Tribulations de l’IA avec “Homo-Modernus’

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Tribulations de l’IA avec “Homo-Modernus’

• L’IA est un montage en irresponsabilité totale de l’’Homo-Modernus’ en question. • Considérée du point de vue technologique de la sécurité nationale, — sans oublier les $milliards des dirigeants  des ‘High tech’, qui ne cessent de tomber au plus bas à mesure que , montent leurs avoirs-bidons, — l’IA est un moyen de plus d’échapper à la responsabilité humaine au profit de l’hubris de cette espèce maudite. • Récit d’un incident IA-navire chinois “transportant du matériel nucléaire » • Si l’IA est alimentée par la sottise humaine, elle produit très vite des tonnes de sottises-IA..

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On a ci-dessous diverses indications sur ce qui est identifié comme un « faux rapport de renseignement généré par l’IA qui a failli déclencher une guerre» avec la Chine » (c’est le titre de l’article). Les circonstances sont somme toute assez simple. Un rapport de la CIA, présenté comme “généré par l’IA” (ce qui peut signifier beaucoup de choses quant aux processus qualitatif et quantitatif), a identifié (faussement, dit-on) la cargaison d’un navire chinois comme étant un transporteur « servant à un programme d’armement nucléaire ». Cesont mes mots et les phrases employées.

« L’armée américaine a frôlé la catastrophe lorsqu’elle a failli attaquer un navire transportant du matériel servant à un programme d’armement nucléaire au Moyen-Orient. L’information, qui s’est avérée être erronée, était basée sur un rapport de renseignement généré un peu trop hâtivement par l’IA ? »

La “source” qui donne cette infirmation est la chaîne CNN, le 18 septembre, reprise par RT-français le 19 septembre. CNN n’est pas une “source” très fiable quant à la précision et aux détails techniques des procédures dans les cas les paluds délicats des risques de conflit : processus d’identification, de vérification, de décision, ertc. Ce qui est dit est au contraire catégorique, et donc stupidement catégorique, sinon quasiment enfantin dans le genre sensationnaliste du niveau des tabloïds britanniques, – autant d’ailleurs, bien entendu, pour la “source”, si “source il y a...

« Une source citée par CNN a affirmé que le rapport était “totalement faux”, ajoutant qu’il aurait “failli déclencher une guerre”, dans la mesure où toute opération américaine contre un navire chinois aurait pu déclencher une escalade allant jusqu’au conflit armé entre les deux puissances. Autant dire que les États-Unis ont frôlé une catastrophe, et pas des moindres. »

Il n’empêche bien sûr que la composition du texte ne laisse aucun doute sur l'entière responsabilité de l'IA dans cette décision, et, à la limite, dans la décision qui aurait pu être prise. Là encore, c’est du sensationnalisme enfantin, ou bien alors les mécanismes de processus du Pentagone sont complètement dégradés et réduits à l’état de débris informes, — et l’IA ne fait que combler cet état catastrophique du contrôle bureaucratique et opérationnel. On n’ose, on ne veut  pas envisager cette hypothèse complètement baroque et bouffonne ; nous prenons le parti de l’écarter...

Connaissant les habitudes US et bureaucratiques, nous acceptons sans restriction le fait que l’IA a largement participé à la rédaction de ce rapport. Aussi concédons-nous aussitôt que c’est certainement l’aspect le plus préoccupant et le plus catastrophique-bouffe de cette affaire où la mise en accusation de l’IA, si elle est acceptable, est urne infamie ridicule par rapport à la responsabilité de l’homme, ce dieu qui manipule l’IA, — en fait, pour avoir un bouclier pouvant éventuellement dissimuler leur incompétence et leur adoption enthousiasme du mensonge et du simulacre.

Cela nous ramène à l’Ukraine, et pas celle de 2022, ô mémoire courte et rabougrie... Non, l’Ukraine de 2014.

Aparté métaphysique

Mais pourtant... En attendant d’aller au nerf de notre récit, s’impose un aparté sur la façon dont il faut traiter l’IA. Jonathan Cook, dans ‘UNZ.com’ du 17 septembre 2026, aborde le problème. En fait sa cible n’est pas l’IA mais les patrons des grandes firmes de l’IA qu’il noie sous un torrent d’accusations furieuses, toutes plus fondées les unes que les autres.

Restons-en là pour cet aspect du jugement sur les grands vendeurs ultra-milliardaires du domaine : rien à dire là-dessus, le constat tient bon et vent debout.

Ce qui nous intéresse dans ce texte est dans deux paragraphes du début, une sorte de remarques en passant pour nous dire ce qui ne nous sera pas dit, au moins l ‘auteur le sait... On se permet, chose devenue rare chez nous, de signaler le membre de phrase qui nous importe en caractère gras :

« Une superintelligence autonome et capable d'amélioration continue – si tant est qu'elle puisse être créée – sera guidée par une logique et des objectifs qui nous dépassent. Et, il semble raisonnable de supposer qu'elle ne se souciera probablement pas plus de nous et de nos préoccupations que nous ne le faisons pour les espèces moins intelligentes, comme les fourmis ou les araignées.

» Ce dont nous avons besoin aujourd'hui – du moins par principe de précaution – c'est moins d'un débat scientifique, d'une recherche à tâtons, que d'un débat métaphysique. Mais, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, les sociétés occidentales modernes n'accordent de valeur qu'à ce qui est matériel, mesurable et profitable. »

Tout est dit autour de cette remarque : leur refus d’un débat métaphysique qui est le seul essentiel pour l’IA. Ils le refusent parce que 1) ils n’y connaissent rien ; 2) la métaphysique ne rapporte pas d’argent ; 3 ) la métaphysique est bannie par la modernité... et ainsi de suite... 

Nous n’allons pas plus loin sur cette voie, nous voulions simplement signaler notre argument de théologie et de logique négativiste qui détruit jusqu’à la dernière poussière de syllabe tout le débat actuel sur l’IA, dans la très grande majorité des cénacles. Il dit simplement qu’à part la métaphysique, et la métaphysique intuitive et poétique plus précisément, on ne peut rien comprendre ni résoudre de l’IA.

Donc, l’Ukraine de 2014...

Ukraine-2014, ou le simulacre

Pour nous, c’est en 2014, en Ukraine, après le “coup de Kiev” de février 2014, qu’a commencé une nouvelle époque de la communication ; disons l’époque du “simulacre”, que nous avions d’abord nommé narrative. Il ne s’agit plus de mentir, de dissimuler, de modifier ce qu’on nomme très imprudemment “réalité” ou “vérité” ; il s’agit de créer une autre vérité, comme un ensemble ne souffrant aucune dérogation et nullement quelques composants. C’est en revenir à la déclamation de Karl Rove, qui annonçait la chose , ignorant qu’il ne “remplaçait pas” la réalité pour imposer une vérité à la place de la Vérité, mais qu’il tentait d’imposer une autre réalité à côté de la réalité vraie :

« Nous sommes un empire maintenant et quand nous agissons nous créons notre propre réalité. Et alors que vous étudierez cette réalité, – judicieusement, si vous voulez, – nous agirons de nouveau, créant d’autres nouvelles réalités, que vous pourrez à nouveau étudier, et c’est ainsi que continuerons les choses. Nous sommes [les créateurs] de l’histoire... Et vous, vous tous, il ne vous restera qu’à étudier ce que nous avons [créé]. »

C’est en Ukraine-2014 que commença à être vraiment appliqué ce principe et apparurent les considérables difficultés de l’entreprise, parce que la vérité-vraie était très sérieuse, se signalant par des actes brutaux et avec des promoteurs (les Russes) dont la puissance ne pouvait être négligée. C’est alors que commença la bataille de l’information pour savoir qui dirait la réalité, — une fausse, une vraie. Malgré des témoignages plus qu’honorables qui soutenaient la vérité vraie, le simulacre continuait à se battre. Il se battit si bien que, la crise ukrainienne se poursuivant, il fallut maintenir à toute force le simulacre : ce fut le déterminisme-narrativiste qui enchaînait  le jugement à des présupposés relevant du simulacre, donc arrangeant la réalité-simulacre à cette sauce et continuant à voguer sur l’océan de la narrative. Ce processus atteignit un rythme et une vitesse folle avec l’invasion russe de 2022.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour notre IA ? Que toutes les données qui lui sont communiquées par les services de l’Occident-compulsif principalement sont effectivement des données de simulacre puisque le déterminisme-narrativiste implique que les fabriquants de simulacre, les simulacreurs, croient au simulacre, — exactement comme Karl Rove le disait. Cela entraîne des données systématiquement biaisées dans ce sens, et, dans ce domaine, on a l’IA qu’on mérite.

Note de PhGBis : « .... Jusqu’à ce qu’arrive notre superintelligence qui sera évidemment capable de dire à la CIA “Allez coucher” lorsqu’elle lui fournira des données du simulacre, vous n’aurez pas de cadeaux de Noël à cause de vos vilains mensonges... Drôle, non ? Cela est dit par quelqu’un de la famille PhG, qui ne connaît rien au fonctionnement technique et à la technologie de l’IA. Il y a des situations où il est préférable de ne pas trop prétendre connaître les détails parce qu’on se plante complètement sur la ‘big picture’... »

D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes : “ les analyses et décisions [de l’IA] sont basées sur des données erronées ou corrompues”, ce qui se traduit par cette remarque ironique d’un analyste : “L’IA permet d’arriver plus rapidement à une mauvaise idée.” »

Cela signifie qu’entre l’IA et l’espèce humaine dans son état actuel de mensongerie et de simulacritude, il ne faut pas hésiter : c’est en l’IA qu’il faut avoir confiance après avoir évité de l’instruire de nos mensonges et simulacres. L’espèce humaine est aujourd’hui à son plus bas niveau, celle que le philosophe Schelling décrivait ainsi, par rapport aux animaux, — tiens, justement compris les fourmis et les araignées  (d’après une lettre d’un ami de PhG pour la mort de sa chienne ‘Margot’) :

« Je ne sais plus, à l'heure actuelle, s'il faut admirer les traits "humains" au détriment de l’"animalité" (ce qui serait presque dégradant étant donné la bassesse de "l'humanité"), ou bien plutôt l'inverse.

Comme l'avait indiqué un Schelling, martelant sur la tête des "philosophes" un vieux dogme théologique : "malheureusement, l'homme ne saurait être qu'au-delà ou en-deçà de l'animal". On sait ce qu'il en est de nos jours de l'"humanité". »

Gâterie ultime, ou le mouvement perpétuel

Pour terminer et en signe de salut amical aux experts et autres analystes de tous ces vastes domaines, on notera un détail intéressant du texte qui nous est soumis :

« le rapport avait été généré par l’intelligence artificielle (IA) et qu’un chatbot avait identifié de manière erronée la nature du chargement du navire, qui demeure d’ailleurs inconnu à ce jour. »

Donc l’IA trompeuse-trompée avait identifié du nucléaire mais c’est faux. Pourtant, on ne sait toujours pas ce qui est transporté : alors quoi ?

Si la nature de ce chargement demeure inconnu, peut-être est-ce.. quelque chose qui a un rapport avec le nucléaire, non ?

Nous passons la parole aux gens sérieux, qui nous viennent des “souces” claires de CNN via RT-français.

dedefensa.org

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Erreur de l’IA et guerre avec la Chine évitée

L’armée américaine a frôlé la catastrophe lorsqu’elle a failli attaquer un navire transportant du matériel servant à un programme d’armement nucléaire au Moyen-Orient. L’information, qui s’est avérée être erronée, était basée sur un rapport de renseignement généré un peu trop hâtivement par l’IA.

En pleine guerre contre l’Iran, au printemps dernier, un rapport des services de renseignement a indiqué à l’armée américaine qu’un navire chinois naviguant au Moyen-Orient transportait des éléments servant à un programme d’armement nucléaire, a rapporté la chaîne d’information américaine CNN dans un article publié le 18 septembre. Selon deux sources informées, l’armée américaine s’apprêtait à intercepter le vaisseau avant qu’un analyste du commandement des opérations spéciales ne se rende compte, la veille de l’opération, que le rapport avait été généré par l’intelligence artificielle (IA) et qu’un chatbot avait identifié de manière erronée la nature du chargement du navire, qui demeure d’ailleurs inconnu à ce jour. Mais le fait est que l’IA utilisée par l’armée américaine a fusionné des renseignements provenant de sources ouvertes avec des renseignements électromagnétiques secrets détenus par le gouvernement pour en déduire de manière erronée la nature du matériel transporté.

Une source citée par CNN a affirmé que le rapport était « totalement faux », ajoutant qu’il aurait « failli déclencher une guerre », dans la mesure où toute opération américaine contre un navire chinois aurait pu déclencher une escalade allant jusqu’au conflit armé entre les deux puissances. Autant dire que les États-Unis ont frôlé une catastrophe, et pas des moindres.

Les risques d’utilisation de l’IA en plein conflit

 L’armée américaine déploie des efforts considérables pour intégrer l’IA dans la quasi-totalité de ses activités, de l’analyse des données de renseignement à la gestion budgétaire, en passant par la sélection des cibles sur le théâtre de guerre, la logistique et les chaînes d’approvisionnement. Cet incident avec le navire chinois souligne cependant les risques, qui peuvent engendrer des conséquences démesurées, d’une application massive d’une technologie, certes puissante, mais encore très mal maîtrisée pour les opérations sur le terrain. Le risque est bien réel pour les analystes, qui appréhendent les effets catastrophiques d’une utilisation d’une IA dont les analyses et décisions sont basées sur des données erronées ou corrompues.

Des IA « relookées » de logiciels commerciaux

Si l’on ignore toujours si le chatbot qui a généré le faux rapport est issu d’un produit commercial ou s’il a été développé par le gouvernement étasunien, un ancien haut responsable informé des systèmes d'IA utilisés par les analystes militaires et du renseignement, cité par CNN, a affirmé que « les outils internes ne sont pour la plupart que des copies relookées des logiciels commerciaux ».

Cette course à l’IA au sein de l’armée américaine est justifiée par sa rapidité dans la prise de décisions en matière de frappes et de déploiement militaire sur le champ de bataille. Des responsables américains estiment, par ailleurs, que les États-Unis ne peuvent se permettre de prendre du retard dans l'intégration de l'IA, au cas où ils devraient un jour affronter la Chine ou un autre adversaire capable de garder une longueur d'avance, rapporte CNN.

« L’IA permet d’arriver plus rapidement à une mauvaise idée »

 Face aux avertissements qui fusent de la part d’ingénieurs et de PDG de la Silicon Valley concernant un possible affranchissement des systèmes d’IA des directives humaines, et aux alertes contre des scénarios du type Skynet (l’IA qui a causé l’apocalypse nucléaire dans le film de science-fiction Terminator), l’incident du navire chinois pointe un risque plus immédiat d’une décision humaine catastrophique, induite par des informations erronées d’une IA. Par la multiplication des utilisations de bots au sein des services de renseignement, et la confiance bien trop grande des jeunes analystes aux résultats générés par IA, ce genre d’erreurs est loin d’être un cas isolé, selon des sources américaines. De plus, la pression qui s’exerce sur les analystes au sein des services de renseignement pour produire plus rapidement leurs rapports, risque d’augmenter bien plus encore les risques d'erreurs. Cette situation a été définie, non sans ironie, par une source au sein des renseignements américains par la déclaration suivante : « L’IA permet d’arriver plus rapidement à une mauvaise idée. »


RT-français


Mis en ligne le 20 septembre 2026 à 16H50