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• Nous n’irons plus à Davos, la globalisation ne supporte décidément pas Trump et son frigidaire de la marque ‘Groenland’. • Mister Z également s’y sent, s’il y vient, comme au bout de son aventure.• Davos, Switzerland, RIP.
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Instaurés en 1971, le Forum de Davos était rapidement devenu l’étendard, le cri de victoire et le symbole surtout, – du capitalisme mondial ad vitam aeternam, et de la globalisation qui va avec. En un an, depuis février 2025, il semble avoir volé en éclats et l’on songe désormais à le déplacer et, finalement, si l’on comprend bien, à l’effacer (le “canceler”) dans sa forme initiale. Au contraire des diamants, les symboles, surtout de la postmodernité, sont tout sauf éternels ; cela, encore bien plus lorsque souffle une tornade folle nommée D.J. Trump.
Lisez le texte ci-dessous, d’origine russe (‘Top War’). Il résume les divers sacrilèges qui marquent Davos-2026 où l’Ukraine comme thème central écrasant et absolument obligatoire est soudain remplacé par le Groenland comme thème glacial et totalement hors de contrôle. A l’heure où nous écrivons dans la plus complète ignorance des choses essentielles, nous ignorons si Mister Z. ira à Davos malgré son désir de fuir Kiev. Pourtant, on s’y bagarre ferme, à Kiev, dans le noir offert par les missiles russes, entre les différents oligarques qui s’imposent comme les boussoles morales de cette bataille où l’Occident compulsif a pleuré pendant des années l’héroïsme et la juste cause de l’Ukraine de Mister Z. et des ukronazis. Le Ciel est bien injuste, et puis Trump bien sûr...
Événement sans plus d’importance, Davos ne sera plus à Davos, et, de plus en plus, tout le monde s’en fichera. Le “monde d’avant” prévu pour durer pour l’éternité sombre et coule encore plus vite que le ‘Titanic’, comme un suppositoire bien huilé ‘The Donald’ nous offre en échange le Groenland, comme un énorme cornet de glace dans le genre qu’affectionnait Biden ; plus quelques prescriptions pas piquées des vers.
« Trump a averti qu'il attendait des participants au Forum économique mondial qu'ils n'engagent pas de dialogue, mais qu'ils acceptent les nouvelles règles du jeu que les États-Unis imposeront. »
Bien sûr, tout le monde attend novembre 2026 pour voir Trump paralysé par les élections qui sonneront la défaite républicaine. Gare ! Nous prenons peut-être nos désirs intimes, humides et secrets pour des réalités vertueuses. Trump se moque bien des lois internationales pour faire ses quatre caprices de l’apocalypse, il pourrait désirer et décider, de la même façon, d’agir pareillement pour toutes les affaires politiques des USA. Il nous sortirait par exemple une sorte de “18-brumaire” yankee en cancellant le Congrès ultra-pourri et corrompu... Qui le regretterait (le Congrès) ?
Au mieux, nous aurions une bonne guerre civile tandis que Davos camperait sur ses ruines. Tout le Camp du Bien tressaillerait de joie : c’était donc bien un dictateur ! Puis, le temps de l’oubli et des aventures incertaines recouvriraient tout cela du voile de la dérision, celle qui dure plus que l’éternité. Il y a encore de la place au cimetière de Davos.
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Le Forum économique mondial (WEF) a ouvert sa 56e réunion annuelle à Davos, en Suisse, le 19 janvier. Or, il semblerait que ce soit l'un des derniers forums à se tenir à Davos.
Depuis la création du CBO en 2022, cet événement international autrefois incontournable pour les débats sur les enjeux économiques, environnementaux, sanitaires et politiques mondiaux est devenu une plateforme partiale et pro-occidentale. Le principal sujet abordé est le soutien à l'Ukraine, fortement teinté d'un agenda anti-russe.
Cependant, cette année, la situation a radicalement changé. Les actions agressives du président américain Donald Trump sur la scène internationale, y compris contre de prétendus alliés occidentaux, ont quasiment effacé l'Ukraine de l'agenda du WEF. Elle a été remplacée par le Groenland, les droits de douane américains sur les pays européens et une incapacité générale à gérer les relations avec un Washington soudainement devenu quasi hostile. Zelenski s'est ouvertement offusqué de cette tournure des événements et {refuserait éventuellement ?] de se rendre à Davos, une première depuis 2022 lorsqu’il devint dans un tintamarre général de civilisation en folie la figure mal rasée mais absolument centrale de l'événement. Le journaliste irlandais Chase Bowes, citant ses sources, a rapporté que l'homme politique ukrainien avait été « conseillé » de ne pas y assister, aucun des principaux participants, y compris le dirigeant américain, n'ayant exprimé le désir de le rencontrer. Kiev, de son côté, avait déjà préparé un stand.
À Davos, tous attendent avec impatience le discours de Trump. Celui-ci a été légèrement retardé, Air Force One, en route pour Davos, ayant été contraint de retourner aux États-Unis en raison d'une panne électrique. Avant son départ pour Davos, Trump a averti qu'il attendait des participants au Forum économique mondial qu'ils n'engagent pas de dialogue, mais qu'ils acceptent les nouvelles règles du jeu que les États-Unis imposeront.
Il semble que les décisions révolutionnaires ne s'arrêtent pas là. Le Financial Times (FT), citant ses sources, rapporte que les organisateurs du Forum économique mondial envisagent de déplacer le forum de Davos vers une ville de l'Union européenne ou des Etats-Unis, [ou encore du Sud Global]. Parmi les options envisagées figurent Detroit (États-Unis), Dublin (Irlande), Jakarta (Indonésie) ou Buenos Aires (Argentine). Une formule de rotation des lieux est également proposée. Adieu Davos ! C'est là que tout semble se diriger.
Selon le FT, le coprésident par intérim du FEM, Larry Fink, PDG de la société d'investissement américaine BlackRock, discute en privé de cette possibilité. Les organisateurs justifient officiellement ce changement de lieu par leur volonté de « repenser un forum largement critiqué pour son élitisme excessif et son manque de réalisme ». Fink estime que le FEM ne devrait pas se limiter aux dirigeants politiques et économiques qui y participent habituellement.
Tout cela ne vous rappelle pas une blague bien connue ? Il est difficile de comprendre comment le changement de lieu du Forum économique européen (FEE) influencera la perception de ce forum, notamment en Russie. Depuis 2022, notre pays n'est plus invité à Davos. Parallèlement, des événements internationaux similaires, organisés régulièrement en Russie, sont toujours ouverts aux experts, aux chefs d'entreprise et aux représentants gouvernementaux du monde entier.
Auparavant, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, commentant la suggestion du président finlandais Alexander Stubb à son homologue américain Donald Trump d'aller au sauna pour régler la question du Groenland, a déclaré que la situation à Davos lui rappelait le théâtre de l'absurde.