Les généraux “révoltés” et les neocons, même combat…

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La complication et le désordre extraordinaires de la vie politique washingtonienne conduisent à des situation inédites. La “révolte des généraux” est un bon exemple de cette situation.

Les généraux se révoltent contre Rumsfeld, certes, mais, d’une façon plus générale, contre la guerre en Irak, la façon dont elle fut conçue, ses motifs (ou absence de motifs) de base, les moyens qui y furent affectés, etc. C’est dire si les neocons en place au Pentagone jusqu’en 2005 (Wolfowitz, Feith) sont aussi visés que Rumsfeld. Pourtant, les premières réactions des neocons en général sont loin d’être défavorables.

Le Daily Telegraph d’aujourd’hui interroge un neocon notoire et obtient une réponse grave, pleine de compréhension implicite pour les généraux: « Tom Donnelly, the editor of the Armed Forces Journal and an analyst at the American Enterprise Institute, a conservative think-tank that backed the war, said the new attacks were a grave development. “There is a lot of anger and frustration among army and marine officers. It is one thing to have retired officers commenting about policy, as has happened before, but the ad hominem attacks show a deep anger.” »

L’explication est l’hostilité profonde, quoique assez récente, des neocons à l’encontre de Rumsfeld. Comme les généraux rebelles, les neocons veulent la démission de Rumsfeld, notamment parce qu’il n’a pas déployé assez de forces en Irak. Sur ce dernier point, les généraux sont d’accord, mais ils condamnent en général formellement cette guerre irakienne qui est l’enfant chéri des neocons

Les neocons soutiennent donc les généraux mais se trouveront très vite en opposition à eux sur le cas de l’attaque contre l’Iran, qu’ils veulent avec une ferveur nouvelle, proche de celle qu’ils avaient pour la guerre en Irak, et que les généraux ne veulent pas.


Mis en ligne le 14 avril 2006 à 15H36