DJT-Ier saucissonne le Groenland façon-Rutte

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DJT-Ier saucissonne le Groenland façon-Rutte

• Davos en fin de parcours a été au moins, cette fois, le centre du monde, – mais il s’agit d’un monde complètement fou. • Trump y est venu, avec sous les bras un projet d’une sorte d’architecture impériale du monde nommée ‘Board of Peace’ (BoP), dont il serait évidemment le premier empereur, – Donald J. Trump-Ier, ou DJT-Ier. • Folie également autour du Groenland, découpé à la tronçonneuse par Mark Rutte pour plaire à DJT-Ier, sans consultation du Danemark. • Un complot est-il nécessaire pour un monde si étrange ?

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A Davos, l’on a donc continué à discuter du Groenland, tandis que Tromp nous présentait son formidable ‘Board of Peace’ (BoP), qui apparaît, aux premiers détails, comme une sorte de Conseil d’Administration d’un Empire Universel (UE) avec comme Empereur nommé à vie, D.J. Trump Ier (DJT-Ier pour les potes façon-Poutine), et comme sujet principal “la paix à Gaza“ qui n’est pas mentionnée une seule fois et dont D.J. Trump Ier se fiche comme d’une bille. Mais heureusement, il est entouré de valeureux compagnon d’une sorte de table ronde de casino, dont l’éminent Sir Tony Blair en lequel on peut avoir grande et belle confiance.

Pascal Lottaz (éditeur de la chaîne ‘Neutrality Studies’), ébahi et le souffle court, s’est mis en tête de nous expliquer ce qu’est BoP, en en riant un peu pour n’en pas pleurer... « Regardons comment cette monstruosité est envisagée », et il déroule devant nos yeux un machin qui pourrait être aussi bien napoléonescou qu’alexandresquement ; et il termine tristement :

« Le Conseil de paix n’est pas un rival de l’ONU. C’est quelque chose de plus idiosyncratique : une organisation internationale personnalisée qui fonctionnera très probablement comme un véhicule commercial pour Trump et son entourage (familial). Par conséquent, la nouvelle charte parle de “consolider la paix” comme étant l’objectif principal de l’organisation. Dans le contexte de ce que nous savons de Trump, nous ferions mieux de supposer que cela signifie principalement “construire” des choses et faire des affaires, sans trop s’intéresser à la paix.

» L’impudeur avec laquelle Trump s’accapare le bureau du président et utilise le génocide à Gaza pour construire une Organisation internationale centrée sur lui et lui seul est assez époustouflante. Mais il semble que le Far West de l’ère multipolaire appartienne aux audacieux et aux sans vergogne. Il trouvera probablement assez de soutien pour faire de cette chose une réalité. »

Bon, on laisse BoP à ce point mais nous nous avertissons nous-mêmes : nous n’avons pas fini de rire, et il est fort probable, – nous avons nos “sources claires” déguisées en fausses fakeNews, – que l’une des premières décisions de BoP à l’unanimité sera la dissolution de Congrès des États-Unis si les électeurs de novembre proche votent à côté de la plaque. Ce sera l’opération “BoP-18brumaire”.

Les Européens et la nausée

Maintenant, parlons de Davos dont on prépare dans la plus grande et opulente dignité l’enterrement pour un envoi recommandé Ad Patres. Donc, il fut principalement question du Groenland et cela engendra une sympathique rencontre entre DJT-Ier et le SecGen de l’OTAN Mark Rutte, qui s’est institué lui-même comme “défenseur” (?) des  “intérêts”  (?) du Danemark.

Mais il s’agit d’une formule de bonne compagnie. En réalité, Rutte a reçu le feu vert, notamment des Allemands et des Français, pour trouver une solution  à la crise du Groënland. Après consultations avec quelques contacts sérieux à Washington D.C., il s’est avéré que l’on pourrait proposer à Trump de disposer en toute souverainiste américaniste divers terrains sur lesquels les USA entendraient installer des bases militaires. A cela, précisa Trump, s’ajouterait une souveraineté sur des territoires riches en minerais type-“terre rare” et autres du genre.

J.D. Vance a traduit cela en termes infiniment plus harmonieux que le langage un peu cru de DJT-Ier. On observe que le vice-président a même glissé dans son propos, en plus de l’offre magnifique d’une protection assurée de ce territoire, un élan d’amour pour le Danemark auquel la dame servant de Première ministre à ce royaume ne peut être que sensible :

« Les États-Unis s'attendent à obtenir une part des ressources naturelles du Groenland en échange de la “protection” militaire qu'ils assurent à l'île, a déclaré le vice-président J.D. Vance, évoquant une prétendue menace que feraient peser la Russie et la Chine sur ce territoire autonome danois. Moscou et Pékin ont à plusieurs reprises nié tout intérêt pour cette île arctique.

» Dans une interview accordée à Newsmax jeudi, Vance a affirmé que la puissance américaine était le seul rempart contre toute agression étrangère dans l'Arctique. “Nous voulons partager les richesses de ce magnifique territoire, riche en minéraux et en ressources, que nous protégeons fondamentalement”, a déclaré Vance.

» “Qu'est-ce qui empêche la Russie ou la Chine d'envahir le Groenland ? Est-ce la puissance du Danemark ? Même si j'apprécie le Danemark, la réponse est non. C'est la puissance des États-Unis d'Amérique”, a-t-il affirmé. »

Bien entendu, derrière toutes ces palinodies et pantalonnades, on trouve une extraordinaire manœuvre du “baisser la culotte” de la part des puissants de l’Union Européenne, qui a fini par choquer les esprits les plus patients et les plus mesurés. La façon dont l’Europe se roule dans ses excréments de politiques et ses restes de principes désintégrés par quelques ‘Orechnik’ est tout à fait remarquable, – certains parleraient même de “sublime” dans le sens de Kant, c’est-à-dire pour notre part ayant complètement intégré l’inversion totale qui caractérise l’époque et donnant ainsi quelque chose “qui nous dépasse” dans l’immonde :

« Le philosophe définit comme sublime ce que nous éprouvons face à quelque chose qui nous dépasse. Et il entre dans l'analytique du sublime des éléments qui sont tout l'opposé de la beauté, la peur, le chaos, l'obscurité, la difformité, voire la laideur et même la douleur. »

Ainsi observons-nous que ce “sublime”-là des “grands” de l’Europe opinant à une démarche d’un fonctionnaire ondoyant et irrésistible cireur de bottes qu’est Mark Rutte, lui confirmant l’affirmation qu’on dispose du droit de disposer de la souveraineté du Danemark, – tout cela sans dire un mot au Danemark,  – ce “sublime”-là est de la sorte qui retourne l’estomac d’Alexander Mercouris et le pousse à nous le dire. D’un parler tranquille et apaisé, notre grand commentateur nous dit que le comportement des Européens lui donne envie de vomir. Que pourrions-nous lui dire sinon : “Ils n’en valent même pas la peine” (Mercouris le 22 janvier 2026)...

« Je trouve tout cela lamentable et minable, et cela révèle une fois de plus la profonde faiblesse sous-jacente des Européens, des dirigeants européens, et leur dépendance extrême vis-à-vis des États-Unis et leur psychologie de dépendance. Et d'ailleurs, leur obsession persistante pour la Russie et l'Ukraine, même alors que cette crise au Groenland faisait rage, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, continuant de répéter qu'il ne fallait pas oublier la crise en Ukraine, – quand pourrons-nous enfin l'oublier ? Bref, c'est ce qu'elle a dit. Frederik Metz continue d'affirmer que les Russes ne montrent aucun intérêt pour la paix. Nous y reviendrons dans un instant. J'ai lu des commentaires dans les médias britanniques qui admettent ouvertement que la priorité du gouvernement britannique, et de Starmer en particulier, est de maintenir l'engagement des États-Unis envers l'OTAN et surtout, ou du moins dans l'immédiat, envers la réalisation du projet ukrainien. Tout, la dignité, l'honneur, la souveraineté, tout doit être sacrifié à cet objectif.

» Et franchement, je trouve sordide la manière dont les États européens ont fondamentalement conspiré pour déclencher ce processus, la manière minable qu’ils ont de se cacher derrière le secrétariat de l'OTAN et le secrétaire général de l'OTAN,,. Je trouve cela... enfin, tout ce que je dirai, c'est que cela me donne la nausée. Ils n'ont même pas eu le courage et la dignité de le faire eux-mêmes. Ils ont dû faire appel à Rutte, qui est désormais un simple bureaucrate, pour qu'il s'en charge. »

Et si vous entendez un rire narquois dans le lointain, après avoir lu les journaux russes qui ne cessent de démontrer le “droit” des USA à se saisir de la grande île qui, paraît-il, selon J.D. Vance, est menacée par les Russes...

« Voilà. C'est eux. Or, une personne qui n'a cessé de taquiner et de ridiculiser les Européens à propos de tout ce processus et qui s'est efforcée de semer la discorde entre eux et les Américains sur la question du Groenland n'est autre que le président russe Poutine. »

Le Mystère qu’est Trump

Autant pour les Européens, – mais pour Trump ? L’homme qui voudrait être empereur du monde, confisquer toutes les terres voisines des USA et ensuite les terres voisines de ces terres voisines déjà confisquées et ainsi de suite, et beaucoup d’autre chose encore ? Que faut-il penser de cette chose venue d’un autre univers, Donald J. Trump, ou DJT-Ier ?

Dès le début, avant même qu’il soit Trump-POTUS la première fois, j’avais fait mienne l’interprétation à laquelle je reviens constamment d’un Trump comme une chose manipulée par le public pour attaquer le système/le Système d’une autre façon que par sa rage impuissante. Rappelez-vous, c’était de Michael Moore, dont je ne partage nullement, et tant s’en faut, les engagements (d’ailleurs, fidèle à mon rendez-vous contre le nihilisme suscité par le Système, je ne m’engage plus jamais dans ce monde où règne le nihilisme comme un simulacre pour ceux qui l’aiment et comme un piège pour ceux qui luttent contre lui.)

C’était en octobre 2016, moi rappelant une interview de Moore du mois d’août d’alors :

« Lors de son interview, Moore a déclaré que les Américains perçoivent Trump comme un “cocktail Molotov humain”. “Dans tout le Midwest, dans toute la Rust Belt, je comprends la colère de beaucoup de gens”, a-t-il affirmé. “Ils voient Donald Trump comme un cocktail Molotov humain qu'ils pourront utiliser dans les urnes le 8 novembre pour le jeter dans notre système politique.” “Je crois qu'ils adorent l'idée de faire exploser le système.”

» Moore, qui a précisé qu'il ne voterait pas pour Trump, a ajouté que les gens ne prêtent plus attention aux médias ni aux “personnes au pouvoir”. “Les gens ne font plus confiance aux médias, ils ne les écoutent plus, et à juste titre : les médias les ont déçus. Les riches et les puissants les ont déçus. Beaucoup votaient auparavant pour les riches et les puissants, mais ils ne le feront plus.” »

Dix ans plus tard, notre opinion sur Trump, qui a révolutionné la situation politique aux USA et dans le monde dans le sens d’une complète anarchie, n’a pas varié. Elle se serait plutôt renforcée... On trouvera une opinion désormais assez similaire, notamment chez un Larry C. Johnson, analyste réputé et ancien officier de la CIA. Johnson cite notamment dans le texte référencé un échange de SMS entre le  Premier ministre norvégien et le président finlandais d’une part, et DJT-Ier en réponse quasi-immédiate...

« La question du Groenland a suscité des commentaires pour le moins étranges de la part de Donald Trump, en réponse à un SMS envoyé par le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, et le président finlandais, au cours du week-end. Voici le SMS envoyé par M. Store à M. Trump le dimanche 18 janvier à 15 h 48 :

“Cher Président, cher Donald,

Je vous fais part de notre position concernant les contacts transatlantiques, le Groenland, Gaza, l’Ukraine et votre annonce d’hier sur les droits de douane. Vous connaissez notre position sur ces questions. Mais nous estimons qu’il est essentiel de tout mettre en œuvre pour apaiser les tensions et désamorcer d’éventuelles crises. Face aux nombreux bouleversements actuels, nous devons rester unis. Nous vous proposons un appel plus tard dans la journée, ensemble ou séparément. Faites-nous savoir ce qui vous sied le mieux !

Cordialement,

Alex et Jonas”.

Sans perdre une minute, Trump a répondu à M. Store le dimanche 18 janvier à 16 h 15 :

“Cher Jonas, 

Puisque votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix alors que j’ai mis fin à huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix, même si elle reste évidemment ma priorité. Je peux désormais m’intéresser à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis d’Amérique. Le Danemark ne peut garantir la souveraineté de ce territoire contre la Russie ou la Chine, et pourquoi devrait-il d’ailleurs en revendiquer la “propriété” ? Aucun document écrit n’existe, un bateau y a simplement accosté il y a des centaines d’années, mais nous aussi avions des bateaux dans ces eaux. J’ai fait plus pour l’OTAN que quiconque depuis sa création, et maintenant, l’OTAN devrait se préoccuper de ce qui est bon pour les États-Unis. Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n’aurons pas le contrôle total et absolu du Groenland. 

Merci encore !

Président DJT” »

D’où, l’occasion faisant le larron, l’emprunt d’un texte russe. Venu du site ‘Spydel finance’ et traduit du russe par ‘usa.news-pravda.com’ le 19 janvier 2026, il nous paraît valoir citation complète ci-après. L’avis de départ est assez correspondant au nôtre : « Inutile de compliquer les choses inutilement ou d'inventer quoi que ce soit » ; de même pour la conclusion :

« Et voilà le président des États-Unis. Nous vivons actuellement dans un véritable asile de fous. »
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« À propos des motivations de Trump

« Je suis la situation de près et je trouve assez cocasse de voir comment une communauté d'analystes aux profils et orientations divers s'efforce de “distinguer” des motivations et une logique d'action là où il n'y en a pas. Inutile de compliquer les choses inutilement ou d'inventer quoi que ce soit.

J'ai consacré un temps considérable, du 24 octobre [2024] au 25 juillet [2025], à l'étude du profil de Trump à travers une analyse comportementale et psycholinguistique approfondie (toutes ses apparitions publiques du 24 janvier au 25 juillet, en décomposant la structure de son discours, les caractéristiques de sa rhétorique, sa communication verbale et ses manières) afin de déterminer s'il y avait là, derrière une bravade, une pitrerie ou une posture, quelque chose de significatif, de rationnel et de profond.

J'ai également étudié l'opinion publique de ses anciens collègues concernant leurs interactions avec Trump.

Je me fiche de Trump, mais je me fiche aussi des conséquences lorsqu'une personne occupe la présidence du pays le plus puissant du monde, doté de pouvoirs immenses. J'essaie d'évaluer ses intentions afin de modéliser les conséquences économiques et financières.

Par exemple, George W. Bush bégayait souvent, mais il n'était pas idiot. La démence progressive et le déclin cognitif marqués de Biden sont une conséquence de son âge, même s'il n'était pas idiot au départ ; Trump, lui, est différent.

On supposait au départ que Trump était incroyablement stupide, mais après analyse, cette supposition a laissé la place à quelque chose de bien pire.

• Trouble de la personnalité narcissique extrêmement sévère (mégalomanie, perte totale de contact avec la réalité au profit d'une surenchère de grandeur, dépendance maladive à une agitation constante, suffisance exceptionnelle et hostilité agressive envers les points de vue et les intérêts contraires).

• Dégradation cognitive importante (incapacité fondamentale à se concentrer et à maintenir son attention, à analyser, à comprendre et à planifier stratégiquement ; incapacité fondamentale à évaluer les conséquences de ses actes).

• Simplification et primitivisation du vocabulaire, avec une surconcentration douloureuse d'expressions superlatives et une profusion de slogans simplistes.

• Trouble antisocial sévère (absence d'empathie, de principes et de conscience, et propension à transgresser les normes sociales pour des avantages éphémères et illusoires).

• Syndrome de persévération ou “disque rayé” (un trouble sénile typique et fréquent se caractérise par la répétition obsessionnelle des mêmes mots, phrases ou histoires entières, même si le contexte de la conversation a changé). Ses discours sont composés à 10% de salutations, à 10% d'un flot de paroles incohérentes, à 9% d'insultes et de provocations, à 70% de la répétition d'anecdotes éculées sur sa propre grandeur et ses victoires, et à seulement 1% d'informations nouvelles.

La pensée tangentielle se caractérise par l'incapacité à suivre le fil de la conversation, le fait de constamment revenir sur les mêmes rengaines concernant ses “victoires” passées.

Comme je l'ai mentionné précédemment, et il convient de le rappeler, Trump, par principe, ne peut lire qu'une ou deux pages de texte, ce que confirme la quasi-totalité de son équipe de campagne de 2016 à 2020. C'est pourquoi les services de renseignement ont souvent dû simplifier les rapports pour les rendre accessibles à un public peu perspicace (thèses concises, images, un minimum de chiffres et une logique simple sur une ou deux pages).

En termes de compréhension du monde et de son évolution, Trump a le niveau d'un enfant de 11 à 13 ans, avec des crises de colère fréquentes dignes d'un enfant turbulent de 5 à 7 ans (incapacité à maîtriser ses émotions et ses intentions, avec une demande soudaine et intense pour obtenir ce qu'il veut).

Trump est incapable d'apprendre, d'analyser et de planifier – c'était déjà le cas, mais c'est devenu absolu.

Trump ne souffre pas d'un trouble de la personnalité sadique, et il n'est ni un meurtrier ni un guerrier, contrairement à ce que son archétype suggère. Il ne se délecte pas de violence directe ni de meurtre, contrairement à la plupart des dictateurs.

Trump n'est pas un idéologue. Pour lui, les outils de la grandeur se résument à des combines fictives, un sentiment de contrôle absolu, la communication, les démonstrations de force et un flot incessant d'argent. C'est le processus lui-même qui l'attire.

Trump est un individu d'une stupidité ahurissante, mais aussi un narcissiste vindicatif et morbide, atteint d'une mégalomanie aiguë. C'est un homme d'affaires sans scrupules, aux tendances frauduleuses prononcées, mais également d'une grande lâcheté.

À la moindre objection, Trump recule aussitôt. Il ne respecte que les forts et méprise les faibles.

Et voilà le président des États-Unis. Nous vivons actuellement dans un véritable asile de fous. »

Spydel finance


Mis en ligne le 23 janvier 2026 à 19H15