Il n'y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.
La crise du Minnesota a désormais une ampleur considérable aux USA. Divers observateurs commencent à identifier cette crise comme un danger fondamental contre la stabilité, sinon l’unité, sinon l’existence des États-Unis. Nous prenons le cas de Tucker Carlson, l ‘un des observateurs les plus qualifiés et d’une extrême qualité, qui sait parfaitement séparer ses engagements des faits pour présenter et commenter ceux-ci.
Récemment, ‘usa.news-pravda.com’ citait ‘TsargradTV’ sur ‘Telegram’ pour résumer le jugement de Carlson sur la crise. Le point principal de ce jugement est qu’il ne s’agit nullement d’une crise spécifique provoquée, soit par la politique de l’immigration illégale de :l’administration Trump, soit par le comportement des officiers fédéraux de l’ICE. Ces deux points sont des conséquences de cette crise, ou des avatars de propagande, mais certainement pas la cause principale, – et certains, comme Jimmy Dore, estiment que la cvhose est démontrée par certaines vidéos. La principale cause, selon Carlson, est la mise en question de l’autorité fédérale, et l’effet essentiel a toutes les chances, ou toutes les malchances de déboucher sur une guerre civile.
« La principale conclusion à en tirer est que le pays va s'effondrer. C'est une guerre civile. C'est sa définition. Vous avez des régions et des États dotés d'une gouvernance interne qui ne reconnaissent pas l'autorité fédérale. Ensuite, nous serons confrontés à des violences généralisées, puis à des massacres, puis à une guerre civile. »
D’une façon générale, les observateurs indépendants, comme Carlson (ou, autre exemple, l’ancien démocrate James Howard Kunstler), jugent que la radicalisation extrême du parti démocrate est présente d’une façon latente depuis les origines. Dernièrement, c’est à Cincinnati qu’a été tué George Floyd, ce qui a conduit à une saison d’émeutes et le mouvement BLM (‘Black Live Matters’), tout cela entièrement manipulé par le parti démocrate. C’est une démonstration de plus de ce qu’on nomme ‘the Democratic Plantation’.
C’est d’ailleurs le titre d’un concept définissant une campagne de mise à nu des stratégies adaptées aux circonstances du parti démocrate vis-à-vis des Africains-Américains. ‘The Democratic Plantation’ est un rude pamphlet antidémocrate, de ce parti dont il rappelle l’histoire esclavagiste et raciste, responsable du déclenchement der la Guerre de Sécession, appuyant la fondation du Ku Klux Klan puis de l’apartheid et des lynchages de Noirs dans le Sud, jusqu’à la ‘Great Society’ de Lyndon B. Johnson présentée dans ces termes :
« La Guerre contre la pauvreté était un ensemble de programmes mis en place [en 1964-65] par le président Lyndon Johnson et les lois associées adoptées par le Congrès, dans le but de lutter contre la pauvreté. Selon des sources fiables, le président Johnson aurait déclaré [à deux gouverneurs et à propos des lois de 1964, selon le steward de ‘Air Force One’ Robert MacMillan] :
» “Je ferai en sorte que ces foutus nègres votent démocrate pendant deux cents ans.”
» L'historienne Leah Wright Rigueur a été la première à noter que les Républicains noirs critiquaient la “politique de plantation” du Parti démocrate en 1964. La métaphore du Parti démocrate comme une plantation esclavagiste a été évoquée par Richard Nixon dans une interview accordée au magazine Jet en 1968. Le concept de “plantation démocrate” s'est ensuite répandu dans les années 1970 et 1980, avant d'être largement repris dans les médias de la presseSystème dans les années 1990. L'idée de la plantation démocrate a été de nouveau documentée par le Washington Post en janvier 2019. »
Le meilleur document actuel des événements se trouve sur la vidéo de Tucker Carlson, du 29 janvier (durée de 1heure 39’, avec le journaliste Michael Schellenberger à partir de 1 heure 05’). Nous donnons ici le verbatim du passage de 4’39” à 9’32”, où Carlson explique notamment la dernière proposition d’apaisement de Trump aux dirigeants politiques du Minnesota, transmise au cours de conversations téléphoniques que Trump a décrites comme très agréables et qui ont pourtant abouti à un refus complet de ces responsables ‘démocrates), téloignant du blocage persistant de la situation.
« L'administration Trump a donc contacté des responsables du Minnesota, le gouverneur, le lieutenant-gouverneur, le chef de la police, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, et leur a fait la proposition suivante. Ils ne l'ont pas fait publiquement, mais ils l'ont fait. Cette proposition comporte quatre points. Voici lesquels : Premièrement, les autorités du Minnesota doivent accepter que les agents de l'ICE, les agents fédéraux présents sur place, bénéficient d'une protection policière lorsqu'ils en font la demande. Actuellement, si un agent de l'ICE appelle à Minneapolis et dit, par exemple, “Je suis entouré de personnes qui essaient de me tuer”, la police locale n'intervient pas.
» C'est ce qui s'est passé l'autre soir dans un restaurant de Minneapolis. Des agents de l'ICE étaient coincés dans le restaurant, ne pouvaient pas sortir, ont dû verrouiller les portes, car ils risquaient d'être tués s'ils sortaient. La police locale n'a pas réagi du tout. Pourquoi ? Parce que la police locale a reçu pour instruction du maire et du gouverneur, et probablement aussi du lieutenant-gouverneur, de ne pas intervenir. Ainsi, les citoyens américains de Minneapolis qui travaillent pour le gouvernement fédéral et portent un insigne, s'ils sont des agents de Donald Trump, ne bénéficient pas de protection policière.
» Premièrement, il faut que cela cesse. Il faut répondre aux appels d'urgence des agents fédéraux. Deuxièmement, vous devez faire de votre mieux pour les protéger lorsqu'ils sont hors service. Vous l'avez vu dans la vidéo que nous avons diffusée. Des agents de l'ICE étaient coincés dans un hôtel, entourés d'une foule hurlante, et personne n'est venu à leur secours. Cela ne peut plus durer. Troisièmement, les prisons du Minnesota doivent répondre aux demandes fédérales d'expulsion. Si vous avez un meurtrier condamné qui est un immigrant illégal ou un pédophile qui est un immigrant illégal, et il y en a beaucoup, vous pouvez trouver leurs noms sur Internet, et si les autorités fédérales demandent : “Où est cette personne ?”, vous ne pouvez pas les ignorer. Vous devez participer aux actions des forces de l'ordre fédérales dans cette mesure. Vous n'avez pas à les expulser vous-mêmes, mais vous devez nous dire où ils se trouvent. Et en échange de ces trois points, le gouvernement fédéral retirera une grande partie de ses forces de l'ordre de Minneapolis et de l'État du Minnesota. À ce moment-là, le maintien de l'ordre, la prévention des émeutes et des incendies, par exemple, dans votre ville, incombera aux forces de l'ordre locales. Pour résumer, voici les quatre points.
» Premièrement, vous devez répondre aux appels d'urgence des agents fédéraux. Deuxièmement, vous devez faire de votre mieux pour les empêcher de se faire tuer lorsqu'ils sont hors service. Troisièmement, les prisons doivent nous indiquer où se trouvent les violeurs. Et quatrièmement, si vous faites cela, nous nous retirerons et vous laisserons gérer la situation pour éviter qu'elle ne dégénère. Certains agents fédéraux resteront sur place pour protéger les biens fédéraux, le palais de justice fédéral, par exemple, qui ne doit pas être incendié, et c'est le rôle des autorités fédérales de le protéger.
» La proposition a été transmise et la réponse des responsables du Minnesota a été : non, nous ne ferons pas cela.
» À ce stade, il faut se demander pourquoi. Pourquoi un État refuserait-il de protéger les citoyens américains contre les meurtres, refuserait-il de révéler où se trouvent les meurtriers et les pédophiles, et refuserait-il d'utiliser ses propres policiers pour maîtriser les émeutes ? Quelle pourrait être la réponse ? Parce qu'ils veulent des émeutes. Parce qu'ils voulaient le chaos. Et cela vous vous conduit, si vous suivez cela de chez vous et essayez de comprendre, à cette question : d'où cela vient-il ? Pourquoi ces personnes ont-elles été abattues ?
» C'est la preuve que ce que vous voyez n'est pas une série de manifestations sur l'immigration, mais les prémices d'une révolution de couleur, d'une sorte d'insurrection contre l'autorité fédérale. Et vous devez vous demander, même si vous désapprouvez l'administration Trump, même si vous souhaitez maintenir les immigrants illégaux sur le territoire, – vous devez vous demander : est-ce ce que nous voulons ? Pouvez-vous vivre avec cela ? Pouvez-vous vivre dans un pays de 50 États qui ne s'entendent pas sur ce que devrait être la loi fédérale et qui permettent que des Américains soient assassinés dans leurs villes parce qu'ils ont des opinions politiques différentes ou qu'ils travaillent pour un politicien qu'ils désapprouvent ? Et si cela vous convient, avez-vous réfléchi aux conséquences ?
» Et la principale conséquence est que le pays s'effondrera. C'est la guerre civile. C'est sa définition même. Vous avez des régions et des États au sein du gouvernement qui ne reconnaissent pas l'autorité fédérale, l'autorité d'un gouvernement sur tous, celle de Washington. Et à ce moment-là, vous avez des nations en guerre à l'intérieur des mêmes frontières. Et ensuite, on assiste à des violences généralisées, puis à des massacres à grande échelle, et enfin à une guerre civile... »