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Article : Plutôt 1933 que 1929

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LA FEUILLE DE ROUTE DE DIEU POUR LES CINQ ANS A VENIR

Alain DENIS

  18/01/2008

... bon courage !!! ...

LA FEUILLE DE ROUTE DE DIEU POUR LES CINQ ANS A VENIR

1er janvier 2008, message de St Michel Archange
Le Roc, Pointe de Notre Dame de L’Isle, Eastport, new York
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message de St Michel Archange – une période d’alerte : 2008 – 2012

attachez vous à la Lumière et écoutez !

La Lumière dont je parle, moi Michel Archange est la Lumière de Dieu le Père aux cieux, le créateur des Cieux et de la terre ; la Lumière du Fils et rédempteur qui est venu dans votre monde pour sauver l’humanité du péché du Monde. Et la Lumière de l’Esprit-Saint qui se manifeste en ce moment si profondément et avec tant de puissance parmi ceux d’entre vous qui avaient choisi de suivre la Plan de Dieu le Père pour toute l’Humanité.

Vous entrez dans une période qui sera évidemment périlleuse pour l’avenir de l’Humanité, mais vous entrez également dans une période pendant laquelle de grands changements seront apportés pour le Bien de l’Humanité. Ces changements seront ressentis intérieurement par ceux qui se sont harmonisés au Plan du Créateur pour l’Humanité. Ce seront des temps glorieux, et aussi, des temps où la mort aura sa place. Glorieux pour ceux qui ont choisi le chemin du Père, mortel pour ceux qui auront choisi l’ancien monde et les plaisirs comme pas de leur chemin.

Ces temps qui vont prendre place dans les cinq années qui viennent, ont été prédits par les anciens prophètes comme aussi par les prophètes plus modernes, qui ont été appelés par Notre Seigneur et Sauveur pour alerter des ces temps qui s’en viennent.

Ce qui est certain c’est qu’il y aura de grands changements sur votre planète. D’abord par des évènements de la géopolitique, puis finalement par des évènements de la géophysique qui sont les résultats des actes erronés du genre humain ; et des décisions de vos dirigeants et représentants, qui ont secrètement et subrepticement piller la santé et la beauté naturelle de votre planète pour leurs propres désirs avides.

Ces évènements qui s’en viennent seront la réaction naturelle de la planète aux méfaits du genre humain qui se sont multipliés de façon prolifique au fil des siècles par la cupidité et sous l’influence d’un petit nombre, qui ont essayé de rassembler leur pouvoir, leurs ressources et leurs influences pour se faire DIEU dans leur propre esprit et mener des joutes contre l’autorité de votre Père et Créateur, qui a choisi de résoudre cela et d’interférer directement dans les plans et manœuvres de ces maîtres auto-proclamés de l’…Univers, (ndrl : lol) qui ont choisi de tourner le dos à leur Père et Créateur dans une tentative de se faire Lui.

Exactement comme l’avaient essayé les anges des ténèbres, qui ont perdu leur influence au Royaume des Cieux, mais qui ont maintenant œuvré leurs noirs desseins au travers de membres de la race humaine parmi vous, qui ont choisi de travailler pour les forces de l’ombre.

Dans vos pays et régions, vous allez commencer à voir que le chaos et les tourments vont aller s’accélérant et que les négociations de Paix vont tomber à l’eau. Car les intentions des gens exerçant ce pouvoir ne sont pas les vues du Seigneur pour le futur de l’humanité.
Dés lors, il y aura un grand vertige dans le monde commençant par la détérioration de vos économies ; suivi par l’effondrement des récoltes mondiales, suivi de l’inévitable chaos et de la destruction qui résultent de la rapacité et de la corruption aux postes les plus élevés.

Qu’avez-vous à faire dans ce scénario qui dépeint un avenir si triste, noir et désespérant pour l’Humanité ?

Il vous faut tourner votre regard vers votre Seigneur et Sauveur par la puissance de la prière pour améliorer les choses. C’est par la puissance de la prière, par vos prières personnelles, que l’humanité survivra à ces combats des cinq prochaines années. Je parle des combats sur les plans spirituels pour la sauvegarde de vos âmes, de si nombreuses âmes parmi vous, qui ont l’intention de passer l’éternité avec le Seigneur et Sauveur dans le Royaume des Cieux.

D’un autre côté, les forces de l’ombre font le plein de leurs intenses pouvoirs noirs pour continuer à influencer et corrompre les âmes de manière machiavélique avec pour intention de mettre en esclavage ceux d’entre vous, qui poursuivent une vie d’avidité, de matérialisme et d’ignorance de votre future et éternelle destinée.

Malheureusement, pour ceux qui thésaurisent et convoitent les biens matériels, le futur sur terre n’est pas bien brillant. Pour ceux d’entre vous, qui ont conscience que les biens matériels sont temporaires, vous continuerez à vous développer en amour et ferveur pour le Seigneur, car vos désirs sont focalisés sur le but ultime, le but de toute éternité, et la félicité d’un Royaume des Cieux qui n’est accessible qu’à ceux qui ont répondu à l’appel.

Entre-temps, durant ces cinq prochaines années ici sur terre, les grands changements qui prendront effet causeront un grand tourment parmi vous en tant que peuples. L’instabilité de l’atmosphère et des modèles climatiques continueront en s’accélérant à une cadence vertigineuse mettant au défi vos scientifiques d’expliquer ce qui se passe ou de comprendre comment apporter une solution apaisante à la question environnementale de la planète.

Seuls les scientifiques qui ont une liaison ferme avec leur réalité spirituelle sauront percevoir que les problèmes de la planète sont d’avantage le résultat de ce que le genre humain fait sur le plan spirituel ou plutôt ce que le genre humain échoue à faire, que ce qu’il fait matériellement, et c’est bien cela qui affecte la terre.

Vous voyez, les péchés du genre humain ont un effet direct sur la stabilité de la planète. L’énergie noire causée par tous les péchés dans le monde est en train d’affecter directement et de manière négative la stabilité et l’équilibre fondamental de la planète.

Je parle de tous les péchés de l’Humanité, la perte de la sainteté de la vie humaine, à la fois dès la vie embryonnaire, mais également parmi les jeunes ou les anciens.

La violence des guerres perpétrées chez vous pour des intérêts égoïstes par les leaders mondiaux ou leurs ministres ; et la violence dans les rues de vos villes source de déstabilisation de la famille, ont pour conséquences un tel dysfonctionnement pour vous, particulièrement alimenté par l’alcoolisme et l’usage de drogues illicites.

Voyez vous maintenant comment vos vieux dirigeants mondiaux se retrouvent exposés et mis à nu pour vous tous afin que vous preniez conscience que l’avenir du monde requiert d’être placé dans des mains plus expertes que celles qui vous sont proposées par de vieux gouvernants qui cherchent l’affrontement avec le Père des Cieux ?

De fait, le Père des Cieux doit intervenir dans les affaires du genre humain pour donner les leçons nécessaires à la continuation de l’existence de l’Humanité. Car sur le chemin actuel que l’Humanité a choisi pour son avenir, le chemin de la destruction ultime de l’Humanité, il y a la seule leçon pertinente pour ceux qui pensent que le monde peut continuer à exister sans même avoir connaissance de Celui qui est le Créateur de tout ce qui existe.

Maintenant donc, les grandes lignes sont tracées vous permettant de faire face au futur, soit en faisant l’autruche, la tête enfouie dans le sable, soit comme combattant par la prière comme l’attend de vous le Seigneur et Sauveur dans cette période de défis à relever. Il n’y a pas d’alternative passive dans ce combat pour l’avenir de l’humanité.

Chacun, chaque être humain vivant à la surface de la terre a un rôle aussi important que celui de tout autre. Aucun dirigeant mondial ou militaire haut gradé ou ministre de groupe de puissants ne saura en définitive trouver la porte de sortie des combats qui seront menés. Car ce sont les combattants-priant du Seigneur qui décideront de l’avenir de l’humanité, et ce ne sera un succès qu’avec la Grâce de Dieu, pour que la Paix et la Justice prévalent pour les habitants de cette planète.

Prémunissez vous donc des outils spirituels que le Seigneur vous a donnés. Vous serez comme des laboureurs plantant les graines de la Bonté, alors que ceux qui porteront les armes de destruction constateront que leurs armes et leurs guerres, quelles soient de nature militaire ou économique, sont devenues OBSOLETES.
Car en ces temps, le Pouvoir de l’Esprit-Saint se sera manifesté si pleinement parmi vous que les changements pour l’évolution seront inévitables. Je vous appelle ce jour à rejoindre les Légions du Seigneur, si vous espérez faire partie de l’Humanité qui fera tant de belles choses pour amener l’Humanité à la fois à un monde terrestre et à un monde du Ciel qui a été préparé par le Père et Créateur de toute éternité.

De vous maintenant dépend la suite des évènements, individuellement et collectivement. Les résultats finals de vos efforts seront appréciés par votre Créateur aux Cieux, qu’il n’est pas de votre intérêt de décevoir.

Michel Archange
 

—-

Ned Douggherty qui a reçu ce message (en Esprit)
est un riche américain qui a abusé des plaisirs faciles de la Vie et qui suite à une crise cardiaque et à une expérience aux portes de la mort,
a vu :

l effondrement des tours du World trade 1,5 à 2 ans avant (son livre le relatant a été publié 6 mois avant),
l’effondrement du système financier international,
et une raz-de-marée gigastesque sur la côte Est des usa….

.... à suivre ....
ou plutôt exemple et proposition de Ned à suivre :
aimer,rester positif aux autres, ne pas se taire, afficher ses priorités de choix de vie, refuser de suivre dans le meurtre des autres ou le pillage, et aimer Dieu en silence dans son coeur.

bien à vous

source >> http://www.fastlanetoheaven.com/2_messages_08.htm#Jan_1_08

« Le Monde » ne veux pas savoir qu'il y a une crise.

geo

  19/01/2008

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-1000990@51-863164,0.html

«  L’économie mondiale devrait faire preuve de résistance en 2008

(......)

Pour autant, les experts n’anticipent pas un ralentissement brutal de l’économie mondiale. Optimiste, la Société générale parie même sur une croissance américaine maintenue à 2,6 % cette année et sur un taux mondial toujours dynamique, à 5 %.

(.......)

Malgré tout, la résistance de celle-ci au virus américain demeure étonnante. “C’est grâce au commerce international, répond Luca Silipo, responsable du département d’économie de Natixis. Les échanges internationaux ne connaissent plus de cycles, de hauts et de bas, comme autrefois, parce que l’organisation de la production mondiale a changé sous l’effet de la mondialisation.”
La division internationale du travail, qui résulte de la spécialisation des pays dans les domaines où ils sont les plus performants, est devenue une réalité. “Tout le monde a désormais besoin de tout le monde, poursuit-il, aucun pays ne produit tout seul un bien, comme l’a prouvé un auteur japonais qui a calculé que la fabrication d’un disque dur d’ordinateur requiert les contributions physiques ou immatérielles de vingt-cinq pays.”
Ce n’est donc pas seulement la solide bonne santé des pays émergents, Chine et Inde en tête, qui compenserait le plus efficacement les effets récessifs d’une économie américaine malade, mais l’organisation et la solidarité commerciale imposées par la mondialisation. (......) »

Commentaire: Le déroulement de la crise prouve que la globalisation est la meilleure prévention des crises. Ici la foi est aussi grande que celle de GW Bush, dont le plan d’urgence est une nouvelle défiscalisation.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-1001260@51-863164,0.html
(Mais sans doute s’agit-t-il là de mauvaise foi: donner à l’intervention massive de l’état le style d’un retrait de l’état.)

À tout cela, opposons une description assez classique de la crise structurelle que nous vivons, dans un langage de gauche dans ce cas:

« La production n’étant plus capable de valoriser
l’ensemble des capitaux accumulés, une partie crois-
sante de ceux-ci conserve la forme de capital finan-
cier. Une industrie financière se constitue qui ne
cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’ache-
tant et ne vendant rien d’autre que diverses formes
d’argent. L’argent lui-même est la seule marchan-
dise que l’industrie financière produit par des opé-
rations de plus en plus hasardeuses et de moins en
moins maîtrisables sur les marchés financiers. La
masse de capital que l’industrie financière draine et
gère dépasse de loin la masse de capital que valorise
l’économie réelle (le total des actifs financiers repré-
sente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre
fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est
purement fictive : elle repose en grande partie sur
l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des
anticipations : la Bourse capitalise la croissance
future, les profits futurs des entreprises, la hausse

future des prix de l’immobilier, les gains que pour-
ront dégager les restructurations, fusions, concen-
trations, etc. Les cours de la Bourse se gonflent de
capitaux et de leurs plus-values futures, et les mé-
nages se trouvent incités par les banques à ache-
ter (entre autres) des actions et des certificats d’in-
vestissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse
des cours, à emprunter à leur banque des sommes
croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif
boursier.
  La capitalisation des anticipations de profit et de
croissance entretient l’endettement croissant, ali-
mente l’économie en liquidités dues au recyclage
bancaire de plus-values fictives, et permet aux États-
Unis une « croissance économique » qui, fondée
sur l’endettement intérieur et extérieur, est de loin
le moteur principal de la croissance mondiale (y
compris de la croissance chinoise). L’économie
réelle devient un appendice des bulles spéculatives en-
tretenues par l’industrie financière. Jusqu’au mo-
ment, inévitable, où les bulles éclatent, entraînant
les banques dans des faillites en chaîne, menaçant le
système mondial de crédit d’effondrement, l’écono-
mie réelle d’une dépression sévère et prolongée
(la dépression japonaise dure depuis bientôt quinze
ans).

  On a beau accuser la spéculation, les paradis fis-
caux, l’opacité et le manque de contrôle de l’indus-
trie financière - en particulier des hedge funds -,
la menace de dépression, voire d’effondrement qui
pèse sur l’économie mondiale, n’est pas due au
manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du
capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne
fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus
Précaires. »

( André Gorz ,  automne 2007 )

Voilà qui ne permet pas de chanter vive la crise. 

Noter aussi l’usage systématique de termes comme « fictif », « goowill », « capitalisation de la croissance future », qui devraient convenir au théoricien du virtualisme.

L’institution de cette économie imaginaire semble d’ailleurs dater de la même période que le virtualisme en politique selon De Defensa.

Cristalliser autour d'hétérodoxies séquellaires

CdC

  19/01/2008

En effet, “Bonuses paid out for the five biggest financial firms topped a record $39 billion in 2007, the vast bulk of this fortune going to a relative handful of top executives.“ nous pouvons noter un progrès notable dans l’enrichissement des grands patrons des firmes financières ou financiaruisées en moins d’une décennie.

Entre 1999 et 2001, 3,3 milliards de dollats ont été perçux comme salaire par 25 patrons des entreprises qui ont fait faillite entre 2001 et 2002, coûtant l’emploi à 100 000 personnes.

Nous somes peut-être dans ce cas de figure de l’expérimentation de la théorie des jeux où la règle de fonctionnement est que chaque acteur décide de son action unique en anticipant sur la décision de tous les autres joueurs.
Jusqu’ici les bonnes prophéties s’auto-réalisaient car le contexte valorisait la “foi“.
À ce jour, les acteurs sont pris de vertige car ils ont été saisis à  leur corps défendant de nouvelles qui ne leur parvenaient pas: le dollar a perdu sa valeur trois fois contre la seule devise valable, l’or.
Les déficits commerciaux et budgétaires étasuniens sont si colossaux que le piégeage aux USA de l’épargne mondiale est une manoeuvre de grand banditisme.
Le blé et le pétrole voient leur prix grimper malgré toutes les vigilances sur la maîtrise de l’inflation.
Et le PIB calculé sur le production, la vente des armes, les chiffres d’affaires des cabinets d’avocats et la publicité pour les fast food et la marchandisation de la guerre et des prisons ne s’accroît même plus.

Les réveils sont teintés de pessismisme et les afflux d’argent qui devraient soutenir les crédits ne parviennent pas à relnacer ni la consommation, ni les investissements. Pourtant, les taux sont en-dessous de l’inflation bientôt, donc négatifs.

Le système s’est tellement homogénéisé, simplifié, qu’il a exténué ou expulsé toutes les aspérités qui auraient pu être des facteurs de d’auto-correction, de sauvegarde.

Il faurt s’attendre que depuis des formes d’organisation hétérodoxes qui ‘ont subsisté aux efforts d’uniformisation universelle donnent vie, fractalement à autre chose que cetet machine aveugle et exponentiellement mortifère.
(ah, la troisième guerre mondiale se réjouissent-ils par avnace!)

ps
Le gastéropode rampe et le lièvre se terre
Le furet hiberne.
Le tigre a perdu ses couleurs et s’est bien trouvé être de papier..

Ne confondons pas 9/11 et 1929 !

FB

  19/01/2008

La tentative d’inclure les attentats du 9/11/01 dans une évolution historique majeure est tentante, car il s’agit effectivement d’un signal fort dans la politique..“américaniste”, mais cela reste du domaine de ces événements du type Golfe du Tonkin, ou de l’Incendie du Reichtag, etc..
Bien évidemment, on ne peut exclure l’outil Dollar comme moyen - comme “arme”- politique essentiel de conquète, car c’est effectivement le cas. Oui, le dollar est un instrument politique majeur!

Par contre, si on veut faire le rapprochement entre les événements financiers (puis fatalement économiques) de l’automne 1929 avec notre époque actuelle, la comparaison devrait plutot etre celle du 4 septembre 1929 avec le 8/10 aout 2007!
Dans les 2 cas, il y a reconnaissance d’un"moment de vérité”.De début de bascule…
Avec une certaine ironie, on peut également constater que les réponses actuelles aux événements en cours sont aussi nulles qu’à l’époque. Mème mépris également de l’Elite responsable vis à vis d’une déontologie de base (Comme en 1929, les responsables financiers actuels sont aussi largement rétribués que ceux de 1929, pour mauvais et retords services!)
Mème réponses sans effets: le “plan Bush et ses 150 milliards de dollars” sont une goutte d’eau cosmétique - un coup médiatique bidon- par rapport aux montants en jeu. Personne n’a été dupe..
Les anglais ne font pas mieux; lire cette dépèche surréaliste à propos du “sauvetage de la Northern Rock”!
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5048910
Faire des CDO’s de la Northern Rock alors que ce sont les CDO qui l’ont tuée! A ce stade, c’est risible..
Malheureusement, on n’est pas en équivalent 1933.. On est début 1930 et ca n’est pas pareil!

A priori d’ici quelques semaines(2, 5?) Ambac et la MBIA vont ètre fatalement dégradées, et ce qui sera en jeu ne portera plus sur quelques 1,2 trillion de dollar de “subprimes”, mais sur les CDS et quelques 50 trillions de dollars!..
Ensuite, nous avons en perspective 500 ou ..680 trillions de dollars (derniers chiffres du BIS) de dérivées totales à ré-évaluer!

Nous ne sommes pas en 1933; nous sommes en 2008 équivalent 1930 avec une différence de taille: à l’époque l’or était l’étalon monétaire. Aujourd’hui, c’est du dollar - de la dette papier..

1933

VdR

  19/01/2008

Mon commentaire est d’inviter à relire Simone… J’espère qu’on ne l’a pas oubliée!

0.  (Simone WEIL - 1937)

L’économie est chose singulière. Combien de fois, depuis un certain nombre d’années, ne parle-t-on pas, soit à propos de tel ou te pays, soit à propos du monde capitaliste dans son ensemble, d’effondrement économique? On a ainsi l’impression, excitante et romantique, de vivre dans une maison qui, d’un jour à l’autre, peut s’écrouler. Pourtant, qu’on s’arrête un instant pour réfléchir au sens des mots, et qu’on se demande s’il n’y a jamais eu effondrement économique. Comme toutes les questions extrêmement simples, si simples qu’on ne songe jamais à les poser, celle-ci est propre à jeter dans un abîme de réflexions.

Il y a eu, du moins selon la première apparence, des effondrements dans l’histoire; l’exemple qui vient le premier à l’esprit c’est celui de l’Empire romain. Mais le déclin du monde romain fut administratif, militaire, politique, intellectuel, autant qu’économique, et sauf examen plus approfondi il ne semble pas y avoir de raison de donner à l’économie le premier rôle dans ce drame. De nos jours, tous les effondrements économiques prédits à satiété depuis des années, Russie, Italie, Allemagne, capitalisme, se rapprochent selon toute apparence aussi peu que la fin du monde; car tous les jours on les prédits pour le lendemain.

On nous cite, il est vrai, des exemples convaincants. L’ancien régime, en 1789, n’est-il pas tombé par impossibilité économique et financière de subsister? Plus près de nous, la République de Weimar n’a-t-elle pas succombé à des difficultés économiques qu’elle n’a pas pu ou n’a pas su résoudre? On pourrait trouver plusieurs exemples analogues. On a certes pas tort de les alléguer. On omet pourtant à leur sujet, une remarque pourtant bien frappante. Ces difficultés économiques, si graves qu’elles brisent les régimes, sont toujours reçues en héritage par les régimes qui suivent, et sous une forme d’ordinaire encore aggravée; pourtant elles deviennent alors bien moins nocives. La situation économique et financière de 1789 était loin d’être brillante; mais les manuels d’histoire qui expliquent ainsi la chute de la royauté oublient que la Révolution a apporté, au lieu de remède, une guerre ruineuse, et a survécu à la terrible aventure des assignats. Les difficultés qui ont fait sombrer la République de Weimar n’ont pas disparu, sauf erreur, à l’avènement du Troisième Reich, et pourtant elle l’ont laissé subsister. Et les antifascistes qui jugent économiquement impossible que le Troisième Reich se prolonge oublient que le régime démocratique, socialiste, communiste ou autre qui s’établirait en Allemagne souffrirait très probablement des mêmes maux au moins pendant un assez long espace de temps, et devrait s’en accommoder.
Ces observations amèneraient à penser qu’il n’y a pas d’effondrement économique, mais qu’il y a dans certains cas crise politique provoquée ou aggravée par une mauvaise situation économique; ce qui est différent. Une analogie permettra d’y voir clair. La liaison de cause à effet entre les défaites militaires et les changements de gouvernement ou de régime est un fait d’expérience courante. Ce n’est pourtant pas, en ce cas non plus, parce que les conditions nouvelles créées par la défaite militaire rendent impossible au régime existant de subsister; le régime nouveau s’accommode de ces conditions sans être mieux armés pour les supporter. C’est que la défaite amoindrit ou efface ce prestige du pouvoir qui, beaucoup plus que la force proprement dite, maintient les peuples en obéissance. Dans beaucoup de cas, il est matériellement aussi facile, peut-être plus facile, de se révolter contre un Etat vainqueur que contre un Etat vaincu; mais la victoire étouffe les velléités de révolte même chez les plus mécontents, et la défaite les excite chez tous. Les répercussions politiques des faits économiques ne procéderaient-elles pas d’un mécanisme analogue?
Les difficultés économiques ne sont pas toujours analogues à des défaites militaires; elles ne le sont que dans certaines circonstances.

L’économie n’est pas comparable à une architecture, ni les malheurs de l’économie à des effondrements.
Dans tous les domaines auxquels s’appliquent la pensée et l’activité humaine, la clef est constituée par une certaine notion d’équilibre, sans laquelle il n’y a que misérables tâtonnements; équilibre dont la proportion, chère aux pythagoriciens, constitue le symbole mathématique. Les Grecs et après eux les Florentins du XIVe siècle, ont inventé la sculpture quand ils ont conçu un certain équilibre propre au marbre et au bronze à forme humaine. Florence a découvert la peinture quand elle a formé la notion de composition. Bach est le plus pur des musiciens parce qu’il semble s’être donné pour tâche d’étudier tous les modes d’équilibre sonore. Archimède a crée la physique quand il a construit mathématiquement les différentes formes de levier. Hippocrate est parti de la conception pythagoricienne assimilant la santé à un équilibre dans le jeu des divers organes. Le miracle grec, dû principalement aux pythagoriciens, consiste essentiellement à avoir reconnu la vertu de la conception et du sentiment d’équilibre.
Le miracle grec ne s’est pas encore étendu à la vie économique. La notion d’équilibre propre à l’économie, nous ne la possédons pas. Les hommes ne l’ont jamais formée; mais aussi n’y a-t-il pas deux siècles qu’on s’est mis à étudier l’économie. On ne dirait sans doute que la stricte vérité en affirmant que ce siècle et demi d’études économiques a été vain.
Il n’y a pas encore de Thalès, d’Archimède, de Lavoisier de l’économie. L’apparition, il y a un peu plus d’un siècle de doctrines révolutionnaires est probablement pour beaucoup dans cet échec. Les révolutionnaires anxieux de démontrer que la société bourgeoise est devenue impossible, n’ont naturellement jamais cherché à définir l’équilibre économique à partir des conditions qui leur étaient données; et pour l’avenir ils ont admis comme évident que la révolution, en matière économique, apporterait automatiquement toutes les solutions en supprimant tous les problèmes.
Aucun révolutionnaire n’a jamais tenté sérieusement de définir les conditions de l’équilibre économique dans le régime social qu’il attendait. Quant aux non-révolutionnaires, la polémique en fait des contre-révolutionnaires soucieux non pas d’étudier la réalité qu’ils avaient sous les yeux, mais d’en chanter les louanges. Nous subissons aujourd’hui, dans tous les camps, les conséquences funestes de cette improbité intellectuelle que d’ailleurs, plus ou moins, nous partageons.
Nous possédons, il est vrai, une sorte d’équivalent à bon marché de cette notion d’équilibre économique. C’est l’idée, si on peut ici employer un tel mot, de l’équilibre financier. Elle est d’une ingénuité désarmante. Elle se définit par le signe égal placé entre les ressources et les dépenses, évaluées les unes et les autres en termes comptables. Appliqué à l’Etat, aux entreprises industrielles et commerciales, aux simples particuliers, ce critérium semblait naguère suffire à tout. Il constituait en même temps un critérium de vertu.
Payer ses dettes, cet idéal de vertu bourgeoise, comme tout autre idéal, a eu ses martyrs, dont César Birotteau restera toujours le meilleur représentant. Déjà au Ve siècle avant notre ère le vieillard Céphalès, pour faire comprendre à Socrate qu’il avait toujours vécu selon la justice, disait : “J’ai dit la vérité et j’ai payé mes dettes.” Socrate doutait que ce fût là une définition satisfaisante de la justice. Mais Socrate était un mauvais esprit.
On n’a pas encore compris que l’idéal du bon Céphalès est rendu inapplicable par deux phénomènes liés et presque aussi vieux que la monnaie elle-même; ce sont le crédit, et la rétribution du capital. Prudhon, dans son lumineux petit livre? Qu’est-ce que la propriété? Prouvait que la propriété était, non pas injuste, non pas immorale, mais impossible; il entendait par propriété non pas le droit d’user exclusivement d’un bien, mais le droit de le prêter à intérêt, quelque forme que prenne cet intérêt: loyer, fermage, rente, dividende. C’est en effet le droit fondamental dans une société où on calcule d’ordinaire la fortune d’après le revenu.
Dés lors que le capital foncier ou mobilier est rétribué, dés lors que cette rétribution figure dans un grand nombre de comptabilités publiques ou privées, la recherche de l’équilibre financier est un principe permanent de déséquilibre. C’est une évidence qui saute aux yeux. Un intérêt à 4% quintuple un capital en un siècle; mais si le revenu est réinvesti, on a une progression géométrique si rapide, comme toutes les progressions géométriques, qu’avec un intérêt de 3% un capital est centuplé en deux siècles.
Sans doute il n’y a jamais qu’une part assez petite des biens meubles et immeubles qui soit louée ou placée à intérêt; sans doute aussi, les revenus ne sont pas tous réinvestis. Ces chiffres indiquent néanmoins qu’il est mathématiquement impossible que dans une société fondée sur l’argent et le prêt à intérêt la probité se maintienne pendant deux siècles. Si elle se maintenait, la fructification du capital ferait automatiquement passer toutes les ressources entre les mains de quelques-uns.
Un coup d’œil rapide sur l’histoire montre quel rôle perpétuellement subversif y a joué, depuis que la monnaie existe, le phénomène de l’endettement. Les réformes de Solon, de Lycurges, ont consisté avant tout dans l’abolition des dettes *. Par la suite, les petites cités grecques ont été plus d’une fois déchirées par des mouvements en faveur d’une nouvelle abolition. La révolte à la suite de laquelle les plébéiens de Rome ont obtenu l’institution des tribuns avait pour cause un endettement qui réduisait à la condition d’esclave un nombre croissant de débiteurs insolvables; même sans révolte, une abolition partielle des dettes était devenue une nécessité, car à chaque plébéien devenu esclave Rome perdait un soldat.
Le paiement des dettes est nécessaire à l’ordre social. Le non paiement des dettes est tout aussi nécessaire à l’ordre social. Entre ces deux nécessités contradictoires, l’humanité oscille depuis des siècles avec une belle inconscience. Par malheur, la seconde lèse bien des intérêts en apparence légitimes, et ne se fait guère respecter sans trouble et quelque violence.
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* Voir aussi Jubilé (Bible Lévitique 25. 8-10, Néhémie 5. 1-13, 10.31).