Dernières nouvelles de la chute finale

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Dernières nouvelles de la chute finale

• Surprise sans surprise. • L’Institut international institué pour juger de l’état des démocraties met en évidence la chute qualitative abyssale de la démocratie américaniste. • Le “modèle” tant vanté dans le monde s’abîme dans la production effrénée de sa propre fange.

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Surprise ? Non, il serait surprenant que l’un ou l’autre, raisonnablement informé, soit surpris de cette nouvelle surprenante par rapport au mythe fabriqué durant des décennies sinon plus d’un siècle par l’image, ayant succédé aux rapports et essais réguliers des thuriféraires sans nombre depuis la création de la fin du XVIIIème siècle :

« La démocratie américaine est tombée à son niveau le plus bas depuis 50 ans... Près de la moitié des 30 indicateurs utilisés pour évaluer la démocratie américaine se sont dégradés pour atteindre les niveaux les plus bas depuis le début de ses relevés en 1975. »

Ce verdict est venue de l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (International IDEA) qui s’est spécialisée depuis sa création en 1975 dans l’appréciation de la situation des démocraties. Nombre d’autres démocratie que l’américaniste suivent la même pente quoique de façon beaucoup moins accentuée, — simplement parce qu’elles suivent l’inégalable “modèle américain”. Ses thuriféraires sont ces « flatteurs et des louangeurs qui prodigue des louanges excessives comme si l'on encensait une personne importante », comme par exemple Germaine de Staël, écrivant à Thomas Jefferson, le 6 janvier 1816 :

« Si vous parvenez à détruire l’esclavage dans le Midi [chose faite en 1865], il y aurait au moins dans le monde un gouvernement aussi parfait que la raison humaine peut le concevoir. »

Plus lucide, Thomas Jefferson disait, sur son lit de mort en 1825, concernant le sort de l’Amérique dont il avait pu constater la corruption de ses élites et de son gouvernement : « Tout, tout est fini. »

Les constats faits par l’IDEA portent sur des domaines essentiels d’un gouvernement et d’un “régime”, — puisque, selon nous, la démocratie est un “régime” et non pas le « gouvernement aussi parfait que la raison humaine peut le concevoir. » Parmi ces domaines, on dénombre ceux-ci qui, rassemblés, forment évidemment l’essence d’un système de gouvernement d’une nation :

« Les performances des États-Unis se sont considérablement détériorées sur sept indicateurs entre 2020 et 2025, notamment :
• l'accès à la justice ;
• l'égalité économique ;
•  la liberté d'expression et de la presse ;
• l'efficacité du Congrès ;
• l'indépendance de la justice
. »

Le gros de cette détérioration accélérée dans les cinq dernières années est mis au débit du gouvernement Trump, — bien que Biden y ait eu sa part, — conformément notamment à sa très mauvaise réputation allant du fasciste au corrupteur-corrompu absolu, en passant par le pervers-narcissique. Ce n’est pas pour nous étonner ni pour nous déplaire, nous qui avons toujours considéré Trump comme un déconstructurateur-bouffe, notamment par le moyen de la tragicomédie-bouffe, du système de l’américanisme. Avec lui, la théologie négativiste fonctionne à plein puisque les États-Unis sont cette entité qui porte en elle la malédiction satanique de la modernité : tout ce que Trump fait de mauvais, quel que soit le dégoût ou la colère que cela peut susciter tactiquement (moralement et intellectuellement) chez nous, est stratégiquement (du point de vue métahistorique) une excellente chose.

Sur l’état des choses, du gouvernement et des élitesSystème, on peut entendre un homme de bonne foi, excellent patriote américain et personnalité de grand talent, Tucker Carlson, proclamer « U.S. political system is “a fraud” »...  

« Le journaliste conservateur Tucker Carlson a accusé l'establishment politique américain de dresser les Américains les uns contre les autres, déclarant à RT que les décisions clés sont prises par des responsables non élus et que le système ne représente plus les électeurs ordinaires.

» Lors d'un entretien avec Rick Sanchez mercredi, Carlson a affirmé que les Américains sont “encouragés à haïr” leurs concitoyens, alors que républicains et démocrates sont montés les uns contre les autres.

» “En réalité, le problème ne réside pas dans nos différences, mais dans le consensus qui règne au sommet”, a déclaré Carlson, accusant les dirigeants des deux partis de “collusion contre le peuple américain” et d'agir à l'encontre des intérêts de leurs propres partisans. »

Bien évidemment et pour rappel tant nous répétons la chose, cette chute est irréversible et doit entraîner un choc colossal dans tous les domaines dans le monde, et notamment, et essentiellement pour nous, dans le domaine de la psychologie collective et du mythe symbolique.

dde.org

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A son plus bas niveau depuis 50 ans

Ce déclin de la démocratie US fragilise l'État de droit à l'intérieur du pays et contribue à l'instabilité à l'étranger, selon une organisation intergouvernementale.

La démocratie américaine est tombée à son niveau le plus bas depuis 50 ans, alors qu'un recul démocratique mondial plus large fragilise l'État de droit et accroît les risques de conflit, selon une nouvelle étude.

L'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (International IDEA) a indiqué mardi que près de la moitié des 30 indicateurs utilisés pour évaluer la démocratie américaine s'étaient dégradés pour atteindre des niveaux inédits depuis le début de ses relevés en 1975.

« Les États-Unis traversent une période de recul démocratique marqué », a déclaré l'organisation, qualifiant le pays d'« exemple le plus emblématique » et d'« accélérateur » d'une tendance mondiale plus vaste.

Les performances des États-Unis se sont considérablement détériorées sur sept indicateurs entre 2020 et 2025, notamment l'accès à la justice, l'égalité économique, la liberté d'expression et de la presse, l'efficacité du Congrès et l'indépendance de la justice. International IDEA a précisé que cette détérioration a été particulièrement prononcée durant le second mandat du président Donald Trump, bien que certaines tendances aient émergé plus tôt.

Selon le rapport, Trump a rapidement concentré le pouvoir au sein de l'exécutif pour poursuivre des objectifs personnels et exercer des représailles contre ses adversaires perçus comme tels, avec des conséquences « considérables » tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Sa loi « One Big Beautiful Bill » (Un grand et beau projet de loi), promulguée en juillet 2025, a réduit le soutien public aux Américains à faibles revenus malgré de profondes inégalités économiques, indique le document.

Washington a également usé de sa puissance économique et militaire pour faire pression sur d'autres pays, notamment en tentant d'influencer des élections en Argentine, en Colombie et au Honduras, et en menaçant d'intervenir militairement contre la Colombie, Cuba et le Mexique, précise l'étude. L'opération militaire américaine au Venezuela, au cours de laquelle le président Nicolás Maduro a été appréhendé et transféré aux États-Unis pour y répondre d'accusations de trafic de drogue, a été citée comme un nouvel exemple de la « doctrine Donroe » de l'administration Trump, laquelle envisage une « domination américaine dans l'hémisphère occidental » par la force militaire.

Le rapport évoque également la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, affirmant qu'elle a été lancée en février sans la moindre preuve d'une agression iranienne imminente. Washington a agi sans autorisation du Congrès et en dehors des mécanismes de sécurité collective prévus par la Charte des Nations unies, précise le document.

« Tout comme l'État de droit s'érode à l'intérieur des frontières américaines, les actions des États-Unis à l'étranger sapent le principe du règlement pacifique des différends », a déclaré l'organisation International IDEA.

Le déclin des États-Unis s'inscrit dans une tendance mondiale plus large au recul démocratique : selon l'étude, 57 % des pays ont vu leur situation se détériorer sur au moins un indicateur entre 2020 et 2025.

L'année dernière a marqué la onzième année consécutive où le nombre de pays en recul a dépassé celui des pays en progression, soit la plus longue période de ce type depuis que l'organisation International IDEA a commencé à compiler ces données. Par ailleurs, le nombre de conflits violents dans le monde a atteint 65 en 2025, un niveau record depuis le début des relevés en 1946.

RT.com