Jean-Claude Cousin
31/05/2026
De plus en plus, de jour en jour, le trio Russie-Chine-Iran affirme sa différence face à l'insulaire Empire de Washington, manœuvré (toujours en sous-main) par l'araignée tapie dans la City de Londres.
Sagesse millénaire et discrète, se gardant du tonitruant trublion, aussi invisible qu'un lucane sur une nappe blanche : la différence est criante. La différence est criante, entre le tribun beuglant « Nous sommes les plus forts, les plus grands, les plus gros* ! », s'appuyant avec délices sur ses nombreux porte-avions obligés par la panne de revenir tant bien que mal au port, portant de magnifiques et hors de prix oiseaux surnommés “les planches à repasser volantes” ; et des humains besogneux, penseurs, qui fournissent en toute discrétion ce dont l'humanité a besoin. Quand on dit humanité, il faut l'entendre dans deux sens : ensemble des êtres humains, et empathie aidant à voir et comprendre cette fourmilière de personnes toutes égales et toutes différentes.
Il est d'ailleurs fort dommage que l'immense et brouillonne Inde persiste à vouloir encore faire le grand écart entre l'allégeance à un Empire en capilotade, et l'adhésion constructive à la sagesse.
D'où un retour au titre de ces quelques lignes : a-t-on encore besoin des États-Unis ? Ce géant délétère, dont l'unité ne tient guère qu'en son drapeau et son hymne, ferait mieux de constituer des unités plus petites et plus cohérentes. Quant à Washington, un retour des marécages d'autrefois à la place des caïmans et autres vautours qui le peuplent actuellement, calmerait singulièrement le jeu.
Et le reste du monde ? Chaque partie a son rôle à jouer, à condition que le droit de parole et d'action revienne enfin, en toute diversité Proclamer que la richesse est le privilège du dollar, et non dans la réflexion de chaque Terrien dans le respect de la réflexion du voisin, est aussi ridicule que soutenir qu'une feuille de plastique est plus importante que la forêt amazonienne.
* hum, pour les plus gros c'est hélas souvent vrai
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