RapSit-USA2020 : Torpille BHO et naufrage de Joe ?

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RapSit-USA2020 : Torpille BHO et naufrage de Joe ?

Depuis quelques jours, même pas une semaine, commencent à se répandre des ‘fuites’ concernant les relations entre Biden et Obama et, d’une façon générale, la piètre opinion qu’Obama-président aurait eu de Biden-VP durant les huit années du premier à la Maison-Blanche, et de Biden-candidat aujourd'hui par conséquent. Une remarque typique, récemment faite par Obama, selon l’une de ces fuites, étant ce jugement qu’« il ne faut pas sous-estimer les capacités de Joe à tout foutre en l’air ». La publication essentielle à cet égard est un article largement repris ici et là, du site Politico, en général bien introduit et bien informé.

ZeroHedge.com (‘Tyler Durden’) s’interroge sur cette opération, dont on peut penser par ailleurs qu’elle reflète simplement, – quoique d’une façon tactique complexe, – à la fois le rôle d’influence d’Obama (BHO), et son habileté à se couler dans un courant de la direction démocrate dont il aurait reconnu qu’il est irrésistible en faveur d’un dégommage de Biden, décidément trop endommagé par ses problèmes de santé ; et puisque Obama n’a guère d’estime pour Biden...

« Pourquoi fuiter ces précisions maintenant ? Juste avant la convention du DNC [désignation du candidat démocrate] ? Et ces diverses précisions sont venues et ont été recoupées de toutes parts par Politico. Avec des amis comme ça, personne n’a besoin d’ennemi... »

Effectivement, la convention démocrate s’ouvre aujourd’hui à Milwaukee (jusqu’à mercredi), avec l’absence annoncée (à moins d’une surprise) du favori Joe Biden qui préfère manifestement la compagnie de son masque. Cette situation surréaliste est déjà bien suffisante pour justifier l’hypothèse que cette offensive de “fuites” devrait faire penser qu’un coup fourré se prépare à cette convention, ou bien au-delà, pour se débarrasser de Biden et faire entrer en lice un nouveau candidat-surprise. (Piètre surprise...)

Il est manifeste que beaucoup, beaucoup de monde semble prévoir que la convention sera un événement cathartique, qui mettra en évidence que Biden ne peut finalement pas être candidat. C’est dans tous les cas l’impression qu’on retire de la forme des commentaires et de certaines “fuites” à-propos ; comme si la direction démocrate, ayant enfin mesuré l’aspect catastrophique de la candidature Biden, voulait faire penser à toute la base et aux structures démocrates qu’effectivement une telle situation conduit à une déroute certaine, et qu’il est donc nécessaire de réagir, et qu’il n’y a qu’une seule possibilité de réagir...

On présentera donc un exemple de scénario dans ce sens, celui qui est signalé par ZeroHedge.com. Il s’agit des prévisions d’un commentateur-expert renommé et de toute confiance paraît-il, James Rickards, constatant en date du 10 août 2020 l’état cognitif de Joe Biden, aggravé récemment par une nouvelle dégradation, et enchaînant sur ce qu’il juge de plus en plus probable des prolongements d’une affaire conduisant à l’élimination de Biden :

« Je m’attends maintenant à ce que Biden soit bientôt remplacé comme candidat du parti démocrate. Les dirigeants démocrates le forceront probablement à quitter la campagne d’ici une semaine environ.
» Ils ne veulent pas prendre le risque de le ‘montrer’ au peuple américain avant l'élection. Pour les démocrates, les enjeux sont tout simplement trop élevés.
» Un seul incident public ou une erreur grave suffirait à anéantir ses chances aux élections. Le peuple américain n’élira certainement pas quelqu'un dont il constate qu’il est mentalement inapte à exercer ses fonctions.
» Manifestement, de nombreux électeurs n’aiment pas Trump. Mais personne ne peut affirmer de manière crédible qu’il souffre d’un déclin cognitif.
» Alors que va-t-il se passer ?
» Les poids lourds démocrates (Tom Perez, Donna Brazile, Valerie Jarrett, Philippe Reins, AOC, John Podesta et quelques autres) se réuniront et choisiront un nouveau candidat.
» Biden “libérera” ses délégués de leurs engagements en sa faveur (grâce à ses victoires aux primaires), et la direction du parti demandera aux super-délégués de soutenir ce choix. Tout le monde abandonnera Biden.
» Les délégués de Bernie Sanders participeront à la consultation. Ensuite, le nouveau candidat choisira un candidat vice-président et la “convention” mettra les choses en ordre. La campagne continuera à partir de là, dans ces nouvelles conditions.
» Une autre possibilité est que les dirigeants démocrates permettent à Biden d'obtenir la nomination pour ensuite se retirer avant les débats télévisés contre Trump. C'est d'autant plus facile qu'il n'y a pas de délégués impliqués. Il s'agit simplement d'une décision du comité exécutif que le candidat ne peut pas refuser.
» Néanmoins, le processus sera un choc pour les millions d'Américains qui attendent une candidature de M. Biden. »

Là-dessus, et comme en ouverture de la convention de la DNC, ‘tombe’ un sondage qui apporte une importante nouvelle, laquelle vient sans aucun doute renforcer le parti de ceux qui croient à un changement de dernière minute, un coup de théâtre téléphoné si vous voulez. Il s’agit de la perte par Biden de son avance sur Trump dans les sondages pour l’élection, qui atteignait 14 points en juin. Aujourd’hui, les deux concurrents sont, compte tenu des marges d’erreur, dans une situation proche de l’égalité (50% pour Biden, 46% pour Trump).

Il est difficile, pour un esprit soupçonneux qui ne s’attarde pas trop au complot mais est attentif à la coordination, de ne voir qu’une coïncidence dans le fait que ce sondage tombe à la veille de la convention, qu’il illustre  une tendance fortement défavorable pour Biden, alors qu’il vient de CNN, la chaîne d’infos télévisées la plus proche des démocrates avec MSNBC. On constate dans tous les cas que la direction du parti, qui devait évidemment être au courant, n’a rien fait soit pour retarder, soit pour faire bidouiller ce sondage ; les bons rapports entre CNN et les démocrates auraient facilité les choses à cet égard ; comme ils facilitent les choses, si l’on veut au contraire nous prouver que Biden est un candidat cagneux et sans espoir, qu’il faut liquider au plus vite...  Quelques détails données par RT.com :

« Le candidat démocrate présumé ne mène que de quatre points au niveau national, soit 50 à 46 %, selon [un nouveau sondage CNN]. Dans quinze États ‘du champ de bataille’  [où les résultats partisans ne sont pas assurés], le sondage donne à l’ancien vice-président une avance d’un point, avec 49 % pour Biden et 48 % pour Trump. En tenant compte de la marge d’erreur du sondage, qui varie de 3,7 à 5 points de pourcentage, les candidats à la présidence pourraient être proches de l’égalité.
» Ces chiffres sont une mauvaise nouvelle pour Biden, qui a bénéficié d'un soutien beaucoup plus important en juin dernier, lorsqu'un sondage CNN antérieur lui avait donné une avance de 14 points sur le président.
» Le sondage a notamment été réalisé entre le 12 et le 15 août, ce qui signifie que les participants étaient au courant du choix de Biden pour la vice-présidence, la sénatrice californienne Kamala Harris. Harris a reçu une “cote de faveur étroitement positive” de la part des électeurs, a rapporté CNN, avec 41 pour cent ayant une opinion favorable de la sénatrice, contre 38 pour cent exprimant leur désapprobation. 52 % des personnes interrogées ont estimé que Harris était un bon choix, bien qu’il ne soit pas encore clair si elle jouera un rôle décisif dans le choix du vainqueur en novembre. 62 % ont déclaré que sa sélection n’aurait pas beaucoup d’effet sur leur vote. »

Le fait d’envisager avec une telle sérénité (la nôtre est sans limite) une telle manœuvre totalement illégale selon les normes du parti comme une possibilité raisonnable constitue en soi un signe puissant de la folie des temps. De même, la candidature de Joe Biden (obtenue par des magouilles courantes du DNC), un homme de 77 ans en proie à des troubles cognitifs inquiétants, “constitue en soi un signe puissant de la folie des temps”... Donc, ‘un partout’, égalité.

Tout cela n’est que conjecture qu’un peu de sable efface. La seule chose assurée (les quatre n’en font qu’une) est que l’époque est étrange, le monde fou, la Fin des Temps proche du terminus, et le port du masque proche d’être obligatoire partout et jusqu’au paradis.

 

Mis en ligne le 17 août 2020 à 15H20

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