Total War à Washington D.C.

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Total War à Washington D.C.

Ca swingue à Washington D.C. ... Depuis le jeudi 2 mars et un article du Daily Mail, la “guerre totale” est déclenchée entre principalement le 44ème POTUS (Barack H. Obama) et le 45ème POTUS (Donald J. Trump). Inutile d’ajouter que cette situation, qui n’est guère appréciée en Europe (en France) où l’information concernant la situation à Washington D.C. est en mode hémiplégique, est un cas sans précédent dont les conséquences et les effets sont hors de toute appréciation possible. (En Europe [en France], l’anti-Trump reste en diffusion générale, le reste est soigneusement essoré par les flics de service, soit les journalistes de la presseSystème, pour être débarrassé de tous son agrégat FakeNews mesurées sur le mode choral habituel de l’inversion, c’est-à-dire de tous les éléments de vérité-de-situation, c’est-à-dire d’à peu près tout.)

• L’article du Daily Mail décrit l’installation par Obama, dans sa nouvelle maison de Washington D.C. prestement baptisée Black House, d’un véritable état-major de guerre, avec l’arrivée de sa conseillère spéciale du temps de la White House, Valerie Jarrett ; il y a aussi la présence d’autres anciens collaborateurs/collaboratrices, notamment de Susan Rice qui présidait le NSC après avoir été à l’ONU comme ambassadrice. Obama a pris un peu de temps avant d’installer son dispositif, parce qu’il avait une préoccupation urgente qui était la négociation de son contrat pour des “mémoires” à deux, du couple Obama : un volume pour Barack, un volume pour Michelle, – et $60 millions pour les deux. Toujours le sens du devoir et de la probité : les USA et le Rest Of the World seront ainsi directement instruits, de l’intérieur même de Ses Majestés, de la magnificence de la présidence du 44ème POTUS. En attendant, le nerf de la guerre est là et la Total War peut commencer.

(On peut trouver de très nombreuses source non encore mises à l’index ou déjà identifiées c’est selon, pour nous renseigner sur cet aspect de la crise en cours à Washington D.C., avec le projet principal d’Obama pour liquider sans conditions le président Trump, essentiellement par la destitution ou des pressions pour le forcer à démissionner : ZeroHedge.com, Breitbart.News bien sûr, y compris avec l’avis d’un spécialiste, le fameux avocat [Africain-Américain] Robert Barnes, de Barnes Law, qui estime que les très nombreuses fuites dont on est assuré par le seul bon sens qu’elles viennent de fonctionnaires fidèles à Obama dans la bureaucratie fédérale, et qui sont organisées d’une façon coordonnée, sont l’équivalent en communication d’une tentative de “coup d’État” contre le président Trump : « This is far, far worse than any of that. This is putting national security at risk. This is an effective de facto coup attempt by elements of the deep state. So hopefully there’s a meaningful investigation and a meaningful prosecution of these people who have engaged in reckless criminal acts for their personal political partisan purposes... ».)

On sait depuis longtemps qu’à côté de sa béatification éternellement renouvelée par la presseSystème et le ROW-Système, le côté sombre (c’est une image) d’Obama-l’activiste s’est déployé largement depuis que Trump est devenu un candidat sérieux, et bien entendu depuis son élection, durant la transition. L’on a déjà largement présenté sa Black House ou “contre-Maison Blanche”, avec l’avis du psychiatre-neocon Charles Krauthammer. L’on comprend que le 44ème POTUS est complètement “hors de contrôle”, avec sa psychologie transformée en hybris pur et simple, et donc l’on peut supposer qu’il s’est effectivement lui-même chargé d’une Mission de type-divin qu’il remplira d’autant mieux qu’il marche sur l’eau du Potomac, comme nous le savons désormais de source sûre... Krauthammer :

« I don’t know about the merits of the case. I would imagine that allowing mixed use and some exploration would be a good thing for the country, but Obama sees himself as God hovering over the country dispensing goodies to the extent that he’s got control. »

• L’épisode Sessions, – le ministre de la Justice dont on réclame la démission parce qu’il a rencontré l’ambassadeur de Russie durant la campagne, – devient presque banal au regard de ces géants qui nous entourent. C’est l’habituelle et truculente démarche, avec l’extraordinaire contraste entre la gravité des accusations et des sanctions réclamées (démission ! démission !), et la futilité des faits... Au reste, l’attaque portée contre Sessions, notamment par les démocrates du Congrès, Nancy Pelosi (cheftaine de la minorité démocrate à la Chambre) en tête, est suivie de contre-attaques diverses puisque l’ambassadeur de Russie a été reçu 22 fois à la Maison-Blanche, qu’il a rencontré Pelosi, notamment en présence de Medvedev... Inutile de poursuivre, tant l’absurdité du propos éclate de partout : un ambassadeur, c’est fait notamment pour rencontrer régulièrement les personnalités politiques, notamment et particulièrement les parlementaires, de la capitale où il est délégué par son pays...

Quoi qu’il en soit, on mentionnera l’analyse faite pour RT par Gilbert Doctorow, spécialiste réputé de l’American Committee for East-West Accord, qui nous détaille évidemment la gravité du cas, – un “assassinat politique” et une marche vers une “crise constitutionnelle”, – comme en France, certes : « This is a political assassination under way. The point is the US is heading into a constitutional crisis. I think it is impossible for President Trump to avoid taking steps that otherwise he would hope to postpone, otherwise he would enjoy basking in his great success on Tuesday evening's address to the nation – the support that he had from the whole Republican side of the House, and from a good number of Democrats as well. All of that is vitiated by this latest round of a political assassination attempt on one of his close advisers. I think it is not accidental that precisely Jeff Sessions has come in the sights of those who want to neuter, to destroy the Trump presidency. He is as Attorney General in control of the FBI, he is the one, who would be acting, or not acting on all of the accusations being made against the administration and the entourage of Trump for collusion with Russians, or for simply fraternizing with Russians, which has become our present hysteria, our present McCarthyite atmosphere cause for bringing down the government. »

• La cerise considérable sur cet imposant gâteau nous vient aujourd’hui, avec une étourdissante riposte du président Trump, au long d’une avalanche de tweets. Bien entendu, le comportement furieux et d’une certaine façon incontrôlable de Trump, est en train de prendre complètement le dessus et d’opposer une résistance désormais furieuse elle aussi, aux attaques de sabotage. Trump aborde un aspect bien précis, qui est sans aucun doute passible des rigueurs de la loi, ce qu’il semble annoncer très précisément. Il s’agit d’une mise en cause judiciaire lancée à l’encontre son prédécesseur, qu’il accuse de l’avoir fait écouter (par la NSA, who else ?), notamment durant la campagne présidentielle.

Pour avoir une idée de la chose, on transcrira deux tweets de suite (suivant d’autres de la même encre) autour de 12H00 ce 4 mars : « I'd bet a good lawyer could make a great case out of the fact that President Obama was tapping my phones in October, just prior to Election! » ... « How low has President Obama gone to tapp my phones during the very sacred election process. This is Nixon/Watergate. Bad (or sick) guy! »

Bien entendu, la presse antiSystème reprend les interventions de Trump en y flairant une querelle de dimension cosmique, entre les deux POTUS successifs. On lira ZeroHedge.com et nous nous arrêtons essentiellement sur un texte très court de Russia Insider (RI), qui nous dit l’essentiel ; savoir, que Trump est en train de devenir le plus fameux “lanceur d’alerte” (whistlebower) de l’histoire, notamment parce qu’il fait état de documents internes confirmant ces écoutes, qui ne peuvent venir que de la NSA (l’Agence informe le nouveau POTUS à sa demande-expresse après avoir espionné le candidat-POTUS [la même personne, certes], ce qui est dans l’ordre naturel des choses). RI cite un ancien de la NSA qui confirme l’implication de la NSA, y compris pour des écoutes fuitées depuis dans la presseSystème, de conversations de Trump-devenu-président, notamment avec les dirigeants australien et mexicain.

« Trump is now the most dangerous whistleblower alive. [...] We don't think Trump is exaggerating.

» William Binney, a former top NSA official turned whistleblower, agrees: Asked whether he believes the NSA is tapping Trump, Binney replied: “Absolutely. How did they get the phone call between the president and the president of Australia? Or the one that he made with Mexico? Those are not targeted foreigners.”

» The President of the United States of America just accused his predecessor of tapping his phones before the election.

» Pinch yourself. This is really happening. »

Il est bien entendu inutile de s’attarder aux détails de ces divers épisodes, que l’on commence à connaître, notamment avec tous les avatars extraordinaires de fausses nouvelles et de narrative fleuries, d’accusations insensées, de moyens illégaux, écoutes, fuites, etc., de cette entreprise systématique de sabotage de l’administration Trump et, désormais, des ripostes de plus en plus puissantes que lance et va lancer de plus en plus souvent Trump qui commence à contrôler certaines parties de l’appareil de sécurité nationale. Le constat est désormais d’une accélération extrêmement rapide et d’une aggravation à mesure de la paralysie du pouvoir à Washington D.C. ; et surtout, de son enfermement dans une guerre civile de communication menaçant de passer à l’échelon supérieur de la “guerre civile judiciaire et juridique” impliquant les plus hautes personnalités.

La situation de deux POTUS successifs s’affrontant comme ils le font désormais, à visage découvert est non seulement inédite, mais du domaine de l’impensable il y a seulement quelques mois encore. On ne peut savoir où cet affrontement peut mener, étant à cet égard et complètement sur une terra incognita qu’il était inimaginable de concevoir dans tous les schémas des possibilités politiques depuis la création des USA. En un sens, la Guerre de Sécession s’est déroulée, à son origine, dans une situation de moindre désordre que celle que nous connaissons aujourd’hui ; pour poursuivre la comparaison, bien entendu, il faudra voir où l’on en est dans cinq ans à Washington D.C.

Si l’on veut et pour adopter un terme juridique puisque c’est notamment sur ce terrain que va rapidement déborder le conflit, il s’agit d’une situation qui constitue une totale jurisprudence, où toute chose est désormais soumise à cette complète et infernale dualité imprévisibilité-incontrôlabilité. Tous les précédents sont balayés, y compris bien sûr les attentes diverses, soit d’un apaisement avec l’acceptation de l’autorité de Trump par le Système, soit d’un apaisement avec la complète subordination de Trump au Système. A la place, l’inconnu et le désordre, avec même ce supplément qu’il n’existe pas vraiment de moyen de faire basculer la situation, – même selon l’idée assez “classique” d’un assassinat (celui de Trump, par exemple). Une telle perspective, un peu trop “classique” justement pour une crise si intensément postmoderne, apparaît aujourd’hui comme un tel facteur d’explosion du pays qu’il est probable que même d’éventuels comploteurs dans ce sens devraient hésiter sinon reculer devant cette perspective catastrophique.

(A noter, bien entendu, que l’on retrouve, avec pas mal d’avance mais selon le même schéma, – paralysie du politique par les domaines de la communication et du judiciaire-juridique, – la similitude avec la situation française soulignée dans le Journal-dde.crisis de ce même 4 mars.)

 

Mis en ligne le 4 mars 2017 à 18H07

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