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Article : “Toc, toc”, la crise frappe à la porte

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Banlieues en France

Jean-Paul Baquiast

  25/07/2010

On peut se demander si, malgré les rodomontades impuissantes de Sarkozy, l’absence de réaction voire la complicité de l’Etat français devant l’usage de + en +fréquent d’armes dans les banlieues ne traduit pas la même impuissance à traiter au fond ces problèmes.
Nous ne disons pas qu’il faudrait envoyer la troupe ou renvoyer tous les immigrés en Afrique. Nous disons seulement que refuser de voir cette dégradation croissante relève d’une démission inacceptable d’un gouvernement digne de ce nom - ou alors, car on peut toujours tout supposer, d’on ne sait quel complicité entre les couches dirigeantes et les fauteurs de trouble, dans l’espoir d’une montée aux extrêmes que les uns et les autres finalement, souhaiteraient afin d’y faire triompher leurs intérêts.
Je rappelle que Philippe Grasset utilise opportunément ce terme de montée aux extrêmes qui mériterait une ample discussion.

La drogue est au coeur américain : le financement des banques

Francis Lambert

  30/07/2010

Les diverses hypothèses qui détournent l’analyse du rôle essentiel des banquiers les enchantent, pour eux c’est une collaboration à leur rentabilité. Une vieille histoire qui illustre une déchéance culturelle fondamentale de cette civilisation.

La drogue et la finance ont toujours été en symbiose. L’histoire du tabac, l’irruption des drogues américaines est à la source de leur indépendance même. Cette drogue est rapidement devenue un monopole d’état en France, c’est un indice de l’extraordinaire pouvoir de corruption de celles ci. Drogues et pétrole sont parmis les plus commerçables et les plus rentables des ressources. Ce couple maudit optimise autant qu’il motive le financement des guerres, jusqu’à aujourd’hui en Afghanistan. Ces ressources semblent porter en elles la guerre et son financement. Avant le pétrole l’Angleterre avait autant l’opium pour réduire l’Asie, avec l’empressement de la City.

La force des empires est d’abord dans leur extrême bassesse, l’art et l’intellectuallisme sont ses masques préférés. La majorité des intellectuels y font un concours répété de servilité.

Revenons à l’épisode Mexicain de cet inter-minable feuilleton financier.

2010/06/29 Banks Financing Mexico Gangs Admitted in Wells Fargo Deal, by Michael Smith.

‘You’re Missing the Point’
Twenty million people in the U.S. regularly use illegal drugs, spurring street crime and wrecking families. Narcotics cost the U.S. economy $215 billion a year—enough to cover health care for 30.9 million Americans—in overburdened courts, prisons and hospitals and lost productivity, the department says.

“It’s the banks laundering money for the cartels that finances the tragedy,” says Martin Woods, director of Wachovia’s anti-money-laundering unit in London from 2006 to 2009.

Woods says he quit the bank in disgust after executives ignored his documentation that drug dealers were funneling money through Wachovia’s branch network.

“If you don’t see the correlation between the money laundering by banks and the 22,000 people killed in Mexico, you’re missing the point,” Woods says.

http://www.bloomberg.com/news/2010-06-29/banks-financing-mexico-s-drug-cartels-admitted-in-wells-fargo-s-u-s-deal.html