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Article : Plaidoyer pour un fonds européen d'investissement (FEI)

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Fond européen ... et Lisbonne ?

Francis Lambert

  13/02/2010

D’une part la stratégie de Lisbonne est l’axe majeur de politique économique et de développement de l’UE depuis le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 par quinze États. Le but étant simplement “l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010”.
Le Conseil européen est l’organe de décision réunissant les chefs d’État ou chefs de gouvernement. C’est le sommet de puissants états européens claironnant un Traité International à l’aube d’un millénaire et alors qu’ils sont au sommet d’une croissance insurpassée depuis lors.

Nous voici à l’échéance de ce traité stratégique.
Nous voici “les plus dynamiques du monde”, “avec une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale”.

D’autre part: proposer en référence la monnaie unique?

Est-elle autre chose qu’une addition d’égoisme avec un “pacte de stabilité et de croissance” aussitôt violé par ses principaux fondateurs: la France et l’Allemagne ... dont la France a triplé le viol (sous 3% à plus de 8%) et qui culmine actuellement dans un “gang bang de Nations”. Cette monnaie est devenue une prime aux tricheurs, ceux dont les traités sont la traite des autres. (NB: je défend évidemment la victime des violeurs.)

L’Europe n’est pas aujourd’hui menacée de disparition ... il aurait fallu qu’elle existe autrement qu’en tas d’états.
Entasser n’est pas créer.

Le climat est donc massivement sceptique, anti-financier, anti-politiciens, anti-tas.

Quand on a atteint le fond des budgets et de la crédibilité faut il creuser plus ... d’urgence?

Peut-être Descartes, une méthode avant un projet ? Cette voie n’est-elle pas une nouvelle combine à budgets ?
Ne faut il pas étudier les succès et échecs à tous les niveaux: privé, états, collaborations européennes et internationales.
Faire un bilan, partir de ces réalités pour entrainer l’adhésion la plus large.
Et ... destiné réellement aux jeunes, plus une dépense au nom de l’avenir des retraités.

(NB: Je n’ai aucune référence d’un système m’autorisant ces pensées, simplement un lecteur crédule.)

Le gros problème est la démographie

Jean-Paul Baquiast

  13/02/2010

Je suis d’accord avec Francis Lambert à propos de tous les défauts et handicaps de l’Europe passée et présente qu’il énumère.
Mais il n’est pas interdit de tenter de secouer une nième fois le cocotier.
La grosse objection que l’on peut faire à notre projet est que dans un ensemble d’Etats dont le renouvellement démographique est loin d’être assuré, donc de plus en plus constitués de “seniors”,  l’idée même de proposer à ceux qui en ont les moyens de consacrer quelques 500 ou 1000 euros à des investissements d’avenir paraîtra illusoire.
Ceci dit, rien n’est jamais dit d’avance. Mais il faudrait des projets vraiment motivants. ..

d'accord parce que c'est tout le contraire

Francis Lambert

  15/02/2010

@Jean-Paul Baquiast
d’accord parce que c’est tout le contraire (au moins nous sommes dans le même cadre). Ne vous trompez pas, mon ton n’est pas agressif mais désespéré.

Problème démographique? Encore une vision bien française pour évacuer nos responsabilités et continuer d’abuser tant qu’on peut! Cette démographie (souvent citée à l’encontre des autres alors qu’à peine viable) sert surtout de paravent à notre égoisme de “génération véritablement aristocratique”.
Notre génération exige la solidarité alors qu’elle rançonne quotidiennement la suivante (la transcendance concrétisée?).
Notre génération exige toujours plus au moment même où elle ACCELERE encore ses PROPRES dettes. 
Notre génération, celle qui a bénéficié du sacrifice insensé de ses parents dans la guerre, s’offre des dettes bientôt plus élevées qu’après la guerre elle-même ... et après cinquante ans d’une prospérité inconnue des temps!
Notre génération est “ob-scène”, hors temps, hystérique d’égoisme ... les suivantes la maudiront longtemps.

Ainsi nos enfants payeront
- une première fois et toute leur vie pour financer nos pensions (déjà usine à gaz d’injustices)
- une deuxième fois en devant travailler jusqu’à 70 ans et plutôt plus
- une troisième fois en épargnant car eux devront assumer leurs vieux jours
- une quatrième fois en payant plus ce qui nous est “gratuit” (sécurité sociale etc)
- une cinquième fois dans la pollution, crise climatique, déplétion des ressource, extinction des diversités, violences etc.
- Certains enfants (ceux des plus favorisés) recevront un solde d’héritage (pour une part dans l’illégalité) les autres assumeront en plus cette sixième injustice.
- la septième, comme une malédiction biblique, est l’indécense de notre dénis renouvelé quotidiennement.
(Mais c’est vrai qu’ils hériteront d’autoroutes qui leur seront bien pratiques, à vélo, après les péages…)

Tel est le prix de notre “amour” ... celui “offert” à nos enfants: un esclavage Haïtien aussi séculaire.
Cherchez via Google ce tableau de Goya “Chronos dévorant ses enfants” . Contemplez le, imprimez le, accrochez le dans la chambre de vos enfants ... à moins qu’il ne faille surtout pas qu’ils sachent, qu’ils n’aient pas droit, non plus, à la vérité.

Alors ajouter un grand emprunt “scientifique” ... de connaissance ou plutôt d’ignorance? Pour l’avenir ... vraiment?