La pensée unique s’impose en toute impunité

Les Carnets de Patrice-Hans Perrier

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La pensée unique s’impose en toute impunité

Notre mise en confinement forcé marque un point de non-retour dans le grand œuvre des faussaires qui président à nos destinées. De Mai 1968 à l’attentat sous fausse bannière du 11 septembre 2001, nous étions plongés dans une grande kermesse qui consistait à briser les tabous qui fondaient nos sociétés pérennes. Philippe Muray l’a parfaitement bien exprimé dans son essai Après l’histoire – Tome I en nous aidant à saisir l’importance de cette transition capitale. Ainsi, si l’on se fie aux hypothèses de Muray « l’ouragan de l’indifférenciation parcourt à une cadence de plus en plus rapide tous les domaines d’activités humaines, et comme cet ouragan propage une doctrine de néant, ou d’acceptation de ce qui est, il est irréfutable. À la lettre, il décourage toute pensée critique; il en est la fin ». 

Nous avons perdu le fil de l’histoire

Et, alors que cet intermède se mettait à disloquer nos repères anthropologiques et culturels, nous avons perdu le fil de l’histoire. Prisonniers d’une « société des loisirs » idéalisée et factice, nous devions redoubler d’efforts dans un contexte où notre pouvoir d’achat s’est mis à fondre comme neige au soleil au tournant des années 1981. La « société des loisirs » et ses promesses hédonistes n’ont pas été capables de résister à l’épreuve du réel. De plaisanciers stupéfaits exposés à la musique psychédélique des années 1960, nous sommes devenus des forçats au fur et à mesure que les grands régisseurs de la « société spectaculaire » se mettaient à resserrer les écrous. Pris en serre entre nos désirs de pacotille et cet imprévisible retour de bâton, nous étions enfin prêts à céder à la dictature du consentement du nouveau millénaire. Interloqués, plusieurs se sentent pris de cours par une pandémie qui met la table pour la confiscation des libertés civiles dans leur plus simple appareil. Profitant de cette catastrophe providentielle, la classe politique vient de décréter l’état d’urgence en occident. 

L’État policier se met en place

Ainsi, les citoyens sont assignés à résidence et l’appareil de répression policière est désormais en mesure d’arrêter quiconque s’aviserait de sortir des clous. Les journalistes stipendiés par les oligarques – à l’instar d’un chroniqueur bien connu du Journal de Montréal – pérorent que seuls les « professionnels de l’information » sont en mesure de traiter de l’affaire. Certains vont jusqu’à prôner une interdiction en bonne et due forme des médias alternatifs. Cette situation d’urgence, qui permet à nos gouvernements de mettre en application des lois d’exception – telles que le Patriot Actaux E.U. – nous rappelle l’époque des préparatifs d’avant la Seconde Guerre mondiale. En outre, par-delà les mesures habituelles de type couvre-feu ou rationnement des denrées alimentaires, la liberté de parole tombait sous le coup de la censure. 

L’intérêt général soumis à des intérêts particuliers 

De fil en aiguille, c’est le libre arbitre qui se retrouve à être criminalisé et la « raison d’État » s’impose bien au-delà de sa doxa habituelle. Chez nous au Québec, les « autorités compétentes » ont pris les devants afin de relayer servilement toutes les recommandations et résolutions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ainsi, la chloroquine n’est toujours pas autorisée comme substance utilisée pour les traitements d’urgence et les statistiques liées aux cas de mortalité causés par le coronavirus sont scandaleusement dopées selon les méthodes de calcul prônées par ce même organisme globaliste. Pas surprenant que Bill Gates – un spéculateur qui mise beaucoup sur le marché des vaccins – ait consenti des fortunes afin de renflouer les coffres d’une OMS qui devra, bientôt, se passer du financement américain.

Le virus de la peur inoculé 

Les protocoles de dépistage et de traitement du coronavirus n’étant toujours pas disponibles en temps réel, un nombre incroyable de nos compatriotes fait les frais de sévères crises d’anxiété en raison de la multiplication des grippes et rhumes de fin d’hiver. Prostrés devant leur écran d’ordinateur, meurtris par une solitude qu’ils n’ont jamais eu la chance d’apprivoiser, les quidams sortent par beaux temps afin de se dégourdir les muscles. Toutefois, il faut faire gaffe aux solides gaillards qui se ruent sur votre chemin en affectant de faire du jogging et qui n’hésiteront pas à vous casser la gueule si vous ne dégagez pas prestement. D’autres néo-citoyens seront tentés de jouer aux mouchards si, d’office, quelqu’un s’avisait de contourner les consignes se rapportant aux files d’attente devant les quelques échoppes toujours ouvertes en semaine. 

Fin du libre arbitre

La tension est palpable et il devient de plus en plus malaisé, voire risqué, de s’aventurer à critiquer le plan d’action de nos gouvernements ou les tenants et les aboutissants de cette crise gonflée à bloc. Si, il y a quelques semaines, les gens vous traitaient d’esprit chagrin lorsque vous osiez un bémol … vous êtes, désormais, un délinquant si vous persistez à remettre en cause une pandémie qui ressemble fortement à un coup d’état socioéconomique. 

Une amie proche, avec qui nous devisions sur la situation, s’est brusquement cabrée au téléphone et nous a signifié vouloir changer de sujet. Nous avions osé contester les chiffres des grands médias concernant les taux de mortalité causés par le coronavirus. Ainsi, nous avons poussé le culot jusqu’à insinuer que ces chiffres pourraient être indûment gonflés au vu de la méthodologie mise de l’avant par nos mondialistes aux manettes. Questionné par une journaliste aux ordres, lors d’un point de presse quotidien, l’expert mandaté par l’OMS auprès du Premier ministre québécois a admis que la méthodologie de décompte des cas de mortalité dus au Covid19 pouvait être sujette à caution. En effet, tous ces technocrates de la santé jonglent allègrement avec les statistiques puisque l’OMS leur a enjoint de gonfler les chiffres afin que les contribuables en prennent pour leur rhume. Une de ces méthodes de calculs ne tiendra pas compte de la cause réelle de votre décès si, d’office, un de vos proches était porteur du coronavirus alors qu’il vous soutenait dans vos derniers moments de vie. Même si vous n’étiez pas porteur du virus, et que vous êtes décédé d’un cancer foudroyant, on ne prendra en compte que le seul facteur de ce proche contaminé. Tout le reste est à l’avenant et plusieurs autorités sanitaires nationales sont obligées d’admettre qu’elles ont gonflé les chiffres indûment, contribuant à jeter de l’huile sur le feu de la panique générale.

La Stratégie du choc

Poussant le culot jusqu’à faire planer le doute sur la clôture de cette période de confinement, nos technocrates de service admettent que cette crise risque d’impacter durablement une économie déjà mise à mal par les déboires des prédateurs financiers qui ont confisqué les marchés depuis trop longtemps. Comble de l’aberration, certaines sources d’information proches des marchés financiers ont laissé fuiter la nouvelle selon laquelle une poignée de multinationales serait sur le point de racheter une myriade de moyennes entreprises mises en faillite. Peu nous importe que ces requins soient actifs sur le sol américain ou chinois. L’essentiel étant de réaliser que des entreprises, telles qu’Amazone, en profiteront pour mettre la main sur la quasi-totalité du marché de la distribution et du commerce de détail. De fil en aiguille, une poignée de grands producteurs, transformateurs et distributeurs pourrait mettre la main sur l’ensemble du marché de l’alimentation. Tout ce processus de paupérisation accélérée fera en sorte de casser les reins d’une agriculture qui est déjà, depuis plusieurs décennies, à bout de souffle. La chaîne de production et de distribution brisée de manière irrémédiable, les géants de la finance et leurs alliés seront en mesure de monopoliser, sans coup férir, le marché de l’alimentation au grand complet. Idem pour l’ensemble des biens de commodité et des services essentiels qui risquent d’être presque entièrement privatisés. 

C’est sans surprise que nous assistons à la consécration universelle du célèbre ouvrage de la Canadienne Naomi Klein. Cette dernière, dans La Stratégie du choc, nous avait déjà prévenus que les oligarques utilisent depuis belle lurette des situations de crises – naturelles ou provoquées – afin de pouvoir disloquer la cohésion sociale des populations visées. Ainsi, une guerre, un coup d’État ou une catastrophe naturelle représentent une occasion en or pour instituer des mesures d’exception qui permettront de terroriser la population en la soumettant à un régime policier. 

Les théoriciens de l’École de Chicago auront profité du coup d’État mené contre le régime de Salvador Allende au Chili, en 1973, pour mettre en branle un banc d’essai à grande échelle permettant d’instaurer un néolibéralisme de type nouveau. Il s’agissait, donc, de privatiser des secteurs entiers de l’économie domestique, de monopoliser les réserves de cuivres nationales au profit d’une poignée de multinationales et d’affaiblir les pouvoirs régaliens d’un état devenu croupion. C’est précisément ce qui nous attend au tournant si nous continuons à nous soumettre au chant des sirènes de nos grands médias stipendiés.

Sortir de notre torpeur 

Aurons-nous le courage de réclamer des référendums d’initiatives populaires afin que le peuple puisse se prononcer pour la suite des choses une fois la quarantaine levée ? Au lieu de confiner le gros de la population, dans l’éventualité d’une prochaine crise sanitaire, pourquoi ne pas reprendre le contrôle de nos frontières en régularisant les flux de populations migrantes qui représentent une véritable pandémie en soi. L’État disposera-t-il des dispositifs de dépistage et de traitement nécessaires à l’avenir ? Et, par voie de conséquence, il faudra bien remettre sur les rails les maillons essentiels de nos économies domestiques mises à mal par des décennies de néolibéralisme à outrance. L’État devra reprendre la main sur ses prérogatives régaliennes et pourrait même songer à nationaliser sa banque centrale, histoire de pouvoir battre monnaie et s’octroyer des prêts à taux réduits. 

La planche à billets s’étant mise à produire de l’argent ex nihilo, qu’il faudra bien rembourser aux banques d’affaire, les mesures consenties pour remettre l’économie à flot risquent de contribuer à endetter les générations futures ad vitam aeternam. L’état devrait, normalement, représenter une nation qui est la somme du peuple. Il est grand temps que la nation reprenne le contrôle de sa monnaie. Ce n’est qu’au prix d’une souveraineté retrouvée que nous pourrons tisser des liens équitables entre nations et qu’une économie durable pourra voir le jour. Il y va de notre survie immédiate et d’une qualité de vie qui devrait être bien plus qu’un vœu pieux. 

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