La “CIA dissidente” confirme : l’affaire de l’IRGC peut mener à la guerre

Bloc-Notes

   Forum

Il n'y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

 999

Il existe une sorte de “CIA dissidente”, l’association VIPS (Veteran Intelligence Professionals for Sanity) regroupant depuis 2002 d’anciens officiers de la CIA, en général démissionnaires à la suite de la politisation et des pressions politiques exercées sur l’Agence. Les VIPS ne se contentent pas de se réunir par se rappeler ensemble le bon vieux temps, ils restent très actifs et tentent de redresser et de contrer les mensonges divers de l’administration et des services de renseignement pénétrés par divers intérêts corrupteurs, notamment privés.

Un membre des VIPS, Ray McGovern, analyste à la CIA pendant 27 ans, publie un article dans Consortiumnews.com, le 21 août, où il juge très possible une attaque contre l’Iran. Il cite, pour les appuyer, diverses analyses d’autres anciens membres de la CIA et d’autres services de renseignement, notamment celles de Phil Geraldi et de Karen Kwiatkowski, qui travailla à l’OSP au Pentagone. Ces deux auteurs estiment que le départ de Karl Rove signifie la victoire de l’influence de Cheney, Rove étant décrit comme adversaire d’une attaque de l’Iran. Le prochain départ de Tony Snow (le porte-parole de la Maison-Blanche) est également décrit comme annonçant une atttaque, — Snow aurait donné sa démission parce qu’il refuserait de couvrir cette attaque.

McGovern appuie également l’analyse et les prévisions de Robert Baer, également un ancien officier de la CIA, sur une attaque prochaine de l’Iran.

«So our former colleague, operations officer par excellence Robert Baer, reports (in this week’s Time) that, according to his sources, the Bush/Cheney administration is winding up for a strike on Iran, that Bush’s plan to put Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps on the terrorism list points in the direction of such a strike, and that delusional “neo-conservative” thinking that still guides White House policy concludes that such an attack would lead to the fall of the clerics and rise of a more friendly Iran.

»Hold on, it gets even worse: Baer’s sources tell him that administration officials are thinking that “as long as we have bombers and missiles in the air, we will hit Iran’s nuclear facilities.”

»VIPS member Phil Geraldi, writing in The American Conservative, earlier noted that Karl Rove has served as a counterweight to Vice President Dick Cheney, determined as Cheney seems to be to expand the Middle East quagmire to Iran.

»And former Pentagon analyst, retired Lt. Col. Karen Kwiatkowski, who worked shoulder-to-shoulder with the most rabid Pentagon neo-cons just before the attack on Iraq, has put into words (on LewRockwell.com) speculation several of us have been indulging in with respect to Rove’s departure.

»In short, it seems a good bet that Rove, who is no one’s dummy and would not want to have to “spin” an unnecessary war on Iran, lost the battle with Cheney over the merits of a military strike on Iran, and only then decided to spend more time with his family.

»Whatever else Rove has been, he has served as a counterweight to Dick Cheney’s clear desire to expand the Middle East quagmire into Iran.

»As for White House spokesperson Tony Snow, it seems equally possible that, before deciding he has to make more money, he concluded that his stomach could not withstand the task explaining why Bush/Cheney needed to attack Iran.»

• Dans l’article, McGovern fait également une révélation, sur le recrutement par la CIA d’un ministre de Saddam en 2002 et les affirmations par celui-ci de l’inexistence des armes de destruction massive. Mais la Maison-Blanche n’était pas intéressée par l’information… (Le plus intéressant dans cette révélation n'est-il pas d'apprendre que des analystes de la CIA aient pu croire que la Maison-Blanche aurait été “soulagée” d'apprendre que le casus belli contre l'Iran n'existait pas? Cela en dit long sur les cloisonnements et les antagonismes existant à l'intérieur du système, outre les divergences et les machinations politiques.)

«Consider, for example, the daring recruitment in mid-2002 of Saddam Hussein’s foreign minister, Naji Sabri, who was “turned” into working for the CIA and quickly established his credibility. Sabri told us there were no weapons of mass destruction in Iraq.

«My former colleagues, perhaps a bit naively, were quite sure this would come as a vast relief to President George W. Bush and his advisers. Instead, they were told that the White House had no further interest in reporting from Sabri; rather, that the issue was not really WMD, it was “regime change.”»


Mis en ligne le 23 août 2007 à 05H25

Donations

Nous avons récolté 753 € sur 3000 €

faites un don