Le JSF va très mal – tout le monde veut du JSF!


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24/11/2009 - Bloc-Notes

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En dix jours, on a annoncé deux avis sur deux intentions nouvelles d’achat éventuel du JSF, de la part de deux pays qui, jusqu’ici, ne s’intéressaient pas officiellement à l’avion.

• Le 15 novembre 2009, Stephen Trimble annonçait sur son blog que l’adjoint au chef d’état-major de la force aérienne des Emirats Arabes Unis avait exprimé cette intention: «A top United Arab Emirates military leader aspires to obtain a fifth-generation fighter in the very near term, suggesting a potential new sales coup for the Lockheed Martin F-35 Joint Strike Fighter. “I hope that within a couple years the UAE, like many other countries, will have a fifth-generation fighter,” says Brig Gen Ibrahim Naser Alalawi, deputy commander of the UAE Air Force and Air Defence. Alalawi was speaking at the Dubai International Air Chiefs.»

• Hier, 23 novembre 2009, AFP (vie Defense News) citait des “sources anonymes” affirmant que le Japon voulait, “très vite”, autour de 40 F-35. «Japan is considering buying about 40 F-35 fighter jets as the future mainstay of the nation's air force, it was reported Monday. […] The defense ministry will likely seek funds in the fiscal 2011 budget for the fighters, Kyodo said, citing unnamed sources.»

• On pourrait ajouter, pour le fun et pour justifier les émoluments courants, l’annonce par le secrétaire à la défense hollandais De Vries que les deux prototypes du JSF que la Hollande veut acheter vont coûter moins cher à cause de la dépréciation du dollar. Même le dollar confirme la valeur du JSF et le bon choix du ministre hollandais.

Le programme JSF est aujourd’hui, officiellement depuis ce week-end, dans un état catastrophique après des déclarations du n°2 du Pentagone Ashton Carter sur des mesures d’urgence à prendre. Tout le monde se précipite pour annoncer l’intention de “très vite” acheter cet avion. Il y a dans cet enchaînement une réelle logique – logique d’époque, à front renversé – plus ça va mal, plus ça va bien – sans aucun doute, logique largement suggérée, avec les arguments convaincants qu'il faut, par le comportement de Lockheed Martin.

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