Il n'y a pas de commentaires associés a cet article. Vous pouvez réagir.
• Un texte d’un brillant commentateur russe sur la situation politique intérieure US, avec Trump et son ensorceleuse Laura Loomer qui porte avec elle tant d’envoûtements douteux. • Les Russes le comprennent-ils ?
_________________________
Andrew Korybko, souvent très mesuré, très bien informé, intéressant, vient de commettre un article pour le moins étrange, qu’on croirait dicté par Dimitri Pechkov, porte-parole de Poutine, de plus en plus unanimement détesté à Moscou où il apparaît de plus en plus comme un relais des américanistes. Venimeux, Lavrov a laissé entendre que Pechkov, à son poste depuis plus de vingt ans, semble mener sa propre diplomatie, clairement pro-US. Tous les déchets les plus détestables, corrompus, soutiens d’un Trump complètement à la dérive. Peehkov est le seul à Moscou à encore parler de “l’esprit d’Anchorage”, — Poutine lui-même et prudent, n’en dit plus un mot.
A partir de là, — c’est notre hypothèse, — Korybko fait un bien étrange commentaire sous le titre :
« La Russie a fort à faire pour reconquérir le cœur et l'esprit des partisans de Trump »
Continuant sur notre lancée pour cet ‘Ouverture Libre’, nous commençons par donner le texte de Korybko avant de le disséquer à notre façon. Il y a eu et il y a nombre de vieux imbéciles “dissidents” du Système ricanant sur les “dissidents” du Système sauf eux-mêmes pour soupçonner Poutine d’être un agent de la CIA. Si on les avait écouté, on aurait eu la guerre nucléaire depuis le printemps 2014 (“coup de Kiev”).Bonne stratégie, pour sûr. Dans tous les cas, un peu comme Korybko mais d’une façon complètement opposée, ils se battent contre des chimères qui leur crèvent les yeux.
« Les membres modérés du mouvement en sont venus à croire que Poutine et son entourage soutiennent tout ce qu'ils combattent, comme le gauchisme, l'islamisme, l'Iran et les dissidents MAGA.
» Le récent voyage de Laura Loomer à Kiev et son interview de Zelensky, qui marquent un revirement complet de sa position antérieure de critique acerbe à son égard et à l'égard de son pays, font couler beaucoup d'encre au sein du mouvement MAGA dirigé par Trump. Après tout, elle est l'une de ses principales conseillères et exerce une influence telle sur lui qu'elle l'aurait convaincu de limoger six membres du Conseil de sécurité nationale l'année dernière. Il est donc raisonnable de penser qu'elle pourrait le persuader de durcir encore sa position vis-à-vis de la Russie.
» Ce processus est peut-être déjà en marche, puisqu'il a partagé l'interview de Loomer avec Zelensky avant le déplacement de ce dernier à Washington pour les obsèques de Lindsey Graham et a déclaré : « [MAGA] soutiendra ce que je soutiens », en réponse à une question sur l'ukrainophilie croissante de son mouvement. Pour rappel, il a récemment « intensifié pour désamorcer » les tensions avec la Russie par le biais d'une nouvelle « guerre d'usure » qui cible désormais les civils. Il peut également imposer des droits de douane punitifs exorbitants aux principaux clients pétroliers de la Russie et ordonner à l'Ukraine d'intensifier ses frappes de drones.
» La question est donc de savoir si Trump va encore intensifier les tensions et, si oui, jusqu'où il ira. Ces calculs marquent un revirement complet par rapport à sa position antérieure de critique virulent du conflit ukrainien, un revirement qui fait écho à celui de Loomer, les deux coïncidant avec l'ukrainophilie croissante des partisans de Trump. Cette dernière tendance a sans doute facilité les deux précédentes et mérite d'être approfondie. En général, la plupart des partisans de Trump ne souhaitent pas une nouvelle guerre sans fin, mais ils sont de plus en plus déçus par la Russie.
» Poutine était autrefois considéré comme une icône mondiale du conservatisme, mais tout ce que Trump a accompli à cet égard pour les États-Unis depuis son retour au pouvoir a rendu Poutine moins attrayant à leurs yeux. Cela les a rendus plus vulnérables aux informations négatives le concernant, notamment celles l'accusant de faire obstruction à Trump dans le cadre d'un accord de paix avec l'Ukraine et d'avoir autorisé des exportations militaro-techniques d'urgence vers l'Iran pendant la guerre des Douze Jours et la troisième guerre du Golfe. Ces révélations ont profondément marqué les partisans de Trump.
» Alors que la première phase de la troisième guerre du Golfe faisait rage, la querelle entre Loomer et Tucker Carlson s'intensifiait. Elle a commencé à attirer l'attention sur l'interview qu'il avait accordée au philosophe russe Alexandre Douguine lors de son voyage à Moscou en 2024. Douguine, qui n'est pas et n'a jamais été le conseiller de Poutine malgré les affirmations contraires largement diffusées, a ouvertement soutenu Tucker et l'autre rivale de Loomer, Candace Owens, ainsi que d'autres soi-disant « dissidents de Trump ». Loomer a alors élaboré la théorie du complot selon laquelle Douguine serait leur marionnettiste.
» Dougine est un critique extrêmement virulent de Trump, ce qui a encore davantage retourné les membres MAGA ordinaires contre la Russie après avoir appris cela de Loomer. Ils n'apprécient pas non plus les efforts visant à construire ce qu'on appelle l'« alliance rouge-verte » entre les ennemis de gauche et islamistes de leur mouvement. Ajoutez à cela les reportages occasionnels et positifs des médias russes, financés par des fonds publics, sur Carlson et Owens, tous deux fermement désavoués par Trump début avril, et l'on comprend aisément pourquoi les MAGA considèrent désormais la Russie comme un ennemi.
» La Russie aura donc fort à faire pour regagner le cœur et l'esprit des MAGA, si cela est encore possible, après qu'un point de non-retour semble avoir été franchi suite au voyage de Loomer à Kiev et à son interview de Zelensky. Les MAGA, dans leur ensemble, perçoivent désormais Poutine négativement, estimant que lui et son entourage soutiennent tout ce qu'ils combattent, comme le gauchisme, l'islamisme, l'Iran et les « dissidents MAGA », ce qui a engendré un ressentiment croissant envers la Russie et alimenté leur nouvelle ukrainophilie. »
_________________________
On le voit bien, tout le texte est construit autour de Laura Loomer, à partir de son interview avec Mister Z. On va laisser tomber toutes les banalités sur les questions extérieures soulevées par Loomer et cette interview et s’attacher à elle qui structure le texte et mesure l’abyssale ignorance des Russes “éclairés” de l’actuelle situation, intérieure en pleine accélération chaotique aux USA. Comme il est écrit, Loomer est devenue une des principales inspiratrices, persuadeuses et instigatrices de Trump qu’elle a vue plus de cent/cent cinquante fois en un an et demi. Mais nous serions, nous, avec nos lubies sublimes des forces supérieures satanistes et anti-satanistes, tentés d’en faire quelque chose d’autre, une sorte de lanceuse de sort, d’ensorceleuse, ce qui va si bien avec un pervers-narcissique qui change d’avis toutes les 4 minutes (cela explique le nombre de visite de Loomer pour s’adapter à chaque 4 nouvelles minutes plutôt que les provoquer).
« Les principaux synonymes de l'expression lancer un sort (ou jeter un sort) sont jeter un sort, ensorceler, et envoûter.
Autres expressions proches
• Enchanter : user de magie pour modifier l'état de quelqu'un ou de quelque chose. »
• Laura Loomer... C’est à ce niveau qu’il faut placer Loomer vis-à-vis de Trump. Pour le reste, il est inutile d’en faire une agente du Mossad car elle est mille fois plus qu’une agente du Mossad. Soutien d’Israël dans tous les aspects de ses entreprises abjectes, recueillant les soutiens corrupteurs qui importent, des sionistes et milliardaires juifs (ses critiques pensent qu’elle a engrangé 50 $millions), enthousiaste de la guerre contre l’Iran, proche de Netanyahou et ainsi de suite... Voyez l’oiseau.
Et c’est elle, autour d’elle, que Korybko construit le soutien nécessaire que la Russie devrait regagner auprès de MAGA ! D’ailleurs, comme si MAGA existait encore... Loomer rêve d’un camp de concentration où l’on mettrait Carlson, Owens, Blumenthal, Ana Kasparian, MTG, etc., bref tout ce qui fait les populistes de gauche et de droite qui cherchent à s’unir et qui ont cassé MAGA en mille morceaux... C’est d’elle que Poutine et la Russie devraient chercher à se rapprocher ?! Mais non, — mais oui pense Korybko, nous devons jouer la légalité des élections, dont on sait qu’elles sont totalement faussaires et récompensent l’édifice himalayesque de la corruption tant vénale que psychologique, – et au bout du compte, la guerre tout de même, car nul n’ignore que les dirigeants US actuels ne veulent rien d’autre.
Korybko n’a jamais lu ‘Les Mémoires de guerre’ de Charles de Gaulle, p. 659, — et même Poutine devrait lire cette page qui dit ce qu’il faut penser de certaines légalités et diplomaties :
« Tout peut, un jour arriver, même ceci qu’un acte conforme à l’honneur et à l’honnêteté apparaisse, en fin de compte, comme un bon placement politique »
• Douguine marionnette de Carlson ! Il faut du souffle pour écrire ça, ou pour écrire que « Douguine est un critique extrêmement virulent de Trump ». Il a été un soutien enthousiaste de Trump durant sa campagne et les 2-3 premiers mois de son mandat lorsqu’il se présentait comme un anti-interventionniste forcené. Puis Trump a viré de bord (180°), pour devenir ce qu’on le voit être aujourd’hui. Bref, Douguine a fait comme nous tous selon les variations du pervers-narcissique. Et Carlson, sans besoin aucun d’aucune marionnette, a suivi ce mouvement de l’évidence de toute conception de bon sens et du meilleur aloi possible.
« “De bon aloi” est une expression française qui signifie de bonne qualité, conforme au bon goût ou qui mérite l'estime. Elle vient du 13e siècle et parlait à l'origine du taux de métal précieux dans les pièces de monnaie... On voit que même la finance en bonne et due forme est concernée et satisfaite. »
Il y en a d’autres du même tonneau dans le texte. Il suffit de lire... Ceci, par exemple, qui vous fait du pervers-narcissique rien de moins qu'un conservateur-tradi à la Poutine vers-2013; on en aura lui ! :
« Poutine était autrefois considéré comme une icône mondiale du conservatisme, mais tout ce que Trump a accompli à cet égard pour les États-Unis depuis son retour au pouvoir a rendu Poutine moins attrayant à leurs yeux. »
Est-il utile d’en discuter ? Rien du tout, à notre sens ! Faire de Trump un conservateur prenant le rôle du Poutine de 2013, il y a de quoi s’en estourbir tout seul, toute salive bue ! Voir le 18 décembre 2013, — en ce temps-là, ni Loomer ni Trump n’existaient, littéralement, tout ce petit monde bien assez occupé par Epstein, — vous vous en rappelez, de ce Epstein-là ?
Le reste, c’est à Poutine de faire. Pechkov, Loomer, Trump qui change d’avis toutes les 4 minutes, Netanyahou, tous dans ce même sac, c’est au président russe d’en faire son affaire. Et cela presse, alors que nous sommes dans la situation de guerres moyennes sur le point de devenir une seule et même grande guerre. Il devra s’y mettre sérieusement (observons, car son entourage vraiment russe est de plus en plus exigeant, qu’il a commencé avec le matraquage considérable de Kiev et d’Odessa, et d’autre part, — même combat, — les offensives impitoyables de l’Iran avec l’entrée des Houthis dans la danse)... S’il ne s’y met, il aura bien du mal à rester dans sa position, avec l’autorité qu’il prétend avoir.
A partir de là, nous avons l’humilité de penser qu’on pouvait écrire un texte tout à fait différent (à 180°, là aussi) de celui qu’a écrit Korybko. Certainement, les Occidentaux-compulsifs ne comprennent rien à la Russie ; mais quand on lit ce texte, on se dit que la réciproque est aussi valable.
Mis en ligne le 26 juillet 2026 à 21H00