Eyes Wide Shut

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Eyes Wide Shut

Jusqu’à quand vais-je devoir, jusqu’à quand allons nous devoir, jusqu’à quand tout homme va devoir supporter ce déferlement permanent de plaintes, récriminations, protestations, voire insultes directes ou indirectes de femmes qui ont été regardées, frôlées, touchées, abusées ou même violées par des individus dont on suppose, avec un conformisme convenu (qui commence à devenir pénible), qu’ils sont les hommes, qu’ils représentent l’ensemble des hommes, puisque selon l’actuelle doxa, l’homme-mâle est défini comme un prédateur dans sa nature profonde, prédateur évidemment de l’autre homme, l’homme-femelle? Jusqu’à quand faudra-t-il qu’on se terre, qu’on ait presque honte d’apparaitre sur la place publique du seul fait qu’on appartient à ce sexe que tout le monde semble-t-il, hommes compris, conspue, dénonce, méprise, insulte du regard, de la parole ou du geste? Jusqu’à quand allons nous tous ensemble, nous les hommes, devoir subir cette dénonciation, cette mise au pilori de la moitié du genre humain, la nôtre, parce que trois, dix, mille, ou cinquante mille se sont comportés de façon inappropriée comme disait l’ange noir du Sofitel? En fait, ces hommes là, ces cinquante ou cent mille, se sont comportés comme des goujats mal ou peu éduqués pour les moins malades, et comme des malades pour les plus malades. Alors, je pose la question tranquillement, sans pleurnicher, sans gémir, sans me battre la coulpe comme il faudrait semble-t-il le faire lorsqu’on appartient à l’engeance désormais maudite que toute femme, toute jeune fille, toute gamine redoute par principe : le mâle. Cette corrida insipide va-t-elle durer encore combien d’années, combien de décennies, combien de siècles? On en a par-dessus la tête de tous ces efféminés médiatiques, ces débiles du petit écran mâtinés de crétins, ces culpabilisés par maman, ces écrivailleurs et écrivailleuses de banlieue, qui nous font croire, tous et toutes, à leur grand respect pour la femme, eux qui depuis quelques cinquante ans ont favorisé par leurs écrits, leurs louanges, leurs commentaires, leurs émissions télévisées, leurs bons mots, leurs déclarations lourdingues, la promotion de tous ces petits cons et connes qui voulaient faire belle figure dans les lettres, les médias, les films, les conférences savantes, en exposant leurs opinions, leurs désirs, leurs fantasmes, leurs angoisses, leurs besoins, leurs tourments, leurs amours ou que sais-je encore dans ce domaine autrefois béni, intime et privé qui s’appelait l’amour et qui est devenu depuis un enfer pour tout le monde et que les malades les plus touchés exposent sans retenue sur la place publique dans de grotesques et ignobles défilés, vêtus de tutus, de collants déchirés, de ceintures de cuirs enveloppant leurs génitoires, voire de cornes soi-disant sataniques. Eux qui depuis les années parait-il de libération sexuelle post 68, ont considéré les films pornos, puis les gang bang, puis les gonzos, comme choses finalement naturelles, comme évolution inévitable de notre civilisation. Eux qui discutent doctement à quel âge il serait conseillé ou déconseillé d’initier les enfants à la sexualité, au visionnage de films de sexe sur internet, qui se demandent avec des figures préoccupées s’ils sont un facteur qui "obère gravement l’idée que les jeunes se feront de l’amour" une fois adultes. Eux, les doctes, les sommités universitaires qui animent des colloques sur la question "complexe" de la sexualité hétéro, homo, pluri, ou trans, qui glosent à n’en plus finir sur le "genre" ou tout autre soi-disant nouvelle théorie, qui remettrait en cause nos préjugés, nos intolérances, nos phobies, nos blocages, nous obligeant à revoir nos connaissances anthropologiques à la lumière des plus récentes découvertes de la “science”, science que de toute façon ils comprennent de travers comme l’histoire de la soudaine disparition des races dans la constitution française au titre que les chromosomes des noirs, des chinois et autres indiens seraient identiques, etc. Alors, on n’en peut plus de cet étalage d’absurdités, de vulgarité, de mensonges plus plats les uns que les autres, de publicités débilitantes des imbéciles qui tiennent le haut du pavé, pavé que les prostituées arpentent mais dont les clients sont mis à l’amende! Quant aux autres prostitués nous savons tous que ce n’est pas le sexe qui les définit, et qu’ils règnent du plus bas de la société jusqu’à sa haute cime. – Mais monsieur la pédophilie est bien une réalité non? En effet. Concerne-t-elle les hommes seuls? – C’est évident cher monsieur, nous savons bien que les hommes sont des prédateurs même quand ils s’en défendent, renseignez-vous! – Justement je me suis renseigné cher monsieur et mes renseignements m’indiquent que la pédophilie est connue et appréciée des femmes et que nombre d’entre elles qui ont caressé, sucé, masturbé des enfants, ont eu des relations sexuelles avec des adolescents, ça existe et il y a des spécialistes qui les étudient ces femmes là. Ce site vous en donnera une première idée si vous voulez bien le consulter et vous remarquerez au début que l’intervenante, Eve Pilyser, médecin et psychanalyste, insiste sur la difficulté pour les victimes à dénoncer pour la raison que la femme, la mère, sa puissance symbolique, paralyse psychiquement la victime plus encore quand c’est un homme. Le psychiatre Patrick Blachère souligne lui l’autre versant du même phénomène, à savoir que l’homme, en tant qu’homme, est incapable même adulte, de se décider à reconnaître avoir été agressé par une femme, à plus forte raison par sa mère. Enfin, Odile Verschoot précise : même quand la chose est connue et reconnue, "la femme pédophile est moins mal vue par la société que quand le pédophile est un homme". Elle dit même qu’il y a sexisme à ne vouloir dénoncer que les hommes, et qu’un rapport pédophile nuit aussi bien à un jeune garçon qu’à une jeune fille!… Suivez mon regard, ou plutôt mes deux regards. Le premier vous fait apercevoir un succès récent de librairie sobrement baptisé "Le consentement", le second ne vous fait rien apercevoir parce que le black-out est complet. Et si le lecteur qui vient de lire ces lignes commence à ouvrir les yeux sur la question, il lui suffira ayant ouvert le lien précité, de poursuivre sur internet car de nombreux liens y sont accessibles. Par exemple celui-ci, saga de la mère violeuse.

Ainsi donc, tout est bien qui finit bien si j’ose dire, puisque mon enthousiasme du début a trouvé ses digues même si on pourrait développer la question bien plus loin si on se rappelle que récemment encore un certain Epstein, cet étrange mort-vivant a fait et fera sans doute encore parler de lui pour des questions encore plus graves que la pédophilie et que le grand cinéaste Kubrick avait effleurées avant de mourir avec ses « Yeux grand fermés ».

Marc Gébelin