Résilience du “populisme”

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Résilience du “populisme”

Dans son texte ci-dessous, Tom Luongo s’attaque à George Soros qui vient, dans une interview au New York Times nous annoncer que la vague du populisme est arrivée à son sommet et, par conséquent, qu’elle reflue désormais. Bien entendu, Luongo n’est pas vraiment d’accord et il expose sa position avec une certaine véhémence, justifiée par les étonnantes affirmations de Soros.

... “Étonnantes affirmations”, notamment au vu de deux votes du week-end qui sembleraient nous indiquer que le spéculateur-philanthrope-globaliste d’origine hongroise et notamment citoyens des États-Unis, fermement installé dans son simulacre, son grand âge et un entourage incliné à aller au-devant de ses jugements, – bref, que Soros va un peu vite dans ses jugements justement. Il s’agit des résultats dans une région d’Italie et d’Allemagne respectivement. Dans ces deux grands pays de l’UE, les partis populistes s’affirment comme jamais auparavant, malgré les campagnes furieuses de communication du type-lynchage et les diverses mesures répressives prises contre eux. 

Ce sont ces campagnes antipopulistes qui font dire à Björn Höcke, qui a mené l’AfD à un résultat brillant en Thuringe et qui est un des dirigeants les plus extrémistes de l’AfD et un critique de la culture de repentance pour les crimes nazis, que son électorat ne le cède pas “aux campagnes de diffamation” et à “la culture de la repentance”. En face, la présidente du SPD par intérim, Malu Dreyer, s'est dite “choquée” qu'un tenant de la droite la plus ultra obtienne pareil succès, – car effectivement, c’est la droite “la plus ultra” [la droite de l’AfD] qui sort renforcée de ces campagnes antipopulistes. Peut-être ce fait mérite-t-il quelques instants de méditation de la part des zombieSystème. (Même chose, – nous parlons de la méditation, – pour les soi-disant antiSystème qui vouent aux gémonies la servitude volontaire des peuples et leur prétendue fascination pour la méthode moutonnière.)

Voyons ces deux résultats du week-end...

• D’abord en Italie, où il est de bonne coutume pour le Système de porter des cierges pour le repos de l’âme du mouvement de Salvini depuis la fin du gouvernement qu’il dominait, et fin qu’il a lui-même provoquée. Au contraire, les résultats régionaux des élections dans la petite région de l’Ombrie ont montré une puissance décuplée de ce parti. L’Ombrie est certes une très petite région en Italie (900 000 habitants) mais elle a toujours été un fief de la gauche. Cette fois, la candidate de la Liga, la dynamique avocate Donatella Tesei, avec son parti soutenu par deux autres partis de droite,Fratelli d’Italia (FI) et Forza Italia de Berlusconi, l’a emporté d’une façon irrésistible. La coalition a fait 57,55% des voix, résultat donc tout à fait remarquable, avec la FI, parti nationaliste-populiste marqué, recevant 10% des voix tandis que Forza Italia en recevait 7,5%. En face, la “gauche” reflétait l’alliance au pouvoir PD-M5S et recevait 37,5% des voix. La dégringolade du M5S est impressionnante : 7,4% des voix contre 32% aux législatives de 2018.

Quelques motssur cette élection :

« L’avocate Donatella Tesei, candidate du parti de droite anti-immigration Lega de Matteo Salvini, soutenue aussi par les nationalistes de Fratelli d'Italia et la centre droit de Forza Italia de Silvio Berlusconi, a obtenu le 27 octobre une majorité écrasante de 57,55% aux élections régionales en Ombrie.
» Dans le camp d'en face, Vincenzo Bianconi, issu de la société civile et soutenu par une alliance – inédite au niveau local – entre le Parti Démocrate (PD, centre gauche) et le Mouvement Cinq Etoiles (anti-système) a, elle, recueilli 37,5% des voix.
» Même si l’Ombrie, au centre du pays, ne compte qu'environ 900 000 habitants, il s'agissait d'un test pour l'attelage PD-M5S au pouvoir depuis moins de deux mois. Un gouvernement penchant à gauche et pro-européen a remplacé la coalition populiste Ligue-M5S qui a gouverné l'Italie entre juin 2018 et août 2019.
» Matteo Salvini, venu à Pérouse “fêter la victoire” au côté de Donatella Tesei, s'est réjoui de “résultats extraordinaires”. Il a félicité les habitants de l'Ombrie “pour avoir choisi la liberté au nom de 60 millions d'Italiens”, dans une allusion aux législatives qu'il réclame sur tous les tons depuis qu'il a fait exploser le 8 août son pacte instable avec le M5S. “Vos jours sont comptés”, a lancé Matteo Salvini à l'adresse du président du Conseil Giuseppe Conte, du chef du M5S Luigi di Maio, et de son allié Nicola Zingaretti, patron du PD. »

• Ensuite en Allemagne, avec les élections régionales en Thuringe. Le schéma désormais habituel s’est renouvelé en s’accentuant. Les deux partis de l’establishment-Système s’effondrent tandis que les deux partis à l’extrême se renforcent très fortement. L’AfD d’extrême-droite double son électorat tandis que le parti de Merkel recule de 12 points de pourcentage, de 31% à 21,8%. Le SPD et les écolos sont à 8,2% et 5,1% respectivement : ils ne pourront pas fournir l’appoint dont aurait besoin le vainqueur, le parti de gauche très marqué Der Linke, désormais premier parti de Thuringe avec une belle progression alors qu’il n’était dans la précédente législature qu’un appoint pour le SPD. La situation est plus que complexe, quasiment indémêlable pour former un gouvernement du Land, avec toutes les exclusives d’alliance jetées les unes contre les autres, par les uns et les autres.

 « Selon les projections des chaînes de télévision publique, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est avec 23,5% arrivée en deuxième position lors de l'élection régionale en Thuringe, dans l'ancienne Allemagne de l'est communiste, faisant plus que doubler son score du précédent scrutin, en 2014.
» Derrière ce mouvement anti-migrants et eurosceptique, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel termine à 21,8%, soit un repli de près de 12 points en cinq ans dans cet Etat qu'elle dominait jadis sans partage.
» C'est un autre parti classé aux extrêmes du paysage politique qui l'a emporté, celui de gauche radicale Die Linke, héritière du parti communiste est-allemand. Son porte-drapeau, l'actuel chef du gouvernement régional Bodo Ramelow, est arrivé en tête avec 31%, un score en progression.[...]
» L'est de l’Allemagne confirme avec la Thuringe son statut de  bastion du parti. En septembre déjà, l'AfD y avait dépassé à l'Est la barre des 20% dans deux scrutins, en Saxe et dans le Brandebourg. Elle est plus faible dans l'ouest du pays et est créditée au plan national d'environ 15% des suffrages.
» La figure de proue du parti dans cette région, Björn Höcke, tenant de l'aile plus droitière du mouvement, a estimé que l'AfD, en progression constante depuis 2015 et l'arrivée d'environ un million de migrants dans le pays, était “en train de devenir un grand parti populaire national”. »

Ci-dessous, le texte de Tom Luongo, du 28 octobre 2019, sur son site Gold Goats ’n Guns.

dde.org

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Peak Populism or Peak Globalism?

Last week George Soros rose from his casket to give an interview with, of course,  The New York Times to pronounce  that we’ve reached peak populism. 

Anne Rice would have been proud of the whitewash.

The anomalies of Brexit and Donald Trump’s election were about to be reversed by the force of his beloved open society.

But is that the case? 

If so why can’t Brexit be betrayed once and for all? 

Why can’t Trump be removed from office for all of his crimes against decency?

Why can’t Open Society Foundation operate in places like Hungary, Turkey and Russia? 

Why are populist, anti-immigration parties like Alternative for Germany (AfD) surging, frustrating Soros’ ideal centrist coalitions that have ruled post-war Europe (and nearly destroyed it) for the past seventy years?

Why are the Gilet Jaunes, nearly a year-old, continuing to protest hand-picked neoliberal flunkie Emmanuel Macron?

Why is Syria being returned to control under Assad?

Why am I long guillotines?

Nearly a year ago I published a piece called, “Have We Reached Peak Soros?” in which I outline the hurdles that Soros and his co-conspirators in The Davos Crowd face over the next two generations.

Decentralization and the ability of people to communicate in real time are changing the face of human society, not always for the better if Twitter is any example. In that essay I outline why Soros has been so focused on getting back control of The Wire to control what we think and who we express those thoughts towards.

Because of these things…

Everywhere where opposition to globalists is hardening Soros is pulling up his tents and running away.
Bullies are weak. Soros hides behind the venal and the vane. He’s never built anything of value, only won a rigged version of a zero-sum game, i.e. currency trading.
He’s not an entrepreneur, he’s a vampire. And vampire’s don’t build things, they destroy things other people love while being unloved themselves… 
But most importantly, fewer and fewer people are falling for the Hobson’s Choice I described earlier that Soros gins up to move the political ball in his direction.
Now, instead, he is resorting to openly backing voter fraud in Broward County and Georgia. He’s paying protesters to harass Senators over a Supreme Court nominee and organizing a violent storming of the U.S. southern border which is quickly becoming a political albatross around the Democrats’ neck.
Lies are expensive. That’s why men like Soros need so much money.

While Soros believes The Davos Crowd will have the last laugh in all of these major political battles, because they’ve rigged the rules and tilted the table, the reality is that they cannot get past the growth of dissatisfaction with their policies.

And that growing dissatisfaction means it gets more expensive to buy the people off. Did you ever wonder why a third-world economy like Saudi Arabia needs $80+ per barrel oil? 

Social spending

Soros himself is emblematic of the problem with our unsustainable society. Corrupt money begets a corrupt society. The cries of anguish and the rise of anti-capitalist leftism are a reflection of that corruption.

He may be right that there is a critical mass of opposition to Wall St. and its bottomless pit of vice but, let’s get serious here, do you really think Soros isn’t part of that and he won’t be caught up in the backlash from the chaos he’s unleashed?

What’s scary for men like Soros are people who see through the false divides — Remain v. Leave, Conservative v. Liberal, “Capitalism” v. “Socialism,” Wall. St. v. Main St. 

What’s scary are the folks who reach across these false ideological divides and do root cause analysis, exposing the real fault lines in society.

Individualism vs. Globalism 

Soros, in his interview, proclaims Chinese Premier Xi Jinping as the new bogeyman. He’s anti Xi, not anti-China. Xi stands athwart Western globalists like Soros, like Vladimir Putin, Nigel Farage and Viktor Orban. This doesn’t make these men heroes per se, but it does put them on the right side of the struggle at this point in time.

Because the Open Society Soros advocates for is neither Open because opposition to it needs to be ‘bent towards the right direction’ and a society because it means the dissolution of culture, race, history and biology.

Soros has made billions through this corrupt system of corrupt money to extract your time and blood as unearned wealth which is then served back to you as a cold, bile-filled cocktail of cultural Marxism and its unquenchable envy.

He is looking at the events of today thinking that every little victory his billions buy him — a Brexit extension here, a rigged local election there — are signs that he’s still winning.

When the reality is far different. Iran ended trillions in U.S. foreign policy spending with a couple of $50,000 drones. Nigel Farage spent a few thousand pounds organizing the Brexit Party and has created a nightmare for the U.K. and EU which could destroy both of them.

Donald Trump uses 30 seconds of his day to tweet something inconvenient and the media, which Soros influences, loses days of programming trying to undo it.

Lies are expensive. The truth sells itself. 

From here every victory costs more and more to earn. They are tightening the fiscal noose around the necks of those who promised Nirvana and have delivered Hell.

The real fatigue in the West today is having to listen to these tired, shameless specters shout at us while we drag them kicking and screaming into the light to burn.

I guess it’s fitting George is Hungarian.

Peak populism? Don’t make me laugh.

Tom Luongo