumanisées et robotisées dans le sens de la perversion de l’esprit et de l’âme ? Pour situer l’état du dossier à cet égard, on citera ce jugement extrait du livre de d’Anne-Sophie Chazaud, ‘Liberté d’inexpression, Nouvelles formes de la censure contemporaine’ :

«Ces agissements sont souvent le fait d’une génération éduquée dans le culte de l’enfant-roi, qui semble n’avoir plus la moindre aptitude à accepter la contradiction, la frustration, le rapport de force dialectique encadré démocratiquement, constamment abritée derrière l’invocation fragile et perverse d’une souffrance provoquée pat l’opinion de l’autre et son expression, à l’image invraisemblable de ces ‘safe place’ mis en place dans  certaines universités américaines et qui sont autant de lieux régressifs et placentaire dans lesquels le jeune minoritaire opprimé pourra se réfugier en cas d’agression par un rapport dialectique trop insupportable pour sa fragile et intolérante nature. »

... Ce qui nous renvoie à un autre aspect du problème de l’Université et de l’éducation  dans notre catastrophique Grande Crise de la postmodernité ; et cet “autre aspect”, sans surprise, est contradictoire du précédent, dans le sens où il l’attaque et même le dévore, bien dans la manière de notre équation du Système ‘surpuissance = autodestruction’. On a traité le sujet à plusieurs reprises sur ce site, ces dernières semaines, notamment à la ‘rubrique’ qu’on pourrait baptiser : ‘wokenisme’, certes. Le texte qui traite directement le sujet de l’Université est celui que PhG consacre à une interview du professeur Bret Weinstein, citoyen américain et professeur de biologie (théoricien de l’évolution), sous le titre « Wokez-vous de nous ».

Weinstein, qui fut obligé de démissionner de l’Université d’Evergreen en 2017 parce qu’il avait refusé de se soumettre au diktat d’une journée “interdite au Blancs”, a connu les premiers signes de la démence du wokenisme. On sait que cette démence touche particulièrement l’ensemble universitaire US, où elle est née, s’est développée et documentée (French Theory et le reste), jusqu’à devenir une pandémie en soi qui affecte l’ensemble des pays occidentaux (bloc-BAO). Tout ce qui était écrit à propos de l’interview de Weinstein concerne prioritairement les campus universitaires, qui ont été le moteur et le manipulateur de cette pandémie du wokenisme :

« Le texte à venir sur le wokenisme soutient la thèse qu’il faut se référer, pour comprendre ce qui se passe, à une maniaco-dépression collective (thème déjà traité dans le Glossaire.dde) qui, comme c’est souvent le cas dans cette maladie, se réfugie dans l’épisode maniaque pour éviter la dépression ; cela implique, et c’est bien là l’essentiel, que ce mouvement n’est ni politique, ni idéologique, ni un mouvement suscité par l’esprit, ce pourquoi sa bêtise intellectuelle est confondante ; c’est un mouvement de la psychologie déchaînée, ce pourquoi sa diffusion est si extraordinairement rapide et paralysante pour ceux qui voudraient l’arrêter, dans ce temps où règne la communication d’une puissance inouïe. Cela explique les remarques de Bernstein :
» ...“[N]ous avons vécu une sorte d’avant-première du chaos qui venait. Evergreen est aujourd’hui partout ! Les mêmes dynamiques révolutionnaires sont visibles dans les rues, et pas seulement celles des Etats-Unis : en Europe, en Australie ![...]
» “J’ai dit tout de suite que ce n’était pas seulement une crise de la liberté d’expression et que cela ne resterait pas limité aux campus, mais que le phénomène déborderait dans le secteur technologique, dans les structures d’État, dans toutes les institutions. J’avais raison mais j’ai été surpris par la rapidité avec laquelle c’est arrivé.”..
 »

La remarque qui s’impose alors, par rapport au texte de Ugo Bardi, va évidemment de soi : que devient, selon cet autre point de vue de l’activisme furieux jusqu’à la démence des campus universitaires, le constat d’une génération (de plusieurs générations) déshumanisées et robotisées par le télé-travail, la rupture et l’effacement des étudiants vis-à-vis de leurs lieux d’étude et de leurs maîtres, accélérés brutalement par Covid19 ? A en juger de cette façon, nous nbous trouvons dans un tout autre registre, celui de la pandémie considérée isolément des événements politiques dont elle est pourtant l’un des plus puissants moteurs, et dans tous les cas son accélérateur radical ; et les pauvres étudiants privés de l’accès à une vraie éducation et aux humains que sont leurs maîtres, sont les étudiants-devenus barbares et occupant en maîtres le terrain de tous les campus d’où ils chassent leurs maîtres (surtout les Blancs).

On comprend bien entendu que notre démarche soit une critique radicale du Système qui a enfanté ces situations terribles, et terriblement contradictoires dans leurs effets, mais toutes ces situations étant absolument destructrices de tout ce qui est humain, jusqu’à l’entropisation. Par conséquent, on considérera aisément, et sans violence ni fureur excessive, que c’est tout le système d’éducation occidental qui est totalement en cause, comme production monstrueuse et autodestructrice d’un Système lui-même en voie d’autodestruction. La “fin des universités” ? et alors, méritent-elles d’être sauvées ? Bien sûr que non...

Tout cela est tragique mais tout cela est inévitable, et ils ne s’en sortiront pas par l’installation d’une situation nouvelle et stabilisée, où soit l’être humain (l’étudiant) est déshumanisé et robotisé, soit l’être humain (l’étudiant) est barbare, totalitaire et liquidateur forcené de toute marque de civilisation. Dit autrement, la voie est tracé : Delenda Est Systemum.

dedefensa.org

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La pandémie et la fin des universités

Loin d’être des tours d’ivoire, les universités ressemblent aujourd’hui de plus en plus à des citadelles délabrées, assiégées par des armées d’Orques. La pandémie de Covid-19 a peut-être donné le coup de grâce à une structure qui était de toute façon en train de tomber. 

Il y a quelques semaines, j’ai vu la fin de l’université telle que je la connaissais. C’était quand j’ai vu une file d’étudiants se tenir dans le hall principal de notre département. Tous étaient masqués, tous devaient se tenir sur l’une des marques tracées sur le sol, à exactement un mètre de distance les uns des autres. Un assistant les observait attentivement, pour éviter qu’ils ne s’éloignent de leur position. La seule chose qui manquait était des chaînes, des boulets aux pieds et les élèves chantant la marche du groupe en cadence.

Ce n’était pas la seule humiliation imposée à nos élèves à cause de la pandémie de Covid-19. Bien sûr, tout cela est fait avec les meilleures intentions, mais c’est un lourd fardeau. Les élèves ne peuvent pas se rapprocher les uns des autres, ils doivent réserver à l’avance une place s’ils veulent assister à un cours, lorsqu’ils entrent dans un bâtiment, ils doivent montrer leur carte d’identité et se tenir devant une caméra qui enregistre leur visage et prend leur température corporelle. La machine diabolique peut également vérifier s’ils portent bien leur masque et refusera d’ouvrir la porte si ce n’est pas le cas. Ensuite, bien sûr, le personnel de l’université est censé vérifier que les règles sont respectées et signaler les étudiants qui ne les respectent pas. Symétriquement, je suppose que les étudiants sont censés dénoncer un professeur qui ne respecte pas les règles.

La transformation de l’université en prison et des professeurs en gardiens de prison n’a pris que quelques mois et vous pouvez imaginer que les étudiants ne sont pas contents. Non pas qu’ils protestent bruyamment, ils réagissent simplement par des formes de résistance passive. Les données montrent qu’ils sont de moins en moins nombreux à assister à leurs cours, même lorsqu’il leur est possible de le faire en présentiel. Les leçons virtuelles se transforment alors en un exercice de futilité. Des enseignants qui s’ennuient à parler dans leur micro et des élèves qui s’ennuient à regarder leur caméra. Mais parfois, ils refusent catégoriquement de se montrer en ligne et vous ne pouvez pas les forcer à le faire. Peu importe que vous puissiez voir leur visage ou non, vous ne pouvez pas savoir s’ils écoutent. Regardent-ils des films, jouent-ils à des jeux ou discutent-ils en ligne entre eux ?

Juste pour vous dire dans quel genre d’atmosphère nous vivons, un de mes collègues m’a dit qu’une de ses étudiantes avait refusé de participer à son cours de laboratoire en disant qu’elle ne se sentait pas à l’abri d’une infection. Mais elle a insisté pour qu’elle soit notée comme si elle avait assisté au cours. Je ne pense pas que c’était une ruse pour éviter d’assister à un cours de laboratoire ennuyeux, bien que cela ne soit pas impossible. Il est plus probable qu’elle avait vraiment peur. On ne peut pas lui reprocher de se sentir ainsi, après avoir reçu le bombardement massif de nouvelles effrayantes que la télévision déverse chaque jour. Mais l’effet sur le moral des autres élèves a dû être dévastateur. Cela m’a semblé être le début d’une déroute dans la bataille. Une fois qu’un soldat commence à s’enfuir, ils suivront tous.

L’année prochaine, nous aurons peut-être un bon vaccin ou, peut-être, le virus disparaîtra tout seul. Mais le virus n’a fait qu’accélérer une tendance qui était déjà en cours, obligeant les gens à se poser une question que peu d’entre eux avaient osé se poser auparavant. À quoi servent les universités, exactement ?

Bien sûr, les universités ont une longue histoire. Près de mille ans en Europe, et encore plus dans le monde islamique. Il fut un temps, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, où il était logique de concentrer les livres et les universitaires en un seul lieu physique : un « campus ». Les universités étaient des citadelles de la science où l’on pouvait à la fois maximiser les interactions entre les scientifiques et la disponibilité des livres. Ainsi, les étudiants pouvaient être en contact avec leurs professeurs presque tous les jours. C’était le concept de « fertilisation croisée » des idées et des esprits.

Mais ensuite, peu à peu, les choses ont changé. Pour les étudiants, fréquenter une université n’est plus sans rappeler la pratique des soins dentaires. Personne n’aime cela, mais quand c’est nécessaire, vous payez et vous êtes heureux quand c’est terminé. Ainsi, le passage à l’université est devenu trois années d’ennui (peut-être cinq) dans des salles de classe surpeuplées où les étudiants devaient subir des heures et des heures de cours incompréhensibles donnés sur un ton de bourdonnement par quelqu’un qui ne se souciait pas d’eux. L’ennui était ponctué d’humiliations lors de ces rituels appelés “examens”. Les fraternités et les sororités ne devenaient plus que des clubs exclusifs pour les étudiants riches. Les professeurs, de leur côté, perdirent progressivement leur sécurité de l’emploi et leur liberté académique. Ils se retrouvèrent dans une course folle où ils durent courir pour survivre, rivalisant avec leurs collègues pour les salaires et les bourses de recherche. Le pire était le mécanisme mortel de « l’inceste académique »qui consiste à ce que les universitaires se notent les uns les autres selon une procédure baroque connue sous le nom de “h-index”. Ce mécanisme est apprécié des bureaucrates, mais il récompense le conformisme et le manque d’innovation.

Le pire, c’est la façon dont les universités ont été reprises par des bureaucrates qui les ont gérées comme des vaches à lait. Les bénéfices des universités allaient principalement aux administrateurs, tandis que les enseignants n’étaient bien payés que s’ils étaient des superstars, censés pouvoir attirer des étudiants payants. La base recevait des salaires modestes alors que la majeure partie du travail de recherche et de l’enseignement était effectuée par du personnel non permanent, à des salaires de misère, sur des postes qui pouvaient être révoqués à tout moment.

Il n’est pas étonnant que tout ce système ait commencé à s’effondrer et il est peut-être bon que tout le monde s’en aperçoive maintenant. Le dernier coup a été porté par la pandémie. Une fois que les étudiants ont découvert qu’ils n’ont pas besoin d’être physiquement présents en classe, ils vont se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin d’assister aux leçons de mauvaise qualité du personnel de leur université locale. Pourquoi ne pas s’inscrire avec les meilleurs ?

En Europe, il y a environ 2700 universités et dans le monde entier, on en compte environ 25 000. La plupart d’entre elles proposent le même éventail de programmes de base. Il s’ensuit que pour la plupart des matières, il y a des dizaines de milliers d’enseignants qui enseignent plus ou moins les mêmes choses. Pensez à la chimie de base, par exemple. Je ne peux pas imaginer qu’à Bangalore, on enseigne la chimie différemment qu’à Florence. Avons-nous vraiment besoin d’autant de professeurs ? Et la plupart d’entre eux sont des amateurs dans leur métier. Il suffit de lire un site comme ‘note ton prof’et vous verrez que tous les professeurs ne sont pas appréciés par leurs étudiants. Pas étonnant qu’il en soit ainsi : il n’y a aucun contrôle de qualité sur la façon dont les professeurs d’université enseignent.

Si nous optons pour l’enseignement en ligne, nous ne pouvons avoir, pour chaque matière, que quelques cours de haute qualité préparés par des équipes d’instructeurs professionnels. Et nous pouvons garder les meilleurs scientifiques tout en nous débarrassant de la bande de fainéants inutiles qui travaillent dans les universités de nos jours. Quelle économie pour l’économie ! Il est amusant de voir comment certains professeurs font l’éloge du nouveau concept d’“e-learning”comme si c’était une bonne chose pour eux. C’est comme si des chevaux faisaient l’élogedes moteurs à combustion interne qui vont les remplacer. Les chevaux n’ont pas réalisé qu’ils allaient être abattus et équarris pour leur graisse. Un destin similaire attend peut-être la plupart des professeurs d’université, mais pas littéralement (du moins, espérons-le).

Peut-être que cela n’arrivera pas de sitôt, mais l’idée est dans l’air. Les universités pourraient bien être remplacées par une sorte de service Google. Tout comme nous avons  ‘Google Translate’ et ‘Google Groups’, il y aura quelque chose comme ‘Google Teach’ou ‘Google School’et je suis sûr que cela fera un bien meilleur travail que celui fait par les amateurs qui ont été en charge jusqu’à présent. Et ces bureaucrates détestables devront eux aussi faire leurs valises.

Ce qui est triste, c’est que pour ce que nous gagnons en termes de qualité de l’enseignement, nous allons perdre beaucoup plus dans d’autres domaines. Les universités ne sont pas seulement des centres scientifiques. C’était des lieux où les jeunes avaient une sorte d’“initiation”, qui était souvent leur première expérience de vie en dehors de leur famille. Les étudiants étaient les citoyens du village de la science, c’était un devoir et un privilège en même temps. Mais cela semble avoir disparu.

Et notre jeunesse ? Peut-être vont-ils devenir des larves qui restent devant leur écran toute la journée. Ou peut-être que nous trouverons un moyen de leur apprendre à être de bons êtres humains. Peut-être.

Ugo Bardi