Ah, si le Titanic était un sous-marin !

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Ah, si le Titanic était un sous-marin !

• Cela, – le Titanic comme sous-marin, – c’est le rêve secret des USA restant dans leur intégrité la “nation indispensable” menant une coalition formant “le Monde Libre”, autrement nommé  “l’Empire du Bien”, tout cela destiné à une hégémonie qu’on pourrait qualifier d’éternelle. • C’est là la pensée ossifiée, réduite à la poussière des restes osseux réduits en poussière du cadavre de la conception que continue à chérir la direction américaniste avec le capitaine Biden titubant à la barre, comme s’il s’agissait d’une stratégie active. • Cette stratégie, ce serait : le Titanic n’a pas coulé, il continue, sous les eaux des mers du globe entier, à brandir l’immortelle hégémonie de l’indispensabilité américaniste. • Cette conception signe le jugement de Scott Ritter : « L’“ordre international fondé sur des règles” [édifiées et imposées par les USA] qui sous-tend ce fantasme est insoutenable à l’ère moderne et rend l'effondrement des États-Unis “exceptionnels"” inévitable» • Une formule parmi d’autres de l’inéluctabilité de l’effondrement du système de l'américanisme qu'anticipait Lincoln.

4 avril 2021 – Le destin des États-Unis est comme une proie blessée autour de laquelle tournent des requins affamés. (Ce n’est qu’une image, car nous avons à cœur de rétablir la vérité à propos des requins, qui ne sont pas les “tueurs” qu’on a faits d’eux.) Les requins figurent la forme que prendra l’effondrement inévitable de cette puissance désormais si boiteuse ; de ce point de vue, il y a une alternative qui catégorise les requins en deux sortes : effondrement par l’extérieur et effondrement par l’intérieur.

Nous avons noté une étude fouillée de Scott Ritter (ler 1er avril 2021 dans GlobalResearch), auteur que nous connaissons et qui, pour être hostile à la politique impérialiste-“exceptionnaliste” (formule à retenir) des USA, n’en est pas moins attentif aux capacités de réussite de cette politique. Il développe une analyse de ce qu’on peut percevoir aujourd’hui de ce que serait d’une façon théorique la stratégie des USA avec l’administration Biden, en écartant les facteurs internes, c’est-à-dire d’une intense instabilité interne. On mesure de cette façon qu’il a une approche différente de la nôtre, qu’il est porté dans ses jugements à peu considérer les facteurs politiques et surtout les facteurs sociaux (sociétaux) et psychologiques de cette politique.

Dans le texte considéré, Ritter constate que cette “nouvelle” politique stratégique (de l’administration Biden) est un ‘copié-collé’ de ce qu’a été la politique stratégique des USA depuis la fin de la Dixième Guerre mondiale, c’est-à-dire une sorte de “retour” à ce qu’était cette politique avant la présidence Trump, fondée sur l’idée d’America First envisageant d’abandonner le rôle de ce qu’on nommait du temps de la Guerre Froide “leader du Monde Libre” (destiné à assurer une hégémonie).

 Ce passage reprend cette idée, en la pondérant radicalement du fait absolument incontestable que la puissance US relative aux autres a dramatiquement été réduite, et en constatant que c’est dans ces conditions que la direction actuelle veut tout de même revenir à l’ancien schéma d’une coalition de ce qui était “le Monde Libre”, avec les USA comme incontestable (“exceptionnaliste”) chef de file. Cela est complété par le constat que cette direction ne peut pas, psychologiquement et conceptuellement, envisager autre chose...
 

« Bien qu'elles soient présentées comme une déclaration de la force américaine, les remarques finales de Biden projettent en réalité non seulement l'insécurité inhérente aux USA aujourd'hui, mais aussi ses causes profondes. Le fait que les USA doivent “récupérer leurs avantages durables” implique que nous les avons perdus et montre que ces soi-disant avantages sont loin d'être aussi durables que Biden aimerait le croire. “Reconstruire en mieux” est un aveu de faiblesse, une reconnaissance que la notion de “nation indispensable” est une construction artificielle ; la plupart des nations n'acceptent plus l'Amérique comme leader mondial.
» La réalité est que les États-Unis sont l’une des nations les plus puissantes du monde. Cette position n’est toutefois plus incontestée ; la Chine est devenue l’égale des États-Unis dans de nombreux paramètres utilisés pour mesurer la puissance et l'influence mondiales, et elle leur est supérieure dans certains cas. En outre, la Chine opère efficacement dans une réalité mondiale multipolaire, reconnaissant que l’ère de la singularité américaine est révolue. La Russie, l'Inde, le Brésil et le collectif européen représentent tous des réalités polaires dont l’existence et l'influence existent indépendamment des États-Unis.
» Les États-Unis, cependant, ne peuvent pas fonctionner dans un tel monde. Alors que les politiciens américains reconnaissent de plus en plus que la notion de superpuissance unique de l'après-guerre froide a fait son temps, la seule alternative que ces politiciens peuvent offrir est la tentative de revenir à un monde bipolaire dans lequel les États-Unis sont à la tête de leurs “partenaires” démocratiques libéraux, face aux forces de l’“autoritarisme”. Cette vision est certainement irréaliste, ne serait-ce que parce que le monde ne considère plus la démocratie libérale occidentale comme “bonne” et l’autoritarisme comme “mauvais”.
» Cette réalité est évidente pour une grande partie du reste du monde. Pourquoi, alors, les décideurs politiques américains adoptent-ils une formulation vouée à l’échec ? La réponse est simple : les États-Unis, tels qu’ils existent aujourd'hui, ont besoin de l’“ordre international fondé sur des règles” pour rester pertinents. “Pertinent”, tel qu’utilisé ici, signifie dominant au niveau mondial.
» Les politiciens américains qui opèrent au niveau national ne peuvent pas être élus sur des plates-formes qui rejettent le rôle “indispensable” du pays, même si de nombreux Américains et la plupart des habitants du monde l’ont fait. La domination économique des États-Unis est en grande partie soutenue par les systèmes mêmes qui sous-tendent l’“ordre international fondé sur des règle”, – l'Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale. La pertinence géopolitique des États-Unis est soutenue par les alliances militaires de l'époque de la guerre froide. »
 

On comprend bien que ce que constater Ritter, c’est une impasse stratégique dont on sent bien qu’il la considère comme mortelle. Il le dit plus ou moins clairement dans sa conclusion, et c’est elle qui nous intéresse le plus, que nous allons donner ci-dessous. Car cette impasse est complètement vitale et décisive pour les USA, alors que deux faits historiques l’ont confirmée opérationnellement ces dernières semaines :

• L’incident de la qualification par Biden de Poutine comme un « tueur sans âme », qui a conduit du fait de la réaction des Russes à ce qu’on doit considérer comme une rupture au moins temporaire des relations diplomatiques. Qui plus est, les Russes prennent une posture de rupture offensive, c’est-à-dire qu’ils n’hésiteront plus à développer des entraves conséquentes à l’action des USA, allant jusqu’à intervenir par des déclarations à visage découvert et avec force dans leur crise intérieure.

• L’incident du sommet USA-Chine d’Anchorage, au cours duquel les Chinois ont publiquement et avec une force sans précédent humilié la délégation US et son chef, le secrétaire d’État, dans une circonstance extrêmement grave pour le statut que prétendent encore avoir les USA. La réaction américaniste a été d’un complet désarroi et d’impuissance, et de fait d’une acceptation de fait de ce qui est une humiliation sans précédent.

Voici le passage de conclusion de Ritter, extrêmement affirmatif, et qui introduit une idée que nous allons développer plus loin, qui est fondamentale.
 

« Si les États-Unis cessent d'être la puissance “indispensable” et adoptent en conséquence un rôle de leader fondé sur une notion plus collégiale de partage des pouvoirs, cela ne signifierait pas la disparition physique des Etats-Unis, – la nation continuerait d'exister en tant qu'entité souveraine. Mais cela signifierait la fin de la réalité psychologique de l’Amérique telle que nous la connaissons aujourd'hui, – une puissance quasi-impériale dont la pertinence est fondée sur une hégémonie mondiale forcée. Ce modèle n'est plus viable. Le fait que l’administration Biden ait choisi de définir son administration par une adhésion ardente à ce système défaillant est la preuve que la survie de l’Amérique de l’après-guerre froide est existentiellement liée à sa capacité à fonctionner comme la “nation indispensable” du monde.
» L’exceptionnalisme américain est un narcotique qui alimente la politique intérieure du pays plus que la réalité géopolitique mondiale. L’“ordre international fondé sur des règles” qui sous-tend ce fantasme est insoutenable à l’ère moderne et rend l’effondrement des États-Unis “exceptionnels” inévitable.
» Voir l’administration Biden peser de tout son poids en faveur d'un “ordre international fondé sur des règles” dominé par les États-Unis, c'est comme regarder le Titanic prendre la mer ; il est grand, audacieux et beau, et son destin est préétabli. »
 

... Et, surtout, et pour poursuivre l’image, les USA n’ont pas réussi à faire du Titanic plongeant au fond des eaux, le sous-marin évidemment nucléaire et à l’autonomie infinie qu’ils voudraient secrètement qu’il ait été et qu’il aurait continué à être jusqu’à la fin des temps. L’image prédominante, envahissante, omniprésente, est celle de l’“exceptionnalisme américain”, d’autant plus envahissante qu’elle est en train de venir à manquer, de s’estomper, de se dissoudre ; et comme, justement, Ritter qualifie ce concept rêvé, voire phantasmé, de “narcotique”, –– addiction à une drogue euphorisante, et dont la disparition et l’absence est fatale pour la vie du drogué, – les choses vont aller très vite de mal en pis pour les USA, le drogué en manque.

Ritter présente donc la thèse du “requin” de la catégorie “effondrement par l’extérieur”. Il apporte à cette thèse des réflexions supplémentaires qui nous intéresse, savoir :

• « Si les États-Unis cessent d’être la puissance “indispensable” [...] cela signifierait la fin de la réalité psychologique de l'Amérique telle que nous la connaissons aujourd’hui, – une puissance quasi-impériale dont la pertinence est fondée sur une hégémonie mondiale forcée » ;
• « L’exceptionnalisme américain est un narcotique [...] ... ce fantasme est insoutenable à l’ère moderne et rend l’effondrement des États-Unis “exceptionnels” inévitable. »

Paroles de Lincoln

Pour poursuivre et élargir considérablement notre commentaire, nous allons revenir à l’une de nos citations favorites pour ce qui concerne le destin de l’Amérique ; citation aujourd’hui, à la lumière de tant d’événements crisiques américanistes, et à la lumière spécifique des citations que nous avons faite de Ritter, – citation extraordinairement prémonitoire autant qu’empreinte de mysticisme américaniste, avec une alternative entre l’élévation divine et la catastrophe infâme... C’est bien sûr celle du jeune Lincoln-1839, en tant qu’élu à la Chambre des Représentants de l’Illinois (avant d’aller au Congrès des États-Unis dans les années 1840), faite lors d’une visite à un établissement universitaire de son État :
« Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant. »

Selon le même esprit du mysticisme-Lincoln, l’actuelle évolution des USA (extérieure mais aussi et surtout intérieure) est-elle pérenne ou suicidaire ? Qu’on en juge selon ces citations, en sachant ce qu’est le “mythe-Lincoln”, avec l’une ou l’autre profession de foi de Lincoln vis-à-vis des noirs (sans majuscule alors, bien avant qu’il ne fût question d’Africains-Américains, et en ayant à l’esprit de se demander combien de temps les actuels inspirateurs du pouvoir wokeniste qui tiennent le haut du pavé de l’influence et de la communication laisseront à sa place la majestueuse et puissante sculpture de Lincoln assis, dans le fameux Mémorial Lincoln de Washington),

• de Lincoln lui-même, directement cité par le pourtant très-bienpensant Wikipédia, faisant de Lincoln l’ami de la liberté, “pour tous, partout”, et pourtant tout à fait prêt notamment, – et comment !, – à “sauver l’Union sans libérer un seul esclave”, – et alors, sont-ce des êtres humains ou non ?
« Si je pouvais sauver l’Union sans libérer un seul esclave, je le ferais ; si je ne pouvais la sauver qu’en les libérant tous, je le ferais aussi… Cela est ma position officielle et n’a rien à voir avec mes convictions personnelles… J’ai dit assez souvent que, selon moi, tous les hommes, partout, devaient être libres ».

• Et puis, commenté et cité par André Kaspi, historiographe et autre impeccable bienpensant dans son livre ‘Les Américains’ :
« Lincoln abolitionniste ? Oui avec modération. Ami des Noirs ? Non. L’Illinois est d’ailleurs un État libre qui refuse que les noirs s’y établissent. Et Lincoln ne cache pas ses sentiments :
» “Je dirai donc que je ne suis pas et que n’ai jamais été en faveur de l'égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des blanches. [...] Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure. »

Ce sentiment général qu’exprime Lincoln l’est au nom d’une conception de l’américanisme qui est pérenne dans l’histoire de la Grande République. Cette énorme ambiguïté, sinon énorme contradiction ne fut en rien réglé par la Guerre de Sécession, et même pas non plus par la lutte pour les droits civiques des années 1950-1960, – ce qui donne raison aux Noirs extrémistes-séparatistes type Malcolm X et Farrakhan avec sa ‘Nation of Islam’, – nous indique, à la lumière des événements actuels et l’explosion du “racisme antiblanc”, dans quel sens doit être et sera évidemment réglée l’alternative suprême que Lincoln présentait en 1839, alors qu’il se posait en l’un des garants ontologiques de l’“exceptionnalisme” américaniste. Dans ce cas de l’actuelle vérité-de-situation, le narcotique “nation exceptionnaliste”, qui continue à faire son effet de fantasme alors que la drogue n’est plus disponible, devient une certaine forme de suicide par folie de manque du drogué, – et Ritter fait une analyse juste pour une partie du problème dont Lincoln a défini l’autre partie dans un sens tout aussi catastrophique.

Effectivement et avec l’aide de Lincoln qui définit à presque deux siècles de distance la folie du wokenisme par rapport aux assises fondamentales de la Grande République, nous sommes conduits à nuancer l’analyse de Ritter sans mettre en cause sa justesse, en y ajoutant la dimension intérieure. Après tout, les espèces de requins (le requin-“effondrement par l’extérieur” et le requin-“effondrement par l’intérieur”) sont cousines et peuvent coexister, sinon complètement se mélanger.

Effectivement, il nous semble que si l’administration Biden suit une politique hégémonique de la “nation exceptionnelle”, évidemment contre la Russie et contre la Chine, et contre quelques autres, il y aura sans nul doute de très-douloureuses surprises et des revers qui ébranleront jusqu’à l’effondrement le statut même de l’exceptionnalisme. Mais cela existe-t-il, “l’administration Biden”, au sein de cette direction arrogante et inculte qui ne comprend pas que « Les Etats-Unis [...] ne peuvent pas fonctionner dans un tel monde » ? Ne peut-on imaginer cette évidence que, pendant que serait menée cette politique catastrophique, la situation intérieure empirerait, avec des conséquences qui peuvent très rapidement prendre une ampleur gravissime ? On comprend bien que l’espèce de révolution-woke que veulent développer les démocrates, imposée par la contrainte d’un arbitraire branlant, serait elle-même d’une extrême fragilité derrière ses apparences extrémistes. Des soubresauts ou des revers extérieurs auraient des effets intérieurs, beaucoup plus sûrement et plus aisément. Entre autres questions angoissantes, que deviendrait l’armée, en train d’être transformée en une exposition de bienpensance et de fanfreluches LGTBQistes, elle qui se veut le bras armé de l’“exceptionnalisme” ?

Une appréciation de Ritter qui nous arrête essentiellement est celle qui s’affirme entre deux phrases s’enchaînant, qui semblent se compléter mais qui, en fait, selon nous, se contredisent trop pour ne pas se soumettre à une critique (avec les parties importantes mises en caractère gras par nous) :
» Si les États-Unis cessent d'être la puissance “indispensable” et adoptent en conséquence un rôle de leader fondé sur une notion plus collégiale de partage des pouvoirs, cela ne signifierait pas la disparition physique des Etats-Unis, – la nation continuerait d’exister en tant qu'entité souveraine. Mais cela signifierait la fin de la réalité psychologique de l’Amérique telle que nous la connaissons aujourd'hui, – une puissance quasi-impériale dont la pertinence est fondée sur une hégémonie mondiale forcée. »

... Pour nous, effectivement, si nous sommes bien d’accord avec la dernière proposition, (« la fin de la réalité psychologique de l’Amérique telle que nous la connaissons aujourd'hui »), nous considérons qu’elle annule nécessairement la première (« la nation continuerait d'exister en tant qu’entité souveraine »). Elle l’annule d’autant plus que Ritter place, avec justesse, le facteur psychologique pour définir ce que fut l’“exceptionnalité” de l’Amérique ; et si ce facteur est réduit jusqu’à disparaître, commencera à se produire ce phénomène dont nous avons souvent parlé : les effets psychologiques considérables de l’effondrement de l’Amérique, bien connu comme dispensatrice de l’‘American Dream’, sur les structures mêmes d’une civilisation qui s’est constituée et s’est légitimée sur son modèle.

Nous retrouvons Lincoln dont les diverses citations constituent l’esprit d’une définition de l’“exceptionnalisme” américaniste. A la lumière du temps, alors que l’intérieur du pays est en train d’être désintégré par rapport à ce qu’il fut à l’origine, la fin de l’“indispensabilité” de la puissance américaniste comme directrice des affaires du monde, signerait la fin de son exceptionnalité et ôterait par conséquent toute légitimité et toute souveraineté à cette pseudo-“nation” telle qu’elle se présente aujourd’hui. Tous les démons, à commencer par le séparatisme et le sécessionnisme, seraient sur le pont, prêts à assister aux affres du suicide...

Non, d’ailleurs, ils sont sur le pont, et comme le Titanic n’est pas un sous-marin le pont prend une vilaine inclinaison, et il est temps d’aller chercher fortune ailleurs.

Et nous, nous écrivions il y a deux ans, in illo tempore où l’on pouvait déjà anticiper combien l’année électorale 2020 ouvrirait une terrible phase dans la crise du système de l’américanisme :
« Bien entendu, on n’assistera pas simplement à l’effacement violent d’une hyperpuissance de la position hégémonique qu’elle occupe, désormais d’une façon illégale, brutale et partout contestée, dans les relations internationales, et son remplacement par une autre puissance ou par un système multipolaire stable. Une catastrophe américaniste est un événement mondial et global, qui affecte le Système dans son entièreté et entraînera hors des USA un enchaînement de déstabilisations plus ou moins catastrophiques, marqué par la disparition du symbole même de la modernité qu’est l’American Dream, – hypothèse fondamentale pour la fin de la modernité, que nous envisageons depuis longtemps. C’est dire, selon cette prévision, que 2020 est en bonne place pour marquer pour nous tous le début d’un temps eschatologique de transition. »

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