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Bien entendu que les midterms de 2026 jouent un rôle politique essentiel puisque nous nous trouvons au cœur d’une crise considérable de l’américanisme. L’enjeu est, tout aussi évidemment, la question du pouvoir du président Trump et de ses différentes initiatives considérées comme autant éléments de crise : rien dans l’action de Trump n’échappe à cette référence crisique.
• la guerre en Iran avec les considérables effets au niveau de la vie courante aux USA. Une seule constatation domine, selon une analyse objective : la domination d’un problème de politique extérieure jouant un rôle essentiel dans l’enjeu des élections, ce qui constitue une première considérable de la politique électorale aux USA. On ramène la chose à ce constat : comment une proclamation bombastique constante de Trump sur l’hégémonie des USA sur le monde peut-elle conduire à faire d’un conflit extérieur une crise très défavorable aux USA, avec effets intérieurs catastrophiques ? Bien entendu, tout cela, notamment l’affirmation hégémonique, est du théâtre trumpiste du type-“Théâtre des Marionnettes” (bien plus que du simulacre, — on en verra plus sur ce point, plus loin) ; mais tout le monde joue dans la pièce et prend les répliques pour du comptant, et lui renvoie effectivement la question ci-dessus sur la fausse hégémonie.
• Alors, qui va gagner ? Habituelle confusion des sondages, toujours dans le cadre du théâtre trumpiste, là aussi à son désavantage. Émerge de cette cacophonie une espèce de certitude aussitôt mise en cause : les démocrates vont gagner gros parce que Trump est si catastrophique, — “à moins que...”, suivi d’observations théâtrales et trumpistes sur diverses “surprises d’octobre” et de novembre qui pourraient survenir.
• Là-dessus éclate l’habituelle litanie des possibilités dramatiques, de la tragédie-bouffe trumpienne et trumpiste : refus du résultat, accusations de fraude, état d’urgence et report des élections, etc. Comme on dit avec Trump : « business as usual », puisque nous sommes dans une phase de ‘perfect storm’ crisique dans le cadre de la GrandeCrise.
• Cela conduit à des commentaires du type : « What next after Trump ? ». Celui-ci, de ‘Média’, est typique de l’événement, — un événement devenu pour ce cas très courant et au cœur de l’actualité, notamment des pays européens (chose quasiment impensable dans les temps d’avant). L’événement crisique comme atmosphère normale de notre séquence ultra-rapide :
« Les sondages sont d'ailleurs de moins en moins favorable au camp Trump, en vue des Midterms. Et c'est ce qui fait craindre le pire. Certains, comme nos confrères suisses du Temps, évoquent même l'utilisation de la loi martiale en cas de défaite. On s’attend dans tous les cas à ce que tout soit fait pour contester les résultats, surtout en cas de vague bleue (la couleur du camp démocrate) au Congrès. Ce d’autant que les candidats progressistes et insurgés sont en embuscade. Beaucoup d’entre eux continuent de progresser dans les sondages et brandir contre eux “la menace communiste” ou “socialiste” n’a pas l’air d'y changer grand’chose. L’odeur d’une nouvelle ère aux Etats-Unis se fait de plus en plus sentir. Mais quelle ère ? »
Plus haut, effectivement, nous avions évoqué le terme de “simulacre” à côté de celui de “Théâtre des Marionnettes” :
« Bien entendu, tout cela, notamment l’affirmation hégémonique, est du théâtre trumpiste du type-“Théâtre des Marionnettes” (bien plus que du simulacre, — on en verra plus sur ce point, plus loin). »
Le problème évoqué ici est que la qualité du principal acteur, le président Trump, est si médiocre qu’effectivement ses sorties habituelles, qui ne peuvent se faire que dans un cadre comme d’habitude entièrement mensonger-délirant, est du niveau du -“Théâtre des Marionnettes” et ne parvient plus, contrairement à ses débuts, à construire un simulacre structuré. Les causes en sont bien entendu l’usure d’un personnage entièrement fabriqué, son âge et son état mental déficient, enfin le réseau de contradictions où il est conduit à s’enfoncer et dont il ne parvient plus à se défaire, comme un sable mouvant transformé en boue d’un marigot gluant et collant qui tient sa proie prisonnière.
Par conséquent, la pièce jouée par Trump est médiocre et ne donne guère d’indications sur d’éventuelles intentions, s’il y en a. Par contre, le cadre reste, lui, un vaste simulacre où continue à se développer le « What next after Trump ? » qui est l’actuel mantra de la crise de l’américanisme, et dans lequel d’autres acteurs peuvent et doivent intervenir en tentant de profiter de cette occasion.
Cela signifie une incertitude beaucoup plus grande qu’aux autres occasions électorales où intervenait la capacité d’action du président Trump encore en possession de ses moyens. Désormais, la situation est beaucoup plus ouverte pour l’apparition de personnalités, de groupes idéologiques, d’alliances, etc., — qui peuvent être de ses alliés aussi bien que de ceux qu’il a trahis (les MAGA devenus antiTrump), que de ses adversaires des origines, — qui se trouvaient tous, les uns et les autres, jusqu’alors paralysés par l’énorme puissance de communication de Trump ou simplement inexistants puisque la trahison n’avait pas encore été consommée.
On voit que ces élections ne dépendent pas seulement des votes et d’éventuelles manigances des groupes d’intérêt autour du président, et liés par intérêt à l’évolution de Trump et à ses soubresauts d’incohérences. Elles dépendent, ou plutôt introduisent très probablement une période de vide institutionnel par manque de référence impérative, avec toutes les possibilités des batailles furieuses, des mises en accusation, des dénis d’autorité, des coups d’autoritarisme délirant, — bref, d’une Grande République face à une tourmente qui a les caractères du ‘perfect storm’, lorsque toutes les tensions et les dynamiques antagonistes sont à l’œuvre, tandis que se poursuivent des affaires extérieures qui auraient besoin d’un contrôle ferme et qui en manqueront totalement... Après tout et à moins d’un coup de folie ou d’un coup de poker qui n’en serait pas moins affreusement déstabilisant d’une situation déjà réduite à un simulacre (un de plus) de pseudo-stabilité dans la plus complète incertitude, le conflit iranien se poursuit dans une sorte d’embourbement recélant effectivement de très graves potentialités d’explosions soudaines.
Personne, et les sondages plus encore que le reste, ne peut nous permettre d’avancer la moindre hypothèse structurée. Cette situation apparaît soudainement comme la principale préoccupation d’une crise de l’américanisme, plus ou moins trumpiste c’est selon, qui met les midterms au cœur des préoccupations de la sphère de la communication aux USA. Elle apparaît comme une menace terrible pesant sur l’énorme simulacre qu’est devenu la crise de l’américanisme, qui peut à tout moment éclater comme une super-bulle de l’IA, et bien plus gravement qu’elle. Brusquement, à moins d’un mois du 3 novembre, la situation des USA occupe bruyamment la place qui est la sienne de manipulatrice suprême de l’aggravation de la GrandeCrise, au cœur de la GrandeCrise.
Mis en ligne le 7 octobre 2026