René Guénon et les fissures de la grande muraille

Les Carnets de Nicolas Bonnal

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René Guénon et les fissures de la grande muraille

Le satanisme fond sur nous, il est partout, il suinte de n’importe quelle pub ou programme télé (fêlé), de tout comportement postmoderne, débile et répugnant. Tout cela était pronostiqué par Guénon, aujourd’hui commenté par Klein, Kunstler ou Makow (une poignée de Juifs sont les éclaireurs dans ces temps de ténèbres hélas « soutenables »).

Le texte apocalyptique que nous allons rappeler est selon nous encore trop optimiste. A l’époque de Guénon n’existait pas encore la prison céleste dans lequel nous enferme le camp de concentration électromagnétique prophétisé par Nerval dans Aurélia (voyez mon Internet).

Le système solaire a été remplacé par ce système sommaire.

L’extraordinaire dégénérescence des spiritualités chrétienne, musulmane, chinois ou hindoue nous confirme dans cette approche catastrophique. Il n’y a qu’à voir ce que Bethléem, La Mecque ou le Vatican deviennent. Et nous ne proposons pas de solution pour en sortir. Car comme disait Guénon ce serait du néo-intuitionnisme ou une énième spiritualité à trois kopecks.

Un maître reste un maitre…

« Du reste, en réalité, une muraille n’est pas fermée par le haut et, par conséquent, n’empêche pas la communication avec les domaines supérieurs, et ceci correspond à l’état normal des choses ; à l’époque moderne, c’est la « coquille » sans issue construite par le matérialisme qui a fermé cette communication. Or, comme nous l’avons dit, la « descente » n’étant pas encore achevée, cette « coquille » ne peut que subsister intacte par le haut, c’est-à-dire du côté où précisément le monde n’a pas besoin de protection et ne peut au contraire que recevoir des influences bénéfiques ; les « fissures » ne se produisent que par le bas, donc dans la véritable muraille protectrice elle-même, et les forces inférieures qui s’introduisent par-là rencontrent d’autant moins de résistance que, dans ces conditions, aucune puissance d’ordre supérieur ne peut intervenir pour s’y opposer efficacement ; le monde se trouve donc livré sans défense à toutes les attaques de ses ennemis, et d’autant plus que, du fait même de la mentalité actuelle, il ignore complètement les dangers dont il est menacé.

Dans la tradition islamique, ces « fissures » sont celles par lesquelles pénétreront, aux approches de la fin du cycle, les hordes dévastatrices de Gog et Magog, qui font d’ailleurs des efforts incessants pour envahir notre monde; ces «  entités », qui représentent les influences inférieures dont il s’agit, et qui sont considérées comme menant actuellement une existence « souterraine », sont décrites à la fois comme des géants et comme des nains, ce qui, suivant ce que nous avons vu plus haut, les identifie, tout au moins sous un certain rapport, aux « gardiens des trésors cachés » et aux forgerons du « feu souterrain », qui ont aussi, rappelons-le, un aspect extrêmement maléfique ; au fond, c’est bien toujours du même ordre d’influences subtiles « infra-corporelles » qu’il s’agit en tout cela. »

(…)

Voici ce qui nous attend :

« Maintenant, c’est-à-dire en ce qui concerne la période que nous pouvons désigner comme la seconde partie des temps modernes, et qui est déjà commencée, les conditions, par rapport à celles de toutes les époques antérieures, sont assurément bien changées : non seulement les « fissures » peuvent de nouveau se produire de plus en plus largement, et présenter un caractère bien plus grave que jamais en raison du chemin descendant qui a été parcouru dans l’intervalle, mais les possibilités de réparation ne sont plus les mêmes qu’autrefois ; en effet, l’action des centres spirituels s’est fermée de plus en plus, parce que les influences supérieures qu’ils transmettent normalement à notre monde ne peuvent plus se manifester à l’extérieur, étant arrêtées par cette « coquille » impénétrable dont nous parlions tout à l’heure ; où donc, dans un semblable état de l’ensemble humain et cosmique tout à la fois, pourrait-on bien trouver une défense tant soit peu efficace contre les « hordes de Gog et Magog » ? »

Guénon prédit en fait une seule forme de salut : l’écroulement de l’illusion du monde moderne. Guy Debord, qui semble avoir connu des illuminations (comme une élite d’anciens marxistes, alors que le catholicisme bourgeois est au bout de son entropie), parlait de l’autodestruction programmée de ce spectacle dont le destin n’est pas de finir en despotisme éclairé.

 

Sources

Règne de la quantité, Chapitre XXV – Les fissures de la Grande Muraille

Guy Debord - Commentaires…

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