Histoire tweetée de vaccin

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Histoire tweetée de vaccin

11 août 2021 – Nous sommes au temps des mémoires courtes puisque le Temps passe si vite et ne nous laisse aucune durée. L’amour fou du Système pour le vaccin, qui va jusqu’aux anathèmes venus du fond des Temps pour les anti-vaxx, s’accompagne du souvenir furieux de celui qui a sans aucun doute introduit cette peste, cette contagion, résistance monstrueuse au Progrès, le déclencheur de tous les fascismes et populismes. C’est dire si le souvenir nous remet en mémoire le monstrueux Trump, cause de tout ce désordre et donc de la résistance anti-vaxx, – n’est-il pas ?

Pourtant, si l’on prend un peu de potion pour la faire un peu moins courte, la mémoire, l’on se rappelle qu’il y eut une réunion le 2 mars 2020 (je répète : ‘2020’), à la Maison-Blanche, entre Trump & son équipe d’une part, les grands patrons-friqués de Big Pharma d’autre part. Le 2 avril 2020, il y eut le lancement par la Maison-Blanche du programme ‘Operation Warp Speed’, Trump annonçant que par ce processus pouvoir fédéral/secteur privé accéléré, il y aurait des vaccins à la fin de l’année (2020).

L’on rit bien fort alors dans les chaumières et dans les colonnes de la presseSystème : “Ce type est fou”, “encore une FakeNews”, “ces vaccins seront du bidon, du poison-génocidaire, de l’arsenic déguisée en vaxx, s’en éloigner absolument”. Le jugement général était, finalement, que Trump lançait une opération complètement folle pour se faire valoir et réélire, et que, de toutes les façons, rien de bon ne pouvait venir de ce type, fasciste, populiste & Cie. Bref, les hordes-Système du gauchisme-wokeniste, de la presseSystème, des autorités sanitaires convenables, se méfiaient grandement et à juste titre moralinateur, et enfin juraient bien qu’elles en resteraient aux masques, confinements et le reste, et jamais ne céderaient à ces vaccins trumpistes qui ne seraient que vaste simulacre fasc(h)o-populiste.

Un exemple de ce sentiment d’hostilité, à Trump évidemment jusqu’à l’hystérie démente, et par conséquent au vaccin tout aussi radicalement, comme aucun anti-vaxx d’aujourd’hui n’oserait se poser: Joy Ann Reid, présentatrice de la chaîne pro-démocrate (pro-Biden), ultra-woke MSNBC, avec ces deux tweets consécutifs le 18 septembre 2020 :

• « L’administration Trump a tellement brisé le gouvernement fédéral et plusieurs gouvernements d'État grâce à des gouverneurs flagorneurs comme @RonDeSantisFL, @BrianKempGA, @GregAbbott_TX, @KristiNoem, etc etc etc ... Je n'arrive même pas à concevoir comment on pourrait leur [donner un nouveau mandat] et restaurer une quelconque crédibilité. »

• « Je veux dire, est-ce que quelqu’un... quelqu’un n’importe où... pourrait faire encore pleinement confiance au @CDCgov [Centers for Disease Control & Prevention] ? Et qui sur la terre de Dieu pourrait faire confiance à un vaccin approuvé par le @US_FDA [Foods & Drugs Administration] ?? Comment faire distribuer un vaccin après que ce non-sens trumpiste ait désintégré et tout infecté ? Même si Biden gagne ? »

Et Lois Crowley, éducatrice, enseignante des Études Globales et de l’Histoire Américaine, le même 18 septembre 2020, répondant à Joy Ann Reid par tweet également car il n’est nul besoin d’arguer longuement sur l’extraordinaire inversion de la situation :

• « C’est le problème... Si Biden gagne, les trumpistes se révolteront pour porter des masques... prolongeant la destruction économique d’eux-mêmes... et la mort des autres... ils sont déchaînés... ils sont une force aussi mauvaise que le changement climatique. »

Le 9 novembre 2020, Joy Ann Reid revint sur l’affaire, étant dans un état d’esprit un peu différent puisque les augures compteuses à leur manière avaient déclaré Biden vainqueur, malgré la résistance farouche de Trump. Désormais, elle était plus sélective quant à son rejet absolu des vaccins, consentant à tendre et à envisager de faire examiner le Pfizer avec des pincettes, mais continuant à rejeter absolument et à jamais (“ne dites jamais jamais”) tout le reste puisque venu de Trump :

• « Franchement, le fait que Pfizer ne fait pas partie de “Operation Warp Speed” et n’ait reçu aucun financement du gouvernement Trump me fait me sentir mieux à propos de leur vaccin. Pour ma part, je ne m’approcherais pas de tout ce avec quoi Trump ou sa FDA politisée a quoi que ce soit à voir. »

Ce sont deux larrons suspects qui ont ressorti hier cette histoire de mémoire courte-allongée, Steve Watson sur son site ‘Summit.News’ (repris par ‘ZeroHedge.com’) : « ... C’était OK d’être anti-vaxx lorsque Trump était président » ; et Glenn Greenwald, qui rappelle la chose alors qu’il s’attaque principalement au sujet de la bombastique et grandiose party qu’Obama a donnée pour son soixantième anniversaire, alors que l’aéroport de Martha’s Vineyard était encombré d’une noria de jets privés amenant les invités de l’ancien président (« Il est évident que toutes ces célébrités sont terrifiées à l’idée des dégâts que les émissions de CO2 font à l’environnement »)...

Voilà... Mémoire courte à peine rallongée ; et ne croyez pas qu’on soit tombé sur un phénomène exceptionnel (Joy Ann Reid, de MSNBC). Ils sont tous comme ça ; y compris les Clooney, Spielberg, Kerry & Cie venus dans leurs zincs flambants neuf à $5-$10 millions, pour la fiesta de Martha’s Vineyard, donnée par Obama-Saint. Cela ne fait pas pour autant la gloire visionnaire de ce Trump que les progressistes voudrait “canceler” (‘to cancel’) ; Trump reste l’homme de la télé-réalité et le milliardaire bling-bling qu’il est, tout juste balancé dictateur fasciste ou héros populiste pour les besoins de la cause, dans tous les cas accélérateur de la production en urgence des vaccins, d’abord pour les besoins du business et les bénéfices de Big Pharma, comme tout bon président US classique dans cette sorte de circonstance. Il reste que c’est lui, le monstre décrié de toutes parts par les hyper-provaxx bienpensants d’aujourd’hui, qui a suscité en urgence et obtenu la fabrication des vaccins.

C’est à ce niveau que tout cela se suffit pour nous en expliquer, et si vous croyez que cela fait des vaccins une potion magique du grand-Sage Assurancetourix voulant libérer le monde ou un poison-génocide d’une sorte de “ Reine Grimhilde” (belle-mère de Blanche-Neige)  fasciste-dictatrice voulant contrôler le monde, je crois que vous n’y êtes pas vraiment. Ces narrative diverses sont du genre “embrassons ce que nous ne pouvons étouffer”, tandis que les vaccins sont aussi bienvenus qu’incertains, à l’image de la crise-Covid qui est un infernal labyrinthe où nos pontifiants scientifiques-“sachants” nous ont embarqués, persuadés d’y trouver le Graal alors qu’il ne font que rebondir de porte verrouillée en porte verrouillée.

(Moi au moins, je sais que ce sont des portes verrouillées, et je sais que je ne trouverai pas le Graal, ni en prenant le vaxx, ni en le refusant... “Mais vous n’aurez pas Covid si vous prenez le vaxx” me dira l’un ; “mais vous serez leur prisonnier si vous prenez le vaxx”, dira l’autre... Je leur répondrai : “Je ne suis pas de votre monde de déments : je l’observe, ce monde de déments, sans m’y plonger, comme un brave scientifique fabrique un vaccin tandis que Big Pharma  empoche.” A part cela, certes, je suis [du verbe “suivre”, mais “pas que...” ?] les événements en enquêtant à leur propos, les favorisant ou les condamnant selon leur distance ou leur connivence avec le Système)

C’est par contre à un autre niveau que se révèle la vérité-de-situation de l’aventure de cette fin de civilisation, et alors la pathétique Reid, présentatrice à MSNBC tout de même, absolument dérisoire et bouffonne jusqu’à la plus complète naïveté dans son hystérie absolument inarrêtable, nous le dit bien ; elle nous le dit pour elle mais aussi pour tous les autres, tous ses semblables, jusqu’aux plus influents, aux plus hauts placés, aux plus manipulateurs et aux plus militants de l’un ou l’autre camp, avec les pour et les contre, tous ces gens emportés par le feu de l’hystérie démente, aujourd’hui s’affrontant pour ou contre le vaccin comme s’il s’agissait, – toujours lui, – du Saint-Graal... Reid disant, la semaine dernière pour s’expliquer de ses tweets anti-vaxx d’il y a un an, s’adressant dans une interview à la nièce-traîtresse de Trump [vidéo] :

« J’ai été l’objet de beaucoup de critiques pour avoir dit en septembre [2020] que, si Donald Trump restait président, je ne ferais pas confiance à tout ce qui sortait en termes de vaccins qu’il proposait, et qu’il était désormais difficile de faire confiance au CDC après qu’il [Trump] l’ait déformé si profondément, et que, même s’il n’était pas réélu, il serait difficile de restaurer ce genre de confiance... »

»  J’ai dit ça [en septembre 2020] parce que, dans mon esprit, un psychopathe était président. Et si un psychopathe vous dit, prenez ce vaccin, c’est ce que vous devriez prendre,– alors qu’il fait d’abord cela pour sa réélection, – il y a une bonne raison de ne pas le croire.

» Mais maintenant, il n’y a plus de psychopathe à la Maison Blanche... »

« Pensez-vous qu’il y a un moyen de changer, en quelque sorte, l'attitude des gens qui sont juste hésitants, en se basant sur le fait que, ‘Regardez, les gars, il n’y a plus de fou là-bas, désormais’ ?

» Vous pouvez faire confiance au gouvernement quand il est entre les mains de quelqu’un de sain d’esprit. »

Ces déclarations, ces explications, sont aussi intéressantes qu’une séance mi-psychiatrie mi-psychanalyse (si cela existe) dans un hôpital de même catégorie, et elles ont vocation à embrasser l’essentiel des attitudes qu’on observe aujourd’hui, en profondeur, tout au fond de nos consciences inconscientes, bien entendu en-dessous de la bave stagnante et accablante des bla-bla des “sachants”-médicaux et des journaleux-Système. Ainsi n’est-il pas question une seconde de vaccin en tant que création de la médecine (enfin, de Big Pharma), ni de Covid en tant que pandémie, ni de Trump et de Biden en tant que présidents, mais de Trump transmuté Covid et Biden transmuté vaccin, et vice-versa, et ici et là l’état moralinesque du Covid et du vaccin s’emparant de la personne pour l’envoyer aux enfers ou l’élever au pinacle ; et le même schéma de façon de penser, ou plutôt d’im-penser, se retrouvant un peu partout à des degrés divers, plus ou moins bien fardés, avec des personnages différents qu’importe, en France juste après les USA, comme aux USA.

Il y a un véritable transfert psychologique et psychotrope de masse dans un monde “magique”, où le Covid, puis le vaccin se métamorphosent en personnages de folle-idéologie maquillée par nos citoyens hystériques en acteurs politiques enfermés dans des catégories comme dans une cellule de haute sécurité. Le phénomène est si fort et si prégnant qu’il en imprègne tous les moyens de communication et les voix prétendument sérieuses du Système (et parfois sinon souvent de l’antiSystème), qui suivent cette étrange métamorphose de la dialectique et de la perception, jusqu’à en infecter les esprits correspondants.

Bien entendu, il faut bien prendre soin de reconnaître que ce sont les compagnons du wokenisme, les voltigeurs du woke-système et de la cancel-culture, qui ont lancé cette folie, l’imposant à tous, notamment aux autres pour qu’ils puissent figurer là où ils doivent être, – pour pouvoir soutenir le rythme et mener la bataille. Cela établi, qui permet de mieux identifier la position qu’on doit tenir en référence à notre Delenda Est Systema, il me semble que l’on comprend mieux la forme d’un combat où il faut bien se garder de tenter de comprendre directement les choses. La démence y est la règle et, pour tenir, il est essentiel d’en tenir compte ; je veux dire qu’il faut passer de l’autre côté du miroir, et là, “passez, muscade !”, – vous pourrez en juger.

Il faut enfin se dire, comme je ne cesse de le dire et de me le dire, que cela, cette piètre comédie-Fantasy humaine ou tragédie-bouffe démente, n’empêche en rien, mais en rien du tout et en aucune façon, les plus grands événements du monde de se propager à la vitesse d’un incendie cosmique. Au contraire, elle leur ouvre encore plus largement le champ libre pour leur laisser tout le champ d’azur dont ils ont besoin, et je les entends se gausser, ces événements, sous les regards d’une ironie mordante des dieux de l’Olympe.

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