La nuit de Cologne, ou le crash des civilisations

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La nuit de Cologne, ou le crash des civilisations

“Effectivement crash et pas clash des civilisations” dans cette nuit folle et révélatrice du Jour de l’An à Cologne, en Allemagne (avec des incidents similaires mais de moindre ampleur à Hambourg et à Stuttgart). La raison est que ces deux pseudo-“civilisations” (ce qu’il reste de l’occidentale et de la musulmane), en fait locataires contraints de la contre-civilisation globalisée qui domine et règle tout aujourd’hui au nom du Système, ont montré par une démonstration proche de l’absurde l’impasse où menaient les consignes déstructurantes et dissolvantes, se fondant sur le déni des identités (l’identité pris comme un des principes ontologiques structurants), ce déni étant dans ce cas le moyen opérationnel fondamental de la déstructuration et de la dissolution ; elles ont montré également, lors du même événement, la contradiction des “valeurs” imposées (ici, antiracisme et féminisme) lorsqu’elles étaient portées devant leur destin naturel, et la massivité des confrontations auxquelles leur cohabitation forcée les conduit, avec exacerbation des réflexes de rejet qui s’ensuit.

On connaît les circonstances de l’étrange réveillon festif et public de Cologne, dont John Laughland nous donne un rapide rappel dans un article pour RT du 6 janvier 2016 (« Afflux migratoire en Allemagne : antiracisme et féminisme, des valeurs incompatibles ? ») que nous reproduisons ci-dessous. Le principal intérêt pour nous, dans cet article, est justement d’observer cette contradiction que signale Laughland entre les “valeurs civilisationnelles” prônées, sinon imposées par la terreur du système de la communication, par la contre-civilisation constituée en fait à partir du destin transmuté, inverti, anéanti par la modernité, de la civilisation occidentale, – c’est-à-dire, pour nous, décisivement par le “déchaînement de la Matière” engendrant la création de son vecteur opérationnel qu’est ce que nous nommons Système.

Le cas allemand est d’une extrême limpidité : des violences diverses, essentiellement d’ordre sexuel ou assimilées, exercées par des groupes sinon un groupe d’hommes d’une importance totalement inhabituelle et extraordinaire (dirait-on “une horde”, comme un temps des Barbares et de l’Empire, sans risquer d’être convoqué par un tribunal du Système ?) ; près d’un millier à Cologne semble-t-il, et “de type arabe ou nord-africain”, à osé précisé le chef de la police de Cologne, frisant le délit de “discrimination faciale”, autre audace risquée. Étaient-ils ivres et venaient-ils du tsunami des réfugiés-migrants de la vague de l’année dernière (plus d’un million en Allemagne) ? La première question est accessoire, la seconde induit la réponse, parce que pour tout le monde c’est bien le cas, on dira par instinct, par intuition, par réflexe, par préjugé, par bon sens, etc. Comme l’écrit ZeroHedge.com le 6 janvier, « il est trop tard pour une tentative de limiter les dégâts [“damage control”], parce qu’il s’agit d’un cas évident [l’action de réfugiés] de “culpabilité assurée à moins que l’innocence soit irréfutablement prouvée”... » 

Que ce soit des réfugiés-migrants du tsunami-2015 ou pas importe peu, tous les esprits, même les plumes-Système des speechwriters des hommes (et des femmes, ô combien) de la bande à Merkel, sont consciemment ou inconsciemment convaincus que c’est le cas. L’incident devient alors un symbole puissant contre lequel aucune dialectique n’est possible, avec des réminiscences extraordinaires dues à l’ampleur du groupe d’attaquants (réminiscence des razzias que les pirates barbaresques basés essentiellement à Alger effectuaient parfois, aux XVIème-XIXème siècle, contre des villages côtiers des pays méditerranéens de l’Europe, notamment dans le Sud de l’Italie et en Sicile). Cette pseudo-démonstration massive de l’incompatibilité des mœurs des deux groupes impliqués dans les conditions que leur enjoint la postmodernité est désormais entré dans le dossier de la chose, comme une pièce majeure ; les tatillons de la justice des choses, les “attention-à-l’amalgame” auront beau faire, ils ont perdu d’avance parce que c’est la psychologie elle-même qui a absorbé le verdict posé sans appel, avec inutilité de s’embarrasser d’un procès. Même les cas judiciaires qui viendront après ne pourront atténuer ce verdict, et ils n’auront au contraire comme effet que de rappeler l’importance considérable tant symbolique qu’opérationnelle de l’événement de la nuit 2015-2016 du Nouvel An.

Effectivement, on débouche sur l’opposition de “valeurs centrales” de cette contre-civilisation, antiracisme et féminisme. Les évènements du 31 décembre-1er janvier ont été suivis de manifestations de femmes allemandes qui ont pris aussitôt l’allure de réactions féministes. Qu’importe, là aussi, la réalité de la chose de l’organisation de ces manifestations publiques, il reste que sont actées ainsi les oppositions jusqu’à l’incompatibilité de ces “valeurs”. (La même chose peut être dite pour l’homosexualité, comme on l’a vu récemment, avec toutes les ambiguïtés historiques s’attachant à ce groupe qui fonde une des autres “valeurs” sociétales essentielles.) Tout cela se fait sur le terrain fertile d’un monde politique allemande chauffé à blanc à propos de cette grande affaire des réfugiés-migrants de 2015 où Merkel a pris malencontreusement, – c’est notre opinion pour son statut et son destin politiques, – la tête en proclamant une vertu allemande exceptionnelle qui fit croire, à l’époque de l’été-automne 2015, que l’Allemagne était vertueuse et non pas une sorte de Troisième Reich postmodernisée comme on est ripoliné et blanchis à la façon des $milliards des super-riches et des banksters de Wall Street, comme le clamèrent les Grecs ces dernières années et surtout dans la première partie de 2015. (Il nous paraît raisonnable que cet aspect de la réhabilitation de la bonne réputation de l’Allemagne après l’épisode grec fort autoritaire a joué un rôle dans l’adoption de Merkel de l’option “chevalière blanche de la postmodernité”.)

Laughland s’attarde effectivement au cas personnel de Merkel, pour lui faire porter, notamment à cause de caractères personnels, une lourde responsabilité dans cette décision catastrophique des “frontières ouvertes” qui a permis cet afflux déstabilisant en Allemagne. On avancera aussi que certaines rumeurs donnent aussi une autre explication, un peu plus vacharde mais pas moins crédible, qui peut d’ailleurs se marier aux précédentes. Il y aurait eu une sorte d’ukase du patronat allemand pour laisser entrer cette main d’œuvre “à bon marché”, réflexe extrêmement capitaliste habillé du rutilant manteau de l’antiracisme et du multiculturalisme réduit à l’unité magmatique du sans-identité (nous passons des “sans-papier” pour les exclus au “sans-identité” pour tous promis à devenir des sortes de non-êtres) ; l’ukase était assorti de la menace en cas de non-exécution, pour lui donner tout son poids, d’une reprise unilatérale des patrons allemands de contacts économiques importants avec la Russie, contre les sanctions européennes en place, pouvant et devant provoquer une violente crise politique qui aurait mis Merkel dans un très mauvais cas européen (et transatlantique bien sûr, avec les amis de Washington toujours à l’écoute et aux écoutes).

Inutile de trop s’attarder aux responsabilités intermédiaires. Celles de Merkel sont évidentes parce que cette chancelière, cette Bismarck postmoderne de papier mâché dans la complète inversion, est prête à n’importe quelle orientation dont elle jugerait qu’elle serait de son avantage politique. Cela dit, on a fait “à l’allemande”, c’est-à-dire massif et discipliné, et l’opération “frontières ouvertes” au tsunami des réfugiés l’a été de cette façon, frontières grandes ouvertes avec la dimension de déferlement ordonnée et acceptée dans la discipline. Le résultat est excellent parce qu’il permet d’exposer en termes d’une extrême brutalité les catastrophes engendrées par l’opérationnalisation effective des “valeurs” inverties de la contre-civilisation. L’incompatibilité de l’immigration massive avec la stabilité des sociétés d’accueil impliquées ne peut plus être dissimulée derrière la relative rareté et les caractères spécifiques des incidents que cela engendre en temps normal. A la massivité du tsunami initial provoqué évidemment par la catastrophique politique d’agression hors de ses terres du bloc-BAO accompagnées d’une contrainte “civilisationnelle” pour imposer une civilisation imposteuse comme on la connaît, avec des manigances intermédiaires diverses (l’Antéchrist-Erdogan, la CIA, les banques, les Saoud, etc.), répond la massivité de tels incidents. L’ensemble donnant une démonstration massive de l’impossibilité massive d’imposer les “valeurs” de la contre-civilisation dominante. Nous sommes bien dans des effets de masse...

On ignore si tout cela a été plus ou moins organisé comme on en rappelle l’hypothèse, et cette question vaut aussi pour les incidents de Cologne & Cie eux-mêmes, mais on ne peut imaginer meilleure méthode pour mettre en évidence les effets dévastateurs de la Grande Crise avec tous ses composants. (Ce qui fait s’interroger sur les intentions diverses et souvent contradictoires des “organisateurs” s’il y en a.) On dit bien crash des civilisations, et nullement clash, parce que les deux civilisations impliquées, – si l’on peut parler encore de civilisations à ce degré de dévastations que les unes et les autres s’infligent réciproquement ou elles-mêmes à elles-mêmes, – sont en train de montrer l’inéluctable effondrement de leur pauvres restes, dont la vertueuse démocratie, tant qu’elles seront sous l’empire, d’une façon ou l’autre, de cette contre-civilisation engendrée par le Système. La déstructuration et la dissolution touchent toutes les entités, toutes les nations, tous les groupes, toutes les restes de pseudo-civilisations, toujours dans le but de l’entropisation par néantisation.

L’autre résultat excellent qu’on observe est qu’au plus tout cela s’accomplit dans la dimension massive, au plus la béance de la contre-civilisation et du Système apparaît au grand jour, et par conséquent accélérant le processus d’autodestruction à mesure de ces spasmes de surpuissance qu’on observe, – et le tsunami des réfugiés-migrants manipulé ou pas par X et Y est bien entendu l’un de ces spasmes, comme l’est la fête du Nouvel An 2016 version-apocalyptique dans plusieurs villes allemandes. Mais l’on sait bien que ces deux tendances, surpuissance et autodestruction, sont inéluctablement liées, dans l’entraînement de l’une (autodestruction) par l’autre (surpuissance).

Voici donc le texte de John Laughland, sur RT-français du 6 janvier 2016. Pour des raisons techniques, nous avons réduit le titre initial (« Afflux migratoire en Allemagne : antiracisme et féminisme, des valeurs incompatibles ? »).

dedefensa.org

 

Antiracisme et féminisme, des valeurs incompatibles ?

Les agressions sexuelles de Cologne, qui ont choqué la population allemande, ont soulevé des questions touchant à la fois à la récente crise migratoire et à un conflit entre les valeurs européennes modernes.

«Monsieur Bonhomme et les incendiaires» la pièce de théâtre par l'auteur suisse, Max Frisch, est un grand classique des années 1950 qui raconte comment un marchand de province suffisant, hypocrite et lâche accueille dans sa propre maison un locataire dont tout montre qu'il est terroriste. Le nouveau résidant se comporte de manière arrogante et dominatrice à l'égard de son logeur et de ses domestiques. Même si Monsieur Bonhomme («Biedermann» en allemand, «petit-bourgeois») est parfaitement au courant d'une série d'attentats pyromanes dans sa ville, et même quand il découvre que son locataire a fait installer des tonneaux de dynamite dans le grenier, il refuse d'accepter la vérité qui pourtant lui saute aux yeux : un tel aveu lui ferait perdre la face. Sa volonté de persister dans le déni de la réalité est si forte qu'à la fin de la pièce il accepte de prêter des allumettes à son locataire pyromane, qui s'en sert pour incendier la maison.

Cette pièce a souvent été interprétée comme une parabole de la montée du nazisme. Aujourd'hui, avec la vague migratoire qui déferle sur l'Allemagne, elle semble plus adaptée à la façon dont la classe politique allemande réagit aux provocations de plus en plus explicites de la part des nouveaux venus. Pendant le réveillon de Nouvel An sur la place de la cathédrale à Cologne, une foule d'un millier de jeunes hommes, d'origine nord-africaine ou arabe selon la police, a commis au moins une vingtaine de délits sexuels contre des femmes, dont au moins un viol. La police de Cologne avait pourtant annoncé le lendemain matin que la soirée s'était déroulée en toute tranquillité. Depuis que les victimes ont commencé à porter plainte, pourtant, les journaux parlent maintenant d'«attaques massives» contre les femmes et d'une vague criminelle «sans limites».

C'est précisément en matière de politique sexuelle que le clash des civilisations entre l'islam et l'Europe sera la plus virulent.

Le scénario d'agressions sexuelles contre femmes allemandes de la part d'immigrés musulmans est un cauchemar pour la classe politique allemande. Il fait sauter aux yeux l'incompatibilité criante entre deux totems du politiquement correct, l'antiracisme et le féminisme. L'impression que la police aurait essayé d'occulter les faits ne peut que renforcer la colère des Allemands, déjà frustrés par la fatuité d'une chancelière qui a proposé la réponse lapidaire, «Nous y arriverons», à la question de savoir comment l'Allemagne pourra accueillir des centaines de milliers de migrants en un an. Ils sont frustrés aussi par la légèreté avec laquelle en 2010 l'ancien président de la République fédérale a déclaré que «L'islam fait partie de l'Allemagne», tout comme par la campagne de diabolisation déclenchée l'an dernier contre le mouvement populaire anti-immigration, Pegida, à Dresde et dans d'autres grandes villes de la Saxe qui, malgré tout, continue à se maintenir.

Les Allemands ne font pourtant que réagir à la multiplication par 90 des chiffres d'immigration en cinq ans : en effet, l'immigration nette an Allemagne est passé de 11 000 en 2008 à 500 000 en 2014. Elle atteindra sans doute 1 million en 2015, car pendant au moins six mois 10 000 migrants par jour sont arrivés sur le territoire allemand, soit potentiellement 3 650 000 en un an. Face à cet événement social de première envergure, la chancelière allemande a réagi avec une déclaration  de simple impuissance. Le 7 octobre elle a déclaré, «Je n'ai pas le pouvoir, et personne n'en a, de déterminer combien de gens viennent ici».  Les tout derniers propos de la maire de Cologne, qui a conseillé à ses citadines de ne pas trop s'approcher d'étrangers, comme si les victimes du réveillon avait été fautives, ne feront qu'aggraver cette colère déjà plus que latente.

En réalité, toutefois avec une maladresse singulière, la maire a touché ici au fond du problème. C'est précisément en matière de politique sexuelle que le clash des civilisations entre l'islam et l'Europe sera le plus virulent. Les attentats terroristes resteront sans doute des événements exceptionnels ; les rapports homme-femme, eux, relèvent de la vie quotidienne.  Or, l'Europe en général, et surtout l'Allemagne, cultivent depuis des décennies une féminisation à outrance de leur culture politique et sociale. L'Union européenne se définit aujourd'hui exclusivement en termes de vertus soi-disant féminines : la paix, la non-violence, l'abandon d'une politique de puissance, la fin de toute hiérarchie en politique, le consensus, l'homosexualité. Il n'y a plus de place pour les vertus soi-disant masculines telles que l'honneur, le courage ou le patriotisme.  Un président américain qui verse des larmes en public sur le sort d'enfants abattus par les armes à feu n'en est que le pendant outre-atlantique de cette même tendance. Le concept de paternité politique, exprimé par les mots tels que patrie ou patriotisme, a été banni par le discours post- et antinational de la construction européenne.

Mme Merkel incarne parfaitement cette tendance dans son être. Femme mariée qui a choisi de ne jamais avoir d'enfants, sa popularité est due tant à sa médiocrité personnelle (dans la mesure où elle ne fait peur à personne, l'électeur moyen peut se reconnaître en elle) qu'à son surnom, «Mutti» («maman») qui exprime son profil politique de mère rassurante du pays. Sa réaction démesurée contre la Russie pendant la crise en Ukraine s'explique en grande partie par cette crainte sexualo-idéologique devant un éventuel retour d'une politique de puissance, masculine donc, sur la scène européenne, dont l'extrême virilité des grandes parades militaires russes, comme celle qui a célébré le 70ème anniversaire de la victoire de 1945 le 9 mai dernier, ou les photos machistes du président en fonction, seraient l'expression symbolique. Le fait que la maire de la ville de Cologne soit aussi une femme, un peu dans la même moule que Mme Merkel, ne fait que souligner cette féminisation profonde de la sphère politique allemande et européenne.

L'émasculation tant de la politique que de la société en Europe, et notamment de son système scolaire, ne fait que nourrir une haine chez ces jeunes immigrés pour les gens qui les ont accueillis

Face à cela, la vague migratoire, qui est composée massivement de jeunes hommes issus de sociétés profondément patriarcales où la femme est soumise et voilée, ne peut qu'attiser les flammes d'un conflit civilisationnel. Ces jeunes hommes se sont expatriés : ils ont quitté leur patrie et se retrouvent en quelque sorte orphelins dans une nouvelle aire politico-sociale féminisée. Pire encore : les éléments les plus dangereux pour la sécurité européenne ne viennent pas principalement de cette récente vague migratoire, aussi grave soit-elle pour le long terme, mais de jeunes gens issus de l'immigration mais nés en Europe. Une des raisons psychologiques pour la surreprésentation du terrorisme au sein de jeunes musulmans originaires des grandes villes de l'Europe occidentale, c'est précisément leur manque d'une vraie paternité politique que les différentes politiques molles dites d'intégration n'ont absolument pas réussi à gommer. L'éloignement de ces jeunes gens de leur vraie patrie n'a fait qu'augmenter au fil des générations, et leur incapacité de se reconnaître dans leur pays adoptif ne fait qu'aggraver une frustration profonde de leur masculinité. Leur patrie de substitution, l'umma de l'islam radical, n'en est que le dérapage inévitable. En outre, l'émasculation tant de la politique que de la société en Europe, et notamment de son système scolaire, ne fait que nourrir une haine chez ces jeunes gens pour les gens qui les ont accueillis - et surtout pour les Européennes non voilées qu'ils méprisent comme des dépravées.

Ce mépris de la lâcheté, celle-ci ne faisant qu'aggraver celui-là, est le message principal de l'ouvrage de Max Frisch. Cette lâcheté, Mme Merkel l'a exprimée en toute limpidité quand elle a répondu, le 9 novembre dernier, à un journaliste qui lui demandait si on pouvait fermer les frontières allemandes pour empêcher aux migrants d'entrer sur le territoire. «Non, a-t-elle dit. On aurait à ce moment-là des images que personne ne pourrait souhaiter».  De simples images, donc, ou plutôt la peur de celles-ci, dictent la politique du pays le plus puissant d'Europe.

John Laughland

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