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Article : Je cherche un monde

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2026

Astrid Zirgel

  03/01/2026

Meilleurs voeux pour 2026, Monsieur Grasset, je vous souhaite le meilleur. Permettez-moi de vous offrir ce petit texte d'Ella Maillart, grande voyageuse devant l'Eternel :
" C'est Moi qui suis cet univers actuel : une masse continue de transformations. Mais c'est aussi Moi qui suis au-delà de toute transformation : je suis le Témoin de tout changement ; je suis cette Lumière de perception , unique, absolue, par laquelle tout existe, ce Soi éternel, absolu. Je suis la totale Présence…
La seule Réalité."
Bonne Année à vous.

La tribu des nations s’apprête à sacrifier son roi.

Denis Monod-Broca

  04/01/2026

L’ordre géopolitique né de la guerre mondiale est organisé autour des USA, hégémon tout-puissant. 
Mais le trône de l’hégémon désormais vacille. 
Il le sent, il sent son autorité s’effriter, il ne comprend pas et il s’inquiète.
Il aimerait redonner à son trône sa solidité de naguère. Mais la magie Maga n’opère pas. 

L’opération contre Maduro, et tant d’autres antérieures, ne font qu’aggraver les choses. 

Il était vénéré et craint. Multipliant les transgressions, il est désormais accusé par tous, ou presque tous. Seul les européens s’accrochent à leur foi passée mais il les rejette, perdant ses derniers soutiens.

La mécanique peut-elle être arrêtée ? Qu’est-ce qui pourrait empêcher le roi sacré d’être sacrifié ?…

Les nations du monde, assemblées en une sorte de méta-tribu, sont-elles capables de se passer de roi, capables d’établir un ordre international plus juste, plus égalitaire, plus rationnel, plus conforme à la Charte de l’Onu, que celui qui est en train de s’effondrer ?

Autre façon de voir les choses

Denis Monod-Broca

  04/01/2026

Trump, roi de carnaval

À l’occasion du carnaval, les hiérarchies sont inversées, le serviteur commande au maître, hommes et femmes échangent leurs vêtement, la promiscuité sexuelle est de mise, toutes les règles sont bafouées. Le roi, à la fin, est brûlé.

Et l’ordre revient.

Fête rituelle venue du fond des âges, le carnaval n’est pas un bouleversement de l’ordre social. Tout au contraire. Il a pour fonction, paradoxale, en mimant pendant le temps imparti leur destruction, de rappeler à tous quels sont les hiérarchies, les règles, les interdits, etc., et donc de redonner force à l’ordre social. 

Ne vivons-nous, à l’échelle du monde, un carnaval géant, avec Trump pour roi ?

Ses risibles vantardises, son mépris de toute règle, ses discours décousus, ses opérations guerrières insensées… ne sont-elles pas l’occasion, pour les commentateurs, de rappeler doctement ce que sont la justice, la liberté, la souveraineté des nations, le droit international, etc.

Et n’y a-t-il pas, chez chacun de nous, comme une sorte de délectation morose, à nous scandaliser des transgressions de Trump et de ses excès en tous genres ? Ce carnaval, nous en sommes, tous autant que nous sommes, les acteurs. Nos critiques et accusations à l’encontre de Trump le stimulent, il en redemande, nous les multiplions, il en rajoute, repoussant toute limite.  

La question est de savoir comment en sortir. Mais n’est-ce pour cela que sont évoqués si fréquemment les mid-terms ? ces élections pourraient siffler la fin du carnaval. 

Mais, autre question, plus angoissante : cette folie que nous vivons, est-elle carnaval ou non ?