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Article : La guerre des fous et de personne

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Diplôme d'élu

Laurent Caillette

  24/03/2011

Mais, si le président élu par le peuple français avait mesuré 15 centimètres de plus, aurait-il eu la volonté d’être président ?

Pour hausser (!) un peu le débat : nous sommes dans une dynamique où l’appétit de pouvoir devient le principal critère de sélection. Tout comme les diplômes qui ne mesurent que la capacité à obtenir un diplôme, la fonction d’élu illustre en tout premier lieu la capacité à remporter des élections.

La désignation par tirage au sort, ce n’est pas pour demain.

Une autre question est possible

Bilbo

  24/03/2011

Bonjour,

quel aurait été le comportement d’un président comme Sarkozy si la France n’avait eu une telle expérience républicaine et des institutions si rodées ?

J’ai hélas le sentiment qu’il a le profil-type d’un dictateur :
- Au cours de ses deux premières années de mandat il a accaparé tous les pouvoirs de façon assez extraordinaire.
- Sa manière de traiter ses interlocuteurs et collaborateurs était et reste effarante.
- Sa capacité à noyauter médias et parlementaires est impressionnante.
- Sa loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a modifié près de la moitié des articles du texte fondateur de la Vème république. Depuis lors, il a évoqué à plusieurs reprises une modification de la Constitution, mais les parlementaires s’y sont opposés.
- Son discours sécuritaire comporte une dimension ethnique importante…

Heureusement que son pouvoir s’est effrité au rythme des élections intermédiaires.  Mais que se serait-il passé si, à l’instar des USA, tous les élections en France se tenaient en même temps ?

Que se serait-il passé si la France n’avait eu tant d’expérience démocratique (matérialisée par les 4 républiques précédentes) ? Qu’aurait pu faire un homme comme Sarkozy sans cela ? Les institutions et traditions françaises sont heureusement robustes. Fluctuat nec mergitur…

Il faut plutôt regretter la médiocrité générale de notre classe politique qui n’a su résister au Système et a ainsi permis l’essor des partis contestataires (NPA, FN…). C’est ce recul qualitatif de nos dirigeants qui a permis à un homme comme Sarkozy d’arriver à ce poste. Vingt ou trente ans auparavant, il n’aurait jamais rencontré un tel succès. Qu’il ait des complexes de taille ou qu’il ait envie de laver l’affront que lui fit Kadhafi fin 2007 lors de sa venue en France me semble secondaire.

Cordialement.

Un politicien est un expert en élection. C'est systémique.

Francis Lambert

  24/03/2011

Un politicien est un expert en élection.
Son premier but est de durer.
Un seul a démissionné, était il politicien ou homme d’état ?

Certains politiciens ont une autre compétence.
Si cette compétence est dans le choix de ministres compétents, c’est ... inespéré.
En fait le choix se résume plutôt à distribution de prébendes “partitocratiques”, médiatiques, “lobbiesques”, etc.

Certain politicien encore plus rare apprend sur le tas. D’où le singulier.

En France tout le système est basé sur ce Lotto: “L’HOMME PROVIDENTIEL” ... avec un tirage “Présidentiel” à deux tours. Le système s’y définit binaire : fabriquer le bien contre le mal, absolument royal au final.

Sarkozy déboule ainsi littéralement.
Un gagnant avec sa fête au Fouquet’s.
Comme il l’a dit, il “fait président”, un beau raccourci que la durée confirmera à défaut ou défauts.

La royauté avait le hasard génétique tempéré par la guillotine, pour un président c’est médiatique tempéré par Alzheimer (ok c’est du Bedos).

Ce système serait génial s’il ne manquait de génies.
(génial a la racine latine de “gens” ... la race et aussi la nation au sens oublié de l’antiquité où les femmes s’asseyaient derrière les esclaves à la “télé” du Colisée. )

Marine a sa chance, aussi.

Vous avez dit protection humanitaires des civils menacés d'être massacrés

Pascal B.

  24/03/2011

“pourquoi agir en Lybie, et ni au Bahreïn, ni au Yemen ?”

==> ben oui quoi, pourquoi les civils du Bahrein, du Yemen, de Côte-d’Ivoire n’auraient-ils pas droit eux aussi à une protection humanitaire contre les forts risques de massacres par leur dictateur respectif !!!

Sur "L’eschatologisation de la crise libyenne : le cas russe"

Boreas

  26/03/2011

Bonjour.

Pour une fois, Monsieur Grasset, alors que je vous cite fréquemment sur mon blog http://verslarevolution.hautetfort.com/ , je ne suis pas d’accord avec vous.

La tribune de Hugo Natowicz sur RIA Novosti, que vous citez, me paraît quelque peu empreinte de cette vulgate médiatique occidentale (bien que l’auteur vive en Russie et ne soit apparemment pas un “agent” occidental) qui vise systématiquement à répandre la rumeur de dissensions entre Poutine et Medvedev.

Je vous recommande la lecture d’un article qui a fait justice de cette rumeur :

http://www.realpolitik.tv/2010/09/poutine-medvedev-le-mythe-de-la-discorde-ou-quand-loccident-se-fait-plaisir-au-detriment-de-la-realite/

Of course.

GEO

  31/03/2011

William pfaff sur la lybie.

http://www.williampfaff.com/modules/news/article.php?storyid=512

(............)

The British-French collaboration reiterated a necessary lesson about Europe and foreign policy.
There is no imaginable way by which the 27 members of the European Union can agree on a
common foreign policy (on anything except defense against some collective mortal threat –
and for that they probably will not need Baroness Ashton).

There is, on the other hand, every reason why Europe can play a renewed and important world role by means of coalitions of the concerned and of the willing. I am not a fan of Nicolas Sarkozy,
but he has been correct in insisting that getting NATO into this affair has changed the character
of what began as another spontaneous uprising of an Arab people to rid themselves of a dictator and reestablish their
nation on new and accountable terms. Now the affair
risks finishing as just one more imperialist intervention in the Muslim world – for oil, as the left already is saying.