A genou les hommes...

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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A genou les hommes...

 7 juin 2020 – ... En fait, il faut compléter  la devise de Saint-Cyr : « A genou les hommes, debout les officiers », pour mieux observer l’extraordinaire spectacle de cette pandémie américaniste, puis globale, – mais ceci équivaut à cela, après tout, – qui caractérise l’événement de la Grande Emeute-2020. On va jusqu’à cet officier de la police de Minneapolis  embrassant le sol après s’être mis à genou, sur injonction des BLM (Black Lives Matter) : “A genou les officiers, debout les hommes” ? Dérision, vision pathétique, crépuscule et les ténèbres d’un monde détruit en des riens innombrables, addition de néants complices de la même paroisse... Laissez  Saint-Cyr en son temps, elle n’a que faire du nôtre.

Comment voulez -vous commenter cela, avec des mots ou des expressions qu’ils ne connaissent plus, dont ils ne savent même plus qu’ils peuvent exister : “dignité”, comme le contraire de l’indignité, “respect de soi” comme l’opposé de l’auto-humiliation. (Certains nomment cela masochisme avec un sourire entendu ; je leur laisse le tout, y compris le sourire et le pourboire.)

Eh bien, il a fallu cet homme pour me réconcilier avec l’espèce humaine dont je fais partie, à cet instant selon l’appréciation de “malheureusement” ; un Noir, un Africain-Américain, David J. Harris, Jr., écrivant sur son compte Tweeter : « Des Américains blancs à genou devant les Noirs ???  Je suis désolé, cela est écœurant ! » et puis parlant, parlant haut et fort, jusqu'aux larmes.

Pendant plus de quatre minutes, Harris, Noir, bon père et bon mari, aimant Dieu et son pays, auteur de ‘Why I can’t Stay Silent’, invective les acteurs de cette pitrerie ! Les Blancs qui s’humilient pour se faire pardonner une faute qu’ils n’ont pas commise, dont ils n’ont aucune idée ; les Noirs, qui exigent cette humiliation qui les dégrade eux-mêmes ; les manipulateurs de toutes les couleurs, qui tirent les ficelles avec l’air hagard des messagers du Diable ; le village global qui frétille de l’exquise repentance de qui pour on ne sait plus quoi et de quoi contre on ne sait plus qui... Harris pleure à deux reprises tant il est emporté par l’émotion et la force de sa voix, puisque pour lui cette humiliation auto-imposée des Blancs, c’est l’humiliation de l’Amérique et de tous les citoyens américains, de son pays et de lui-même dans son pays.

On sait que je ne suis pas un fan de l’Amérique, on le sait bien, et je n’épouse pas l’argumentation qui va avec, je ne l’épouse pas du tout. Pour ce cas, “halte au feu” et amnistie, ou la Paix de Dieu si vous voulez ; respect pour l’Africain-Américain Harris, qui à lui seul donne un peu de vie à cette diablerie sur terre... Époque ignoble et insupportable, puante, extraordinairement corrompue et grossière, jouissant de sa laideur comme un homme devenu vieille pute trop fardée ;  l’Homo Festivus de Murray et le zombieSystème de Grasset unis dans une même ferveur du néantissement de soi.

Écoutez Davis et entendez son propos même si vous ne le comprenez pas exactement :

https://twitter.com/DavidJHarrisJr/status/1268643024533360640

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