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C’est sûr : le gouverneur de la Californie Gavin Newsom est d’une beauté à couper le souffle. Ce n’est pas nous, piètres esthètes, qui le disons mais le digne Jonathan Turley, l’un des meilleurs constitutionnalistes US devenu depuis quelques années également polémiste politique, et démocrate devenu anti-émocrate. Il écrit donc, dans son dernier article, pour FoxNews et son site ‘Res Ipsa Loquitur’
« Soyons clairs : il est d’une beauté à couper le souffle, les cheveux argentés, et parfaitement à l’aise avec son statut, alors qu’il prononce son dernier discours sur l’état de l’Union… »
C’est un langage extrêmement ferme sinon polémique de la part de Turley qui était encore, en 2020, démocrate bon teint, – mais classique”, de la vieille école. Aujourd’hui, il n’est pas trumpiste, il est un démocrate antidémocrate, c’est-à-dire, sans voir une seconde un sauveur en Trump, mais jugeant que les actuels démocrates sont les pires adversaires, les fossoyeurs de l’Amérique. Dans ce schéma, pour Turley, Newsom est la pitoyable marionnette, la “belle gueule” qui nous changera de l’apparence des Joie Biden & Cie, en faisant plus en pire.
Maintenant, voyons les choses telles qu’elles se trouvent inscrites dans les faits. Le constitutionnaliste reparaît, nous voulons dire l’homme qui déploie un dossier extrêmement préavis, complet, sur le plus grand scandale politico-économique dont a accouché le gouverneur Newsom pour l’époque depuis, combien, – 20 ans ? 30 ans ? Plus encore ? Qu’importe, Newsom apparaît comme une sorte de meringue appétissante mais si friable, avec des vents parfumés mais complètement déstructurants à l’intérieur, pour meubler le vide. Ainsi, juge Turley, sera le 48ème POTUS si Newsom parvient à se faire élire.
... En plus et avant de voir ce dossier qui rattrape les plus beaux scandales intérieurs européens ainsi que ceux de New York, juste quelques mots du diplomate à la retraite, paroles libérées, de Gérard Araud (le 19 janvier dans ‘C dans l’Air’)... Pour vous signaler que peut-être n’aurons-nous pas à attendre Newsom-2028 pour avoir le désordre que nous méritons, la parcellisation chaotique de l’Amérique dont nous savons bien qu’elle se précipite, à la vitesse d’un train à grande vitesse et de son système de la communication.
« Les élections intermédiaires, Trump va les perdre. Pads nécessairement parce que c’est Trump mais parce que les administrations installées deux ans auparavant ont toujours perdu les élections intermédiaires, – Sur les 50 dernières élections, l’administration en place en a gagné 2..
De surcroît, les Républicains n’ont une majorité que de quelques sièges à la Chambre et n’ont pas de majorité au Sénat. On vote à 50-50, avec le vice-président.
Donc ce sera une défaite et vous aurez une radicalisation de Trump. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est l’accélération mais c’est aussi la radicalisation du discours. Et donc on commence à évoquer l’état de siège, l’Insurrection Act.
Moi je suis sûr qu’il n’acceptera sa défaite, Que va-t-il se passer ? Il y aura des violences...Il va donc établir l’état de siège... Le loi martiale, c’est sûr. »
C’est effectivement dans cette atmosphère délétère, voire tragique sans oublier le côté bouffe de Trump, qu’évolue la situation aux USA et qu’il est de grand intérêt de mesurer la réelle stature du gouverneur Newsom et la situation de la Californie, – un État dont les dépenses et les mesures sociétales autour de la philosophie Woke- LGTBQ sont pharaoniques tandis que de nombreux habitants quittent l’État. Il est évident que sa candidature (démocrate) à la présidence, qu’il tient lui-même pour acquise, va rencontrer, y compris au sein du parti démocrate, de très nombreuses résistances et créer un nouveau centres de désordre dans une Amérique qui n’en a pas vraiment besoin C’est avec tout cela à l’esprit qu’il faut lire le texte de Turley, une plume dont on connaît l’autorité et le poids.
Le texte de Turley est présenté, le 6 février 2026, avec le titre complet de :
« Embarquement dans “le train vers nulle part” de Newsom : Les Californiens gaspillent des milliards pour un projet politique complètement rocambolesque »
Il faut noter que Turley fait allusion dans son texte à des photos de promotion de Newsom, qui le montre effectivement, à côté d’une ligne de chemin de fer ancienne, auprès de wagons d’un vieux train de marchandise, en train de parler avec enthousiasme d’un “Train à Grande Vitesse” annoncé depuis des décennies, qui devrait être en cours d’avancement en 2033 et dont le premier mètre du premier rail n’a pas encore été posé.
Turley est professeur de droit et auteur du best-seller ‘Rage and the Republic : The Unfinished Story of the American Revolution’.
« Dans son roman dystopique 1984, George Orwell écrivait : « Le Parti vous a ordonné de nier l'évidence de vos yeux et de vos oreilles. C'était son ultime et plus essentiel commandement. » Le sens profond de cette phrase n'a jamais été aussi évident qu'en assistant à la mise en scène grotesque du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, célébrant le succès du plus grand gaspillage d'argent public de l'histoire : son train à grande vitesse qui ne mène nulle part. Sans avoir posé un seul mètre de voie après avoir englouti 12 milliards de dollars, Newsom a présenté un train de marchandises diesel sur une voie conventionnelle pour donner l'illusion d'un réseau ferroviaire en activité.
J'écris sur ce gouffre financier depuis des années. Newsom avait promis il y a longtemps que ce projet serait transformateur. Il l'a été, mais pas comme promis.
Les électeurs ont approuvé une émission d'obligations de 9,95 milliards de dollars en 2008, après des estimations du coût prévisionnel absurdement basses. Des personnalités influentes et des entreprises pouvaient s'enrichir considérablement, et la clé du succès résidait dans l'obtention d'un investissement de plusieurs milliards de dollars, rendant ainsi l'abandon du projet de plus en plus difficile à mesure que les dépassements de coûts et les retards faisaient exploser les dépenses.
Aujourd'hui, les estimations officielles de la fréquentation future ont chuté de 25 %, et il faut encore des milliards pour achever un projet retardé de plusieurs décennies. Rappelons que ce projet initial ne prévoyait la création que d'une ligne ferroviaire de 275 kilomètres. On prévoit un coût supérieur à 128 milliards de dollars, et il pourrait finalement atteindre un milliard de dollars par kilomètre. Des études environnementales restent à réaliser, et le tracé de la ligne à travers les montagnes représente un véritable défi.
Près de 20 ans plus tard, aucun train ne circule et pas un mètre de voie n'a été posé.
L'inspecteur général, Benjamin Belnap, a publié un rapport accablant sur la première phase de ce projet toujours inachevé. Il ne s'agit là que du tronçon Merced-Bakersfield, dont l'achèvement était initialement prévu pour 2033. Belnap a écrit :
« Avec une marge de manœuvre réduite et un risque et une incertitude importants lors des phases ultérieures du projet, le respect des délais fixés pour 2033 est improbable. En réalité, l'incertitude concernant certains aspects du projet s'est accrue, l'autorité ayant récemment pris des décisions s'écartant des stratégies d'approvisionnement et de financement initialement prévues pour respecter le calendrier.»
Au lieu de tenir la promesse d'une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco, la ligne Merced-Bakersfield coûterait désormais 35,3 milliards de dollars, dépassant les prévisions de 2008 pour un système complet.
Merced et Bakersfield comptent environ 500 000 habitants. Cela représente environ 22 000 dollars par personne, selon les estimations de fréquentation de l'État.
Cependant, Newsom souhaite toujours devenir président, alors même que les citoyens quittent son État en nombre record. Ce « train qui ne mène nulle part » pose problème. Même le New York Times publie des éditoriaux se demandant si Newsom ne sera pas la prochaine erreur du Parti démocrate.
La réponse de Newsom ? Faire publier des articles dithyrambiques, à l’image du billet embarrassant de Maya Singer dans Vogue :
Soyons clairs : il [Newsom] est d’une beauté à couper le souffle, les cheveux argentés, et parfaitement à l’aise avec son statut, alors qu’il prononce son dernier discours sur l’état de l’Union…
La silhouette longiligne de Newsom était affalée sur un canapé un peu trop bas pour lui. Il se penchait donc en arrière, dos à moi. Ou peut-être que son langage corporel n’avait rien à voir avec l’ergonomie et reflétait simplement sa personnalité à la fois sociable et distante.
C’est ce genre de couverture médiatique complaisante, digne d’un idole des adolescentes, que Newsom espère obtenir. Ce ne sont pas les milliards gaspillés pour un projet de chemin de fer fantôme qui importent, mais sa chevelure magnifique et sa “statualité”.
Cependant, d'autres personnes que les lectrices de Vogue pourraient s'intéresser à son bilan. D'où la nécessité de publier cette mise en scène absurde qui ferait rougir un propagandiste :
« Tout le travail acharné est derrière nous. Nous allons maintenant en récolter les fruits. Nous allons commencer à voir exactement ce que vous voyez ici. » « Des progrès concrets, de vraies avancées. »
C’est comme payer un repas au restaurant et se retrouver avec un chef qui vous facture dix fois le prix affiché, sans avoir préparé le plat pendant des heures, pour finalement vous montrer la photo d’un autre plat comme preuve de son avancement.
La différence, c’est que Newsom a mis près de vingt ans à livrer ce plat, le réduisant à une fraction de sa taille initiale tout en faisant exploser les prix.
Les Californiens sont désormais prisonniers d’un train qui ne mène nulle part. L’État doit continuer à gaspiller des milliards car les investissements économiques et politiques sont excessifs. Ils doivent suivre Gavin Newsom jusqu’au bout. »
Mis en ligne le 9 février 2026 à 02H00