Les écoutes illégales US : le cas de QWest

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Le programme d’écoute illégale de la NSA mis à jour par un article de USA Today du 11 mai est totalement gigantesque et gargantuesque. Une source interrogée par le quotidien déclare notamment : « “It’s the largest database ever assembled in the world,” one person told USA Today. The program’s goal is “to create a database of every call ever made” within the nation's borders, the person said. »

L’argument de la Maison-Blanche est impératif: la sécurité nationale. C’est un argument devant lequel, selon l’administration, tous les autres impératifs et arguments juridiques doivent être écartés. Mais alors se pose, selon cette logique, le cas de QWest. Trois sociétés de télécommunications US (AT&T, Verizon et BellSouth) ont accepté de communiquer à la NSA leurs archives concernant les communications de 200 millions d’Américains. Egalement sollicitée, QWest, une société du Colorado qui administre les communications de 14 millions de personnes, a refusé, arguant de l’illégalité de la demande (selon Robert Parry, de ConsortiumNews : « Qwest, a Colorado-based company with about 14 million customers, refused to turn over its records to the government because there was no court order »)

QWest n’a pas été inquiétée. Cela signifie donc que son argument a été jugé juridiquement valable par la NSA, qui n’a pas insisté. Dans ce cas, que vaut, juridiquement, l’argument de sécurité nationale qui doit prendre le pas sur tous les autres, qui est avancé par l’administration? Le cas de QWest pourrait servir de base juridique solide pour des citoyens écoutés qui voudraient attaquer le gouvernement.


Mis en ligne le 15 mai 2006 à 09H30