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Après l’épisode des porte-avions dont les matelots sont excédés et où des incendies suspects se déclenchent (où en est le USS ‘Abraham-Lincoln’, et le ‘Gerald R. Ford’ ?), c’est au tour des forces armées terrestres (‘The boots on the ground’) de montrer des signes d’exaspération. C’est dans tous les cas une information publié par la revue en ligne ‘Huffington Post’ qui n’a pas l’habitude d’inventer ou de dramatiser des nouvelles défavorables à l’establishment de Washington D.C., enfin qui n’a donc aucun rapport avec la pre se alternative et dissidente...
(« ...Lequel establishment de Washington D.C., au reste, laisse indirectement percer des signes d’exaspération paniquarde et évoque le 25ème amendement de la Constitution, dit-on ici et là. Il permet au vice-président de lancer une procédure de destitution contre le président, pour questions de santé et d’équilibre mental, puisqu’effectivement, en plus de ses activités diverses, le président Trump a l’air d’aller assez mal, presque pire que Joe Biden au pire de sa forme... »)
Que rapporte donc ‘HuffPost’ ? Eh bien, des témoignages qui reprennent, dans le chef des femmes et hommes de troupe, toutes les critiques qui sont lancées contre l’attaque de l’Iran : pas de plan, pas de stratégie, forces insuffisantes, absence de structures protectrices des forces et des bases US de la région où les soldats sont cantonnés, absence d’entraînement aux combats qui sont envisagés, “Nous ne voulons pas mourir pour Israël”, etc.
« “Une opération terrestre serait un désastre absolu. Nous n'avons aucun plan pour cela. Nous sommes même incapables de protéger efficacement une seule base dans la région”, a déclaré une source travaillant avec les militaires évacués.
» “J’entends ces mots de la part des militaires : ‘Nous ne voulons pas mourir pour Israël. Nous ne voulons pas être des pions politiques’”, a déclaré un réserviste qui reste en contact avec des officiers d’active. »
Du coup, ceci comme conséquence de cela : l’augmentation exponentielle des initiatives pour emprunter les filières permettant un retrait de soldats des opérations possibles. Il se dit d’ailleurs que nombre de soldats ont recours à l’aide ou aux conseils de parlementaires de leurs districts ou de leur comtés, souvent d’une façon très efficace.
On a déjà eu un exemple historique considérable de l’intervention du Congrès dans la déstructuration (démobilisation) de l’armée dans la période de septembre à décembre 1945 (voir notre ‘Glossaire.dde : Le ‘Trou Noir’ du XXème siècle’, chapitre « Le Japon sera vaincu au plus tôt en novembre 1946 »). Cela fit dire en décembre 1945, au président du Comité des chefs d’état-major, le prestigieux General of the Army George Marshall :
« Ce n’est pas une démobilisation, c’est une désintégration de l’armée ! »
Nous n’en sommes pas là mais nous rappelons cet épisode pour faire prendre la mesure de la fragilité inhérente des forces armées US qui sont constituées selon des principes démocratiques dont il reste quelques traces, bien qu’ils soient très fortement érodés...
Revenons-en à notre affaire des soldats US face à l’Iran, s’ils le veulent bien :
« Le journal écrit que, face aux frappes iraniennes contre des installations américaines, les militaires évoquent de plus en plus le surmenage, la peur et la frustration grandissantes. Selon les interlocuteurs du HuffPost, nombreux sont ceux qui sont démoralisés par l'absence d'objectif clair et compréhensible pour cette guerre, surtout si elle risque de s'éterniser.
» La publication note également une forte augmentation du nombre de recours pour objection de conscience. Selon les militants des droits humains, ces cas étaient rares jusqu’à récemment, mais de nouveaux recours sont désormais reçus presque quotidiennement. Dans ce contexte, le HuffPost conclut que non seulement la lassitude de la guerre se fait de plus en plus sentir au sein de l’armée, mais aussi une méfiance générale envers la manière dont l’administration Trump utilise l’armée dans les nouveaux conflits. »
Bref bref : là aussi, tout se passe comme si nous étions sur la voie d’une désintégration hors de contrôle, si Trump et ses trumpistes, entourés des habituels opportunismes lécheurs de bottes continuent à jouer avec la force militaire comme on joue au bilboquet. L’évolution catastrophique des choses, des systèmes et des structures, où que l’on tourne la tête, est absolument impressionnante.
Encore une fois, – la répétition est la meilleure arme pour faire prendre conscience d’une tragédie, même si elle est bouffe, – se rappeler de ce que nous disait lointainement ce néo-sécessionniste du Vermont :
« La perspective apparaît alors, du point de vue de la communication, extrêmement importante et sérieuse, et elle rejoint une possibilité qu’avait évoquée un néo-sécessionniste du Vermont, Thomas Naylor, en 2010, à propos de la crise iranienne : “Il y a trois ou quatre scénarios possibles de l’effondrement de l’empire [les USA]. Une possibilité est une guerre avec l’Iran…” » Après tout, certes, ce serait une bonne manière de régler la “guerre civile” qui fait rage à Washington D.C. »
Mis en ligne le 24 mars 2026 à 15H30