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Article : Le Japon, la raison et le Système

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Nucléaire

waccsa

  12/03/2011

Le Japon s’est-il si bien préparé ? Ses installations nucléaires semblent causer beaucoup d’angoisses.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/12/97001-20110312FILWWW00325-japon-une-fusion-peut-etre-en-cours-dans-un-reacteur.php
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/12/97001-20110312FILWWW00339-japon-bruit-d-explosion-a-fukushima.php

Quant on sait que le Japon a massivement opté pour le nucléaire en partie en souvenir de l’embargo pétrolier US de 1941, un éventuel accident nucléaire sur son territoire pourrait réveiller des rancoeurs à peine enfouies.

Le pur génie est dans le cumul des plus grands risques.

Francis Lambert

  12/03/2011

Tsunami est un mot japonais décrivant les raz de marée d’origine sismique.
Ils existent depuis toujours, leur dangerosité est bien connue et bien étudiée :
- ils sont prévisibles (après une secousse sismique)
- ils sont fréquents (le risque est estimable)
- on peut s’en protéger (hauteur, digues, alarmes, ...)

Les centrales nucléaires sont dangereuses, cela a été expérimentés lors de nombreux accidents depuis 60 ans. C’est aussi bien documenté et statistiquement si prévisible que même les USA avaient arrêté leur développement durant des dizaines d’années.

D’évidence on écarterait les populations de ces risques.

N’ajoutons pas à ces trois risques le terrorisme qui sert plutôt à enfumer la réalité au bénéfice des lobbyistes.

Nos génies, Japonais pour la circonstance, vont ils combiner ces trois risques (ignorons tous les autres) ?
Oui !
Ils ont construit une volée de centrales nucléaires le long des côtes, ces zones qui se peuplent de plus en plus déraisonnablement, dans un pays hautement sismique, à hauteur de tsunamis, évidemment sans protection à mesure !
Ils n’arrivent même pas à arrêter une centrale malgré le délais de préavis ! L’incident le plus fréquent, une secousse sismique, suffit à l’empêcher !

Peut on faire pire ?
Imaginerait on une centrale nucléaire dans une zone à risque, près des populations (20 km semble raisonnable), sans arrêt d’urgence expérimenté et certifié indépendamment ?

Pensons à la vallée de la mort chimique, pétrolière et nucléaire du rhône ... au coeur de populations en pleine croissance.
La combinaison des risques dans un déni permanent voilà le pur génie.

In Thucydide - La guerre du Péloponnèse

Frédéric Völker

  12/03/2011

[...] la longueur de la présente guerre fut considérable ; au cours de cette guerre des malheurs fondirent sur la Grèce en une proportion jusque-là inconnue. Jamais tant de villes ne furent prises et détruites, les unes par les Barbares, les autres par les Grecs mêmes en lutte les uns contre les autres, quelques unes furent prises et changèrent d’habitants ; jamais tant de gens ne furent exilés ; jamais tant de meurtres, les uns causés par la guerre, les autres par les révolutions. Des malheurs dont on faisait le récit, mais qui n’étaient que bien rarement confirmés par les faits, devinrent croyables : des tremblements de terre qui ravagèrent la plus grande partie de la terre et les plus violents qu’on eût vus ; des éclipses de soleil plus nombreuses que celles qu’on avait enregistrées jusque-là ; parfois des sécheresses terribles et par suite aussi des famines et surtout cette terrible peste qui atteignit et fit périr une partie des Grecs. Tous ces maux, en même temps que la guerre, fondirent à la fois sur la Grèce (26). Elle commença quand Athéniens et Péloponnésiens rompirent la trêve de Trente Ans qu’ils avaient conclue après la prise de l’Eubée. J’ai commencé par écrire les causes de cette rupture et les différends qui l’amenèrent, pour qu’un jour on ne se demande pas d’où provint une pareille guerre. La cause véritable, mais non avouée, en fut, à mon avis, la puissance à laquelle les Athéniens étaient parvenus et la crainte qu’ils inspiraient aux Lacédémoniens qui contraignirent ceux-ci à la guerre (27).

Le risque sismique

Jean-Claude HENRY

  13/03/2011

Quand il a fallu décider du lieu d’implantation de la centrale thermonucléaire ITER, les USA, qui s’étaient mis en sommeil de l’organisation, y sont revenus pour voter contre la France et exiger que l’implantation se fasse au Japon. Motif invoqué pour le refus du site de Cadarache : risque sismique trop élevé ! Si, si !!