1 guerre, 2 guerres, pourquoi pas 3 ?

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1 guerre, 2 guerres, pourquoi pas 3 ?

• Anthony Blinken est un zombie-diplomate qui restera dans les annales. • Il vient en Chine, supposément pour discuter posément et tenter de rapprocher les points de vue, et il dévide diverses exigences catastrophiques assorties de menaces de sanctions si la Chine n’obéit pas. • Mais Blinken n’est bien que zombie, comme toute la bande à Biden avec le vieux Joe en porte-drapeau ; ils ne font qu’obéir aux pressions d’une bureaucratie prédatrice. • On est déjà en train de faire deux guerres qu’on est sur le point de perdre, pourquoi pas une troisième ?

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Le Secrétaire d’Etat Anthony Blinken a passé un aimable séjour en Chine la semaine dernière à ce pays que les Etats-Unis veulent différentes choses des Chinois. Ce sont des “demandes” qui leur sont adressées sous la forme d’ultimatums à peine dissimulés sous la forme de conseils pressabnts, puisqu’il menacent la Chine de sanctions si elle ne va pas au devant des exigences américanistes. Dans ces exigences, on relève quelques-uns des  points suivants :

• Un freinage, voire un abandon de certaines livraisons de composants et technologies d’armements à la Russie, qui sont considérés (par les USA) comme l’un des moyens principaux du renforcement de la base industrielle militaire russe, et donc de son écrasante domination de l’Ukraine.

• Un ralentissement conséquent des échanges commerciaux avec la Russie.

• Un renforcement de la puissance de Taïwan (vote d’une aide supplémentaire par le Congrès), avec comme perspective une autonomie accrue de l’île.

• Le  retrait de la participation financière de la Chine de la plate-forme Tik-Tok.

• Etc., sans aucun doute...

Très curieusement, à la suite d’une rencontre de plus de 5 heures entre les deux ministres à Pékin, le Chinois Wang Yi a dit ces deux phrases dans la même déclaration :

« Malgré ces tensions, les relations entre les deux puissances “commencent à se stabiliser”, a estimé vendredi Wang Yi, mettant toutefois en garde contre la persistance d’“éléments négatifs”. »

« “Les relations sont confrontées à toutes sortes de difficultés. Les droits légitimes de la Chine en matière de développement ont été indûment opprimés et nos intérêts fondamentaux sont remis en question”, a souligné Wang Yi, dans une allusion aux restrictions américaines dans le secteur technologique. »

Il est difficile de concevoir que les relations entre les deux puissances “commencent à se stabiliser” si les demandes de l’une (les USA), dites quasiment sous la menace de sanctions, “remettent en question les intérêts fondamentaux” de l’autre.

Il semble qu’il faille donc voir  là l’habituelle réaction chinoise devant une attitude surprenante. Ils attendaient une rencontre assez apaisée selon des mésententes connues (voir plus loin) sinon  vide de toute nouveauté, et ils se retrouvent devant un ultimatum (des ultimatums) au moment où ces programmes agressifs sont présentés dans des interviews au ‘Wall Street Journal’ et au ‘Financial Times’.

On s’attachera donc plus facilement, pour percevoir la véritable et profonde réaction chinoise, à cette réaction initiale (la plus modérée !) d’un programme de Christoforou-Mercouris absolument déchaînés à propos de cette visite de Blinken :

Christoforou : « .... Et Blinken venu à Pékin pour lancer un ultimatum aux Chinois... Qu’est-ce que vous en pensez  ....

Mercouris : « Eh bien, les Chinois sont absolument furieux, j’en ai parlé à Sophia (inaudible), qui s’occupe de suivre et de recenser les réseaux sociaux chinois et elle m’a dit que les réseaux sociaux sont en feu à ce propos, que les médias chinois en général sont en feu à ce propos,  ce que j’ai pu vérifier de mon côté dans ‘Global Times’ et dans quelques autres... Tout le monde se déplore que la visite de Blinken n’a pas été écourtée après la publication du briefing qu’il a donné au ‘Wall Street Journal’ et au ‘Financial Times’, où il détaillait certains aspects de ses ultimatums. »

C’est en effet une curiosité que cette visite de Blinken marquée par une agressivité tout à fait extraordinaire par rapport à ce qui était, non seulement attendu, mais implicitement prévu entre les deux pays. A cet égard, on peut lire une partie importante d’un article de l’excellent journalistes Patrick Lawrence, le 26 avril 2024, présentant le voyage de Blinken.

Comme on le voit, effectivement les relations sont difficiles, mais absolument rien de nouveau n’est attendu, et le journaliste Matt Lee de l’agence AP et l’un des meilleurs commentateurs de la presseSystème, résume simplement la chose : le voyage compte parce qu’il a lieu, c’est tout, rien d’autre n’est à attendre sinon, pour les commentateurs, le constat de la pente habituelle de dégradation...

« Antony Blinken est actuellement en Chine pour son deuxième voyage en tant que secrétaire d'État et sa troisième rencontre avec de hauts responsables chinois : telles sont les nouvelles du mois d'avril, qui se rapproche de mai. Je dois dire que la situation est plus étrange que je ne l'imaginais lorsque le département d'État et les médias qui le représentent nous annoncent à l'avance que le plus haut diplomate des États-Unis n'arrivera à rien lorsqu'il se rendra en République populaire de Chine.

» “Je tiens à préciser que nous sommes réalistes et lucides quant aux perspectives de progrès sur l'une ou l'autre de ces questions”, a déclaré un fonctionnaire anonyme du département d'État lors d'une conférence de presse la semaine dernière sur l'agenda de M. Blinken. C'est ainsi que le département d'État prévient que le secrétaire d'État va perdre son temps et notre argent lors de ses rencontres à Shanghai et à Pékin.

» Qu'est-ce que c'est, sinon un aveu de l'impuissance diplomatique de notre secrétaire d'État ? Ou devrais-je plutôt parler d'incompétence ? Voire les deux ? C'est cet homme, après tout, qui est arrivé en Israël cinq jours après les événements du 7 octobre dernier pour annoncer: “Je me présente devant vous en tant que Juif”. 

» Ce type comprend-il la diplomatie ou bien n’importe quoi ?

» Les médias ont naturellement suivi l'exemple du département d'État en nous informant de l'inutilité du séjour de M. Blinken en Chine, et ce des deux côtés du Pacifique. Selon CNBC, “Washington est réaliste quant à ses attentes concernant la visite de Blinken et la résolution de questions clés”, et selon le Japan Times : “Bien que cruciale pour maintenir les canaux de communication ouverts, la visite a peu de chances de déboucher sur des avancées majeures.”

» Matt Lee, le très compétent correspondant diplomatique d'Associated Press, a été le plus explicite dans son article du 22 avril: selon lui, l'objectif des trois jours des entretiens de M. Blinken avec les hauts fonctionnaires chinois est de mener trois jours d'entretiens avec les hauts fonctionnaires chinois. » 

“Le simple fait que Blinken fasse ce voyage peut être considéré par certains comme encourageant”, écrit Lee, “mais les liens entre Washington et Pékin sont tendus et les divergences s'accentuent”.

“Impuissance” ? “Incompétence” ? Non, “Inexistence”

Ce fut donc un bien étrange visite. A quoi servit-elle dans un sens positif, comme l’on doit attendre d’un acte diplomatique ? A rien, sinon à aggraver encore le climat des relations entre la Chine et les USA. C’est assez maigre pour la réputation diplomatique de Blinken.

Que se passe-t-il ? Revenons à Lawrence qui nous présente, peut-être involontairement, une explication à laquelle nous allons-nous attacher. Il note :

« Mais peu importent sens et non-sens. M. Blinken et ceux qui parlent en son nom au sein du Département d'État ont osé donner un avant-goût de la prestation du secrétaire d'État dans les jours qui ont précédé son départ. Voici Blinken s'adressant aux journalistes vendredi dernier par le biais d’un de ses fonctionnaires ::

» “Nous voyons la Chine partager des machines-outils, des semi-conducteurs et d'autres produits à usage mixte qui ont aidé la Russie à reconstruire la base industrielle de défense que les sanctions et les contrôles à l'exportation avaient tant contribué à affaiblir. Si la Chine prétend d'une part vouloir entretenir de bonnes relations avec l'Europe et d'autres pays, elle ne peut pas d'autre part alimenter ce qui constitue la plus grande menace pour la sécurité européenne depuis la fin de la guerre froide”.

» Un jour plus tard, le fonctionnaire anonyme du département d'État a précisé ce qui suit :

» “Nous sommes prêts à prendre des mesures, lorsque nous le jugerons nécessaire, à l'encontre des entreprises qui [...] compromettent gravement la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe. Nous avons démontré notre volonté de le faire à l'égard des entreprises d'un certain nombre de pays, et pas seulement de la Chine. Nous exprimerons notre intention de demander à la Chine de réduire ce soutien”. »

Cette charmante mise en bouche pour le voyage de Blinken en Chine, pour une mission “diplomatique” de tentative d’amélioration des relations entre les deux pays nous conduit à notre hypothèse centrale, qui est d’ailleurs involontairement exprimée par le titre de l’article de Lawrence :

« La diplomatie d'Antony Blinken : Impuissance ? Incompétence ? Les deux ? »

Et notre réponse : aucune, – ou si l’on veut, “inexistence” à la place d’“impuissance ” et d’“incompétence”, – car il n’y a pas de diplomatie d’Anthony Blinken, comme il n’y a pas de président des États-Unis en la personne de Biden ni de secrétaire à la défense en la personne d’Austin.. Pour nous, le Secrétaire d’État n’a fait que jouer au “petit commissionnaire” de sa bureaucratie qui a établi le programme d’agression de la Chine, comme elle le fait en général depuis plusieurs années à Washington pour tous les grands problèmes de sécurité nationale.

Il en résulte une non-diplomatie et une non-politique d’une extrême agressivité sans tenir aucun compte d’une vision holistede la situation du monde, telles que les secrète le monstre bureaucratique que représente la puissance militaire US installée dans ses bureaux, avec tous ses satellites d’agences, de bureaux, d’instituts, de lobbies aux poches débordant de dollars. L’ensemble suit ce que le « déchaînement de la Matière » lui indique de suivre, c’est-à-dire la politiqueSystème -dans toute son hyper-puissance.

Il y a aujourd’hui trois guerres importantes a faire ? Les USA à peine par intermédiaire font la N°1 contre la Russie ; ils font la n°2 contre tout ce qui n’est pas israélien dans la région sacrée pour Israël, Iran compris, – reste la n°3, contre la Chine.... Grand Dieu, que voulez-vous donc qu’ils fassent ?. Eh bien, l’on s’y emploie.

Ils sont en train de prendre une rouste colossale en Ukraine ? Et alors ? Ils ne sont pas loin de basculer dans un vilain développement où Israël perdra son pucelage de vierge invaincue des combats du Moyen-Orient ? Eh bien, et alors ? Deux raisons de plus pour se lancer dans la troisième, bille en tête. C’est à cette sorte de stratégie irrésistible que l’on reconnaît les bureaucraties de la modernité. IL faut reconnaître que Blinken, bien que juif affiché lorsqu’il se trouve en Terre Sainte, est le robot idéal pour “faire le boulot”. Un jour ou l’autre, Xi va finir par perdre sa tranquille placidité, et alors qui sait ce qu’il répondra au diplomate américaniste venu une fois de plus le menacer sur place des pires corrections.

 

Mis en ligne le 28 avril 2024 à 12H10