Au fond du puit des fous

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Au fond du puit des fous

• Quelques observations, anecdotes, interventions & autres perspectives sur l’ensemble crisique ‘Freedom Convoy’-Ukraine (selon le lien que nous avons fait, qui est pour nous essentiel : « De Kiev aux Champs-Élysées ». • Donc, pour cette séquence, partant de la description de la marche des routiers et des antivaxx qui nous ont secoués ce week-end, pour atteindre les divers échanges et avatars autour de la crise ukrainienne. • Bien entendu, c’est la seconde qui est plus fournie en considérations, jusqu’à celles de Tulsi Gabbard et de Jean-Luc Mélenchon.

Nous allons vous donner à visiter l’une ou l’autre scène de ces jours de folie qui clôturent une semaine de folie : une de plus, car la semaine qui commence demain sera également une semaine de folie, et les autres suivront, de paroxysme en paroxysme. Tous les spectres et les mystères rôdent désormais au-dessus et en-dessous du monde, projetant une ombre sinistre sur toutes ces folies, en même temps que le déchaînement d’une monstrueuse tragédie-bouffe tant certains aspects paraissent si complètement et si parfaitement bizarres.

Même ceux qui jouent aux sages et qui ont l’habitude d’émettre des prospective retenue et contrôlée en nous la jouant à la      parfaite maîtrise de soi, cèdent à la pression des temps-devenus-fous. Lisez ainsi le tweet du très-sage Jacques Attali, du 12 février 2022, à 14H12, pensant aussi bien à l’Ukraine qu’aux bruits épars des équipages variés du ‘Freedom Convoy’, en train d’enterrer furieusement les restes de “leur” Covid19 aux conséquences incalculables, conséquences d’irresponsabilité, d’impuissance, de calculs complotistes des petits-maîtres des directions-Système :

« Dans les années vingt du siècle précédent, une grande pandémie succéda à une très grande guerre. Dans les années vingt de ce siècle, une très grande guerre peut succéder à une grande pandémie... »

... Donc, différents sujets, différentes personnalités, certaines devant être sans doute perçues comme surprenantes dans ce cadre, – surprenantes, en un sens, – mais y a-t-il encore un sens, ou bien plusieurs, ou bien qu’importe ?! Quoi qu’il en soit la journée d’hier s’est terminée en grand apparat, avec le simulacre ukrainien sur le pied de guerre et les brigades du ‘Freedom Convoy’ partout en folie... Personne ne devait pouvoir entrer dans Paris, selon la grande stratégie du haut-fonctionnaire Lallemand, alias préfet de police, au sinistre visage... Bref et pourtant, ils y sont entrés.

Freedom Convoy’ est donc globalisée, à partir des héroïques Canadiens. Le régime Macron, plus démocratiquement policier que jamais, a largement assuré au travers de ses JT divers, qui ont à peine mentionné les divers avatars de ces nouveaux Gilets-Jaunes. Il faut donc aller chercher chez les autres, par exemple sur RT-France, pour qui ‘Freedom Convoy’ est bien “le “convoi de la liberté” et non « le convoi de la soi-disant liberté » comme dit la presseSystème, des nouvelles et des images animées des développements de ces événements jusqu’au Champs-Élysées, jusque tard dans la soirée. Maintenant, pour les mêmes, direction Bruxelles où l’on se croirait peu avant l’offensive de Guderian.

Bien entendu, il y a aussi la subcrise ukrainienne battant son plein, mais en complète convergence avec la subcrise ‘Freedom Convoy’, elle-même avatar de Covid19. Elle a pris largement sa part dans les derniers événements où la surprise et le bouffe ne manquent pas, à côté des roulements de tambour. On prendra comme illustration de cette étrange parade diplomatique au bord de l’abîme la rencontre, jeudi à Moscou, du ministre des affaires étrangères de la Russie et de sa collègue anglaise, Elizabeth Truss.

Ca swingue à Moscou

En effet, qui aurait pu croire, lundi dernier, que Emmanuel Macron serait jugé jeudi à Moscou, et pour nous-mêmes finalement et en dépit de tout, comme un modèle de diplomatie, de mesure et de respect de ses interlocuteurs. La ministre des affaires étrangères Elizabeth Truss du grand pays qu’est l’Angleterre a réussi cet exploit, et haut la main encore. En sortant de son entretien avec elle, le grand Lavrov, écrasant par sa taille, caractérisa en pouffant à plusieurs reprises leur conversation d’une façon imagée et somme toute assez drôle, du type “puisqu’ils sont fous, eh bien amusons-nous”, ou encore comme « un sourd parlant à un muet », avant de poursuivre avec netteté, sans aucun souci d’atténuer le choc diplomatique et plaisantant allègrement à propos de l’invasion russe que tout le monde, du balcon au poulailler, réclame sur l’air des :lampions...

« Pour être honnête je suis déçu qu’on ait eu une conversation qui soit un dialogue de sourd. On entend mais on ne s’écoute pas. Au moins, nos explications sont arrivés sur un terrain mal préparé. C’est à peu près la même chose que quand on dit que la Russie attend que le sol gèle et soit dur comme de la pierre pour que ses chars puissent entrer calmement sur le terrain ukrainien. Il me semble que c’était le même terrain chez nos collègues britanniques aujourd’hui. »

Même appréciation, mais bien plus dans la fureur que dans l’ironie,  de Maria Zakharova, la porte-parole du ministre des affaires étrangères, et ses remarques ont une portée intéressante par rapport aux rêves du suprémacisme anglo-saxon et aux traditions d’excellence de la diplomatie anglo-saxonne ; il est vrai que si vous dites Anthony Eden et qu’on vous réponde Elizabeth Truss, vous êtes un peu déconfit :

« “Mme Truss, votre méconnaissance de l’histoire n'est rien comparée à votre méconnaissance de la géographie”, a écrit Zakharova sur son canal Telegram. Elle a ajouté que le monde a besoin d'être sauvé de la “stupidité et de l'absence d'éducation des politiciens anglo-saxons”. »

Toutes cette ironie et cette fureur ont été suscitées notamment par une erreur un peu inquiétante de la ministre britannique, amenée par une question ironique de Lavrov à affirmer que son pays (l’Angleterre) ne reconnaitrait jamais la souveraineté de la Russie sur la partie de son territoire qui était évoquée avec un sourire rentré, presque britannique, par son interlocuteur (le territoire russe frontalier de l’Ukraine). Il est vrai (suite) que Truss ne pense qu’à une chose : grandir sa stature internationale pour renforcer son projet d’alpaguer la fonction de Premier ministre, à-la-Thatcher, à un Boris Johnson qui affronte le piteux scandale dit ‘Partygate’ (une réception sans masques dans le jardin de Downing Street) ; bref, il n’est pas sûr qu’en larguant des bourdes de cette dimension, elle y parvienne triomphalement

Les détails de l’affaire Truss-Lavrov, lors d’un tête-à-tête jeudi entre les deux, ont été révélés par ‘Kommersant’, relayé par RT :

« Selon ‘Kommersant’, la diplomate britannique a souligné que Moscou devait retirer ses forces armées de la frontière ukrainienne, ce à quoi M. Lavrov a répondu que l'armée russe était stationnée sur son propre territoire et avait le droit de mener des manœuvres à l'intérieur de ses frontières.

» Lavrov aurait alors demandé à Truss si Londres reconnaissait la souveraineté de Moscou sur les régions [oblasts russes] de Rostov et de Voronej, où d'importants mouvements de troupes auraient eu lieu ces derniers jours, à proximité de la frontière ukrainienne.

» Après un moment de réflexion, la diplomate britannique aurait répondu que le Royaume-Uni “ne reconnaîtra jamais la souveraineté de la Russie sur ces régions”. Cette affirmation aurait incité Deborah Bronnert, l’ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou, à intervenir et à rappeler discrètement à sa collègue que ces deux régions sont en fait considérées comme des territoires russes, même par son propre gouvernement [britannique].

» Plus tard dans la journée, Truss a expliqué qu'elle avait d'abord pensé que Lavrov parlait d'une partie de l'Ukraine et qu'elle avait ensuite précisé que ces régions faisaient en fait partie de la Russie. »

Truss avait précédemment affirmé, quelques jours plus tôt et en terre amie, que le Royaume-Uni était en train d’opérer des concentrations navales pour renforcer la défense des pays baltes contre la “menace russe”. Elle faisait allusion à la présence de navires de la Royal Navy en Mer Noire, ce qui affaiblit notablement son argument, ou bien fait peu de cas de ses connaissances géographiques et stratégiques : la Mer Noire n’est pas la Baltique, et se trouve à plusieurs milliers de kilomètres au sud des pays baltes.

Les “crazy” certitudes de Joe

Il ne serait pas si inquiétant pour le suprémacisme anglo-saxon s’il n’y avait que l’Angleterre à partir en goguettes, touchée par la folie ukrainienne. Mais, sur l’autre rive de l’Atlantique, au cœur de la matrice de ce suprémacisme, les choses ne sont pas plus encourageante. Il suffira de rapporter cette sortie, le 10 février, du président Biden lors d’une interview de Lester Holt pour NBC News. Nick Arama, du site ‘RedState.comse charge du récit, en précisant que, selon l’équipe Biden, si le président est si bas, vraiment très bas dans les sondages, c’est parce qu’il ne sort pas plus souvent pour des interventions publiques.

Mais alors, lorsqu’il “sort”... Il dit follement et confusément des choses qui, bien qu’elles ne soient curieusement pas exemptes de bon sens sur le fond, sont dites si follement et confusément, à la mesure de la politique américaniste dans la crise ukrainienne certes, qu’elles désintègrent absolument ce bon sens en une bouillie folle et confuse... Illustration parfaite de la situation  crisique-hystérique actuelle, dont Biden est après tout le parfaiot reflet à la fois psychologique et pathologique

« Biden a dit [à Holt] qu’il n’enverrait pas de troupes en Ukraine pour sauver les Américains qui s’y trouvent si la Russie envahissait l'Ukraine, car cela pourrait déclencher une “guerre mondiale” et “les choses pourraient tourner folles rapidement”. Il a dit encore qu’il n’y avait absolument aucun scénario prévoyant qu’il enverrait des troupes pour sauver des Américains. “Il n’y en a aucun. Cela devient une guerre mondiale quand les Américains et la Russie commencent à se tirer dessus”.

» Oups. Encore une fois, même si vous ne voulez pas déclencher une guerre avec la Russie, et même si vous voulez que les Américains qui s’y trouvent quittent le pays au plus vite, vous ne dites pas qu'il n'y a aucune circonstance où vous tenteriez de sauver les Américains restant parce que vous ne voulez pas affronter les Russes. C’est montrer une faiblesse incroyable et terriblement inquiétante. De plus, vous signalez aux Russes, s’ils envahissent l’Ukraine alors que des Américains s’y trouvent encore, de ne pas craindre la possibilité d’affrontement avec les Etats-Unis parce que Joe Biden ne fera rien, – alors, vous pouvez y aller maintenant ! Je n'arrive pas à croire à quel point Biden est incroyablement ignorant et irresponsable.

» “Ce n'est pas comme si nous avions affaire à une organisation terroriste”, a déclaré Biden. “Nous avons affaire à l'une des plus puissantes armées du monde. C’est une situation très différente et les choses pourraient rapidement devenir complètement folles.”

» Biden a ajouté alors que si le président russe Vladimir Poutine est “assez fou pour y aller [en Ukraine], il est assez intelligent pour ne pas faire quoi que ce soit qui aurait un impact négatif sur les citoyens américains”.

» Hum, Biden a laissé des Américains aux mains d'une organisation terroriste en Afghanistan. Et là, Biden dit en gros que la sécurité des Américains en Ukraine dépendrait du seul Poutine, pas de lui ; lui, Joe Biden, il est en dehors de ça.

» Holt a demandé si lui, Biden, avait dit à Poutine que s'en prendre à des Américains en Ukraine serait une ligne à ne pas franchir.

» Biden a dit d’abord oui, qu’il le lui avait dit ; puis il a dit qu’il n’avait pas à le faire, donc qu’il ne le lui avait pas dit... »

De Jean-Luc Gabbard...

Finalement, y a-t-il, dans cette folie tourbillonnante propre au bloc-BAO, des voix publiques en posture d’éventuelles responsabilités politiques pour nous dire des choses censées ? Nous en avons retenu deux et, – surprise, surprise, – elles sont toutes deux placées nettement à gauche... Tant il est vrai que la plupart des droites, aux Etats-Unis et en France qui sont les deux pays concernés, se montrent, lorsqu’il s’agit des affaires de politique internationale et de la Russie, extraordinairement ignorantes ou timorées, ou bien franchement aveuglées par un antirussisme  encore plus primaire que ne fut leur antisoviétisme.

Aux USA, c’est Tulsi Gabbard qu’il faut entendre. Après un certain effacement depuis son départ du Congrès en décembre 2020, l’ancienne députée de Hawaii est aujourd’hui clairement de retour. Elle est une des interlocutrices favorites de Tucker Carlson sur FoxNews, et également la référence du réseau pour les grands problèmes politiques, et l’on parle désormais beaucoup d’elle pour 2024, éventuellement comme candidate indépendante pour la présidence.

Revenant à la surface, elle est à nouveau l’objet de nombreuses attaques, – signe qu’elle est bien vivante et qu’elle compte, – selon l’argument qu’elle est soit un sous-marin des globalistes, soit un sous-marin de l’extrême-droite, soit un sous-marin des Russes. Bref, on la fait naviguer, par tous les temps et sous toutes les eaux. Pour le reste, nous voulons dire pour faire savoir ce nous en penserions d’expérience et d’intuition, il suffit de consulter un article de Tom Luongo, du 19 janvier : Luongo est un vieux briscard, familier de Washington D.C. et de Wall Street, à qui on ne la fait pas et qui affiche un net et rugueux penchant libertarien et populiste, – et qui dit ceci de Gabbard, dans l’article signalé :

« Il était clair qu’elle était courtisée par le DNC [la direction du parti démocrate] et Davos [les globalistes] pour devenir un acteur majeur dès sa première élection au Congrès en 2012.

» Mais quelque chose s'est produit sur le chemin de l'ascension de Gabbard au sommet de la scène politique américaine, sa conscience a mis à jour le meilleur d’elle-même. J’ai suivi Gabbard pendant des années et je l’ai observée attentivement, connaissant parfaitement ses associations passées avec Davos... »

… Et Luongo en conclut que Gabbard a tout pour faire en 2024 une grande candidate populiste de gauche rassemblant la droite antiguerre, au point que d’ores et déjà les milieux dirigeants démocrates, globalistes et pro-guerre, disent mezzo voce : « Il faut avoir peu de Tulsi Gabbard » Par conséquent, son intervention sur l’Ukraine et le reste, lors de l’émission de Tucker Carlson (reprise en article par les amis russes de RT.com), constitue une des visions les plus audacieusement lucide sur les crises actuelles...

« Les États-Unis et leurs alliés pourraient prévenir un conflit armé en s'engageant à ce que l’Ukraine ne soit pas autorisée à rejoindre l'OTAN, a déclaré Gabbard. Il est “hautement, hautement improbable” que Kiev soit un jour accepté en tant que membre de l'OTAN, donc refuser de promettre ce qui est déjà une réalité montre que les dirigeants de l’alliance ne veulent pas la paix, a ajouté la démocrate d'Hawaï.

» En décembre dernier, la Russie a envoyé des propositions de sécurité à Washington, – parmi lesquelles le blocage de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, – mais le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré que l'alliance maintiendrait sa politique de la porte ouverte.

» “Pourquoi sommes-nous dans cette position alors, si la réponse à cette question et à la prévention de cette guerre est aussi claire comme le jour ?" a demandé Gabbard. “Alors vraiment, il n’y a qu’une seule conclusion possible, qui est qu’ils veulent en fait que la Russie envahisse l'Ukraine".

» Une invasion de l'Ukraine donnerait à Biden “une excuse claire pour aller imposer des sanctions draconiennes, qui sont une forme moderne de siège, contre la Russie et le peuple russe”, a déclaré Gabbard. Le résultat serait “l’enfermement dans une nouvelle guerre froide”. [...]

» “Le complexe militaro-industriel constate qu’il gagne des tonnes d’argent de plus [avec la crise ukrainienne] qu’il n’a eu combattant Al-Qaïda ou en fabriquant des armes pour Al-Qaïda”, a déclaré Gabbard. “Et qui en paie le prix ? Le peuple américain en paie le prix, le peuple ukrainien en paie le prix, le peuple russe en paie le prix. Cela sape notre propre sécurité nationale, mais le complexe militaro-industriel qui contrôle tant de nos politiciens amasse des fortunes qu’il court déposer en banque”. [...]

» “J'ai du mal à voir comment le président Biden ou quiconque peut dire avec un visage honnête, ‘Nous défendons la démocratie’”, a déclaré Gabbard à Carlson. “Et la raison en est que notre propre gouvernement a publiquement soutenu ces actions autoritaires du président ukrainien pour faire taire leur propre opposition politique... Cela ressemble à certaines des choses que, malheureusement, nous voyons se dérouler ici même chez nous.” »

...à Tulsi Mélenchon

Si Gabbard est incontestablement “de gauche” dans ses positions politiques et sociables, elle l’est fort agréablement et intelligemment. On ne peut pas vraiment en dire autant de Mélenchon, avec ses folies indigénistes et créolisées ; par contre, le second nommé retrouve toute sa vigueur, sa justesse lumineuse et sa fermeté de raisonnement, à l’égal de la première, lorsqu’il parle de politique extérieure. Sur les questions de la Grande Crise avec sa subcrise ukrainienne et sa subcrise de la politique américaniste plongée dans la corruption et la pathologie de guerre, Mélenchon est l’une des voix les plus avisées, en France aujourd’hui. Il l’est d’ailleurs avec quelques voix de-ci de-là, de la droite dite “nationale”, ce qui ne manque pas de sel bien entendu.

Autant pour les “étiquettes”, et autant en emporte le vent de la folie des hommes.

« Partisan du retrait de la France de l’Otan, Jean-Luc Mélenchon a affirmé jeudi 10 février sur France 2 qu’il considérait que l’organisation était l’agresseur dans la crise ukrainienne face à la Russie. Selon lui, la France n’a aucun intérêt à favoriser l’intégration de l’Ukraine dans l’Otan, soit la pomme de discorde de la récente montée des tensions avec Moscou.

» “Je ne suis pas là pour défendre la Russie”, assure-t-il, répétant qu’il plaide pour le non-alignement de la France, ni pour Washington, ni pour Moscou. Il affirme comprendre que la Russie se sente “humiliée, menacée” par les armes installées par l’Otan près de ses frontières, notamment en Pologne.

» “Si on veut être non aligné, on ne commence pas par venir aboyer avec le maître”, plaide-t-il, préférant écouter les revendications de toutes les parties. À ce propos, il se dit prêt à signer un document qui assurerait que l’Ukraine n’intègre jamais l’Otan.

» “L’intérêt de la France c’est de ne pas être alignée, et donc de ne pas répéter comme des perroquets la propagande des États-Unis d’Amérique”.

» Le candidat de La France insoumise à la présidentielle a également dénoncé “la propagande belliqueuse” du système médiatique. “Le Président élu de l’Ukraine dit qu’il faut arrêter de dramatiser, que la situation n’est pas celle que décrit l’Occident”, a-t-il également rappelé. »

 

Mis en ligne le 13 février 2022 à 17H40