Philippe Grasset et la grâce de Verdun

Les carnets de Nicolas Bonnal

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Philippe Grasset et la grâce de Verdun

Nunc patimur longae pacis mala, dit Juvénal. On traduit ? Nous pâtissons des maux d’une longue paix.

Il est bon de se replonger alors dans les enfers de Verdun avec Philippe Grasset. Lui serre les auteurs comme Obélix un légionnaire romain pour en extraire la vérité : où est passé Astérix, ou est passée la France…

Il part de Péguy, Philippe :

 

« Mère voici vos fils qui se sont tant battus.

Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.

Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre

Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée. »

 

Cette terre nous a beaucoup perdus, oui. On fut enterrés dans le sang des tranchées. Cette approche sacrale de la Guerre, le guerre sainte par excellence de ces siècles marqués par le prosaïsme et le matérialisme permanents (je relis Schuon qui le confirme à chaque ligne) est ici confirmée par Bainville :

« Et puis la mystique du nationalisme l’a saisi. Il s’était retrouvé paysan de France, tout près de la terre, de la glèbe, du sillon. Cet universitaire s’était mis à vénérer sainte Geneviève et sainte Jeanne d’Arc avec la ferveur et la simplicité d’un homme du Moyen Âge. Il était devenu un des mainteneurs et un des exalteurs de la tradition. Il a été de ce mouvement profond, de ce mouvement de l’instinct qui, dans les  mois qui ont précédé la guerre, a replié les Français sur eux-mêmes, a conduit l’élite intellectuelle et morale de la nation à des méditations, souvent d’un caractère religieux, sur les origines et l’histoire de la nation... »

Comme Igitur descendant au tombeau, le peuple Français descend dans sa terre, terminant une histoire formidable… Au contraire, l’Allemagne vit cette guerre dynamiquement, comme Curd Jurgens le dit dans Duel sous le Pacifique (« nous sommes sortis plus forts de cette première guerre », mais le capitaine de U-boot sait que la deuxième ne donnera rien – qu’elle donnera le rien où nous pataugeons) :

« Certes, l’Allemagne est posée comme une énorme dynamo au centre de l’Europe, une énorme bête mécanique qui scande, halète, mugit, produit et grandit, et forcit, et gronde comme le feu d’une chaudière géante, et chante sa puissance… Le phénomène est allemand parce que l’Allemagne en rend compte à merveille, avec tout son poids, mais il n’est pas spécifiquement allemand. »

Ailleurs avec l’énergie qu’on lui connait, et qui fait qu’il semble encenser ce qu’il descend en flammes, Philippe ajoute :

« C'est plus que jamais flucht nach vorne. C'est la fusion extraordinaire entre la puissance colossale de la modernité industrielle, la Technik qu'affectionnent les Allemands (comme, bientôt, les Américains vénèrent la technologie, c'est la même chose et le parallélisme se poursuit), et de l'autre côté la spiritualité de l'élan de l'Empire, de l'élan naturellement pangermaniste. Nietzsche ricane de cette contradiction bien allemande, la marche forcée à la spiritualité et le développement très matériel de la puissance de la Technik, et il ne doute pas que la victime sera l'esprit (Geist). »

PHG compare les deux grands expansionnismes du siècle dernier, l’américain et l’allemand :

« Les deux pan-expansionnismes – le pangermanisme et le pan-américanisme que l’histoire arrangeante définira de façon bien différente, selon les nécessités des conformismes de l’époque – ont des correspondances qui vont par-delà les mers. C'est le rythme, la “vie intense”, la force dynamique du modernisme, et puis voici la culture, et pas n'importe laquelle, la culture audacieuse, créatrice, avant-gardiste et déstructurante… »

La culture allemande est alors déstructurante, et elle est même plus dangereuse que la culture américaine divertissement d’ilotes. Metropolis, Siegfried, l’expressionnisme effraient.

Tout cela donne au destin allemand une dimension moins faustienne que ludique :

«Pour l'Allemagne, la guerre est donc “eine innere Notwendigkeit”, une nécessité spirituelle, poursuit Modris. C'est une quête d'authenticité, de vérité, d'accomplissement de soi, de ces valeurs évoquées par l'avant-garde avant le conflit, et un combat contre tout ce à quoi celle-ci s'est attaquée, c'est-à-dire le matérialisme, l'hypocrisie et la tyrannie. [...] La guerre devient synonyme d'émancipation et de liberté, “Befreiungs” ou “Freiheitskampf”. Pour Carl Zuckmayer, c'est “une libération par rapport à la petitesse et à la mesquinerie bourgeoises”…

Le français ne pèse pas lourd à côté de ces grosses Bertha. Les Allemands déclencheront la révolution russe (lisez Denikine) avec leurs agents, tueront deux millions de russes, de Français, un million d’Anglais par leur mitraille eux dont la moitié des victimes seront dues au blocus et à la faim. La mitraille l’industrie, l’usine, cela reste le secret de l’Allemagne moderne et de ses nains sortis des mines.

La Français à côté fait rustique. Philippe cite Curtius, prestigieux francophile et romaniste allemand :

«Le Français vit beaucoup plus intensément que nous [Allemands] parmi les souvenirs du passé, écrit Curtius. Nous voyons dans le passé l'histoire d'un devenir ; le Français y contemple la présence d'une tradition. [...] Les catégories de la pensée historique [du Français] sont celles de la durée, non du développement. [...] Ce qui, en France, est devenu réalité historique, conserve une fois pour toutes sa validité.»

Ce n’est pas que la France ennuyée des Goncourt et de Guénon n’ait pas non plus ses responsabilités dans cette chute cyclique :

« Arnaud Dandieu et Robert Aron écrivirent, dans Décadence de la nation française, en 1931 encore : «Enfin Descartes est descendu dans la rue avec l'avènement de l'industrialisme et du taylorisme. Ainsi par un lent avilissement, la méthode cartésienne, perdant de plus en plus sa valeur individuelle et sa force révolutionnaire, séparée de tout germe vivant, a pris un nom particulier. Elle s'appelle Etats-Unis. »

Mais Verdun et la Grande Guerre nous sauvent, nous rappellent, nous délivrent. On a tous en nous un peu du grand Meaulnes. Et Philippe nous rappelle pourquoi :

« Ainsi, par simple vertu du rapprochement et de la confrontation des choses, vous vient cette pensée étrange mais qui ne l’est plus autant, après tout, lorsqu’il s’agit de la France : y a-t-il une plus belle mort pour un écrivain français qu’au champ d’honneur ? »

C’est magnifique et on compare au siècle de la Libye et de BHL :

 « Sans doute, dans notre temps historique voué à la seule communication et aux guerres sans intention de nuire où les victimes par centaines de mille ne sont que “collatérales”, l’absence de champs d’honneur explique-t-elle l’absence de la littérature française. »

Ce surélèvement de la conscience française, ces retrouvailles avec l’âme sont le socle du livre – et de la bataille. PHG ajoute :

« A Verdun, les soldats français furent si complètement contraints à l’héroïsme, comme à la seule attitude possible pour la survivance, qu’ils expérimentèrent l’alchimie humaine de l’héroïsme lorsqu’elle s’appuie sur la métaphysique, justement caractérisée par Freud d’une manière clinique lorsqu’il explique l’héroïsme par la croyance de l’inconscient en son immortalité. »

Après notre hauteur recherche sa voie hors des sentiers débattus comme un chevalier de Chrétien de Troyes :

« Finalement, je préfère revenir sur mes pas et retrouver ma “voie centrale”. C’est un choix de circonstance compréhensible, sans gloire et sans soucis, qui sacrifie l’aventure à l’expérience – ou bien est-ce la voie qui m’est propre, ma “voie centrale” devenue ma “voie sacrée” c’est cela, pour rejoindre à ma façon quelque voie impénétrable hors des sentiers battus. Je repartis donc, avec le sentiment de mes devoirs accomplis. »

Cette bataille est sacrée. Les batailles sacrées, on en avait perdu l’habitude depuis Gergovie, Alésia, Bouvines :

«Toutefois dans la mémoire européenne de la Grande Guerre, la bataille de Verdun reste la bataille décisive, le symbole et le souvenir de tous les héroïsmes, le sacrifice et les horreurs de la guerre de tranchée. »

PHG polémique avec un médiocre italien sur l’impérialisme français et là je discute : il y a alors victoire de l’impérialisme qualitatif français sur l’impérialisme quantitatif américain. Lisez les poèmes de d’Annunzio à la gloire de la France sur… Wikisource.

On vient s’initier à paris, on ne va pas chez les silly cons. Demandez à Fred Astaire, Audrey, Gene Kelly, Hemingway : on sait où se perdre, où se trouver. La France est l’empire, l’Amérique un dominion. Tout se retourne après la Guerre, où un vieux Fed (sic) Astaire adopte Leslie Caron avant de l’épouser (Daddy long legs)... Un beau jour j’écrirai sur Fred Astaire (il retourne les soviets à Paris, voyez Silk Stockings).

Mais Philippe écrit :

« Puis, à la réflexion, assez rapide au demeurant pour quiconque possède une base raisonnable de culture politique et d’histoire de la culture, l’assertion s’effrite jusqu’à se répandre proche du ridicule. S’il y a un “impérialisme culturel” entre les deux guerres, c’est bien celui de l’Amérique qui, sans coup férir, dans les années vingt, lance une entreprise sans précédent historique de puissance, d’efficacité, et d’abaissement des esprits, de conquête culturelle du monde, d’“américanisation” du monde, – Europe comprise et comprise en priorité, sans aucune place laissée à «l’impérialisme culturel français entre les deux guerres mondiales».

Vient la cerise sur le gâteau.

L’essence de la France c’est les villages. Et c’est le grand moment du livre, les villages morts pour la France enfouis sous les bombes, mais toujours là comme une âme qui ne meurt pas. La terre française transformée en tombeau de vingt nations.

« Je parle de ce contraste des squelettes de ferraille et de béton des forts et des ouvrages avec ces lieux inattendus que sont les “villages morts pour la France” de la bataille de Verdun ; Douaumont et Vitry-devant-Douaumont, précisément pour notre cas, deux des neuf “villages morts pour la France” que nous avons découverts et arpentés ; laissés à l’origine en leur état de destruction anéantie, comme des remugles de la bataille, recouverts au fil des ans et des saisons dans leur topographie bouleversée par une nature généreuse et qui a l’esprit d’épouser les trous d’obus en en faisant des rondeurs presque amicales, avec leurs rues toujours tracées et retracées, les maisons disparues indiquées dans leurs emplacements par autant de piquets blancs et pimpants au sommet desquels sont nommés les propriétaires morts ou chassés par la mitraille, et leurs professions, maçon, savetier, boulanger. »

Après notre poète-prosateur s’enflamme :

« Lorsque vous venez des squelettes de béton piqués des restes brutaux et haineux de la ferraille tordue qu’on trouve d’un fort à l’autre, les villages morts pour la France offrent un havre de paix, d’harmonie et de sérénité qui triomphe du temps, de la mort et du bruit de la mitraille qui tonnait encore au lointain l’instant d’avant. »

La beauté de la France d’outre-tombe demeure :

« Puis il me vient à l’esprit, par l’inspiration d’un cœur exalté, le jugement sans appel que ces villages sont d’une somptueuse beauté. On croirait une composition mesurée, alignée, à la fois retenue et libérée (dans cet ordre), plantée dans cet espace tracé pour elle, pour servir de canevas de composition à une toile de maître d’une époque sans aucun doute classique et apaisée. »

Humus donne humilité ; ici dans un élan sublime :

 « Ce lieu et ce qu’on a mis dans ce lieu relèvent de l’Histoire et témoignent de l’inconsciente modestie française par rapport à l’Histoire, – qui est précisément la marque de la proximité entre la France et l’Histoire. »

Et on compare bien sûr avec Hiroshima :

« Il existe nombre de lieux historiques où l’on conserve les traces de la destruction en l’état. C’est le cas d’Hiroshima, où tel édifice vitrifié par la terrible explosion est conservé comme souvenir et symbole, au milieu de la ville reconstruite, les deux choses par contraste racontant la volonté humaine de rappeler la destruction terrible et la volonté triomphante de surmonter cette destruction. Il est aussi des lieux historiques qu’on garde en l’état, avec leurs ruines, leurs plaies, leurs peines et leurs souffrances fixées dans la matière tordue et torturée par la violence. Les “villages” ne montrent rien de pareil. Les ruines ont disparu et un paysage idyllique les a remplacées mais rien n’a été reconstruit; tout juste a-t-on érigé un mausolée, une chapelle, une discrète pierre gravée et commémorative, rien qui puisse prétendre à une reconstruction. Au contraire, la destruction est actée, symbolisée, exactement figurée comme elle était, dans un ordre parfait; la destruction est reconstruite, le désordre de l’anéantissement des choses est restitué dans une forme absolument ordonnée. »

Dans mon Mitterrand grand initié (son secrétaire Jaillette m’avait même remercié…) j’avais souligné la proximité de la France et de l’Egypte (paysans, fleuve, symbolisme, obélisques, pharaon, royauté sacrée…). Ici Philippe devine les sphinx dans ces villages :

« Ainsi est-on confronté à la fois à quelque chose d’infiniment familier, comme seule une âme peut l’être dans un tel lieu, et quelque chose d’également énigmatique. Ces villages sont notre Sphinx. S’ils voulaient bien nous répondre… (Mais ils ne seraient plus notre Sphinx et jamais plus nous ne pourrions leur soumettre notre énigme. Nous resterions face à l’énigme du monde. Cela ne se peut et notre Sphinx reste le Sphinx. »

Tiens un peu de Céline, qui s’y connaît en villages brûlés :

« Ça se remarque bien comment que ça brûle un village, même à vingt kilomètres. C’était gai. Un petit hameau de rien du tout qu’on apercevait même pas pendant la journée, au fond d’une moche petite campagne, eh bien, on a pas idée la nuit, quand il brûle, de l’effet qu’il peut faire ! On dirait Notre-Dame ! Ça dure bien toute une nuit à brûler un village, même un petit, à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu’un bouton, puis plus rien. »

La France c’est le sacre et Verdun c’est son sacrifice. C’est pour cela qu’elle est reine des nations pendant et juste après la Guerre. Le monde entier vécut sa sublimation. Philippe :

« Sieburg l’observe, mi-figue mi-raisin, ce culot exceptionnel de l’inventrice du “nationalisme mystique” : «Elle avait pour principe que non seulement la France a toujours raison, mais encore qu'elle agit toujours d'accord avec Dieu, de sorte que quiconque lui résiste, résiste à Dieu.» Ce n’est pas mal trouvé, cette assurance tranquille et harmonieuse, qu’on retrouvera chez de Gaulle ; «Lorsqu'on analyse le nationalisme de Jeanne, on est obligé ou bien de lui donner raison, ou bien de douter de Dieu.» Sieburg termine le propos sur un ton dont on ignore s’il est sarcastique ou s’il a le souffle coupé devant tant d’impudence vertueuse et éclairée, cette Jeanne qui inspire ce mot d’un prince de l’Eglise – «Dieu avait besoin de la France», – ce qui conduit Sieburg à cette observation à propos de la formule du “nationalisme mystique” annexant Dieu pour le bon motif, – qui «ne permet à Dieu d'être Dieu que lorsqu'il est entré en contact avec la France».

Pas catholique pour deux sous, notre « hauteur » célèbre ce trend mystique de la France qui frappe même les athées ; car nous sommes le pays de l’athéisme catholique !

« On devra remarquer, pour structurer encore notre démarche, que nombre de ces “cathos du dehors” (Chateaubriand, Barbey, Barrès, Péguy, – au reste, Thibaudet lui-même) se retrouvent dans les antimodernes dont nous avons parlé à propos des “villages morts pour la France”.

C’est pour cela que la voie de la France devenait celle de la civilisation – forcément (pauvres Allemands, qui allaient s’enfoncer plus avec Hitler) :

« Le soldat français de Verdun, qui a organisé et proclamé sa résistance dès la première heure, dès les premiers obus, est celui qui a résisté en premier au déluge de la ferraille moderniste, en s’appuyant sur la référence historique de la France, sur son instinct national transformé en un instinct de civilisation, ce que la France décrite par Curtius et Sieburg permet effectivement. »

Pleurons un peu pour l’Allemand tout de même :

« Le soldat allemand, un moment abusé et grisé par l’illusion de la victoire dont ses chefs eux-mêmes ne savaient par quel bout la prendre tant ils étaient aveuglés, eux, par l’illusion de la puissance, rejoindra bientôt son adversaire français en représentant la partie sombre de la réaction humaine, l’amertume, la tristesse et l’abandon, devant l’usage de la ferraille moderniste contre l’homme. (Lui aussi, le soldat allemand, subit la tyrannie destructrice de la mitraille de fer et de feu.) »

On a évoqué Jeanne d’Arc. C’est le monocle qui dit qu’il faut toujours être en guerre contre l’Angleterre. Mais on est à Verdun dans la quatrième dimension. On ajoute alors avec Philippe, en hommage à l’Angleterre de Tolkien qui est venue se sacrifier sur nos champs de bataille :

« Un historien britannique, Geoffrey Wheatcroft, parlant cette fois pour les soldats anglais durant la bataille de la Somme, rappelait dans un article du 30 juin 2006 (10) que le Premier ministre libéral Asquith et le chef de l’opposition conservatrice Andrew Bonar Law en 1914 perdirent tous deux un fils dans les batailles de France ; que l’ancien Premier ministre Lord Salisbury y perdit cinq petits-fils, que de nombreux jeunes parlementaires, dont le petit-fils du grand Gladstone, y moururent également. »

Et de comparer avec nos élites actuelles (postmodernes comme il aime à dire, moi je ne sais plus qu’en dire) :

« Aujourd’hui, tout le monde connaît la fameuse réponse du vice-président des USA Dick Cheney que l’on interrogeait pour savoir pourquoi il n’avait pas été incorporé pour aller se battre au Vietnam : «J’avais d’autres priorités.»

On va compenser le sublime avec un ancien combattant, avec Drieu :

« Il a fallu la moitié du monde pour contenir un peuple que mon peuple, seul, avait foulé à son aise pendant des siècles.

Déchéance.

La France a gardé la tête haute, souveraine, mais son corps exsangue ne l'aurait pas soutenue si la force de vingt nations n'avait accru ses membres énervés. Sa pensée qui au cours de la lutte s'était ressaisie et surpassée, n'atteignit l'ennemi que par un poing étranger. »

 

Bibliographie

Philippe Grasset – Les âmes de Verdun (éditions mols)

Nicolas Bonnal – Mitterrand le grand initié (Claire Vigne, 1996)

Drieu la Rochelle – Mesure de la France (archive.org)

Céline – Voyage au bout de la nuit

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