RapSit-USA2026 : Les pieds-nickelés associés

Brèves de crise

   Forum

Il n'y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.

   Imprimer

RapSit-USA2026 : Les pieds-nickelés associés

Philip Giraldi, grand spécialiste des questions israéliennes et par conséquent des relations entre les USA et Israël, fait paraître un texte alarmant, sinon alarmistes, sur les intentions d’intégration des forces et moyens militaires des deux pays. Comme d’habitude, dit-il en substance, c’est Israël qui emporte toute la mise aux dépens des États-Unis.

Il va sans dire que, tout en gardant le plus grand respect pour l’auteur et son savoir, nous nous démarquons cette fois de façon notable du ton général qu’il emploie et des conclusions qu’il tire. Son texte, publié dans ‘UNZ.comle 31 mai 2026, porte le titre « L'israélisation de l'armée américaine est en cours ».

On peut le lire ci-après.

 

«Les amours imprudentes

« Peu d'Américains connaissent l'histoire de la relation d'influence entre Israël et les États-Unis. La victoire d'Israël en 1967 contre ses voisins a démontré aux stratèges militaires de Washington comment un avantage qualitatif en matière d'armement pouvait permettre à un petit pays de résister à des adversaires bien plus grands et apparemment plus puissants. Israël était alors principalement approvisionné en armes françaises qui, selon les informations disponibles, surpassaient le matériel russe en service en Syrie et en Égypte. En conséquence, en 1968, grâce au soutien indéfectible d'un Congrès fortement influencé par le lobbying, le président américain Lyndon B. Johnson, influencé par le sionisme, approuva la vente, jusque-là bloquée, de chasseurs F-4 Phantom à Israël, créant ainsi un précédent pour le soutien américain continu à l' avantage militaire qualitatif d'Israël (AMQ), face à ses voisins arabes et chrétiens. Cinq ans plus tard, au lendemain de la guerre du Kippour de 1973, les États-Unis et Israël conclurent un accord par lequel ils adoptèrent tacitement la doctrine du maintien actif par les États-Unis de l'AMQ d'Israël. Après cette guerre, les États-Unis ont également quadruplé leur aide étrangère à Israël, remplaçant de fait la France comme principal fournisseur d'armes d'Israël.

Cet engagement de facto à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël a été explicité par le président Ronald Reagan et confirmé par toutes les administrations américaines depuis lors. D'importantes livraisons d'armes supplémentaires, sous les présidences de Barack Obama, Joe Biden et Donald Trump, ont même soutenu le génocide perpétré par Israël à Gaza et ses attaques contre la Syrie et le Liban, pays non menaçants. Cette politique se justifiait initialement par l'adoption, par les États-Unis, de la stratégie de la Guerre froide consistant à s'opposer aux États arabes clients de l'Union soviétique, et s'expliquait également par l'influence croissante du lobby israélien aux États-Unis. Aujourd'hui, Israël est de loin le principal bénéficiaire de l'aide militaire étrangère américaine, recevant 3 milliards de dollars par an garantis, auxquels s'ajoutent de nombreuses livraisons d'armes pour répondre à des besoins et initiatives spécifiques. Or, beaucoup considèrent qu'Israël soutient une politique d'agression systématique et commet des crimes de guerre.

Ce qui était autrefois perçu comme une garantie de sécurité pour Israël est devenu un monstre, Israël utilisant le soutien apporté par cette relation pour déclencher des guerres contre ses voisins, notamment le Liban, la Syrie et l'Iran. La Maison Blanche et le Congrès ont systématiquement fourni à Israël toutes les armes qu'il recherche, ainsi que des fonds pour son économie et un soutien politique au sein d'organisations internationales telles que les Nations Unies. Le lobby israélien, considéré comme le plus puissant lobby de politique étrangère opposé au Congrès et à la Maison Blanche, a utilisé son influence pour étendre sans cesse son rôle dans le développement d'armements afin de contrer ce qu'Israël perçoit comme des menaces. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est devenu le partenaire dominant dans cette relation, y compris en ce qui concerne les décisions relatives à la guerre et à la paix.

Actuellement, Israël et ses alliés à Washington s'emploient à intégrer pleinement de nombreux aspects du fonctionnement de nos forces armées à différents niveaux avec celles d'Israël. Aucun autre « allié » des États-Unis, ce qu'Israël n'est pas techniquement, pas même les membres de l'OTAN, ne bénéficie d'un tel accès et d'une telle capacité d'influence.

Ceux qui estiment qu'Israël détient un pouvoir excessif ont raison, car ce pays est suffisamment puissant pour bafouer la liberté d'expression garantie par le Premier Amendement, en réprimant, voire en criminalisant, ce qu'il considère comme une critique à son égard. Peu d'Américains savent que, bien qu'Israël soit largement reconnu comme une grande puissance nucléaire, les membres du gouvernement américain n'ont pas le droit de l'affirmer publiquement, car cela risquerait de gêner l'État hébreu et d'entraîner des restrictions légales sur les armes que les États-Unis pourraient lui fournir. Ironie du sort, Israël ne possède ces armes que parce qu'il a volé le combustible nucléaire et les détonateurs aux États-Unis. Le président John F. Kennedy a tenté de stopper le programme d'armement nucléaire israélien, et beaucoup pensent qu'il a été assassiné par Israël pour cette raison.

Et la situation, déjà très favorable à Israël, ne fait qu'empirer ! Comme je l'ai récemment rapporté , le Congrès examine un projet de loi qui accorderait aux Américains servant dans l'armée israélienne l'intégralité des avantages sociaux fournis par le gouvernement américain, tels que l'éducation, l'emploi et les soins médicaux, au même titre que s'ils avaient servi dans l'armée américaine. En effet, le texte actuellement en discussion au Congrès traiterait, pour la première fois dans l'histoire américaine, le service dans une armée étrangère comme équivalent, juridiquement et en pratique, au service dans les forces armées américaines – mais uniquement lorsque cette armée étrangère est israélienne. La résolution 8445 de la Chambre des représentants, proposée par les élus républicains Guy Reschenthaler (Pennsylvanie) et Max Miller (Ohio), modifierait la législation en vigueur afin que les Américains qui s'engagent dans les Forces de défense israéliennes (FDI) soient traités « de la même manière que les militaires américains ». Sans surprise, nombre de ces « Américains » possèdent également la double nationalité israélienne. Si ces changements entrent en vigueur, ils auront pour résultat de réduire considérablement et de manière unique l'écart entre Israël et les États-Unis en termes de droits et d'avantages, mais les avantages n'iront que dans un seul sens, c'est-à-dire pour servir les intérêts israéliens, et ce sont les contribuables américains qui paieront la facture !

En outre, le plus récent cadeau du gouvernement américain à Israël, parrainé par la Chambre des représentants (un terme impropre, car il s'agit en réalité de la Knesset), est la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA) pour 2027, publiée le 13 mai .L'article 224 de la version de la Chambre, intitulé « Initiative de coopération technologique de défense entre les États-Unis et Israël », intègre «la recherche et le développement militaires américano-israéliens, la coproduction de systèmes d'armes, les accords de licence, l'intelligence artificielle, l'énergie dirigée, l'intégration des données et la défense antimissile ». Il crée le cadre d'une « recherche et d'un développement bilatéraux, d'une coproduction d'armes, de coentreprises, d'accords de licence et, en somme, de toute forme de coopération au sein du complexe militaro-industriel américano-israélien ». Le résultat est une interconnexion totale des forces armées américaines et israéliennes. La mise en œuvre de cet accord contribuerait sans doute davantage à lier irréversiblement l'armée américaine à l'armée israélienne que les 200 milliards de dollars d'aide militaire qu'Israël a reçus des États-Unis depuis sa fondation en 1948.

Les critiques soulignent que l'article 224 fusionnerait les secteurs de la défense américain et israélien dans de nombreux domaines essentiels aux champs de bataille futurs, notamment les systèmes autonomes et la cyberguerre. Il renforcerait considérablement l'influence israélienne sur les États-Unis, au-delà de ce qu'elle exerce déjà grâce au lobby israélien et à sa mainmise sur les grands médias. Il permettrait à Israël d'étendre ou de créer de nouvelles installations de coproduction, comme c'est déjà le cas dans plusieurs États, conférant ainsi au gouvernement israélien un levier supplémentaire grâce à la création d'emplois aux États-Unis et lui assurant par conséquent des soutiens au Congrès dans les circonscriptions concernées. Il pourrait en résulter une Maison-Blanche, appuyée par un Congrès, encore plus encline à entrer en guerre, nourrie par les fantasmes d'un « Grand Israël » tels que ceux de Netanyahou et de son chef de la sécurité, Itamar Ben-Gvir, dont les agissements sont pour le moins irrationnels.

Un Congrès résolument pro-sioniste a opéré ce changement de relation discrètement, presque en secret. Bien que clairement orchestré par la Maison Blanche et l'administration Netanyahu, ce changement a été obtenu à l'insu et sans le consentement du peuple américain, envers lequel le gouvernement des États-Unis est censé être responsable. Et, bien entendu, tous les coûts d'intégration seront à la charge du contribuable américain. Il est également intéressant de noter que l'intégration des forces armées américaines et israéliennes intervient à un moment où l'opinion publique américaine exprime une méfiance et une aversion sans précédent envers le gouvernement israélien. Ce n'est peut-être pas un hasard, car Netanyahu cherche à créer des liens juridiques et administratifs indissolubles entre les deux pays, sans pour autant imposer d'obligations majeures à Israël.

Ben Freeman, du Quincy Institute, observe que « ce changement supprimera les mécanismes de contrôle politique et diplomatique qui rendent la relation publiquement transparente, la faisant passer d'un vote annuel d'aide visible à la machinerie opaque des acquisitions de défense, où le contrôle est limité et la responsabilité politique minimale. Il en résulterait une relation de défense à la fois plus profonde et moins transparente. Et tout cela survient au moment même où l'armée israélienne a utilisé à plusieurs reprises des armes américaines lors de frappes violant le droit international humanitaire à Gaza, et où Israël a violé à plusieurs reprises les cessez-le-feu (tout comme les États-Unis eux-mêmes) dans la guerre inutile menée par l'administration Trump contre l'Iran . »

Voilà le constat. Les États-Unis sont pris dans une spirale infernale orchestrée par leur propre gouvernement, en collusion avec un minuscule État d'apartheid spécialisé dans des crimes tels que la torture, le génocide et autres atteintes à l'humanité. Où et comment tout cela va-t-il finir ? Demandez à Donald Trump ! »

 

L’ombre de LeMay

Nous nous intéressons pour débuter aux racines plus anciennes du problème, avant d’en venir plus loin aux événements en-cours qui, à notre avis, contredisent la vision pessimiste pour les dissidents, et triomphaliste pour les belliciste-sionistes. Nous estimons que Giraldi fait la part un peu trop belle à Israël (le monstre minuscule qui va absorber le monstre “épuisée”). Nous observons que l’“alliance” entre Israël et les USA remonte effectivement, dans sa première application, à la guerre des Six-Jours de 1967. Ce sont les USA qui ont pris l’initiative d’“absorber” Israël, notamment sous la poussée des sionistes mais surtout du président Johnson. Sa mère, d’une famille juive sioniste, avait eu beaucoup d’influence sur lui, et la mort de JFK dont il était le vice-président lui permit de passer à l’action.

Note de PhGBis : « On notera “en passant” que Johnson est souvent désigné comme le responsable de l’assassinat de JFK comme le sont, – autre thèse, – les Israéliens puisque Kennedy voulait forcer Israël à régulariser sa situation de puissance nucléaire, sinon supprimer ses armes nucléaires. Cette force nucléaire avait été développée au départ par l’alliance avec la France dans les années 1950 qui avait précédé, les Français estimant qu’Israël pouvait les aider à vaincre le FLN en Algérie. On peut réunir les deux thèses, Israël et Johnson, dans les hypothèses complotistes sur l’assassinat de Kennedy. »

A partir des années 1970, l’influence du Pentagone sur Israël fut considérable et ne cessa de grandir. Tsahal se transforma de plus en plus en une “annexe du Pentagone”, adoptant toutes les conceptions US. Cela fut évident en 2006, lorsque Israël affronta le Hezbollah en attaquant les populations civiles dépendant du Hezbollah et en essuyant d’une façon générale une cuisante défaite. L’armée israélienne, appuyée sur la puissance aérienne, était désormais totalement “américanisée” puisqu’il s’engageait dans des campagnes victorieuses d’extermination se terminant par de sanglants et piteux échecs. Il ne s’agissait pas alors d’une trouvaille sioniste, mais bien de l’adoption par Israël des principes du fameux général LeMay qui définissait essentiellement la puissance de l’US Air Force.

Comme on voit dans cet extrait du livre de Lewis Carroll, ‘The House of War’, l’élimination totale, l’annihilation étaient au programme. Cela fut la doctrine suivie par LeMay qui commandait le 20th US Army Air Force dans le Pacifique, équipée des nouveaux B-29 devant raser les villes japonaises. LeMay s’exprimait sans ambages dès cette époque, selon des idées qu’on retrouve dans l’IDF aujourd’hui, appliquées notamment à Gaza et bien entendu étendues aux opérations terrestres excitées jusqu’à l’ivresse nihiliste par le sionisme extrémiste :

« Avant l'attaque du 6 août [1945] sur Hiroshima, et sans y faire référence, le ‘Weekly Intelligence Review’, une communication envoyée aux officiers de l'AAF effectuant des missions quotidiennes contre des villes japonaises, définissait ce qu'était devenu l'objectif global : « Nous avons l'intention de rechercher et détruire l'ennemi où qu'il se trouve, en plus grand nombre et dans les plus brefs délais. Pour nous, il n’y a pas de civils au Japon. [Le général Curtiss E. de l’USAAF] LeMay avait probablement cette déclaration à l’esprit lorsque, longtemps après la guerre, il expliqua la raison de sa campagne en disant [à l’historien] Michael Sherry : “Il n’y a pas de civils innocents. C’est leur gouvernement et vous combattez un peuple, vous ne combattez plus une force armée. Cela ne me dérange donc pas tellement de tuer des passants soi-disant innocents”. […]

» La guerre aérienne avait, en effet, redéfini la guerre elle-même, et c'est vers ce changement que les Américains ont détourné leur regard, à la fois à l'époque et depuis. Le “déni” militaire n’était plus suffisant – le déni de la capacité d’un ennemi à conquérir ou à tenir. La “coercition” militaire n’était plus suffisante : plier la volonté de l’ennemi à la sienne. Élimination. Extermination. Oblitération. Ce sont ces mots qui ont commencé à dominer le vocabulaire martial, au moment même où un système d’armes éliminationnistes rejoignait l’arsenal. Contre tout objectif ouvertement déclaré, les États-Unis ont adopté une stratégie d’anéantissement aérien, parce qu’ils le pouvaient. C’était comme si la psyché américaine avait elle-même été occupée par une force envahissante, dirigée par des gens comme LeMay et Groves, devant la certitude insensible de laquelle devait tomber l’ambivalence tortueuse des autres.

» Sherry appelle ce nouveau trait psychologique “fanatisme technologique” et le décrit comme une incapacité à relier les moyens aux fins. “Au fond, le fanatisme technologique était le produit de deux phénomènes distincts mais liés : l’un – la volonté de détruire – ancienne et récurrente ; l'autre — les moyens techniques de destruction — modernes. Leur convergence a entraîné le mal des bombardements américains”. Mais c’était un péché d’un genre particulièrement moderne parce qu’il semblait si involontaire et impliquait si peu de choix. Ce désordre a infecté les aviateurs, les scientifiques et les hommes d’État qui les dirigeaient. Mais peut-être que le mot “fanatisme”, défini comme “une croyance irrationnelle et souvent extrême”, donne trop de crédit à ce phénomène. Croyance? Croire en quoi, exactement ? Mieux vaut y voir du nihilisme pur et simple. »

L’Amérique “israélisée” ? Il faut voir...

Nous en revenons aux temps actuels... Là aussi et plus encore, pour marquer notre désaccord avec Giraldi. Tout ce qu’il annonce, y compris les lois examinées par le Congrès, n’a pas encore ressenti le choc formidable, quasi-nucléaire, de l’effondrement de la popularité d’Israël aux USA qui s’affirme depuis seulement quelques mois (essentiellement depuis février et la guerre contre l’Iran, qui conceptualise l’horreur génocidaire de Gaza. Ce choc est en train de prendre son élan et sa vitesse de croisière, alors que les populistes de droite et de gauche s’unissent sur cette hostilité contre Israël. Le nombre de vidéos et de clips divers sur les débats concernant la critique de l’AIPAC et l’annonce que des candidats retournent à l’AIPAC l’argent obtenus par eux progresse de façon exponentielle. Peut-on croire une seule seconde que, dans cette ambiance totalement nouvelle, comme la marque d’une inversion soudaine, massive et heureuse, n’interviendra pas sur le comportement du Congrès qui dépend de l’humeur du public dans les mois et années qui viennent ? Alors que la France travaille à des lois criminalisant la critique du sionisme, la critique du sionisme et sa dénonciation furieuse est devenue l’indispensable mot de passe pour tout politicien américaniste et redevenu américain de toute urgence pour pouvoir être élu/réélu et conserver sa carrière.

Dans ces conditions il est devenu difficile de suivre Giraldi jusqu’aux conclusions de son exposé. En effet, comment peut-il écrire cela (ce qui suit) en en tirant le seul enseignement que Netanyahou agit effectivement pour “investir l’Amérique” sans ajouter un mot sur la question de savoir ce que vont devenir les candidats qui n’auront pas dénoncé l’AIPAC et continueront à voter pour la soumission à Israël...

« Il est également intéressant de noter que l'intégration des forces armées américaines et israéliennes intervient à un moment où l'opinion publique américaine exprime une méfiance et une aversion sans précédent envers le gouvernement israélien. Ce n'est peut-être pas un hasard, car Netanyahu cherche à créer des liens juridiques et administratifs indissolubles entre les deux pays... » (Giraldi)

Les pieds-nickelés traversent Ormouz

Enfin, et pour terminer sur une remarque qui n’est pas sans ironie : rechercher l’intégration de deux armées qui sont en train de nous montrer, contre l’Iran, qu’elles sont deux énormes et couteux pieds-nickelés de considérable grandeur, c’est précipiter aussi vite que possible l’effondrement des deux avec tout ce qui s’ensuit. Là aussi, l’inversion vertueuse marche en mode-turbo, et leur nihilisme n’est même plus capable d’arrêter les missiles iraniens et de faire passer un canoé-kayak par le détroit d’Ormouz... Un peu d’air, s’il vous plaît, qu’on puisse reprendre notre souffle après un tel éclat de rire.

Allez, il n’est même plus question ni des États-Unis ni d’Israël, vieux débris usés par le tapin du nihilisme, il est question du Système, comme une fille trop fardée et qui a trop servi, sans abri, droguée au Fentanyl et clamant d’une voix cassée, à-la-Bruel, – “Delenda est Systema”...


Mis en ligne le 1er juin 2026 à 17H00