Habituez-vous à ce nouveau terme : “netroots”.

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Le terme, formé d’une contraction des mots “network” et ”roots” (racines) actualise l’expression ”grassroots” qui désignait les mouvements spontanés, populaires et populistes, militants, hors de l’appareil de l’establishment aux USA. Il ne s’agit pas seulement de l’utilisation des blogs et autres moyens de communication sur le Net, mais d’un mouvement qui finit par avoir une certaine cohésion, une orientation certaine, puis un but politique affirmé et concret. Il est certain que le mouvement par Internet qui aboutit à renforcer notablement le camp du “non” au référendum français en avril-mai 2005 sur la Constitution européenne, a très vite acquis toutes les caractéristiques d’un “netroots”, — et il représente sans aucun doute l’un des premiers succès politiques majeurs du domaine.

Selon la définition du Wilkipedia, le terme a été employé pour la première fois en décembre 2002. C’est un mouvement “netroots” qui, en 2003-début 2004 poussa en avant Howard Dean comme candidat hors-circuit establishment pour la désignation démocrate. Un effort très important mais que la direction du parti réussit à étouffer.

C’est pour l’instant essentiellement chez les démocrates que s’exprime le mouvement ”netroots” parce que ce parti est, de loin, celui qui exprime une position politique officielle divergente du voeu de la majorité de la base du parti. Au travers de différentes remarques dans un article de Justin Raimundo, on trouve certaines des caractéristiques de la campagne “netroots” en cours.

«It is not love of the Democrats but fear of the Republicans that swells the ranks of the ‘netroots.’ This is not your father's GOP: the libertarian strain of the Republican Party, once vibrant, has been all but exterminated by the post-9/11 GOP loyalists, whose ideology is as far removed from the anti-statism of the old Goldwater movement as it is possible to get. They have, however, retained the foreign policy radicalism of the Goldwaterites, whose battle cry, at the height of the Vietnam debacle, was “Why not victory?”

(…)

»The recent essay by Democratic Party activist and DailyKos.com founder Markos Moulitsas welcoming libertarians into the fold couldn't have come at a more opportune time. Moulitsas writes with sincerity about his own political evolution from a Republican with libertarian sympathies into one of the key leaders of the ‘netroots’ movement that is determined, as he puts it, to effect a ‘reformation’ of the Democratic Party. While showing some appreciation for the free market, Moulitsas mounts a surprisingly radical defense of the Second Amendment, bemoans the rise of corporate power, and rightly points to the connection between government and America's board rooms as a clear and present danger.

(…)

»Moulitsas and the Democratic ‘netroots’ understand the key connection between war and Big Government, and are resolved to do something about it.»

Il est manifeste que Raimundo, qui est un conservateur d’extrême-droite de tendance libertarienne, juge que le mouvement de gauche des “netroots” démocrates peut parfaitement travailler dans le même sens que ces mêmes libertariens.


Mis en ligne le 17 octobre 2006 à 14H25