De Gambetta à Zelenski 

Les Carnets de Nicolas Bonnal

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De Gambetta à Zelenski 

L’actualité belliqueuse rendrait anarchiste, ou libertarien. Zelenski fait liquider les ukrainiens pour les raisons que l’on connaît et que je ne vais pas discuter ici – on ne les connaît tous que trop ; mais il me semble opportun de rappeler que nous avons eu un héros national qui fit la même chose, qui n’était pas français et qui a envoyé les Français se faire liquider pour rien par des soldats mieux préparés et armés après une défaite impériale bien méritée (une « correction », disait Marx dans son Dix-Huit Brumaire, outré par les méfaits de l’armée française au milieu du siècle – colonisation génocidaire, répression politique et sociale, participation au putsch bonapartiste et à la dictature, pillages en Chine, invasion du Mexique, etc.) : il s’agit de Gambetta. On va laisser parler Drumont, redécouvert surtout grâce à Bernanos, au sujet de Gambetta, dont le nom orne des millions de rues en France comme celui d’autres tueurs-équarisseurs (comme disait Boris Vian) de peuples coloriés et de classes populaires françaises (Thiers, Ferry, Clemenceau, Freycinet, Poincaré, etc.).

Drumont fait le point après Sedan. On pouvait s’arrêter là – comme Zelenski, pas vrai ? Mais non Zelenski entre deux achats de châteaux veut l’Otan, la guerre nucléaire, l’extermination messianique. Entouré de nazis encore plus humiliés par les russes que la première fois (l’histoire se répète toujours comiquement donc), notre aventurier-messie-milliardaire-non-réélu veut finir comme Hitler : dans un bunker après avoir tout fait cramé, Paris compris.

Sans jouer à Duby, Drumont rappelle une évidence : la fréquence des raclées sans conséquence dans notre histoire.

« La situation était très simple, la France a passé son existence de nation à gagner des victoires éclatantes et à subir d’affreuses défaites, elle a eu tour à tour Tolbiac, Bouvines, Marignan, Rocroy, Denain, Fontenoy, Austerlitz, Iéna, Solferino et Crécy, Azincourt, Poitiers, Pavie, Rosbach, Waterloo, elle n’avait qu’à faire ce qu’elle avait toujours fait dans des circonstances analogues, à signer la paix, à soigner ses blessures, à dire : « Je serai plus heureuse une autre fois. »

Drumont rappelle que Bismarck à qui on avait déclaré la guerre pour une peccadille (cette impératrice hispano-bigote plutôt revêche, ce général au bouton de guêtre mal attaché…) était plutôt cool dans cette histoire :

« C’est ainsi que Bismarck, qui raisonnait d’après les principes du sens commun, avait compris les choses. Ainsi qu’il l’a déclaré à maintes reprises, notamment à M. Werlé, maire de Reims, il comptait signer la paix à Reims, après quoi chacun serait rentré chez soi, les uns avec un pied de nez, les autres avec des lauriers, ainsi que cela se voit depuis le commencement du monde. »

L’acharnement de Gambetta radicalisa l’opinion française, créa une guerre d’occupation dure, des sanctions prussiennes plus fortes (voyez ici notre texte sur Maxime du Camp) et une haine héréditaire qui détruisit le continent. Ce n’est pas grave : son nom orne toutes nos rues, comme ceux de Clemenceau ou Poincaré.

Drumont donc :

« Et puis intervient Gambetta, pianiste à queue en quelque sorte, un gars au tempérament bohème qui va envoyer tout le monde se faire tuer (et créer les racines d’un conflit franco-allemand catastrophique pour la « civilisation occidentale ») :

« Il se produisit alors un des faits qui restera le plus singulier du XIXe siècle et, on peut le dire, de tous les siècles. Un monsieur, né de parents restés Italiens, à peine Français lui-même, puisqu’il n’avait opté pour la nationalité française qu’au dernier moment et avec la certitude qu’une infirmité le dispenserait de tout service, doublement étranger, puisqu’il était Juif (NDLR : on s’en fout du reste de savoir si Gambetta l’était), et qui, en tout cas, ne représentait que les douze mille électeurs qui l’avaient nommé, vint dire :

« Mon honneur est tellement chatouilleux, mon courage est d’une essence si rare, que je ne puis consentir à ce qu’on fasse la paix et que, de mon autorité privée, je veux continuer une guerre à outrance ».

Et comme avec l’ange exterminateur Zelenski on ne discute pas avec Gambetta, autre adoré des médias et des historiens fonctionnarisés aux ordres. C’est open bar pour l’extermination sans discussion de toute une génération, Z ou autre.

Démocratie ? Drumont rappelle :

« Dans les civilisations les plus rudimentaires, chez les Cafres et chez les Boschiman, il y a, dans les cas graves, un semblant de consultation du pays, on demande à la tribu réunie :

« Êtes-vous d’avis de prendre vos arcs, vos flèches ou vos tomahawks ? »

Les rois chevelus consultaient leurs leudes, Charlemagne consultait ses pairs, sous l’ancien régime, on réunissait les États généraux dans les circonstances critiques. A force de marcher dans la voie du progrès, comme on dit, on a rétrogradé au-delà des Cafres et, durant cinq mois, un aventurier génois envoya les gens se faire casser les bras et les jambes, pendant qu’il fumait des cigares exquis, et cela sans que nul ne s’avisât de protester. »

Et là non plus, 300 ou 600.000 morts ukrainiens, tous les Macron-Biden-papa-Scholz s’en foutent, attendant que la presse envoie ce qui nous reste de jeunesse française ou boche se faire massacrer par les armes russes – qui sont les plus perfectionnées et le plus abondantes du monde, le tout pour aucune raison sérieuse ; à moins que l’on préfère se faire raser de frais au nucléaire pour obéir aux divins anges exterminateurs Biden-Nuland-Kagan-Blinken-Zelensky dont a parlé Howard Kunstler (vous savez, son texte sur les dibbouks…).

Vive Gambetta et vive Zelenski donc. Vive Macron-Scholz-Biden, la guerre, etc.


Sources :

https://lesakerfrancophone.fr/appelez-les-exorcistes

https://fr.wikisource.org/wiki/La_France_juive/Texte_entier/Tome_premier

Autopsie de l’exception française