La hache des Vikings

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La hache des Vikings

• Articles du 9 juin 2021. • L’image de la “hache” rappelle l’image traditionnelle du Viking, mais la campagne que vient de lancer le  gouvernement danois est tout simplement révolutionnaire au sein des diverses structures transnationales du bloc-BAO, où règnent l’arbitraire globaliste et le totalitarisme néo-libéral. • Un train de mesures hors des normes vise à contenir radicalement la migration de masse et à totalement transformer le fait immigré dans la société danoise. • Une initiative sans précédent. • Contributions : dedefensa.org et Soeren Kern.

On a déjà signalé l’initiative audacieuse et massive du gouvernement danois pour mettre un terme à l’immigration de masse incontrôlée. Lorsqu’on entre dans le détail, on découvre une formidable structure politique, sociologique et culturelle déployée depuis plusieurs mois par un gouvernement qui a un soutien massif du Parlement. Bien entendu, le fait fondamental se divise en deux remarques qui sont éminemment et radicalement contradictoire selon l’habituel mode de pensée :
• par rapport au courant dominant de la globalisation et du néo-libéralisme, cette structure est d’une orientation complètement “dissidente” et par conséquent parfaitement révolutionnaire ;
• par rapport au courant dominant de la globalisation et du néo-libéralisme, le gouvernement qui la déploie, d’orientation sociale-démocrate, devrait être complètement en accord avec elle alors qu’il se pose en complète “dissidence”.

Il s’agit de simples constats absolument irréfutables, qui conduisent à observer avec une certaine stupéfaction ce pays, le Danemark, que nous décrivions dans le texte déjà cité de cette façon : « ... dans les mêmes couloirs bruxellois, c’est une icône... [...] Petit pays où il n’y a pas vraiment une très grosse chose de pourrie quoi qu’on dise ; superbement rangé, ordonné, remarquablement propre-sur-lui, roulant en bicyclette, scrupuleux respect des règles d’or du droit des gens et de la morale-moraline à-la-Onfray, tolérant, ouvert, bien dans sa peau libérale et démocrate – on en perd son souffle. »

Si l’on veut reprendre la fameuse citation, l’on dira qu’“il y a quelque chose d’extraordinaire au Royaume du Danemark”. Parce que l’événement s’évalue sur un certain “temps long” (selon les mesures du système de la communication), nous ne pouvons encore dire de quoi il s’agit exactement, ni en décrire le comment ni le pourquoi ; il importe pour l’instant d’en rester à ce “fait fondamental” et d’en détailler les modalités. Le texte de Soeren Kern repris ci-dessous est remarquablement complet à cet égard et l’on reprend ici l’“abstract” qui l’introduit en offrant les points principaux de l’analyse.

 « • Le Parlement danois a adopté une nouvelle loi qui permettra au gouvernement d’expulser des demandeurs d’asile vers des pays extérieurs à l’Union européenne afin que leur dossier soit examiné à l’étranger. Cette loi est largement considérée comme un premier pas vers le déplacement du processus d’examen des demandes d’asile au-delà des frontières danoises.

» • “Le Danemark s’engage à trouver des solutions nouvelles et durables aux problèmes actuels de migration et de réfugiés qui touchent les pays d’origine, de transit et de destination. Le système d’asile actuel est injuste et contraire à l’éthique en incitant des enfants, des femmes et des hommes à s’embarquer dans des voyages dangereux le long des routes migratoires, tandis que les trafiquants d’êtres humains gagnent des fortunes.” – Mattias Tesfaye, ministre danois de l’immigration.

» • “La criminalité de bande n’a en aucun cas sa place au Danemark. Lorsque des étrangers ou des personnes auxquelles nous avons accordé la citoyenneté danoise participent à la criminalité impitoyable des gangs, c’est une expression fondamentale de mépris pour la société dont ils font partie. Par conséquent, c’est une bonne nouvelle que le Parlement ait adopté aujourd’hui le projet de loi du gouvernement visant à donner la possibilité de révoquer la citoyenneté en cas de crime grave commis par un gang au détriment des intérêts vitaux de l’État. C’est un objectif du gouvernement de faire en sorte que les Danois puissent être en sécurité dans leur vie quotidienne.” – Le ministre de la Justice Nick Hækkerup.

» • Le Parlement danois a approuvé une toute première loi sur le rapatriement qui autorise le gouvernement à expulser les demandeurs d'asile déboutés et les autres migrants en situation irrégulière dans le pays... Le gouvernement danois a renforcé les règles relatives à la citoyenneté... Le gouvernement danois a annoncé un ensemble de nouvelles propositions visant à lutter contre les “sociétés parallèles religieuses et culturelles” au Danemark... Le Parlement danois a approuvé une nouvelle loi qui interdit aux gouvernements étrangers de financer des mosquées au Danemark... Le Parlement danois a approuvé une interdiction du port du voile intégral islamique dans les espaces publics.

» • “Nous espérons que les gens cesseront de demander l'asile au Danemark” – Le député Rasmus Stoklund. »

Pour mieux mettre en évidence ce caractère d’exceptionnalité de la démarche danoise, on retiendra qu’autant d’être une structure législative visant à stopper l’émigration de masse, il est une structure législative visant à réorganiser la société danoise avec l’immigration qui y est d’ores et déjà installée. Il l’est dans un sens sociologique certes, mais surtout, selon notre point de vue, du point de vue culturel. Il tend à se présenter comme protecteur des us & coutumes danois, du mode de vie, de la conception même de la vie de la société danoise en fonction des caractères culturels danois.

Ainsi, parmi les très nombreuses initiatives mises en chantier par le gouvernement, on retiendra les mesures répressives (dont le retrait de la nationalité quand elle a été donnée) spécifiquement contre des activités illégales et criminelles pratiquées par des immigrés ; et surtout, les mesures de restriction de concentrations de populations immigrées “non-occidentales”, caractérisées par leurs religions et leurs cultures initiales, qui peuvent être perçues comme organisant des « sociétés parallèles religieuses et culturelles ». On cite ci-dessous l’événement signalé dans le texte, et provenant d’interventions directes de ministres du gouvernement danois. (Il faut signaler que le ministre de l’Immigration Mattias Tesfaye, bien sûr au cœur du projet général, est lui-même fils d’immigré “non-occidental”, son père étant un Éthiopien immigré au Danemark.)

« 17 mars 2021. Le gouvernement danois a annoncé un ensemble de nouvelles propositions visant à lutter contre les “sociétés parallèles religieuses et culturelles” au Danemark. L’une des pierres angulaires de ce plan consiste à plafonner le pourcentage d’immigrants “non occidentaux” et de leurs descendants vivant dans un quartier résidentiel donné. L’objectif est de préserver la cohésion sociale dans le pays en encourageant l’intégration et en décourageant l’auto-ségrégation ethnique et sociale. »

Comme nous l’envisagions également dans le texte cité, il était à prévoir que cette nouvelle politique danoise serait l’objet de critiques furieuses de la part des représentants et organisations d’orientation globaliste et néo-libérales, dans le sens le plus progressiste où on l’entend aujourd’hui, assez proche du mouvement wokeniste que nous suivons depuis un an avec la plus grande attention. Cela n’a évidemment pas tardé, bien au contraire.

Il s’agit essentiellement de l’Union Européenne et d’organisations de l’ONU chargées des réfugiés et de l’immigration. Pour l’instant, il n’y a pas eu, à notre connaissance, de réactions significatives de la part d’autres pays de l’UE en tant que tels. Il est manifeste qu’il y aura sans aucun doute des réactions hostiles qui iront jusqu’aux plus hautes instances juridiques, notamment européennes, comme le signalent aussi bien l’auteur de l’article que nombre de lecteurs dans la rubrique “commentaires”.

Ces lecteurs, parmi lesquels on devine sous des noms d’emprunts des personnalités de différents pays confrontés à ces questions migratoires, soulignent tous l’importance fondamentale de l’orientation danoise, y voyant un “modèle” pour affronter la crise migratoire, notamment pour les pays européens. (Actuellement, les musulmans, qui forment l’essentiel de cette migration de masse, comptent pour 5,5% de la population danoise. En cas de “migration-zéro”, vers laquelle veut tendre le gouvernement, ils seraient 7,6% en 2050. En cas de poursuite de l’actuelle politique des “portes ouvertes” et de migration massive, ils seraient 16% en 2050.)

« Les partisans de l’immigration massive ont critiqué la nouvelle loi danoise. La Commission européenne, le puissant organe administratif de l'UE, a déclaré qu’elle fait naître  des “préoccupations fondamentales” concernant l’expulsion des demandeurs d'asile vers des pays hors d'Europe :
» “Le traitement externe des demandes d’asile soulève des questions fondamentales concernant tant l’accès aux procédures d’asile que l’accès effectif à la protection. Cette procédure est impossible en vertu des règles existantes de l’UE ou des propositions du nouveau pacte pour l’immigration et l’asile.”

» D'autres ont accusé le Danemark de chercher à “exporter” la procédure d'asile. Gillian Triggs, haut-commissaire adjoint du HCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, a averti que “de telles pratiques sapent les droits de ceux qui cherchent la sécurité et la protection, les diabolisent et les punissent et peuvent mettre leur vie en danger.”

» Shabia Mantoo, porte-parole mondiale du HCR, a ajouté que l'agence “reste fermement opposée aux initiatives nationales qui transfèrent de force les demandeurs d’asile vers d’autres pays et sapent les principes de la protection internationale des réfugiés."

» Dans une interview accordée à la publication “Euronews”, Nikolas Feith Tan, chercheur principal à l’Institut danois des droits de l'homme, a déclaré que le projet du Danemark d'héberger les demandeurs d'asile en dehors de ses frontières représente “un changement fondamental” dans le fonctionnement du système de protection internationale :
» “Tant qu’à présent, la protection des réfugiés est essentiellement territoriale. Si vous atteignez le Danemark, c’est à lui qu’il incombe de déterminer si vous êtes un réfugié ou non et, si vous l’êtes, de vous accorder une protection. La nouvelle législation bouleverse cette idée d'asile territorial.”

» M. Tan a déclaré que le transfert des demandeurs d’asile à l'étranger ne violait pas en principe le droit international, mais que le gouvernement devait néanmoins s’attendre à être poursuivi devant les tribunaux danois et la Cour européenne des droits de l'homme.

» Tesfaye a déclaré qu’“un objectif clé” était de réduire le nombre de demandeurs d'asile spontanés” au Danemark :

» “Le système d'asile actuel a échoué. Il est inefficace et injuste. Des enfants, des femmes et des hommes se noient en Méditerranée ou sont maltraités le long des routes migratoires, tandis que les trafiquants d’êtres humains gagnent des fortunes.” »

Le gouvernement danois agit dans cette affairer à la lumière de deux crises : celle des immigrants, en 2015, et celle du Covid19 déjà vieille de seize mois et qui a mis en question le système actuel de circulation on contrôlée au niveau international. Il affiche son intention, parmi les mesures envisagées, de rétablir un certain contrôle de ses frontières, ce qui le place frontalement en désaccord avec le monde des accords de Schengen. De nombre de points de vue, le Danemark se dirige donc vers un démarquage important de règles fondamentales de l’UE, le mettant plus proche d’une Hongrie que de ses habituels compagnons de route.

Le Danemark est bien un cas inhabituel : fortement tenu dans les griffes américanistes (salut de la NSA), suivant aussi fortement les tendances du wokenisme dans les domaines sociétaux classiques (féminisme notamment), son soudain démarquage des règles de soumission à la migration ouvre un champ nouveau de réflexion. Il s’agit ici de savoir si l’on peut “tronçonner” son adhésion aux règles de la postmodernité en rompant avec l’une des plus importantes d’entre elles aussi radicalement, tout en s’en tenant aux autres.

Il s’agit également de savoir si un tel cas que celui du Danemark, au cœur du Système, littéralement, pourra résister aux pressions contradictoires intenses de ce Système, que ce soit des organisations supranationales, des ONG, d’autres pays ; ou si, au contraire, ses actes vont constituer un “modèle” qui pourrait tenter certains autres pays de l’UE. Il s’agit alors de comprendre que le cas danois n’est pas seulement une question intérieure pour ce pays, mais bien un facteur supplémentaire de trouble au sein du Système, une poussée crisique supplémentaire, qui accroit encore la confusion et la chaos, et même “encore plus” dans la mesure où il s’agit d’un “bon élève” doté d’une excellente “réputation” d’alignement sur le Système.

Nous n’avons aucune idée et certainement pas la moindre prétention de savoir sur l’initiative danoise a des chances de réussir, si elle a des possibilités de faire des émules, etc. Mais nous avons certainement une occasion de plus, un argument de plus, pour avancer notre argument sur la désintégration du Système. L’argument est d’autant plus significatif que celui qui en est la cause constitue depuis longtemps, du point de vue de l’état de l’esprit, de la discipline du Politiquement-Correct, un “modèle du genre”.

Il nous reste l’hypothèse amusante : tout se passe, pour l’instant, comme si le Danemark, à force d’être “modèle du genre” dans le cadre-Système du wokenisme, en venait à embrasser le transgenrisme. Éventuellement, cela ouvre des perspectives intéressantes, au constat que la route de la transformation privilégiée par le système, – la globalisation et ses multiples complots, – rencontre de plus en plus de cahots et de nids de poule. Plus elle est exigeante et intransigeante plus des résistances naissent ; et ainsi l’édifice continue-t-il à trembler de plus en plus.

Ci-dessous, on trouve le texte de Soeren Kern, venu du Gatestown Institute, le 8 juin 2021.

dedefensa.org

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Denmark Cracks Down on Mass Migration

« The Current Asylum System Has Failed »

The Danish Parliament has passed a new law that will allow the government to deport asylum seekers to countries outside of the European Union to have their cases considered abroad. The legislation is widely seen as a first step toward moving the country's asylum screening process beyond Danish borders.

The law, proposed by the Social Democrat-led government, is aimed at discouraging frivolous asylum applications. It has been greeted with fury by those who favor mass migration, presumably out of fear that other EU countries may now follow Denmark's lead.

Denmark, which already has some of the most restrictive immigration policies in Europe, is at the vanguard of European efforts to preserve local traditions and values in the face of mass migration, runaway multiculturalism, and the systematic encroachment of political Islam.

An amendment to the Aliens Act, approved on June 3 by 70 votes to 24, authorizes the government to enter into agreements with non-EU countries (so-called third countries) to allow it to "transfer third-country nationals and stateless persons who apply for asylum in Denmark to the third country in question for the purpose of substantive processing of asylum applications."

Danish Immigration Minister Mattias Tesfaye, a Social Democrat and the son of an Ethiopian immigrant, told the Financial Times that Denmark had "identified a handful of countries," mostly in Africa, that might be open to hosting migrant reception centers.

In April, Tesfaye signed a "Memorandum of Understanding" with Rwanda regarding "cooperation on asylum and migration issues." The document raised speculation that Denmark wants to transfer migrants to the East African country, which has a tradition of hosting refugees. The memorandum spelled out the Danish government's long-term objective:

"Denmark is committed to finding new and sustainable solutions to the present migration and refugee challenges that affect countries of origin, transit and destination. The current asylum system is unfair and unethical by incentivizing children, women and men to embark on dangerous journeys along the migratory routes, while human traffickers earn fortunes.

"There is a need to finding new ways of addressing the migration challenges by promoting a fairer and more humane asylum system based on a comprehensive approach. This includes addressing the root causes of irregular migration, providing more and better protection of refugees in the regions of conflict and increasing assistance to host nations, countries of origin and transit — along the migratory routes — in order to improve border management, strengthen asylum systems and fight human smuggling.

"It is also the vision of the Danish Government that the processing of asylum applications should take place outside of the EU in order to break the negative incentive structure of the present asylum system."

Advocates of mass migration have criticized Denmark's new law. The European Commission, the EU's powerful administrative arm, said that it had "fundamental concerns" about deporting asylum seekers to countries outside of Europe:

"External processing of asylum claims raises fundamental questions about both the access to asylum procedures and effective access to protection. It is not possible under existing EU rules or proposals under the new pact for migration and asylum."

Others have accused Denmark of seeking to "export" the asylum process. Gillian Triggs, assistant high commissioner of UNHCR, the United Nations' refugee agency, warned that "such practices undermine the rights of those seeking safety and protection, demonize and punish them and may put their lives at risk."

UNHCR global spokesperson Shabia Mantoo added that the agency "remains firmly opposed to national initiatives that forcibly transfer asylum-seekers to other countries and undermine the principles of international refugee protection."

In an interview with Euronews, Nikolas Feith Tan, a senior researcher at the Danish Institute for Human Rights, said that Denmark's plan to house asylum seekers outside its borders represents "a fundamental shift" in how the international protection system functions:

"Up until now, refugee protection has been primarily territorial. If you reach Denmark, then Denmark is responsible for both assessing whether you are a refugee or not, and if you are a refugee, then for granting you protection. The new legislation shifts that idea of territorial asylum."

Tan said that transferring asylum seekers abroad in principle does not violate international law, but that the government should still expect be sued in Danish courts and at the European Court of Human Rights.

Tesfaye said that "a key aim" was to reduce the number of "spontaneous" asylum seekers to Denmark:

"The current asylum system has failed. It is inefficient and unfair. Children, women and men are drowning in the Mediterranean or are abused along the migratory routes, while human traffickers earn fortunes."

Other Measures to Curb Mass Migration

Since assuming power in June 2019, the government of Danish Prime Minister Mette Frederiksen has introduced a raft of measures aimed at curbing mass migration. The measures build on those implemented by previous governments.

June 3, 2021. The Danish Parliament approved by 78 votes to 16 a new law that authorizes the government to revoke Danish citizenship from immigrants who are members of criminal gangs. The law is aimed at tackling a surge in migration-linked violent crime. The amendment to the Citizenship Act allowsfor the "denial of citizenship for certain forms of serious gang crimes considered detrimental to the vital interests of the State." The law applies only to dual nationals and not to gang members who, by losing their Danish citizenship, would become stateless. The new law, which is not retroactive, enters into force on July 1, 2021.

Minister of Justice Nick Hækkerup said:

"Gang crime in no way belongs in Denmark. When foreigners or persons to whom we in Denmark have granted Danish citizenship participate in the gangs' ruthless crime, it is a fundamental expression of contempt for the society of which they are a part. Therefore, it is good news that Parliament has today passed the government's bill to provide the opportunity to revoke citizenship in the event of serious gang crime to the serious detriment of the state's vital interests. It is a goal for the government to ensure that Danes can be safe in their everyday lives. When the gangs challenge that security, it must have noticeable consequences."

May 26, 2021. The Danish Parliament approved by 67 votes to 26 a first-ever Repatriation Law which authorizes the government to deport failed asylum seekers and other migrants illegally in the country. The law allows the government to monitor foreigners' mobile phones in order to more easily identify and deport them.

The law was approved amid reports that migrants who had been paid between 100,000 and 225,000 Danish kroner ($16,000 and $37,000) by the Danish government to leave the country took the money but then disappeared without actually leaving. Others took the money and left the country and later returned.

Minister for Foreign Affairs and Integration Mattias Tesfaye said:

"We have too many foreigners without legal residence in Denmark who do not return home. It is unsustainable. Both for the individual and for the Danish state, which must spend money on accommodating these people.... The penalties have been increased for those with deportation orders who do not comply with their control obligations. Now we have taken the next step towards a coherent repatriation policy. It is intended to help more foreigners without legal residence to return to their home countries. I am glad that there is broad support for this in the parliament."

May 6, 2021. The Danish government tightened citizenship rules. In future, individuals with criminal records will be excluded from obtaining Danish citizenship. Individuals found guilty of committing immigration or social security fraud must wait for six years for their citizenship application to be considered. The new rules also introduced an employment requirement. Applicants must have been in full-time employment or have been self-employed for at least three years and six months within the previous four years. Five questions about Danish values ​​have been added to the citizenship test. Applicants will be required to correctly answer four out of the five questions. "There is great agreement among the parties to the agreement that it is crucial that an applicant has adopted Danish values," the government said in a statement.

Minister for Foreign Affairs and Integration Mattias Tesfaye said:

"We have to draw a line in the sand. People who have been imprisoned must not have Danish citizenship."

Spokesman for the Liberal Party, Morten Dahlin, added:

"Danish citizenship is a gift to be earned. Therefore, we must make an effort when handing out passports. Those we welcome in the Danish family must have embraced Denmark and stayed on the right side of the law. That is why we in the Liberal Party are happy that there is now a greater focus on Danish values ​​and that there is a crackdown on foreigners who have committed crimes. These have been important demands on our part."

Conservative Rapporteur Marcus Knuth said:

"The Conservatives have been fighting for new rules for Danish citizenship for over a year. It is especially important to us that criminal foreigners with a prison sentence can never apply for Danish citizenship, and it is important to us that there is now an employment requirement, so one must now have worked the last 3½ out of four years. We also worked on a ceiling on the number of citizenships for applicants outside the EU and the Nordic countries, but unfortunately the government would not. In return, we now have an audit provision, so the government shall call for discussions if there is a significant increase in the number of applicants."

Liberal Alliance Rapporteur Henrik Dahl said:

"I am first and foremost happy that, as something new, we demand that new citizens have worked for some years before they can get a Danish passport. It is only reasonable that one has contributed to the Danish economy before one gets full rights in Denmark."

March 17, 2021. The Danish government announced a package of new proposals aimed at fighting "religious and cultural parallel societies" in Denmark. A cornerstone of the plan includes capping the percentage of "non-Western" immigrants and their descendants dwelling in any given residential neighborhood. The aim is to preserve social cohesion in the country by encouraging integration and discouraging ethnic and social self-segregation.

March 9, 2021. The Danish Parliament approved a new law that bans foreign governments from financing mosques in Denmark. The measure is aimed at preventing Muslim countries, particularly Qatar, Saudi Arabia and Turkey, from promoting Islamic extremism in Danish mosques and prayer facilities.

March 9, 2021. The Danish Parliament approved by 96 votes to 0 a new law that bans religious marriages of minors and forced marriages. Islamic preachers and others who conduct such marriages now face up to two years in prison and deportation from Denmark. The same goes for parents who allow their children enter into a Sharia marriage. The penalty for detaining a person in a forced marriage was increased to four years in prison. The law also authorizes the government to withdraw the passports of children if there is reason to believe that they are being sent abroad to be married, regardless of whether the marriage is legally valid. The law bans the use of Islamic nikah marriage contracts which often make it difficult for Muslim women to seek a divorce. The new law entered into force on March 15, 2021.

February 18, 2021. The Danish government announced that it would review the residency status of 350 Syrian migrants from Syria. The move came after the Danish Refugee Board decided that the Rif Damascus region of Syria is now safe and that there is no longer a basis for granting or extending temporary residence permits.

Minister for Foreign Affairs and Integration Mattias Tesfaye said:

"Denmark has been open and honest from day one. We have made it clear to the Syrian refugees that their residence permit is temporary. It can be withdrawn if protection is no longer needed. With the Refugee Board's decisions this week, the authorities will now review the pile of cases from the same province. This is good. We must give people protection for as long as it is needed. But when conditions in the home country improve, a former refugee should return home and re-establish a life there."

October 3, 2020. The government proposed a new Repatriation Law to ensure that more rejected asylum seekers were sent home. At least 1,100 rejected asylum seekers in Denmark do not have the right to reside in the country, and more than 200 rejected asylum seekers have remained Denmark for a more than five years. The measures include paying failed asylum seekers 20,000 Danish kroner (€2,700; $3,600) to leave the country.

September 11, 2020. The government proposed an amendment to the Foreigners' Citizenship Act that would deny Danish citizenship to Danish jihadists — so-called foreign fighters. Cabinet Minister Kaare Dybvad said:

"The government will go to great lengths to prevent foreign fighters who have turned their backs on Denmark from returning to Denmark. We are talking about men and women who have committed or supported outrageous crimes. Therefore, it must also be possible in the future to deprive them of their citizenship."

September 10, 2020. The government created a new ambassadorial post and a task force to work to establish migrant reception centers in third countries outside of the European Union — in Libya, Tunisia or Morocco.

May 31, 2018. The Danish Parliament approved a ban on Islamic full-face veils in public spaces. The law, sponsored by the center-right government in power at the time, and backed by the Social Democrats and the Danish People's Party, passed by 75 votes to 30. Anyone found wearing a burka (which covers the entire face) or a niqab (which covers the entire face except for the eyes) in public in Denmark is subject to a fine of 1,000 Danish kroner (€134; $163); repeat offenders could be fined 10,000 Danish kroner. In addition, anyone found to be requiring a person through force or threats to wear garments that cover the face could be fined or face up to two years in prison.

January 26, 2016. The Danish Parliament adopted several measures aimed at reducing the number of asylum seekers arriving in Denmark: The reintroduction of the requirement that only refugees with the highest potential for integration into Danish society be accepted; an increase in time requirement to three years for family reunifications for asylum seekers; an increase in time requirement before the awarding of permanent residency status; additional integration requirements, including the ability to prove language skills, before permanent residency can be attained; permanent and temporary residency status were made easier to lose; the introduction of fees to apply for family reunification and to convert temporary residence permit to permanent residence permit; a 10% reduction in economic aid to asylum seekers; police were given power to confiscate from asylum seekers items of value to support the cost of their stay; asylum seekers were required to live in special housing centers.

Changing Demographics

Denmark, which has a population of 5.8 million, received approximately 40,000 asylum applications during the past five years, according to data compiled by Statista. Most of the applications received by Denmark, a predominately Lutheran country, were from migrants from Muslim countries in Africa, Asia and the Middle East.

In recent years, Denmark has also permitted significant non-asylum immigration, especially from non-Western countries. Denmark is now home to sizeable immigrant communities from Syria (35,536); Turkey (33,111); Iraq (21,840); Iran (17,195); Pakistan (14,471); Afghanistan (13,864); Lebanon (12,990) and Somalia (11,282), according to Statista.

Muslims currently comprise approximately 5.5% of the Danish population, according to the Pew Research Center. Under a "zero migration scenario," the Muslim population is projected to reach 7.6% by 2050; with a "medium migration scenario," it is forecast to hit 11.9% by 2050; and under a "high migration scenario," Muslims are expected to comprise 16% of the Danish population by 2050, according to Pew.

As in other European countries, mass migration has resulted in increased crime and social tension. Danish cities have been plagued by shootings, car burnings and gang violence.

During a recent EU review of the Schengen Agreement, the treaty that regulates the EU's system of open borders, Minister for Foreign Affairs and Integration Mattias Tesfaye said:

"The possibility of reintroducing temporary border control is crucial for the security of Danes. This was shown by the refugee and migrant crisis in 2015. And the corona crisis has recently reaffirmed this. There is a need for changes to the Schengen rules so that member states have more flexibility to decide. We in Denmark know best when there is a need for control of Denmark's borders."

On January 22, during a parliamentary hearing on Danish immigration policy, Prime Minister Mette Frederiksen said that she was determined to reduce the number of asylum approvals:

"Our goal is zero asylum seekers. We cannot promise zero asylum seekers, but we can establish the vision for a new asylum system, and then do what we can to implement it. We must be careful that not too many people come to our country, otherwise our social cohesion cannot exist. It is already being challenged."

In an interview with Danish broadcaster DR on June 3, MP Rasmus Stoklund said that if someone seeks refuge in Denmark in the future, he or she must expect to be deported to a third country: "Therefore, we hope that people will stop seeking asylum in Denmark."

Soeren Kern