Yamamah, l’Eurofighter et l’ultimatum des princes

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L’affaire du contrat/scandale Yamamah est définitivement en train de devenir l’affaire Eurofighter et pas loin de se transformer en affaire Eurofighter contre Rafale

Le Daily Telegraph a un très important article aujourd’hui sur la question, avec l’affirmation que l’Arabie saoudite a donné dix jours à Tony Blair pour arrêter l’enquête du SFO. Sinon, la commande de 72 Eurofighter (£10 milliards) est annulée, — et sans doute remplacée par une commande de 36 Rafale français. Le Telegraph présente de nombreux détails sur la situation, et notamment sur des tractations secrètes entre Français et Saoudiens pour préparer l’éventuelle commande de Rafale

«The Saudis are understood to have already opened negotiations with the French about buying 36 rival Rafale jets.

»The Daily Telegraph has learned that President Jacques Chirac has been to Saudi Arabia twice in recent months to offer full French co-operation on such a deal.

»There has since been a series of meetings in Paris. Prince Bandar bin Sultan bin Abdul Aziz, the Saudi national security council secretary general, visited the French president on Wednesday of last week.

»Last Monday, an envoy from the Saudi government is understood to have gone to Paris to confirm details of a potential new deal.»

Les Britanniques sont évidemment en alerte générale. Le même article assure qu’il semble tout de même exister une possibilité d’accord. Blair joue serré dans cette affaire et les promesses qu’il ferait éventuellement pour empêcher la rupture devront être suivies d’effets. Les princes y veilleront.

«There were early signs last night that a peace deal could be brokered, with suggestions that the UK Government has assured the Saudis that the investigation will be wound up “within a few months”.

»The Government is refusing to be drawn on the affair. Neither the Ministry of Defence, the Attorney General's office, nor Downing Street would comment last night.

»One Whitehall source said: “We are where we are. The SFO is doing its work. We are expecting nothing new in the next 48 hours.”»

Partie serrée, donc, et d’autant plus serrée qu’elle est semi-publique et qu’il n’est pas question que le SFO cède ou paraisse céder à des pressions qui sont de toutes les façons illégales. Lord Goldsmith, qui supervise le service, est assez mal disposé à l’égard du gouvernement Blair, après avoir subi en mars 2003 des pressions sans la moindre retenue pour déclarer légale l’attaque contre Saddam et l’Irak.

Du côté politique, on est également tenu par la nécessaire apparence de vertu inoxydable. Alors, on se tait ou bien l’on proclame bien haut cette vertu.

«Norman Lamb, MP, the chief of staff to the Liberal Democrat leader Sir Menzies Campbell, said if anyone was leaning on the Attorney General that was “scandalous in the extreme”. He added: “If you are going to pass anti-corruption legislation then you have to live with the consequences of it when the going gets tough.

»“There cannot be any question of interference with a criminal investigation. The idea is abhorrent.”»


Mis en ligne le 1er décembre 2006 à 03H27

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